Vigiles (OSB) du mardi 26 février 2019 -

Hebdomada VIII per annum VIIIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Christus resurréxit a mórtuis, primítiæ dormiéntium. Quóniam enim per hóminem mors, et per hóminem resurréctio mortuórum: sicut enim in Adam omnes moriúntur, ita et in Christo omnes vivificabúntur. Unusquísque autem in suo órdine: primítiæ Christus; deínde hi, qui sunt Christi, in advéntu eius; deínde finis, cum tradíderit regnum Deo et Patri, cum evacuáverit omnem principátum et omnem potestátem et virtútem. Le Christ est ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ. Mais chacun à son rang: comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. Puis ce sera la fin, lorsqu'il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance.
R/. Tibi soli peccávi et malum coram te feci; miserére mei, * Ut iustificéris, Dómine, in sermónibus tuis. V/. Amplius lava me, Dómine, ab iniustítia mea, et a delícto meo munda me. * Ut iustificéris. R/. Contre toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. * Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice. V/. Lave-moi tout entier de ma faute, Seigneur, purifie-moi de mon offense. * Ainsi.
Lectio II Lecture II
Opórtet autem illum regnáre, donec ponat omnes inimícos sub pédibus eius. Novíssima autem inimíca destruétur mors; ómnia enim subiécit sub pédibus eius. Cum autem dicat: " Omnia subiécta sunt ", sine dúbio præter eum qui subiécit ei ómnia. Cum autem subiécta fúerint illi ómnia, tunc ipse Fílius subiéctus erit illi qui sibi subiécit ómnia, ut sit Deus ómnia in ómnibus. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c'est la Mort; car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dira: " Tout est soumis désormais ", c'est évidemment à l'exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.
R/. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea; et in umbra alárum tuárum sperábo, * Donec tránseat iníquitas. V/. Clamábo ad Deum altíssimum, et ad Dóminum qui benefécit mihi. * Donec. R/. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance; j'ai mon refuge à l'ombre de tes ailes, * Aussi longtemps que dure le malheur. V/. Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi. * Aussi longtemps.
Lectio III Lecture III
Alióquin quid fácient, qui baptizántur pro mórtuis? Si omníno mórtui non resúrgunt, ut quid et baptizántur pro illis? Ut quid et nos periclitámur omni hora? Cotídie mórior, útique per vestram gloriatiónem, fratres, quam hábeo in Christo Iesu Dómino nostro ! Si secúndum hóminem ad béstias pugnávi Ephesi, quid mihi prodest? Si mórtui non resúrgunt, manducémus et bibámus, cras enim moriémur. Nolíte sedúci: " Corrúmpunt mores bonos collóquia mala. " Evigiláte iuste et nolíte peccáre ! Ignorántiam enim Dei quidam habent; ad reveréntiam vobis loquor. S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux? Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril? Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Si c'est dans des vues humaines que j'ai livré combat contre les bêtes à Éphèse, que m'en revient-il? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas: " Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. " Dégrisez-vous, comme il sied, et ne péchez pas; car il en est parmi vous qui ignorent tout de Dieu. Je le dis à votre honte.
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu Nicolái Cabásilas De divína litúrgia (Cap. 44: PG 150, 463) Traité de Nicolas Cabasilas sur la divine liturgie
Lectio I Lecture I
Christus est intercéssor per quem ómnia assecúti sumus bona quæ a Deo nobis data sunt, vel pótius semper dantur. Non enim postquam semel fuit intercéssor, et ómnia nobis trádidit pro quibus intercésserat, recéssit, sed semper intercédit, non verbis quibúsdam et précibus, sicut solent legáti, sed reípsa. Quænam autem ea res est? Sibi coniúngere et próprias per se grátias impertíri, pro uniuscuiúsque dignitáte et modo purgatiónis. Le Christ est le médiateur par qui nous sont venus tous les biens qui nous ont été donnés, ou plutôt qui nous sont sans cesse donnés par Dieu. Car il ne s'est pas contenté de remplir une fois son rôle de médiateur en nous livrant tous les biens en vue desquels il le remplissait, et de se retirer ensuite: non, il intervient sans cesse, et non point en paroles et en requêtes comme font les ambassadeurs, mais en action. Cette action, quelle est-elle? Nous unir à lui et, à travers sa personne, nous faire part des grâces qui lui sont propres, selon le mérite de chacun et selon le degré de sa purification.
R/. Adiútor meus, tibi psallam, quia, Deus, suscéptor meus es: * Deus meus misericórdia mea. V/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Deus meus. R/. Je te fêterai, Dieu, ma forteresse: oui, mon rempart, c'est toi, * Le Dieu de mon amour! V/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi, ô toi, * Le Dieu.
Lectio II Lecture II
Et quemádmodum lux quæ per se visum præbet vidéntibus, quibus defécerit, iis quoque visus defúerit: ita étiam cum Christo consuetúdinem esse perpétuam ánimis necésse est, si sint omníno victúræ et quietúræ. Neque enim sine luce potest vidére óculus, neque fíeri potest ut sine Christo vera vita et pax insit ánimis; quóniam ipse est qui solus Deo reconcíliat, qui eam pacem facit, sine qua nulla spes est, ut qui Dei sunt inimíci, sint eius bonórum partícipes. La lumière fournissant par elle-même à l'œil la possibilité de la vision, ceux à qui elle vient à faire défaut sont privés de la vue: ainsi l'union continuelle avec le Christ est-elle nécessaire aux âmes, si elles veulent pleinement vivre et jouir du repos. Ni sans lumière l'œil ne peut voir, ni sans le Christ les âmes ne peuvent posséder en elles la vie véritable et la paix. Car c'est lui seul qui réconcilie avec Dieu, lui seul qui produit cette paix sans laquelle nous restons ennemis de Dieu, sans aucun espoir de participer d'une façon ou d'une autre aux biens venus de lui.
R/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, * Et ab insurgéntibus in me líbera me. V/. Eripe me de operántibus iniquitátem, et de viris sánguinum salva me. * Et. R/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; * De mes agresseurs, protège-moi. V/. Délivre-moi des hommes criminels; des meurtriers, sauve-moi. * De mes agresseurs.
Lectio III Lecture III
Sive ergo ab inítio quis Christo coniúnctus non est, sive coniúnctus non mansit, est inimícus et a divínis bonis aliénus. Quid est enim quod humánæ natúræ Deum reconciliávit? Omníno quod hóminem vidit Fílium suum diléctum. Ita étiam unicuíque hómini reconciliátur, si quis gerat formam Unigéniti et illíus ferat corpus, et appáreat unus cum eo spíritus. Si donc quelqu'un n'a pas été initialement réuni au Christ par le baptême, ou si, une fois réuni à lui, il n'a pas persisté dans cette union, celui-là est encore ennemi et, par conséquent, étranger aux divines richesses. Qu'est-ce, en effet, qui a réconcilié Dieu avec le genre humain? Uniquement ceci: Dieu a vu, fait homme, son Fils bien-aimé. De même, il se réconcilie avec chaque homme individuellement, si celui-ci revêt la forme du Fils unique, est porteur de son corps et se montre un seul esprit avec lui.
R/. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. V/. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. V/. Glória Patri. * Neque. R/. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. V/. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. V/. Gloire au Père. * Ne reste pas.