Vigiles (OSB) du samedi 2 mars 2019 -

Hebdomada IX per annum IXème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Iacóbi apóstoli De la lettre de saint Jacques
Lectio I Lecture I
Scitis, fratres mei dilécti. Sit autem omnis homo velox ad audiéndum, tardus autem ad loquéndum et tárdus ad iram; ira enim viri iustítiam Dei non operátur. Propter quod abiciéntes omnem immundítiam et abundántiam malítiæ, in mansuetúdine suscípite ínsitum verbum, quod potest salváre ánimas vestras. Sachez-le, mes frères bien-aimés: que chacun soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. Rejetez donc toute malpropreté, tout reste de malice, et recevez avec docilité la Parole qui a été implantée en vous et qui peut sauver vos âmes.
R/. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te véniat; * Quia non spernis, Deus, preces páuperum. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Quia. R/. Seigneur, entends ma prière: que mon cri parvienne jusqu'à toi! * Car tu ne méprises pas, mon Dieu, la prière des humbles. V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Car.
Lectio II Lecture II
Estóte autem factóres verbi et non auditóres tantum falléntes vosmetípsos. Quia si quis audítor est verbi et non factor, hic comparábitur viro consideránti vultum nativitátis suæ in spéculo; considerávit enim se et ábiit, et statim oblítus est qualis fúerit. Qui autem perspéxerit in lege perfécta libertátis et permánserit, non audítor obliviósus factus sed factor óperis, hic beátus in facto suo erit. Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s'abusent eux-mêmes! Qui écoute la Parole sans la mettre en pratique ressemble à un homme qui observe sa physionomie dans un miroir. Il s'observe, part, et oublie comment il était. Celui, au contraire, qui se penche sur la Loi parfaite de liberté et s'y tient attaché, non pas en auditeur oublieux, mais pour la mettre activement en pratique, celui-là trouve son bonheur en la pratiquant.
R/. Velóciter exáudi me, Dómine, * Quia defecérunt sicut fumus dies mei. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fœnum árui; * Quia. R/. Vite, réponds-moi, Seigneur, * Car mes jours s'en vont en fumée. V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me dessèche comme l'herbe; * Car.
Lectio III Lecture III
Si quis putat se religiósum esse non freno cirmumdúcens linguam suam sed sedúcens cor suum, huius vana est relígio. Relígio munda et immaculáta apud Deum et Patrem hæc est: visitáre pupíllos et víduas in tribulatióne eórum, immaculátum se custodíre ab hoc sæculo. Si quelqu'un s'imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue et trompe son propre cœur, sa religion est vaine. La religion pure et sans tache devant Dieu notre Père consiste en ceci: visiter les orphelins et les veuves dans leurs épreuves, se garder de toute souillure du monde.
R/. Salvos nos fac, Dómine Deus noster, et cóngrega nos de natiónibus, * Ut confiteámur nómini tuo et gloriémur in laude tua. V/. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui; vísita nos in salutári tuo: * Ut confiteámur. V/. Glória Patri. * Ut confiteámur. R/. Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble-nous du milieu des païens: * Que nous rendions grâce à ton nom, fiers de chanter ta louange! V/. Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple; toi qui le sauves, visite-nous: * Que. V/. Gloire au Père. * Que nous rendions grâce..
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Petri Chrysólogi epíscopi (Sermo de Nativitate Domini: PLS 3, 180) Sermon de saint Pierre Chrysologue
Lectio I Lecture I
Peperit Virgo quem Deo fílium fáceret, qui senténtiam prævaricatiónis exclúderet, pœnam mortis eríperet, et vitam perpétuam credéntibus condonáret. Portávit in útero fílium mater ómnibus quæ sunt ante nutriménta maiórem, et hunc fudit forma mirum in terris, quem habent ángeli imperatórem in cælis. Péperit fílium mater, a quo ipsa nutrirétur, pótius quam nutríret. Mortáli alvo immortálem suscépit hóspitem et in terréstri hospítio cæléstem Virgo imperatórem suscépit. La Vierge a mis au monde le fils qu'elle devait enfanter pour Dieu, celui qui devait abroger la sentence de la prévarication, nous délivrer du châtiment de la mort et gratifier les croyants de la vie éternelle. Cette mère a porté dans son sein un fils plus noble que tous les nourrissons qui ont existé auparavant, et elle a donné le jour sur la terre à cet enfant d'une admirable beauté, que les anges ont pour souverain Seigneur dans les cieux. Cette mère a enfanté un fils qui devait la nourrir plus encore qu'elle ne le nourrirait. Dans un sein mortel elle accueillit un hôte immortel, et dans une demeure terrestre la Vierge offrit l'hospitalité au souverain Seigneur du ciel.
R/. Cum cecíderit, iustus non conturbábitur, * Quia Dóminus firmat manum eius. V/. Iúnior fui, étenim sénui, et non vidi iustum derelíctum, nec semen eius quærens panem. * Quia . R/. Lorsqu'il trébuche, le juste ne vacille pas, * Car le Seigneur lui tient la main. V/. Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours, je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendier leur pain. * Car.
Lectio II Lecture II
Beáta virgínitas désinit iam mortis ancílla esse, quia illum intra se gestat in mente, quem María portávit in ventre. Nulli virgínitas servitúti succúmbit, quia illum díligit, qui humáno géneri áttulit libertátem. Cæléstis propágo germinábat in útero et in exímio partu virgínea víscera coruscábant. Humánis gréssibus portabátur fictúra deífica, et in angústo pudóris cubículo, eum quem cæli non cápiunt, sancta Virgo portábat inclúsum. Et péperit eum, non qui nascéndo pollúeret pariéntem, sed qui pollutiónem sæculi delaváret. La bienheureuse virginité cesse désormais d'être l'esclave de la mort, car elle possède dans son âme celui que Marie a porté dans ses entrailles. La virginité ne se laisse dominer par aucune servitude, parce qu'elle aime celui qui a apporté la liberté au genre humain. Un germe céleste se développait dans le sein de Marie et, dans cet enfantement merveilleux, ses entrailles virginales resplendissaient. Des pas humains portaient un ouvrage divin, et dans l'étroite retraite de la pudeur, la Vierge sainte tenait enfermé celui que les cieux ne pouvaient contenir. Et elle a mis au monde un enfant dont la naissance ne devait pas souiller celle qui l'enfantait, mais qui venait laver la souillure du monde.
R/. Rugiébam a gémitu cordis mei, * Ante te omne desidérium meum, et gémitus meus a te non est abscónditus. V/. Cor meum conturbátum est in me, derelíquit me virtus mea. * Ante te. R/. Mon cœur gronde et rugit, Seigneur, * Tout mon désir est devant toi, et rien de ma plainte ne t'échappe. V/. Le cœur me bat, ma force m'abandonne, * Tout mon désir.
Lectio III Lecture III
Sancta crédidit, sancta concépit, sánctior effícitur post partum. Exstitit autem ipsi vírgini, ipse fílius qui erat sponsus; ipse génitus qui erat génitor. Illic fuit paranýmpha credúlitas, parnýmphus archángelus, mater sponsa et ipse quem péperit Christus, sponsus. Quem Sanctus Spíritus copulávit et Gábriel ángelus nuntiávit, angelórum exércitus decantávit: fecit grávidam vírginem ipse, qui erat ex vírgine nascitúrus. Expávit in partu suo súbito mater: Deus per ángelum loquebátur et Virgo áuribus imprægnabátur. Audiat omnis ætas, quod numquam audívit. Virgo pártui suo nupsit: virginitátem, dum páreret, duplicávit, et fílium quem génuit adorávit. Sainte, elle crut; sainte, elle conçut; elle devient plus sainte encore après son enfantement. D'autre part, celui qui était l'époux de la Vierge se fait alors son fils; celui qui était son Père se fit son enfant. Dans ce mariage, la compagne de l'épouse, ce fut la foi; l'ami de l'époux, ce fut l'archange; l'épouse, ce fut la mère; l'époux, ce fut le Christ qu'elle avait enfanté. Celui que le Saint-Esprit a formé en elle et que l'ange Gabriel lui annonça, l'armée des cieux le célébra par ses chants; celui de qui la Vierge fut enceinte, c'est celui qui devait naître de la Vierge. La mère s'effraya de son enfantement soudain: Dieu parlait par l'ange, et à ces paroles la Vierge devenait mère. Que tous les siècles entendent ce qu'ils n'ont jamais entendu: une vierge a épousé le fruit de son sein; par son enfantement, elle a redoublé sa virginité et elle a adoré le fils qu'elle a mis au monde.
R/. Exáudi oratiónem meam, Dómine, et deprecatiónem meam; et ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. V/. Compláceat tibi, Dómine, ut éruas me; Dómine, ad adiuvándum me réspice. * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. Entends ma prière, Seigneur, écoute ma supplication; délivre-moi de tous mes péchés, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. V/. Daigne, Seigneur, me délivrer; regarde-moi, aide-moi, Seigneur! * Car. V/. Gloire au Père. * Car.