Vigiles (OSB) du dimanche 24 février 2019 - VIIème dimanche dans l'année

Hebdomada VII per annum VIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica VII per annum VIIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Caríssimi mihi, fúgite ab idolórum cultúra. Ut prudéntibus loquor; vos iudicáte, quod dico: Calix benedictiónis, cui benedícimus, nonne communicátio sánguinis Christi est? Et panis, quem frángimus, nonne communicátio córporis Christi est? Quóniam unus panis, unum corpus multi sumus, omnes enim de uno pane participámur. Vidéte Israel secúndum carnem: nonne, qui edunt hóstias, communicántes sunt altári? Mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des gens sensés; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ? Parce qu'il n'y a qu'un pain, à plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce pain unique. Considérez l'Israël selon la chair. Ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel?
R/. Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, * Dabit fructum suum in témpore suo. V/. Et erit tamquam lignum quod plantátum est secus decúrsus aquárum. * Dabit. R/. L'homme qui, jour et nuit, murmure la loi du Seigneur * Donne du fruit en son temps. V/. Comme un arbre planté près d'un ruisseau * Donne du fruit.
Lectio II Lecture II
Quid ergo dico? Quod idolóthytum sit áliquid? Aut quod idólum sit áliquid? Sed, quæ ímmolant, dæmóniis ímmolant et non Deo; nolo autem vos communicántes fíeri dæmóniis. Non potéstis cálicem Dómini bíbere et cálicem dæmoniórum; non potéstis mensæ Dómini partícipes esse et mensæ dæmoniórum. An æmulámur Dóminum? Numquid fortióres illo sumus? " Omnia licent! " Sed non ómnia expédiunt. " Omnia licent! " Sed non ómnia ædíficant. Nemo, quod suum est, quærat, sed quod altérius. Omne, quod in macéllo venit, manducáte, nihil interrogántes propter consciéntiam; Dómini enim est terra et plenitúdo eius. Qu'est-ce à dire? Que la viande immolée aux idoles soit quelque chose? Ou que l'idole soit quelque chose? Mais ce qu'on immole, c'est à des démons et à ce qui n'est pas Dieu qu'on l'immole. Or, je ne veux pas que vous entriez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Ou bien voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Serions-nous plus forts que lui? " Tout est permis "; mais tout n'est pas profitable. " Tout est permis "; mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d'autrui. Tout ce qui se vend au marché, mangez-le sans poser de question par motif de conscience; car la terre est au Seigneur, et tout ce qui la remplit.
R/. Servíte Dómino in timóre et exsultáte ei cum tremóre. * Apprehéndite disciplínam, nequándo irascátur Dóminus, et pereátis de via iusta. V/. Cum exárserit in brevi ira eius, beáti omnes qui confídunt in eo. * Apprehéndite. R/. Servez le Seigneur avec déférence, rendez-lui votre hommage en tremblant. * Prenez sur vous son joug, de peur qu'il ne s'irrite, et vous seriez perdus, hors du droit chemin. V/. Soudain sa colère éclatera: heureux qui trouve en lui son refuge! * Prenez sur vous.
Lectio III Lecture III
Si quis vocat vos infidélium, et vultis ire, omne, quod vobis appónitur, manducáte, nihil interrogántes propter consciéntiam. Si quis autem vobis díxerit: " Hoc immolatícium est idólis ", nolíte manducáre, propter illum qui indicávit, et propter consciéntiam; consciéntiam autem dico non tuam ipsíus, sed altérius. Ut quid enim libértas mea iudicátur ab ália consciéntia? Si ego cum grátia partícipo, quid blasphémor pro eo, quod grátias ago? Si quelque infidèle vous invite et que vous acceptiez d'y aller, mangez tout ce qu'on vous sert, sans poser de question par motif de conscience. Mais si quelqu'un vous dit: " Ceci a été immolé en sacrifice ", n'en mangez pas, à cause de celui qui vous a prévenus, et par motif de conscience. Par conscience j'entends non la vôtre, mais celle d'autrui; car pourquoi ma liberté relèverait-elle du jugement d'une conscience étrangère? Si je prends quelque chose en rendant grâce, pourquoi serais-je blâmé pour ce dont je rends grâce?
R/. Dómine, ne in ira tua árguas me, neque in furóre tuo corrípias me. * Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum. V/. Timor et tremor venérunt super me, et contexérunt me ténebræ, et dixi: * Miserére. R/. Seigneur, corrige-moi sans colère, et reprends-moi sans fureur. * Pitié, Seigneur, je dépéris! V/. Crainte et tremblement me pénètrent, les ténèbres m'environnent. J'appelle: * Pitié.
Lectio IV Lecture IV
Sive ergo manducátis sive bíbitis sive áliud quid fácitis, ómnia in glóriam Dei fácite. Sine offensióne estóte Iudæis et Græcis et ecclésiæ Dei, sicut et ego per ómnia ómnibus pláceo, non quærens, quod mihi útile est, sed quod multis, ut salvi fiant. Imitatóres mei estóte sicut et ego Christi. Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne donnez scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l'Église de Dieu, tout comme moi je m'efforce de plaire en tout à tous, ne recherchant pas mon propre intérêt, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés. Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
R/. Deus qui sedes super thronum et iúdicas æquitátem, esto refúgium páuperum in tribulatióne; * Quia tu solus labórem et dolórem consíderas. V/. Tibi enim derelíctus est pauper, pupíllo tu eris adiútor; * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Tu sièges, ô Seigneur, toi qui juges avec justice: montre-toi la forteresse des malheureux dans leur angoisse; * Car tu regardes, toi, la peine et la souffrance! V/. Sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin; * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Epístulam primam ad Corínthios (Hom. 24, 2: PG 61, 200-201) Homélie de saint Jean Chrysostome sur la première Lettre aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
In nova lege, ipso mutáto sacrifício, et pro brutórum mactatióne, Christus seípsum iussit offérri. Panis quem frángimus, nonne communicátio córporis Christi est? Cur non dixit participátio? Quia vóluit quid ámplius significáre, et magnam indicáre coniunctiónem. Non enim cum participámus tantum et súmimus, sed étiam cum coniúngimur communicámus. Quemádmodum enim corpus illud Christo iúngitur: ita et nos per panem hunc unímur. Sous la loi nouvelle, les anciens sacrifices ont été abolis et, à la place des animaux privés de raison, le Christ s'immole lui-même. Le pain que nous rompons n'est-il pas communion au corps du Christ? Pourquoi Paul ne dit-il pas participation? Pour signifier quelque chose de plus et marquer une union plus étroite. Participer et prendre seulement, ce n'est pas communier, il faut encore s'unir. De même que ce corps est uni au Christ, de même nous le sommes, nous aussi, par ce pain.
R/. Exsúrge, Dómine Deus meus, et exaltétur manus tua, * Ne obliviscáris páuperum in finem. V/. Tibi enim derelíctus est pauper. * Ne obliviscáris. R/. Lève-toi, Seigneur mon Dieu! Étends la main! * Que le pauvre ne soit pas oublié pour toujours! V/. Oui, sur toi repose le faible: * Que le pauvre.
Lectio II Lecture II
Cur autem áddidit: Quem frángimus? Hoc enim in Eucharístia fíeri vidére est; in cruce vero non item, immo contrárium: ait enim: Os non comminuétur. Sed quod non passus est in cruce, hoc propter te pátitur in oblatióne, et frangi pátitur ut omnes ímpleat. Ideo subiúnxit: Quóniam unus panis et unum corpus multi sumus. Quid enim, inquit, dico communicatiónem? Illud ipsum corpus sumus. Quid est enim panis? Corpus Christi. Quid autem fiunt communicántes? Corpus Christi. Mais pourquoi préciser: Le pain que nous rompons? C'est que cela se produit réellement dans l'Eucharistie. Il n'en fut pas ainsi sur la croix, conformément à cette parole de l'Écriture: Ils ne rompront pas ses os. Ce que le Christ n'a pas souffert sur la croix, il le permet à l'autel à cause de toi: il se laisser partager, afin de se donner à tous. Voici que l'Apôtre ajoute: Nous ne sommes tous ensemble qu'un seul pain et un seul corps. Pourquoi parler de communion? Nous sommes ce corps lui-même. Qu'est-ce que ce pain? Le corps du Christ. Que deviennent ceux qui communient? Le corps du Christ.
R/. Iustus Dóminus, et iustítias diléxit: * Æquitátem vidit vultus eius. V/. In Dómino confído; quómodo dícitis ánimæ meæ: Transmígra in montem sicut passer! * Æquitátem. R/. Le Seigneur est juste, il aime toute justice: * La face du Seigneur considère l'équité. V/. Auprès du Seigneur j'ai mon refuge; comment pouvez-vous me dire: Fuis dans la montagne, comme un passereau! * La face du Seigneur.
Lectio III Lecture III
Non córpora multa, sed unum corpus. Sicut enim panis ex multis granis constans, unítus est, ita ut grana numquam appáreant; sed sint quidem ipsa, non manifésta autem sit illórum differéntia propter coniunctiónem: sic nos et mútuo et cum Christo coniúngimur. Non enim ex áltero córpore hic, ex áltero ille nutrítur, sed ex eódem ipso omnes; ideóque adiécit: Omnes enim ex uno pane participámus. Si autem ex eódem, et idípsum effícimur omnes, cur non eámdem caritátem exhibémus, et ea ratióne unum effícimur? Ils ne sont pas plusieurs corps, mais un seul. Combien de grains de froment entrent dans la composition du pain; mais ces grains, qui les voit? Ils sont bien dans le pain qu'ils ont formé, mais rien ne les distingue les uns des autres, tant ils sont unis. Ainsi sommes-nous unis les uns avec les autres, et avec le Christ. Celui-ci ne se nourrit pas d'un corps et celui-là d'un autre; nous nous nourrissons tous du même corps, et c'est pourquoi l'Apôtre ajoute: Car nous avons tous part à un seul pain. Si nous participons au même pain, si nous devenons un même corps, pourquoi ne pas avoir la même charité, et ne pas nous unir par ce lien puissant?
R/. A dextris est mihi Dóminus ne commóvear; * Propter hoc dilatátum est cor meum, et exsultávit lingua mea. V/. Consérva me, Dómine, quóniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Propter hoc. R/. Le Seigneur est à ma droite: je suis inébranlable; * C'est pourquoi j'ai le cœur au large, la joie sur les lèvres. V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * C'est pourquoi.
Lectio IV Lecture IV
Nam olim maiórum nostrórum témpore hoc erat: Multitúdinis enim credéntium, inquit, cor unum et ánima una erat. At non nunc, immo totum contrárium. Et Christus quidem te, etsi tantum ab ipso disiúnctum, unívit: tu vero ne fratri quidem iungi dignáris cum débita accuratióne, sed abscíndis te, tantam a Dómino et caritátem et vitam consecútus. Neque enim solúmmodo corpus suum dedit; sed quia prior carnis natúra ex terra formáta, a peccáto prius morte affécta et amíssa vita áliam, ut quis díxerit, massam et ferméntum indúxit; carnem suam, quæ natúra éadem erat, peccáto autem líberam et vita plenam, ómnibus participándam dedit, ut ea nutríti et depósita prióre quæ mórtua erat, in vitam immortálem per hanc mensam coaptarémur. Relisez l'histoire de nos ancêtres dans la foi, vous trouverez ce prodige vivant: La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Que sont devenus ces beaux exemples? Nous avons le contraire sous nos yeux. Si éloigné que tu sois de lui, le Christ a daigné s'unir à toi, et tu ne daignes pas, comme tu le devrais, t'unir à ton frère! Tu te sépares de lui, toi à qui le Seigneur a montré tant d'amour? Car Dieu ne s'est pas contenté de te donner son corps; notre chair formée d'un peu de terre, ayant été frappée de mort par le péché et, dès lors, n'étant plus douée de vie, il a voulu nous faire participer à sa propre chair, semblable à la nôtre par sa nature, mais exempte de péché et surabondante de vie, afin que, en nous dépouillant de la première chair qui était morte et en nous nourrissant de la sienne, nous puissions trouver à cette table l'immortalité.
R/. Notas mihi fecísti, Dómine, vias vitæ; adimplébis me lætítia cum vultu tuo, * Delectatiónes in déxtera tua usque in finem. V/. Consérva me, Dómine, quoniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Delectatiónes. V/. Glória Patri. * Delectatiónes. R/. Tu m'apprends, Seigneur, le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! * À ta droite, éternité de délices! V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * À ta droite. V/. Gloire au Père. * À ta droite.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Dixit Iesus discípulis suis: " Vobis dico, qui audítis: Dilígite inimícos vestros, bene fácite his qui vos odérunt. " Et réliqua. Jésus déclarait à la foule: " Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. " Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 17, 1-2.4: SC 200, 190-194.198) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
Evangélicis sanctiónibus, dilectíssimi, multum utilitátis præbet doctrína legális, cum quædam de mandáto véteri ad novam observatiónem transferúntur, et ex ipsa ecclesiástica devotióne monstrátur quod Dóminus Iesus non venit legem sólvere, sed implére. Cessántibus enim significatiónibus quibus Salvatóris nostri nuntiabátur advéntus, et peráctis figúris quas ábstulit præséntia veritátis, ea quæ vel ad régulas morum vel ad símplicem Dei cultum rátio pietátis instítuit, in eádem apud nos forma in qua sunt cóndita persevérant, et quæ utríque Testaménto erant cóngrua, nulla sunt commutatióne variáta. L'enseignement de la Loi, bien-aimés, confère beaucoup d'utilité aux prescriptions de l'Évangile, puisqu'il est des points des anciens commandements qui sont passés à la nouvelle discipline et que la piété même de l'Église montre que le Seigneur Jésus n'est pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir. En effet, les symboles annonciateurs de la venue de notre Sauveur disparaissant, et étant accomplies les figures que la vérité, en se rendant présente, a supprimées, tout ce que la piété a institué tant pour la règle des mœurs que pour la pureté du culte de Dieu demeure pour nous dans la même forme où cela fut établi: tout ce qui convenait aux deux Testaments, aucun changement ne l'a modifié.
R/. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi; * Sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te. * Sub umbra. R/. Garde-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil; * À l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Déploie les merveilles de ta grâce, toi qui sauves ceux qui espèrent en toi. * À l'ombre.
Lectio II Lecture II
Efficacíssima enim est ad exorándum Deum postulátio cui pietátis ópera suffragántur, quóniam qui suam ab ínope non avértit ánimam, cito ad se Dómini convértit audítum, dicénte Dómino: Estóte misericórdes, sicut et Pater vester miséricors est; dimíttite, et dimittétur vobis. Quid hac iustítia benígnius? Quid hac retributióne cleméntius, ubi senténtia iudicatúri in potestáte pónitur iudicándi? Date, inquit, et dábitur vobis. Quam cito diffidéntiæ sollicitúdo et avarítiæ est amputáta cunctátio, ut quod redditúram se promísit Véritas, secúra expéndat humánitas. C'est, en effet, une prière très efficace pour obtenir le secours de Dieu que celle qui s'appuie sur les œuvres de miséricorde, car quiconque ne détourne pas son âme du pauvre fait que le Seigneur tourne bientôt l'oreille vers lui, selon ce que dit le Seigneur: Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux; remettez, et il vous sera remis. Quoi de plus bienveillant qu'une telle justice? Quoi de plus indulgent qu'une telle rétribution, où la sentence du juge est remise au pouvoir du justiciable? Donnez, dit-il, et l'on vous donnera. Combien vite sont supprimés le souci qui naît de la défiance et l'hésitation qui naît de l'avarice, en sorte que la bonté donne en toute sûreté ce que la Vérité a promis de rendre!
R/. Inténde deprecatiónem meam, Dómine, et inclína aurem tuam ad precem meam. * Custódi me ut pupíllam óculi, sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea. * Custódi me. R/. Seigneur, accueille ma supplication, prête l'oreille à ma prière. * Garde-moi comme la prunelle de l'œil; à l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Conduis mes pas sur tes traces: que mon pied ne trébuche pas! * Garde-moi.
Lectio III Lecture III
Constans esto, christiáne largítor. Da quod accípias, sere quod metas, sparge quod cólligas. Noli metúere dispéndium, noli de dúbio suspiráre provéntu. Substántia tua cum bene erogátur, augétur. Concupísce iustum misericórdiæ lucrum, et ætérni quæstus sectáre commércium. Munerátor tuus vult te esse muníficum, et qui dat ut hábeas, mandat ut tríbuas, dicens: Date, et dábitur vobis. Amplectánda est tibi promissiónis istíus et gratulánda condítio. Sois persévérant, chrétien, dans tes largesses; donne pour recevoir, sème pour moissonner, répands pour récolter. Ne crains pas la dépense, ne soupire pas après un profit incertain. Ton avoir, lorsqu'il est bien distribué, s'accroît. Convoite le juste gain que l'on tire de la miséricorde et pratique l'échange qui procure un bénéfice éternel. Ton bienfaiteur te veut bienfaisant et lui qui te donne pour que tu aies, t'enjoint de donner en te disant: Donnez, et l'on vous donnera. Tu dois embrasser la condition mise à cette promesse et t'en féliciter.
R/. Díligam te, Dómine, virtus mea. * Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum. V/. Laudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero. * Dóminus. R/. Je t'aime, Seigneur, ma force! * Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse. V/. J'invoque le Seigneur par des louanges, et je suis délivré de mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
Vos ítaque, dilectíssimi, qui ex toto corde promissiónibus Dómini credidístis, fugiéntes immundíssimam avarítiæ lepram, donis Dei pie et sapiénter utímini. Et quóniam de ipsíus largitáte gaudétis, date óperam ut possítis gaudiórum vestrórum habére consórtes. C'est pourquoi, bien-aimés, vous qui avez cru de tout votre cœur aux promesses du Seigneur, fuyez la lèpre immonde de l'avarice et utilisez les dons de Dieu avec piété et sagesse. Et puisque vous vous réjouissez de sa générosité, travaillez à pouvoir trouver des compagnons de votre joie.
R/. Firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus; * Deus meus adiútor meus. V/. Protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Seigneur, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur; * Dieu, mon secours! V/. Mon bouclier, la force qui me sauve, mon abri! * Dieu. V/. Gloire au Père. * Dieu.