Vigiles (OSB) du jeudi 31 janvier 2019 - St Jean Bosco, prêtre.

Hebdomada III per annum IIIème semaine dans l'année
Feria V Jeudi
S. Ioannis Bosco, presbyteri St Jean Bosco, prêtre.
Memoria Mémoire
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Fratres, volúntas quidem cordis mei et obsecrátio ad Deum pro Iudæis in salútem. Testimónium enim perhíbeo illis quod æmulatiónem Dei habent, sed non secúndum sciéntiam; ignorántes enim Dei iustítiam et suam iustítiam quæréntes statúere, iustítiæ Dei non sunt subiécti; finis enim legis Christus ad iustítiam omni credénti. Móyses enim scribit de iustítia, quæ ex lege est: Qui fécerit homo, vivet in eis. Quæ autem ex fide est iustítia, sic dicit: Ne díxeris in corde tuo: Quis ascéndet in cælum? id est Christum dedúcere; aut: Quis descéndet in abýssum? hoc est Christum ex mórtuis revocáre. Sed quid dicit? Prope te est verbum, in ore tuo et in corde tuo; hoc est verbum fídei, quod prædicámus. Quia si confiteáris in ore tuo: Dóminum Iesum! et in corde tuo credíderis quod Deus illum excitávit ex mórtuis, salvus eris. Corde enim créditur ad iustítiam, ore autem conféssio fit in salútem. Dicit enim Scriptúra: " Omnis, qui credit in illo, non confundétur". Frères, certes l'élan de mon cœur et ma prière à Dieu pour les Juifs, c'est qu'ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu; mais c'est un zèle mal éclairé. Méconnaissant la justice de Dieu et cherchant à établir la leur propre, ils ont refusé de se soumettre à la justice de Dieu. Car la fin de la Loi, c'est le Christ pour la justification de tout croyant. Moïse écrit en effet de la justice née de la Loi qu'en l'accomplissant l'homme vivra par elle, tandis que la justice née de la foi, elle, parle ainsi: Ne dis pas dans ton cœur: Qui montera au ciel? entends: pour en faire descendre le Christ; ou bien: Qui descendra dans l'abîme? entends: pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc? La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur, entends: la parole de la foi que nous prêchons. En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut. L'Écriture ne dit-elle pas: Quiconque croit en lui ne sera pas confondu?
R/. Confitébimur tibi, Deus; confitébimur tibi, * Et invocábimus nomen tuum. V/. Narrábo ómnia mirabília tua. Dum accépero tempus, ego iustítiam iudicábo. * Et invocábimus. R/. À toi, Dieu, nous rendons grâce; nous rendons grâce, * Et ton nom est proche. V/. Je proclamerai tes merveilles! Oui, au moment que j'ai fixé, moi, je jugerai avec droiture. * Et ton nom.
Lectio II Lecture II
NON enim est distínctio Iudæi et Græci, nam idem Dóminus ómnium, dives in omnes qui ínvocant illum: Omnis enim, quicúmque invocáverit nomen Dómini, salvus erit. Quómodo ergo invocábunt, in quem non credidérunt? Aut quómodo credent ei, quem non audiérunt? Quómodo autem áudient sine prædicánte? Quómodo vero prædicábunt nisi mittántur? Sicut scriptum est: Quam speciósi pedes evangelizántium bona. Aussi bien n'y a-t-il pas de distinction entre Juif et Grec: tous ont le même Seigneur, riche envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Mais comment l'invoquer sans d'abord croire en lui? Et comment croire sans d'abord l'entendre? Et comment entendre sans prédicateur? Et comment prêcher sans être d'abord envoyé? Selon le mot de l'Écriture: Qu'ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles!
R/. Cogitávi dies antíquos, et annos ætérnos in mente hábui; et meditátus sum nocte cum corde meo, * Et dixi: Miserére, Deus. V/. Illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, vidit et commóta est terra. * Et dixi. R/. Je repense aux jours d'autrefois, aux années inoubliables de jadis; la nuit, je médite en mon cœur, * Et je dis: Pitié, mon Dieu! V/. Tes éclairs illuminèrent le monde, la terre le vit et s'affola. * Et je dis.
Lectio III Lecture III
Sed non omnes obœdiérunt evangélio; Isaías enim dicit: Dómine, quis crédidit audítui nostro? Ergo fides ex audítu, audítus autem per verbum Christi. Sed dico: Numquid non audiérunt? Quin immo, in omnem terram éxiit sonus eórum, et in fines orbis terræ verba eórum. Sed dico: Numquid Israel non cognóvit? Primus Móyses dicit: Ego ad æmulatiónem vos addúcam per Non gentem: per gentem insipiéntem ad iram vos provocábo. Isaías autem audet et dicit: Invéntus sum in non quæréntibus me; palam appárui his, qui me non interrogábant. Ad Israel autem dicit: Tota die expándi manus meas ad pópulum non credéntem et contradicéntem. Mais tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Car Isaïe l'a dit: Seigneur, qui a cru à notre prédication? Ainsi la foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ. Or je demande: n'auraient-ils pas entendu? Et pourtant leur voix a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde. Mais je demande: Israël n'aurait-il pas compris? Déjà Moïse dit: Je vous rendrai jaloux de ce qui n'est pas une nation, contre une nation sans intelligence j'exciterai votre dépit. Et Isaïe ose ajouter: J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne m'interrogeaient pas, tandis qu'il dit à l'adresse d'Israël: Tout le jour j'ai tendu les mains vers un peuple désobéissant et rebelle.
R/. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. V/. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. V/. Glória Patri. * Et convérte. R/. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. V/. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme. V/. Gloire au Père. * Transforme.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Epístulis sancti Ambrósii epíscopi (Ep. 29, 5-8: PL 16, 1055-1056) Lettre de saint Ambroise
Lectio I Lecture I
Benedícat te Dóminus ex Sion, et vídeas quæ bona sunt Ierúsalem. Ideo beátus qui illic hábitat in ingréssu fídei, hospitióque mentis, devotiónis habitáculo, conversatióne virtútis. In illo ígitur simus, atque in eo maneámus, de quo et Isaías dicit: Quam speciósi pedes evangelizántium pacem, evangelizántium bona! Qui sunt qui evangelízant, nisi Petrus, nisi Paulus, nisi omnes apóstoli? Quid evangelízant nobis, nisi Dóminum Iesum? Hic est pax nostra, hic est bonum illud summum; quia ipse bonus ex bono, ex árbore enim bona bonus fructus légitur. Dénique et spíritus eius bonus, qui ex ipso áccipit, et dedúcit Dei sérvulos in viam rectam. De Sion, le Seigneur te bénisse, et qu'il te fasse voir les biens de Jérusalem! Bienheureux donc celui qui habite là: dans l'entrée de la foi, l'hôtellerie de l'esprit, la demeure de la dévotion, la vie quotidienne avec la vertu. Soyons donc, et demeurons en celui à qui pensait Isaïe quand il disait: Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui évangélisent la paix, qui évangélisent les biens! Qui sont donc ceux qui évangélisent, sinon Pierre, Paul, tous les apôtres? Et que nous évangélisent-ils, sinon le Seigneur Jésus? C'est lui qui est notre paix, c'est lui qui est ce bien suprême, car il est bon, né du bon. Un bon arbre produit un bon fruit, dit l'Écriture. Enfin, son Esprit, lui aussi, est bon, puisqu'il reçoit de lui et conduit les serviteurs de Dieu dans la voie droite.
R/. Devastávit víneam tuam aper de silva, et singuláris ferus depástus est eam; vide, Dómine, et éxcita poténtiam tuam, * Ne péreat quod plantávit déxtera tua. V/. Dómine, Deus virtútum, convértere; réspice de cælo et vide, et vísita víneam istam. * Ne péreat. R/. Le sanglier des forêts ravage ta vigne, et les bêtes des champs la broutent. Regarde, Seigneur, réveille ta puissance: * Que ne soit pas détruit le cep que ta main a planté! V/. Seigneur, Dieu de l'univers, reviens! Du haut des cieux, regarde et vois: visite cette vigne, * Que.
Lectio II Lecture II
Quis autem habens Spíritum Dei in se, neget bonum, cum ipse dicat: An óculus tuus nequam est, quia ego bonus sum? Hoc bonum véniat in ánimam nostram, in nostræ mentis víscera, quod propítius Deus dat peténtibus se. Hic est thesáurus noster, hic est via nostra, hic est sapiéntia nostra, iustítia nostra, pastor noster et pastor bonus, hic est vita nostra. Vides quanta bona in uno bono! Hæc bona nobis prædicant evangelístæ. Hæc bona requírens David ait: Quis osténdit nobis bona? Et osténdit ipsum esse bona, subíciens: Signátum est in nobis lumen vultus tui. Quis autem lumen vultus Patris, nisi splendor glóriæ et imágo invisíbilis Dei, in quo et vidétur et clarificátur Pater, sicut ipse claríficat Fílium suum? Et qui donc, ayant en soi l'Esprit du Seigneur, peut renier celui qui est bon, alors que lui-même déclare: Ton œil est-il mauvais parce que je suis bon? Que vienne donc dans notre âme, au plus intime de notre esprit, ce bien que Dieu donne volontiers à ceux qui le demandent! C'est lui notre trésor, notre voie, notre sagesse, notre justice, notre pasteur et le bon pasteur, notre vie. Vois: que de biens en un seul bon! Tels sont les biens que nous prêchent les évangélistes, ceux que demandait David quand il disait: Qui nous montrera les biens? Et il montre, précisément, que ces biens sont le Christ lui-même, car il poursuit: La lumière de ta face a posé sur nous son signe. Or, qu'est-ce que la lumière de la face du Père, sinon la splendeur de sa gloire et l'icône du Dieu invisible? En cette icône, le Père est vu et glorifié, en même temps que lui-même glorifie son Fils.
R/. Mane exáudies vocem meam, Dómine; * Mane astábo tibi et vidébo te, Deus. V/. Neque habitábit iuxta te malígnus, neque permanébunt iniústi ante óculos tuos. * Mane. R/. Au matin, tu écoutes ma voix, Seigneur; * Au matin, je me tiens devant toi et je te contemple, mon Dieu. V/. Chez toi, le méchant n'est pas reçu; non, l'orgueilleux ne tient pas devant ton regard. * Au matin.
Lectio III Lecture III
Ipse est ergo Dóminus Iesus summum bonum, quod nobis annuntiátum a prophétis, prædicátum ab ángelis, promíssum a Patre, evangelizátum est ab apóstolis. Qui nobis tamquam matúritas advénit: nec solum tamquam matúritas sed tamquam matúritas in móntibus adest; ut nihil acérbum, nihil immatúrum in nostris consíliis sit, nihil immíte, nihil ásperum in opéribus ac móribus, qui primus evangelízans bona ádfuit. Unde et ait: Ipse qui loquébar, adsum, id est: " Qui loquébar in prophétis, adsum in córpore quod suscépi ex Vírgine, adsum intérior imágo Dei, charácter substántiæ, et adsum ut homo. Sed quis cognóscit me? " Hóminem enim vidérunt, sed opéribus supra hóminem credidérunt. An non ut homo, cum Lázarum fleret; et rursus supra hóminem, cum eum resuscitáret? An non ut homo, cum vapuláret; et rursus supra hóminem, cum totíus mundi peccátum tólleret? Le bien suprême est donc le Seigneur Jésus, qui nous a été annoncé par les prophètes, chanté par les anges, promis par le Père, évangélisé par les apôtres. Il nous est arrivé comme la moisson mûre; et non comme une moisson quelconque, mais comme une moisson mûrie sur les montagnes, afin que dans nos desseins il n'y ait aucun fruit acide, aucun fruit vert, et dans nos actes ou nos mœurs rien de dur ou d'âpre, car il est là celui qui le premier nous a évangélisé les biens. C'est en référence à cette présence qu'il avait dit: Moi qui parlais, voici que maintenant je suis là. Ce qui signifie: " Moi qui parlais par les prophètes, je suis là, dans le corps que j'ai pris de la Vierge; je suis là, moi l'image de Dieu, l'empreinte de sa substance, et je suis là comme homme. Mais qui me connaît? " Ce qu'ils ont vu, c'est l'homme; mais ils ont cru aux œuvres qui dépassaient l'homme. N'était-il pas là comme homme quand il pleurait Lazare, mais au-dessus de l'homme quand il le ressuscitait? N'était-il pas là comme homme quand on le flagellait, mais bien plus encore au-dessus de l'homme quand il enlevait le péché du monde entier?
R/. Rogámus te, Dómine Deus, quia peccávimus tibi; véniam pétimus quam non merémur. Si exspéctas non corrípimur, et si víndicas non durámus. * Manum tuam pórrige lapsis, qui latróni confiténti paradísi iánuas aperuísti. V/. Vita nostra in dolóre suspírat, et in ópere non eméndat. * Manum tuam. V/. Glória Patri. * Manum tuam. R/. Nous te prions, Seigneur notre Dieu: nous avons péché contre toi; accorde-nous le pardon que nous n'avons pas mérité. Si tu patientes, nous ne sommes pas touchés; si tu punis, nous ne le supportons pas. * Tends la main à ceux qui tombent, car tu as ouvert les portes du paradis au larron qui te reconnaissait. V/. Notre vie s'écoule dans les soupirs de l'affliction, mais ne fait pas l'effort de s'amender. * Tends la main. V/. Gloire au Père. * Tends la main.