Vigiles (OSB) du dimanche 27 janvier 2019 - IVème dimanche dans l'année

Hebdomada IV per annum IVème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica IV per annum IVème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Nolo enim vos ignoráre, fratres, mystérium hoc, ut non sitis vobis ipsis sapiéntes, quia cæcitas ex parte cóntigit in Israel, donec plenitúdo géntium intráret, et sic omnis Israel salvus fiet, sicut scriptum est: Véniet ex Sion, qui erípiat, avértet impietátes ab Iacob; et hoc illis a me testaméntum, cum abstúlero peccáta eórum. Je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse: une partie d'Israël s'est endurcie jusqu'à ce que soit entrée la totalité des païens, et ainsi tout Israël sera sauvé, comme il est écrit: De Sion viendra le Libérateur, il ôtera les impiétés du milieu de Jacob. Et voici quelle sera mon alliance avec eux lorsque j'enlèverai leurs péchés.
R/. Super pópulum tuum, Dómine, * Benedíctio tua.V/. Dómini est salus, et super pópulum tuum * Benedíctio. R/. Sur ton peuple, Seigneur, * Que vienne ta bénédiction! V/. Du Seigneur vient le salut: sur ton peuple, * Que vienne.
Lectio II Lecture II
Secúndum evangélium quidem inimíci propter vos, secúndum electiónem autem caríssimi propter patres; sine pæniténtia enim sunt dona et vocátio Dei! Sicut enim aliquándo vos non credidístis Deo, nunc autem misericórdiam consecúti estis propter illórum incredulitátem, ita et isti nunc non credidérunt propter vestram misericórdiam, ut et ipsi nunc misericórdiam consequántur. Conclúsit enim Deus omnes in incredulitátem, ut ómnium misereátur! Ennemis, il est vrai, selon l'Évangile, à cause de vous, ils sont, selon l'Élection, chéris à cause de leurs pères. Car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance. En effet, de même que jadis vous avez désobéi à Dieu et qu'au temps présent vous avez obtenu miséricorde grâce à leur désobéissance, eux de même au temps présent ont désobéi grâce à la miséricorde exercée envers vous, afin qu'eux aussi ils obtiennent au temps présent miséricorde. Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde.
R/. Cum invocárem te, exaudísti me, Deus iustítiæ meæ; in tribulatióne dilatásti me. * Miserére mihi, Dómine, et exáudi oratiónem meam.V/. Fílii hóminum, úsquequo graves corde? Ut quid dilígitis vanitátem et quritis mendácium? * Miserére. R/. Quand je crie vers toi, tu me réponds, Dieu, ma justice; toi qui me libères dans la détresse. * Pitié pour moi, Seigneur, écoute ma prière! V/. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans la dureté de cœur, l'amour du néant et la course au mensonge? * Pitié.
Lectio III Lecture III
O altitúdo divitiárum et sapiéntiæ et sciéntiæ Dei! Quam incomprehensibília sunt iudícia eius et investigábiles viæ eius! Quis enim cognóvit sensum Dómini? Aut quis consiliárius eius fuit? Aut quis prior dedit illi, et retribuétur ei? Quóniam ex ipso et per ipsum et in ipsum ómnia. Ipsi glória in sæcula. Amen. Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles! Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur? Qui en fut jamais le conseiller? Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour? Car tout est de lui et par lui et pour lui. À lui soit la gloire éternellement! Amen.
R/. Dómini est terra et plenitúdo eius, * Orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo. V/. Ipse super mária fundávit eum, et super flúmina præparávit eum. * Orbis. R/. Au Seigneur, le monde et sa richesse, * La terre et tous ses habitants! V/. C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots; * La terre.
Lectio IV Lecture IV
Obsecro ítaque vos, fratres, per misericórdiam Dei, ut exhibeátis córpora vestra hóstiam vivéntem, sanctam, Deo placéntem, rationábile obséquium vestrum; et nolíte conformári huic sæculo, sed transformámini renovatióne mentis, ut probétis quid sit volúntas Dei, quid bonum et bene placens et perféctum. Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu: c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
R/. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. V/. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. V/. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. V/. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 94, 7: CCL 39, 1336-1337) Commentaire de saint Augustin sur le psaume 94
Lectio I Lecture I
Non repéllet Dóminus plebem suam: laus illi, iubilátio illi. Quam plebem non repéllet? Hic nobis interpretári áliquid non licet; præscríptum habémus ab Apóstolo, expósuit hoc Apóstolus unde sit dictum. Erat enim plebs Iudæa, plebs ubi fuérunt prophétæ, plebs ubi fuérunt patriárchæ, plebs étiam secúndum carnem propagáta de sémine Abrahæ; plebs in qua præcessérunt ómnia sacraménta Salvatórem nostrum promitténtia; plebs ubi institútum est templum, únctio, sacérdos ad figúram, ut cum omnes ipsæ umbræ præterírent, ipsa lux adveníret. Dieu ne rejettera pas son peuple, dit le psalmiste. Louange à lui, gloire à lui. Quel est ce peuple qu'il ne rejettera pas? Aucune hésitation possible. Nous avons la réponse dans saint Paul: lui-même nous a expliqué de qui il s'agissait. Le peuple dont il est question, c'est le peuple Juif, ce peuple où naquirent les prophètes, dont faisaient partie les patriarches, le peuple issu de la descendance d'Abraham. Ce peuple possédait déjà par avance tous les symboles qui annonçaient notre Sauveur: temple, onction, sacerdoce, toutes ces institutions le préfiguraient; mais, lorsque, comme des ombres, elles se seraient évanouies, alors la lumière viendrait, en personne.
R/. Aspice in me, Dómine, et miserére mei, quóniam únicus et pauper sum. De necessitátibus meis éripe me; * Et dimítte univérsa delícta mea.V/. Secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, propter bonitátem tuam, Dómine; * Et dimítte. R/. Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, de moi qui suis seul et misérable. Tire-moi de la détresse; * Enlève tous mes péchés. V/. Dans ta miséricorde, souviens-toi de moi, en raison de ta bonté, Seigneur; * Enlève.
Lectio II Lecture II
Erat ergo ista plebs Dei; ad eam prophétæ missi in illa nati qui missi; ei trádita et crédita elóquia Dei. Quid ergo? Totum illud damnátum est? Absit. Arbor olívæ ipsa dicta est Apóstolo, cœpit enim ista arbor a patriárchis; sed fuérunt ibi rami áridi, quia nimis alti per supérbiam; præcísi ergo propter sterilitátem, insértus oleáster propter humilitátem. Tel était donc le peuple de Dieu: des prophètes lui étaient envoyés, nés eux-mêmes dans ce peuple auquel ils étaient envoyés. Les paroles de Dieu lui avaient été confiées comme un dépôt sacré. Eh quoi? Tout cela serait-il condamné? Bien sûr que non! Ce peuple, l'Apôtre le qualifie d'olivier franc. Il prit racine dans les patriarches; mais ses rameaux se desséchèrent car ils s'étaient élevés beaucoup trop haut dans leur orgueil. Ils furent donc coupés à cause de leur stérilité; le sauvageon, lui, a été greffé à cause de son humilité.
R/. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi et sémitas tuas édoce me. Dírige me in veritáte tua, * Quia tu es Deus salvátor meus, et te sustínui tota die.V/. Delícta iuventútis meæ et ignorántias meas ne memíneris, Dómine; * Quia. R/. Seigneur, fais-moi connaître ton chemin, enseigne-moi tes voies. Dirige-moi selon ta vérité, * Car tu es le Dieu qui me sauve, c'est toi que j'espère tout le jour. V/. Oublie, Seigneur, mon ignorance et les péchés de ma jeunesse; * Car.
Lectio III Lecture III
Verúmtamen, caríssimi, ne superbíret oleáster insértus, quid ait Apóstolus? Si tu ex naturáli incísus oleástro, et contra natúram insértus es in bonam olívam; quanto magis qui secúndum natúram sunt, inseréntur suæ olívæ? Ut quómodo tu non pérmanens in infidelitáte, meruísti ínseri in olívam, cum esses oleáster, sic isti corrécti facílius suæ olívæ naturáliter inserántur: hoc de illis Apóstolus. Pourtant, frères très chers, pour que le sauvageon greffé n'aille pas s'enfler d'orgueil, qu'ajoute l'Apôtre? Si toi, tu as été retranché de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, si tu as été, contrairement à ta nature, greffé sur l'olivier franc, combien plus eux, les branches naturelles, seront-ils greffés sur leur propre olivier! Toi, le sauvageon, en ne demeurant pas dans ton incrédulité, tu as mérité d'être greffé sur l'olivier. Eux aussi, et bien plus facilement encore, une fois redressés, ils seront tout naturellement réinsérés sur leur propre tronc. Telle est l'affirmation de saint Paul.
R/. Audiam, Dómine, vocem laudis tuæ, * Ut enárrem univérsa mirabília tua. V/. Dómine, diléxi decórem domus tuæ, et locum habitatiónis glóriæ tuæ; * Ut enárrem. R/. Que j'entende, Seigneur, proclamer ta louange, * Et je raconterai chacune de tes merveilles. V/. J'aime, Seigneur, la beauté de ta maison, le lieu où demeure ta gloire; * Et je raconterai.
Lectio IV Lecture IV
Ergo ipsa est arbor; etsi áliqui ex ramis fracti sunt, non omnes. Nam si omnes rami frangeréntur, unde Petrus? Unde Ioánnes? Unde Thomas? Unde Matthus? Unde Andræas? Unde illi omnes apóstoli? Unde ipse Paulus apóstolus qui loquebátur, et suo fructu olívam testabátur? Nonne isti omnes inde? Unde étiam quingénti illi fratres quibus Dóminus post resurrectiónem appáruit? Unde tot mília ad vocem Petri, quando Spíritu Sancto repléti apóstoli ómnium géntium linguis locúti sunt, tanta aviditáte Dei laudis et suæ accusatiónis convérsi sunt? Quanto maius vulnus erat in corde ipsórum, tanto avídius médicum quæsiérunt. Voilà donc l'arbre dont il est question. Bien sûr, quelques-unes de ses branches ont été coupées, mais pas toutes. Si toutes les branches avaient été coupées, d'où sortiraient Pierre, et Jean, et Thomas, et Matthieu, et André, et tous les apôtres? D'où sortirait Paul qui parlait de tout cela et dont le fruit prouvait bien qu'il venait de l'olivier. Tous n'en venaient-ils pas? Et les cinq cents frères auxquels apparut le Seigneur après sa résurrection? Et les milliers qui se convertirent à la voix de Pierre, pleins d'ardeur pour louer Dieu et confesser leur faute, quand les apôtres, pleins de l'Esprit Saint, se mirent à parler en langues? Plus la blessure était profonde en leur cœur, plus ils cherchèrent avidement le médecin.
R/. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. V/. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. V/. Glória Patri. * Ne. R/. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! V/. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. V/. Gloire au Père. * Ne.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Cœpit Iesus dícere in synagóga: " Hódie impléta est hæc Scriptúra in áuribus vestris. " Et réliqua. Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d'Isaïe, Jésus déclara: " Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. " Et la suite.
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in Lucam (Lib. 4, 46-50: SC 45, 169-171) Commentaire de saint Ambroise sur l'Évangile de Luc
Lectio I Lecture I
Amen dico vobis quod nemo prophéta accéptus est in pátria sua. Non mediócriter invídia próditur, quæ cívicæ caritátis oblíta in acérba ódia causas amóris infléctit. Simul hoc exémplo páriter et oráculo declarátur quod frustra opem misericórdiæ cæléstis exspéctes, si aliénæ frúctibus virtútis invídeas; aspernátor enim Dóminus invidórum est et ab his qui divína benefícia in áliis persequúntur mirácula suæ potestátis avértit. Domínicæ quippe carnis actus divinitátis exémplum est et invisibília nobis eius per ea quæ sunt visibília demonstrántur. En vérité je vous le dis: Nul prophète n'est accueilli dans sa patrie. Ce n'est pas à demi que l'animosité se trahit: oublieuse de l'amour entre compatriotes, elle fait servir à des haines cruelles les motifs d'aimer. En même temps ce trait, comme cette parole, prouve que vous attendez en vain le bienfait de la miséricorde céleste si vous en voulez aux fruits de la vertu des autres; car Dieu méprise les envieux, et de ceux qui persécutent chez autrui les bienfaits divins, il détourne les merveilles de sa puissance. Les actes du Seigneur en sa chair sont l'expression de sa divinité, et ce qu'il a d'invisible nous est montré par ce qui est visible.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Non otióse ítaque Salvátor excúsat quod nulla in pátria sua mirácula virtútis operátus sit, ne fortássis áliquis viliórem pátriæ nobis esse debére putáret afféctum. Neque enim cives póterat non amáre qui amáret omnes, sed ipsi se caritáte pátriæ qui ínvident abdicárunt; cáritas enim non æmulátur, non inflátur. Nec tamen exsors beneficiórum pátria divinórum est. Quod enim maius miráculum quam quod in ea natus est Christus? Vidéte ígitur quid mali invídia áfferat. Indígna propter invídiam pátria iudicátur, in qua civis operétur, quæ digna fuit in qua Dei Fílius nascerétur. Ce n'est donc pas sans motif que le Seigneur se disculpe de n'avoir pas accompli de miracles de sa puissance dans sa patrie, afin que nul ne s'avise de croire que l'amour de la patrie doit avoir pour nous peu de valeur: il ne pouvait pas ne pas aimer ses concitoyens, aimant tous les hommes; mais ce sont eux qui par leur haine ont renoncé à cet amour de sa patrie. Car l'amour n'est pas envieux, ne se gonfle pas. Et pourtant cette patrie n'a pas été exclue des bienfaits divins: quel miracle plus grand que la naissance du Christ chez elle? Voyez donc quels maux procure la haine: à cause de sa haine, cette patrie est jugée indigne qu'il opère en elle comme son citoyen, après avoir eu cette dignité que le Fils de Dieu naquît en elle.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
In veritáte dico vobis: Multæ víduæ fuérunt in diébus Elíæ. Et multi leprósi erant tempóribus Elisæi prophétæ, et nemo eórum mundátus est nisi Náaman Syrus. Evidénter hic sermo nos Dómini salutáris infórmat et ad stúdium venerándæ divinitátis hortátur, quod nemo sanátus osténditur et maculósi morbo córporis absolútus nisi qui religióso offício stúduit sanitáti; non enim dormiéntibus divína benefícia, sed observántibus deferúntur. En vérité, je vous le dis: Il y avait bien des veuves aux jours d'Élie. Et il y avait bien des lépreux au temps du prophète Élisée, et nul d'entre eux ne fut guéri que Naaman le Syrien. Il est clair que cette parole du Seigneur Sauveur nous forme et nous exhorte au zèle à honorer Dieu; elle montre que nul n'est guéri et délivré de la maladie qui macule sa chair, s'il n'a recherché la santé avec un soin religieux; car ce n'est pas aux dormeurs que les bienfaits divins sont accordés, mais aux vigilants.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
In vídua illa ad quam Elías diréctus est typum Ecclésiæ præmíssum est. Pópulus Ecclésiam cóngruit ut sequátur. Pópulus ille ex alienígenis congregátus, pópulus ille ante leprósus, pópulus ille ante maculósus, priúsquam mýstico baptizarétur in flúmine, idem post sacraménta baptísmatis máculis córporis et mentis ablútus iam non lepra, sed immaculáta virgo cœpit esse sine ruga. Cette veuve à qui Élie fut envoyé préfigurait l'Église. Il convient que le peuple vienne après l'Église. Ce peuple rassemblé d'entre les étrangers, ce peuple jadis lépreux, ce peuple jadis souillé avant d'être baptisé dans le fleuve mystérieux, ce même peuple, après le mystère du baptême, lavé des souillures du corps et de l'âme, commence à être non plus lèpre, mais vierge sans tache et sans ride.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena est. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.