Vigiles (OSB) du mercredi 30 janvier 2019 -

Hebdomada IV per annum IVème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Infírmum autem in fide assúmite, non in disceptatiónibus cogitatiónum. Alius enim credit manducáre ómnia; qui autem infírmus est, holus mandúcat. Is qui mandúcat, non manducántem non spernat; et qui non mandúcat, manducántem non iúdicet, Deus enim illum assúmpsit. Tu quis es, qui iúdices aliénum servum? Suo dómino stat aut cadit; stabit autem, potens est enim Dóminus statúere illum. Nam álius iúdicat inter diem et diem, álius iúdicat omnem diem; unusquísque in suo sensu abúndet. Qui sapit diem, Dómino sapit; et qui mandúcat, Dómino mandúcat, grátias enim agit Deo; et qui non mandúcat, Dómino non mandúcat et grátias agit Deo. Nemo enim nostrum sibi vivit et nemo sibi móritur; sive enim vívimus, Dómino vívimus, sive mórimur, Dómino mórimur. Sive ergo vívimus, sive mórimur, Dómini sumus. In hoc enim Christus et mórtuus est et vixit, ut et mortuórum et vivórum dominétur. À celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants sans vouloir discuter des opinions. Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes: que celui qui mange ne méprise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange; Dieu l'a bien accueilli. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela ne concerne que son maître; d'ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir. Celui-ci préfère un jour à un autre; celui-là les estime tous pareils: que chacun s'en tienne à son jugement. Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu'il rend grâce à Dieu. Et celui qui s'abstient le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu. En effet, nul d'entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même; si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur. Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
R/. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. V/. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terrae. R/. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. V/. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des.
Lectio II Lecture II
Tu autem quid iúdicas fratrem tuum? Aut tu quare spernis fratrem tuum? Omnes enim stábimus ante tribúnal Dei; scriptum est enim: Vivo ego, dicit Dóminus, mihi flectétur omne genu, et omnis lingua confitébitur Deo. Itaque unusquísque nostrum pro se ratiónem reddet Deo. Non ergo ámplius ínvicem iudicémus, sed hoc iudicáte magis, ne ponátis offendículum fratri vel scándalum. Mais toi, pourquoi juger ton frère? Et toi, pourquoi mépriser ton frère? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu, car il est écrit: Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu. C'est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même. Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber.
R/. Deo subiécta esto, ánima mea, quóniam ab ipso patiéntia mea; * Quia ipse Deus meus. V/. In Deo salutáre meum et glória mea; Deus auxílii mei, et spes mea in Deo est. * Quia. R/. Je veux m'abandonner au Seigneur; oui, mon espoir vient de lui; * Lui seul est mon Dieu. V/. Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu; chez Dieu, mon refuge, mon espérance! * Lui seul.
Lectio III Lecture III
Scio et certus sum in Dómino Iesu quia nihil commúne per seípsum, nisi ei, qui exístimat quid commúne esse, illi commúne est. Si enim propter cibum frater tuus constristátur, iam non secúndum caritátem ámbulas. Noli cibo tuo illum pérdere, pro quo Christus mórtuus est! Non ergo blasphemétur bonum vestrum! Non est enim regnum Dei esca et potus, sed iustítia et pax et gáudium in Spíritu Sancto; qui enim in hoc servit Christo, placet Deo et probátus est homínibus. Itaque, quæ pacis sunt, sectémur et quæ ædificatiónis sunt in ínvicem. Noli propter escam destrúere opus Dei! Omnia quidem munda sunt, sed malum est hómini, qui per offendículum mandúcat. Bonum est non manducáre carnem et non bíbere vinum neque id, in quo frater tuus offéndit. Tu, quam fidem habes, penes temetípsum habe coram Deo. Beátus, qui non iúdicat semetípsum in eo quod probat. Qui autem discérnit si manducáverit, damnátus est, quia non ex fide; omne autem, quod non ex fide, peccátum est. Je le sais, j'en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n'est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur; en ce cas il l'est pour lui. - En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort! N'exposez donc pas votre privilège à l'outrage. Car le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint. Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l'édification mutuelle. Ne va pas pour un aliment détruire l'œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l'homme qui mange en donnant du scandale. Ce qui est bien, c'est de s'abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide. Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
R/. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. V/. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. V/. Glória Patri. * In tua iustítia. R/. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. V/. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. V/. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Epístula sancti Ignátii Antiochéni epíscopi et mártyris ad Ephésios (Nn. 2-5: Funk 1, 215-219) Lettre de saint Ignace d'Antioche aux Éphésiens
Lectio I Lecture I
Decet vos ómnibus modis glorificáre Iesum Christum, qui glorificávit vos, ut in obœdiéntia una perfécti, subiécti epíscopo et presbytério, per ómnia sanctificáti sitis. Non præcípio vobis, quasi sim áliquis. Etiámsi enim vinctus sum propter nomen, nondum tamen perféctus sum in Iesu Christo. Nunc enim incípio discípulus esse et álloquor vos ut condiscípulos meos. Nam oportébat me a vobis confirmári fide, admonitióne, patiéntia, æquanimitáte. At cum cáritas non sinat me tacére de vobis, proptérea antevérti vos admonére, ut uniámini in senténtia Dei. Etenim Iesus Christus, inseparábilis nostra vita, senténtia Patris est, ut et epíscopi, per tractus terræ constitúti, in senténtia Iesu Christi sunt. Il convient donc de glorifier en toutes manières Jésus-Christ, qui vous a glorifiés, afin que rassemblés dans une même soumission, soumis à l'évêque et au presbyterium, vous soyez sanctifiés en toutes choses. Je ne vous donne pas des ordres comme si j'étais quelqu'un. Car si je suis enchaîné pour le Nom, je ne suis pas encore accompli en Jésus-Christ. Maintenant, je ne fais que commencer à m'instruire, et je vous adresse la parole comme à des condisciples. C'est moi qui aurais besoin d'être oint par vous de foi, d'exhortations, de patience, de longanimité. Mais puisque la charité ne me permet pas de me taire à votre sujet, c'est pour cela que j'ai pris les devants pour vous exhorter à marcher d'accord avec la pensée de Dieu. Car Jésus-Christ, notre vie inséparable, est la pensée du Père, comme aussi les évêques, établis jusqu'aux extrémités de la terre, sont dans la pensée de Jésus-Christ.
R/. Repleátur os meum laude ut hymnum dicam glóriæ tuæ, tota die magnificéntiæ tuæ. Noli me proícere in témpore senectútis; * Cum defécerit virtus mea, Deus, ne derelínquas me. V/. Gaudébunt lábia mea, cum cantávero tibi, et ánima mea, quam redemísti. * Cum. R/. Je n'aurai que ta louange à la bouche, pour célébrer tout le jour ta splendeur, chanter une hymne à ta gloire. Ne me rejette pas maintenant que j'ai vieilli; * Alors que décline ma vigueur, mon Dieu, ne m'abandonne pas. V/. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée! * Alors que.
Lectio II Lecture II
Unde decet vos in epíscopi senténtiam concúrrere, quod et fácitis. Nam memorábile vestrum presbytérium, dignum Deo, ita coaptátum est epíscopo, ut chordæ cítharæ. Propter hoc in consénsu vestro et concórdi caritáte Iesus Christus cánitur. Sed et vos sínguli chorus estóte, ut cónsoni per concórdiam, melos Dei recipiéntes in unitáte, cantétis voce una per Iesum Christum Patri, quo et vos áudiat et agnóscat ex iis quæ bene operámini, membra esse vos Fílii ipsíus. Utile ítaque est, in immaculáta unitáte vos esse, ut et semper participétis Deo. Aussi convient-il de marcher d'accord avec la pensée de votre évêque, ce que d'ailleurs vous faites. Votre presbyterium justement réputé, digne de Dieu, est accordé à l'évêque comme les cordes à la cithare; ainsi, dans l'accord de vos sentiments et l'harmonie de votre charité, vous chantez Jésus-Christ. Que chacun de vous aussi, vous deveniez un choeur, afin que, dans l'harmonie de votre accord, prenant le ton de Dieu dans l'unité, vous chantiez d'une seule voix par Jésus-Christ une hymne au Père, afin qu'il vous écoute et qu'il vous reconnaisse, par vos bonnes œuvres, comme les membres de son Fils. Il est donc utile pour vous d'être dans une inséparable unité, afin de participer toujours à Dieu.
R/. Gaudébunt lábia mea, cum cantávero tibi, * Et ánima mea, quam redemísti, Dómine. V/. Sed et lingua mea meditábitur iustítiam tuam, tota die laudem tuam. * Et ánima mea. R/. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, * Et dans mon âme que tu as rachetée, Seigneur! V/. Alors ma langue redira ta justice, tout le jour, ta louange. * Et dans mon âme.
Lectio III Lecture III
Si enim ego brevi témporis spátio talem consuetúdinem contráxi cum epíscopo vestro, quæ non humána, sed spiritális est; quanto vos beatióres iúdico, qui ita estis coniúncti, sícuti Ecclésia Iesu Christo et sicut Iesus Christus Patri, ut ómnia per unitátem conséntiant? Nemo erret: nisi quis intra altáre sit, privátur pane Dei. Si enim uníus atque altérius precátio tantam vim habet, quanto magis illa quæ epíscopi est et totíus Ecclésiæ? Qui ígitur in convéntum non venit, hic iam supérbia elátus est et seípsum separávit atque iudicávit. Scriptum est enim: Supérbis Deus resístit. Studeámus ígitur epíscopo non resístere, ut simus subiécti Deo. Si en effet, moi-même j'ai, en si peu de temps, contracté avec votre évêque une telle intimité, qui n'est pas humaine, mais toute spirituelle, combien plus je vous félicite de lui être si profondément unis, comme l'Église l'est à Jésus-Christ, et Jésus-Christ au Père, afin que toutes choses soient en accord dans l'unité. Que personne ne s'égare; si quelqu'un n'est pas à l'intérieur du sanctuaire, il se prive du pain de Dieu. Car si la prière de deux personnes ensemble a un telle force, combien plus celle de l'évêque et de toute l'Église. Celui qui ne vient pas à la réunion commune, celui-là déjà fait l'orgueilleux et il s'est jugé lui-même, car il est écrit: Dieu résiste aux orgueilleux. Ayons donc soin de ne pas résister à l'évêque, pour être soumis à Dieu.
R/. Mihi autem adhærére Deo bonum est, * Pónere in Dómino Deo spem meam. V/. Ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * Pónere. V/. Glória Patri. * Pónere. R/. Pour moi, il est bon d'être intime avec Dieu; * J'ai pris refuge auprès de mon Dieu. V/. Pour annoncer les merveilles du Seigneur aux portes de Sion, * J'ai pris refuge. V/. Gloire au Père. * J'ai pris refuge.