Vigiles (OSB) du lundi 11 février 2019 - de la férie

Hebdomada VI per annum VIème semaine dans l'année
Feria II Lundi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
De quibus scripsístis, bonum est hómini mulíerem non tángere; propter fornicatiónes autem unusquísque suam uxórem hábeat, et unaquque suum virum hábeat. Uxóri vir débitum reddat; simíliter autem et uxor viro. Múlier sui córporis potestátem non habet sed vir; simíliter autem et vir sui córporis potestátem non habet sed múlier. Nolíte fraudáre ínvicem, nisi forte ex consénsu ad tempus, ut vacétis oratióni et íterum sitis in idípsum, ne tentet vos Sátanas propter incontinéntiam vestram. Hoc autem dico secúndum indulgéntiam, non secúndum impérium. Volo autem omnes hómines esse sicut meípsum; sed unusquísque próprium habet donum ex Deo: álius quidem sic, álius vero sic. Dico autem innúptis et víduis: Bonum est illis si sic máneant sicut et ego; quod si non se cóntinent, nubant. Mélius est enim núbere quam uri. His autem, qui matrimónio iuncti sunt, præcípio, non ego sed Dóminus, uxórem a viro non discédere - quod si discésserit, máneat innúpta aut viro suo reconciliétur - et virum uxórem non dimíttere. J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme. Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. Que le mari s'acquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers son mari. La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme. Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence. Ce que je dis là est une concession, non un ordre. Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, celui-ci d'une manière, celui-là de l'autre. Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient: mieux vaut se marier que de brûler. Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi, mais le Seigneur: que la femme ne se sépare pas de son mari - au cas où elle s'en séparerait, qu'elle ne se remarie pas ou qu'elle se réconcilie avec son mari - et que le mari ne répudie pas sa femme.
R/. Benedícam Dómino in omni témpore, * Semper laus eius in ore meo. V/. In Dómino laudábitur ánima mea, áudiant mansuéti et læténtur. * Semper. R/. Je bénirai le Seigneur en tout temps, * Sa louange sans cesse à mes lèvres. V/. Je me glorifierai dans le Seigneur: que les pauvres m'entendent et soient en fête! * Sa louange.
Lectio II Lecture II
Ceteris autem ego dico, non Dóminus: Si quis frater uxórem habet infidélem, et hæc conséntit habitáre cum illo, non dimíttat illam; et si qua múlier habet virum infidélem, et hic conséntit habitáre cum illa, non dimíttat virum. Sanctificátus est enim vir infidélis in mulíere, et sanctificáta est múlier infidélis in fratre. Alióquin fílii vestri immúndi essent; nunc autem sancti sunt. Quod si infidélis discédit, discédat. Non est enim servitúti subiéctus frater aut soror in eiúsmodi; in pace autem vocávit nos Deus. Quid enim scis, múlier, si virum salvum fácies? Aut quid scis, vir, si mulíerem salvam fácies? Quant aux autres, c'est moi qui leur dis, non le Seigneur: si un frère a une femme non croyante qui consente à cohabiter avec lui, qu'il ne la répudie pas. Une femme a-t-elle un mari non croyant qui consente à cohabiter avec elle, qu'elle ne répudie pas son mari. En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par le mari croyant. Car autrement, vos enfants seraient impurs, alors qu'ils sont saints! Mais si la partie non croyante veut se séparer, qu'elle se sépare; en pareil cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés: Dieu vous a appelés à vivre en paix. Et que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? Et que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme?
R/. Delectáre in Dómino, * Et dabit tibi petitiónes cordis tui. V/. Revéla Dómino viam tuam et spera in eum, et ipse faciet. * Et dabit. R/. Mets ta joie dans le Seigneur: * Il comblera les désirs de ton cœur. V/. Découvre au Seigneur tes voies, fais-lui confiance, et lui, il agira. * Il comblera.
Lectio III Lecture III
Nisi unicuíque, sicut divísit Dóminus, unumquémque, sicut vocávit Deus, ita ámbulet; et sic in ómnibus ecclésiis dóceo. Circumcísus áliquis vocátus est? Non addúcat præpútium! In præpútio áliquis vocátus est? Non circumcidátur! Circumcísio nihil est, et præpútium nihil est, sed observátio mandatórum Dei. Par ailleurs, que chacun continue de vivre dans la condition que lui a départie le Seigneur, tel que l'a trouvé l'appel de Dieu. C'est la règle que j'établis dans toutes les Églises. Quelqu'un était-il circoncis lors de son appel? Qu'il ne se fasse pas de prépuce. L'appel l'a-t-il trouvé incirconcis? Qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien; ce qui compte, c'est de garder les commandements de Dieu.
Unusquísque, in qua vocatióne vocátus est, in ea permáneat. Servus vocátus es? Non sit tibi curæ; sed et si potes liber fíeri, magis útere! Qui enim in Dómino vocátus est servus, libértus est Dómini; simíliter qui liber vocátus est, servus est Christi! Prétio empti estis! Nolíte fíeri servi hóminum. Unusquísque, in quo vocátus est, fratres, in hoc máneat apud Deum. Que chacun demeure dans l'état où l'a trouvé l'appel de Dieu. Étais-tu esclave, lors de ton appel? Ne t'en soucie pas. Et même si tu peux devenir libre, mets plutôt à profit ta condition d'esclave. Car celui qui était esclave lors de son appel dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur; pareillement celui qui était libre lors de son appel est un esclave du Christ. Vous avez été bel et bien achetés! Ne vous rendez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l'état où l'a trouvé son appel.
R/. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. V/. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. V/. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Decréto Perféctæ caritátis Concílii Vaticáni secúndi De accomodáta renovatióne vitæ religiósæ (N. 1) Décret Perfectæ caritatis du second Concile du Vatican sur la rénovation et l'adaptation de la vie religieuse
Lectio I Lecture I
Perféctæ caritátis per consília evangélica prosecutiónem sacrosáncta Sýnodus prævie osténdit, in constitutióne cui inítium est Lumen géntium, a divíni Magístri doctrína et exémplis oríginem dúcere et tamquam præclárum signum regni cæléstis apparére. Nunc vero, de vita ac disciplína institutórum, quorum sodáles castitátem, paupertátem et obœdiéntiam profiténtur, inténdit ágere eorúmque necessitátibus, prout témpora nostra suádent, providére. Dans la Constitution Lumen gentium, le Concile a précédemment montré que la recherche de la charité parfaite par les conseils évangéliques a sa source dans la doctrine et l'exemple du divin Maître et apparaît comme un signe éclatant du Royaume de Dieu. Maintenant, il se propose de traiter de la vie et de la discipline des instituts dont les membres font profession de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, et de pourvoir à leurs besoins, selon les exigences de l'époque actuelle.
R/. Státuit Dóminus supra petram pedes meos, et diréxit gressus meos Deus meus, * Et immísit in os meum cánticum novum. V/. Exspéctans exspectávi Dóminum, et respéxit me; et exaudívit deprecatiónem meam. * Et immísit. R/. Le Seigneur m'a fait reprendre pied sur le roc, mon Dieu a raffermi mes pas; * Dans ma bouche il a mis un chant nouveau. V/. D'un grand espoir j'espérais le Seigneur: il s'est penché vers moi pour entendre mon cri. * Dans ma bouche.
Lectio II Lecture II
Inde ab exórdiis quidem Ecclésiæ fuérunt viri ac mulíeres, qui per praxim consiliórum evangelicórum Christum maióre cum libertáte sequi pressiúsque imitári intendérunt, et suo quisque modo vitam Deo dicátam duxérunt, e quibus multi, Spíritu Sancto afflánte, vel vitam solitáriam degérunt vel famílias religiósas suscitavérunt, quas Ecclésia sua auctoritáte libénter suscépit et approbávit. Unde e consílio divíno mirábilis varíetas cœtuum religiosórum succrévit, quæ valde cóntulit, ut Ecclésia, non solum ad omne opus bonum instrúcta et ad opus ministérii in ædificatiónem Córporis Christi paráta sit, sed étiam váriis donis filiórum suórum decoráta appáreat sicut sponsa ornáta viro suo, et per eam innotéscat multifórmis sapiéntia Dei. Dès les origines de l'Église, il y eut des hommes et des femmes qui voulurent, par la pratique des conseils évangéliques, suivre plus librement le Christ et l'imiter plus fidèlement et qui, chacun à sa manière, menèrent une vie consacrée à Dieu. Beaucoup parmi eux, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, vécurent dans la solitude, ou bien fondèrent des familles religieuses que l'Église accueillit volontiers et approuva de son autorité. À partir de là se développa providentiellement une admirable variété de sociétés religieuses qui contribuèrent beaucoup à ce que l'Église non seulement fût apte à toute bonne œuvre et prête à remplir toute activité de son ministère en vue de l'édification du Corps du Christ, mais encore apparût embellie des dons variés de ses enfants comme une épouse parée pour son époux, et que par elle fussent manifestées les ressources multiples de la sagesse de Dieu.
R/. Ego dixi: Dómine, miserére mei; * Sana ánimam meam quia peccávi tibi. V/. Dómine, ne in ira tua árguas me, neque in furóre tuo corrípias me. * Sana. R/. J'avais dit: Pitié pour moi, Seigneur; * Guéris-moi, car j'ai péché contre toi! V/. Seigneur, corrige-moi sans colère, et reprends-moi sans fureur. * Guéris-moi.
Lectio III Lecture III
In tanta autem donórum varietáte omnes qui ad praxim consiliórum evangelicórum a Deo vocántur eadémque fidéliter profiténtur, Dómino se peculiáriter dévovent, Christum sequéntes, qui virgo et pauper per obœdiéntiam usque ad mortem crucis hómines redémit et sanctificávit. Ita caritáte impúlsi, quam Spíritus Sanctus in córdibus eórum diffúndit, magis magísque vivunt Christo et Córpori eius quod est Ecclésia. Quo fervéntius ergo tali sui donatióne quæ totam vitam compléctitur, Christo coniungúntur, eo ubérior fit vita Ecclésiæ et apostolátus eius vegétius fecundátur. Dans une telle variété de dons, tous ceux que Dieu appelle à la pratique des conseils évangéliques et qui en font profession, se vouent au Seigneur de façon spéciale en suivant le Christ chaste et pauvre, qui par son obéissance jusqu'à la mort de la croix, a racheté les hommes et les a sanctifiés. Poussés dans cette voie par la charité que l'Esprit Saint répand dans leurs cœurs, ils vivent toujours davantage pour le Christ et pour son Corps qui est l'Église. C'est pourquoi, plus fervente est leur union au Christ par cette donation d'eux-mêmes qui embrasse toute leur existence, plus riche est la vie de l'Église et plus fécond son apostolat.
R/. Sedes tua, Deus, in sæculum sæculi; * Virga æquitátis virga regni tui. V/. Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, proptérea unxit te Deus, Deus tuus. * Virga. V/. Glória Patri. * Virga. R/. Ton trône, Seigneur Dieu, est un trône éternel; * Ton sceptre royal est sceptre de droiture. V/. Tu aimes la justice, tu réprouves le mal, c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a conféré l'onction. * Ton sceptre. V/. Gloire au Père. * Ton sceptre.