Vigiles (OSB) du mardi 29 janvier 2019 -

Hebdomada IV per annum IVème semaine dans l'année
Feria III Mardi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Omnis ánima potestátibus sublimióribus súbdita sit. Non est enim potéstas nisi a Deo; quæ autem sunt, a Deo ordinátæ sunt. Itaque, qui resístit potestáti, Dei ordinatióni resístit; qui autem resístunt ipsi, sibi damnatiónem acquírent. Nam príncipes non sunt timóri bono óperi sed malo. Vis autem non timére potestátem? Bonum fac, et habébis laudem ex illa; Dei enim minístra est tibi in bonum. Si autem malum féceris, time; non enim sine causa gládium portat; Dei enim minístra est, vindex in iram ei, qui malum agit. Ideo necésse est súbditos esse, non solum propter iram sed et propter consciéntiam. Ideo enim et tribúta præstátis; minístri enim Dei sunt in hoc ipsum instántes. Réddite ómnibus débita: cui tribútum tribútum, cui vectígal vectígal, cui timórem timórem, cui honórem honórem. Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. En effet, les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu n'avoir pas à craindre l'autorité? Fais le bien et tu en recevras des éloges; car elle est un instrument de Dieu pour te conduire au bien. Mais crains, si tu fais le mal; car ce n'est pas pour rien qu'elle porte le glaive: elle est un instrument de Dieu pour faire justice et châtier qui fait le mal. Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par motif de conscience. N'est-ce pas pour cela même que vous payez les impôts? Car il s'agit de fonctionnaires qui s'appliquent de par Dieu à cet office. Rendez à chacun ce qui lui est dû: à qui l'impôt, l'impôt; à qui les taxes, les taxes; à qui la crainte, la crainte; à qui l'honneur, l'honneur.
R/. Tibi soli peccávi et malum coram te feci; miserére mei, * Ut iustificéris, Dómine, in sermónibus tuis. V/. Amplius lava me, Dómine, ab iniustítia mea, et a delícto meo munda me. * Ut iustificéris. R/. Contre toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. * Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice. V/. Lave-moi tout entier de ma faute, Seigneur, purifie-moi de mon offense. * Ainsi.
Lectio II Lecture II
Nemini quidquam debeátis, nisi ut ínvicem diligátis: qui enim díligit próximum, legem implévit. Nam: Non adulterábis, Non occídes, Non furáberis, Non concupísces, et si quod est áliud mandátum, in hoc verbo recapitulátur: Díliges próximum tuum tamquam teípsum. Diléctio próximo malum non operátur; plenitúdo ergo legis est diléctio. N'ayez de dettes envers personne, sinon celle de l'amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. En effet, le précepte: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude.
R/. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea; et in umbra alárum tuárum sperábo, * Donec tránseat iníquitas. V/. Clamábo ad Deum altíssimum, et ad Dóminum qui benefécit mihi. * Donec. R/. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance; j'ai mon refuge à l'ombre de tes ailes, * Aussi longtemps que dure le malheur. V/. Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi. * Aussi longtemps.
Lectio III Lecture III
Et hoc sciéntes tempus quia hora est iam vos de somno súrgere, nunc enim própior est nobis salus quam cum credídimus. Nox procéssit, dies autem appropiávit. Abiciámus ergo ópera tenebrárum et induámur arma lucis. Sicut in die honéste ambulémus: non in comissatiónibus et ebrietátibus, non in cubílibus et impudicítiis, non in contentióne et æmulatióne; sed indúite Dóminum Iesum Christum et carnis curam ne fecéritis in concupiscéntiis. D'autant que vous savez en quel moment nous vivons. C'est l'heure désormais de vous arracher au sommeil; le salut est maintenant plus près de nous qu'au temps où nous avons cru. La nuit est avancée. Le jour est arrivé. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme il sied en plein jour, conduisons-nous avec dignité: point de ripailles ni d'orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises.
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Epístula sancti Ignátii Antiochéni epíscopi et mártyris ad Smyrnæos (Nn. 1-3: Funk 1, 275-279) Lettre de saint Ignace d'Antioche aux Smyrniotes
Lectio I Lecture I
Glorífico Iesum Christum Deum, qui vos ádeo sapiéntes réddidit; observávi enim perféctos vos esse in fide immóbili, ut clavis affíxos cruci Dómini Iesu Christi quoad carnem et ánimam, et stabilítos in caritáte per sánguinem Christi, plena firmáque fide credéntes in Dóminum nostrum vere oriúndum ex génere David secúndum carnem, Fílium Dei secúndum voluntátem et poténtiam Dei, natum vere ex Vírgine, baptizátum a Ioánne ut implerétur ab eo omnis iustítia; vere sub Póntio Piláto et Heróde tetrárcha clavis confíxum pro nobis in carne, ex cuius fructu nos sumus e divíne beáta passióne eius, ut per resurrectiónem suam in sæcula élevet vexíllum pro sanctis et fidélibus suis, sive in Iudæis sive in géntibus, in uno córpore Ecclésiæ suæ. Je rends grâce à Jésus-Christ Dieu, qui vous a rendus si sages. Je me suis aperçu, en effet, que vous êtes achevés dans une foi inébranlable, comme si vous étiez cloués de chair et d'esprit à la croix de Jésus-Christ, et solidement établis dans la charité par le sang du Christ, fermement convaincus au sujet de notre Seigneur qui est véritablement de la race de David selon la chair, Fils de Dieu selon la volonté et la puissance de Dieu, véritablement né d'une vierge, baptisé par Jean pour que, par lui, fût accomplie toute justice. Il a été véritablement cloué pour nous dans sa chair sous Ponce Pilate et Hérode le tétrarque, - c'est grâce au fruit de sa croix, et à sa passion divinement bienheureuse, que nous, nous existons, - pour lever son étendard dans les siècles par sa résurrection, et pour rassembler ses saints et ses fidèles, soit des Juifs soit des païens, dans l'unique corps de son Église.
R/. Adiútor meus, tibi psallam, quia, Deus, suscéptor meus es: * Deus meus misericórdia mea. V/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Deus meus. R/. Je te fêterai, Dieu, ma forteresse: oui, mon rempart, c'est toi, * Le Dieu de mon amour! V/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi, ô toi, * Le Dieu.
Lectio II Lecture II
Omnia autem hæc passus est propter nos, ut salútem consequerémur; et vere passus est, ut et vere seípsum resuscitávit. Ego enim scio et post resurrectiónem eum in carne fuísse, et credo eum adhuc in carne esse. Tout cela, il l'a souffert pour nous, pour que nous soyons sauvés. Et il a véritablement souffert, comme aussi il s'est véritablement ressuscité. Pour moi, je sais et je crois que même après sa résurrection il était dans la chair.
R/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, * Et ab insurgéntibus in me líbera me. V/. Eripe me de operántibus iniquitátem, et de viris sánguinum salva me. * Et. R/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; * De mes agresseurs, protège-moi. V/. Délivre-moi des hommes criminels; des meurtriers, sauve-moi. * De mes agresseurs.
Lectio III Lecture III
Et quando ad Petrum et sócios eius venit, dixit iis: Apprehéndite, palpáte me et vidéte, quod non sim dæmónium incorporále. Et conféstim ipsum tetigérunt et credidérunt, commíxti carne eius et spíritu. Propter hoc étiam mortem contempsérunt et mortis sunt invénti victóres. Post resurrectiónem autem cum illis comédit et bibit ut carnális, quamvis spiritáliter unítus esset Patri. Et quand il vint à Pierre et à ceux qui étaient avec lui, il leur dit: Prenez, touchez-moi, et voyez que je ne suis pas un 'esprit' sans corps. Et aussitôt ils le touchèrent, et ils crurent, étroitement unis à sa chair et à son esprit. C'est pour cela qu'ils méprisèrent la mort, et qu'ils furent trouvés supérieurs à la mort. Et après sa résurrection, Jésus mangea et but avec eux comme un être de chair, étant cependant spirituellement uni à son Père.
R/. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. V/. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. V/. Glória Patri. * Neque. R/. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. V/. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. V/. Gloire au Père. * Ne reste pas.