Vigiles (OSB) du dimanche 3 mars 2019 - VIIIème dimanche dans l'année

Hebdomada VIII per annum VIIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica VIII per annum VIIIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Fratres, nolíte púeri éffici sénsibus, sed malítia párvuli estóte, sénsibus autem perfécti estóte. In lege scriptum est: In áliis linguis et in lábiis aliórum loquar pópulo huic, et nec sic exáudient me, dicit Dóminus. Itaque linguæ in signum sunt non fidélibus sed infidélibus, prophetía non infidélibus sed fidélibus. Si ergo convéniat univérsa ecclésia in unum, et omnes linguis loquántur, intrent autem idiótæ aut infidéles, nonne dicent quod insanítis? Si autem omnes prophétant, intret autem quis infidélis vel idióta, convíncitur ab ómnibus, diiudicátur ab ómnibus, occúlta cordis eius manifésta fiunt, et ita cadens in fáciem adorábit Deum pronúntians: " Vere Deus in vobis est! " Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits. Il est écrit dans la Loi: C'est par des hommes d'une autre langue et par des lèvres d'étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m'écouteront pas, dit le Seigneur. Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles: la prophétie, elle, n'est pas pour les infidèles mais pour les croyants. Si donc l'Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu'il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous? Mais si tous prophétisent et qu'il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous; les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
R/. Super pópulum tuum, Dómine, * Benedíctio tua. V/. Dómini est salus, et super pópulum tuum * Benedíctio. R/. Sur ton peuple, Seigneur, * Que vienne ta bénédiction! V/. Du Seigneur vient le salut: sur ton peuple, * Que vienne.
Lectio II Lecture II
Quid ergo est, fratres? Cum convenítis, unusquísque psalmum habet, doctrínam habet, apocalýpsim habet, linguam habet, interpretatiónem habet: ómnia ad ædificatiónem fiant. Sive lingua quis lóquitur, secúndum duos aut ut multum tres, et per partes, et unus interpretétur; si autem non fúerit intérpres, táceat in ecclésia, sibi autem loquátur et Deo. Prophétæ duo aut tres dicant, et céteri diiúdicent; quod si álii revelátum fúerit sedénti, prior táceat. Potéstis enim omnes per síngulos prophetáre, ut omnes discant et omnes exhorténtur, et spíritus prophetárum prophétis subiécti sunt; non enim est dissensiónis Deus sed pacis. Que conclure, frères? Lorsque vous vous assemblez, chacun peut avoir un cantique, un enseignement, une révélation, un discours en langue, une interprétation. Que tout se passe de manière à édifier. Parle-t-on en langue? Que ce soit le fait de deux ou de trois tout au plus, et à tour de rôle; et qu'il y ait un interprète. S'il n'y a pas d'interprète, qu'on se taise dans l'assemblée; qu'on se parle à soi-même et à Dieu. Pour les prophètes, qu'il y en ait deux ou trois à parler, et que les autres jugent. Si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser à tour de rôle, pour que tous soient instruits et tous exhortés. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes; car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix.
R/. Cum invocárem te, exaudísti me, Deus iustítiæ meæ; in tribulatióne dilatásti me. * Miserére mihi, Dómine, et exáudi oratiónem meam. V/. Fílii hóminum, úsquequo graves corde? Ut quid dilígitis vanitátem et quæritis mendácium? * Miserére. R/. Quand je crie vers toi, tu me réponds, Dieu, ma justice; toi qui me libères dans la détresse. * Pitié pour moi, Seigneur, écoute ma prière! V/. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans la dureté de cœur, l'amour du néant et la course au mensonge? * Pitié.
Lectio III Lecture III
Sicut in ómnibus ecclésiis sanctórum, mulíeres in ecclésiis táceant, non enim permíttitur eis loqui; sed súbditæ sint, sicut et lex dicit. Si quid autem volunt díscere, domi viros suos intérrogent; turpe est enim mulíeri loqui in ecclésia. Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole; qu'elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent leur mari à la maison; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée.
R/. Dómini est terra et plenitúdo eius, * Orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo. V/. Ipse super mária fundávit eum, et super flúmina præparávit eum. * Orbis. R/. Au Seigneur, le monde et sa richesse, * La terre et tous ses habitants! V/. C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots; * La terre.
Lectio IV Lecture IV
An a vobis verbum Dei procéssit aut in vos solos pervénit? Si quis vidétur prophéta esse aut spiritális, cognóscat, quæ scribo vobis, quia Dómini est mandátum. Si quis autem ignórat, ignorábitur. Itaque, fratres mei, æmulámini prophetáre et loqui linguis nolíte prohibére; ómnia autem honéste et secúndum órdinem fiant. Est-ce de chez vous qu'est sortie la parole de Dieu? Ou bien, est-ce à vous seuls qu'elle est parvenue? Si quelqu'un croit être prophète ou inspiré par l'Esprit, qu'il reconnaisse en ce que je vous écris un commandement du Seigneur. S'il l'ignore, c'est qu'il est ignoré. Ainsi donc, mes frères, aspirez au don de prophétie, et n'empêchez pas de parler en langues. Mais que tout se passe dignement et dans l'ordre.
R/. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. V/. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. V/. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. V/. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De domínica oratióne (Nn. 23-25: CCL 3A, 105-106) Traité de saint Cyprien sur la prière du Seigneur
Lectio I Lecture I
Pacíficos et concórdes atque unánimes esse in domo sua Deus præcépit et quales nos fecit secúnda nativitáte tales vult renátos perseveráre, ut qui fílii Dei esse cœpimus in Dei pace maneámus, et quibus spíritus unus est unus sit et ánimus et sensus. Sic nec sacrifícium Deus récipit dissidéntis, et ab altári reverténtem prius fratri reconciliári iubet, ut pacíficis précibus et Deus possit esse pacátus. Sacrifícium Deo maius est pax nostra et fratérna concórdia et de unitáte Patris et Fílii et Spíritus Sancti plebs adunáta. Dieu nous commande paix, concorde et unanimité dans sa maison. Tels il nous a créés à la seconde naissance, tels il nous veut voir persévérer une fois renés. Ainsi, nous qui avons commencé d'être les fils de Dieu, nous demeurons dans la paix à l'unisson des âmes et des sentiments. Dieu n'accepte pas le sacrifice de celui qui vit dans l'inimitié. Le renvoyant de l'autel, il lui ordonne de se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu soit apaisé par des prières pacifiées. Pour Dieu, le sacrifice majeur, c'est notre paix et notre fraternelle concorde. C'est tout un peuple réuni à partir de l'unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
R/. Aspice in me, Dómine, et miserére mei, quóniam únicus et pauper sum. De necessitátibus meis éripe me; * Et dimítte univérsa delícta mea. V/. Secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, propter bonitátem tuam, Dómine; * Et dimítte. R/. Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, de moi qui suis seul et misérable. Tire-moi de la détresse; * Enlève tous mes péchés. V/. Dans ta miséricorde, souviens-toi de moi, en raison de ta bonté, Seigneur; * Enlève.
Lectio II Lecture II
Neque enim in sacrifíciis quæ Abel et Cain primi obtulérunt múnera eórum Deus, sed corda intuebátur, ut ille placéret in múnere qui placébat in corde. Abel pacíficus et iustus, dum Deo sacríficat innocénter, dócuit et céteros, quando ad altáre munus ófferunt, sic veníre cum Dei timóre, cum símplici corde, cum lege iustítiæ, cum concórdiæ pace. Mérito ille dum in sacrifício Dei talis est, ipse póstmodum sacrifícium Deo factus est, ut martýrium primus osténdens initiáret sánguinis sui glória domínicam passiónem qui et iustítiam Dómini habúerat et pacem: tales dénique a Dómino coronántur, tales in die iudícii cum Dómino vindicabúntur. Dans les sacrifices qu'Abel et Caïn furent les premiers à offrir, ce n'est pas ce qu'ils offraient, mais leurs cœurs que Dieu regardait. Était agréable par son offrande celui qui l'était par son cœur. Abel, pacifique et juste, en sacrifiant à Dieu en toute pureté, enseigne aux autres comment venir à l'autel apporter leur offrande: dans la crainte de Dieu, d'un cœur pur, dans la justice, la concorde et la paix. C'est donc normal qu'étant ce qu'il était en sacrifiant à Dieu, Abel devint plus tard un sacrifice à Dieu. Montrant pour la première fois ce qu'est le martyre, il eut la gloire d'esquisser de son sang la passion à venir du Seigneur, parce qu'il possédait la paix et la justice de ce Seigneur. Tels sont ceux qu'en fin de compte couronne le Seigneur, ceux qui lors du jugement siégeront avec lui.
R/. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi et sémitas tuas édoce me. Dírige me in veritáte tua, * Quia tu es Deus salvátor meus, et te sustínui tota die. V/. Delícta iuventútis meæ et ignorántias meas ne memíneris, Dómine; * Quia. R/. Seigneur, fais-moi connaître ton chemin, enseigne-moi tes voies. Dirige-moi selon ta vérité, * Car tu es le Dieu qui me sauve, c'est toi que j'espère tout le jour. V/. Oublie, Seigneur, mon ignorance et les péchés de ma jeunesse; * Car.
Lectio III Lecture III
Ceterum discórdans et díssidens et pacem cum frátribus non habens, secúndum quod beátus Apóstolus et Scriptúra sancta testátur, nec si pro nómine occísus fúerit, crimen dissensiónis fratérnæ póterit evádere, quia sicut scriptum est: Qui fratrem suum odit homicída est, nec ad regnum pérvenit aut cum Deo vivit homicída. Non potest esse cum Christo, qui imitátor Iudæ máluit esse quam Christi. Quale delíctum est quod nec baptísmo sánguinis potest áblui, quale crimen est quod martýrio non potest expiári ! Quant à celui qui sème la discorde et l'inimitié, qui n'est pas en paix avec ses frères, même la mort pour le nom du Christ ne le fait pas échapper à l'accusation de discorde fraternelle. L'Apôtre et toute l'Écriture l'attestent. Par exemple: Celui qui hait son frère est homicide. Or l'homicide ne parvient pas au royaume des cieux, ni ne vit avec Dieu. Celui qui a préféré à l'imitation du Christ celle de Judas ne peut pas être avec le Christ. Quel péché que celui que le baptême de sang ne peut laver! Quel crime que celui que le martyre ne peut expier!
R/. Audiam, Dómine, vocem laudis tuæ, * Ut enárrem univérsa mirabília tua. V/. Dómine, diléxi decórem domus tuæ, et locum habitatiónis glóriæ tuæ; * Ut enárrem. R/. Que j'entende, Seigneur, proclamer ta louange, * Et je raconterai chacune de tes merveilles. V/. J'aime, Seigneur, la beauté de ta maison, le lieu où demeure ta gloire; * Et je raconterai.
Lectio IV Lecture IV
Illud quoque necessárie monet Dóminus ut in oratióne dicámus: Et ne patiáris nos indúci in tentatiónem. Qua in parte osténditur nihil contra nos adversárium posse, nisi Deus ante permíserit, ut omnis timor noster et devótio atque observátio ad Deum convertátur, quando in tentatiónibus nihil malo líceat, nisi potéstas inde tribuátur. Ne souffre pas que nous soyons conduits en tentation. Cette affirmation est nécessaire: elle montre que l'adversaire ne peut rien contre nous si Dieu ne lui a pas auparavant donné ce pouvoir. Que notre crainte, notre empressement, notre vigilance soient donc tournés vers Dieu puisque, dans les tentations, le Malin ne peut rien se permettre contre nous que Dieu ne lui ait permis.
R/. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. V/. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. V/. Glória Patri. * Ne. R/. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! V/. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. V/. Gloire au Père. * Ne.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Dixit Iesus discípulis et similitúdinem: " Numquid potest cæcus cæcum dúcere? Nonne ambo in fóveam cadent? " Et réliqua. Jésus s'adressait à la foule en paraboles: " Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? " Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Cæsárii Arelaténsis epíscopi (Sermo Morin 160A: PLS 4, 405) Sermon de saint Césaire d'Arles
Lectio I Lecture I
Audívimus, fratres caríssimi, cum evangélium legerétur, dixísse Dóminum ad turbas vel ad discípulos suos: Bonus homo de bono thesáuro cordis sui profert bona; malus homo de malo thesáuro cordis sui profert mala: ex abundántia enim cordis os lóquitur. Si diligénter considerátis, fratres, duo génera vel duo loca thesaurórum Christus Dóminus demonstrávit: thesáurum bonum in corde bono, thesáurum malum in corde malo. Nous l'avons entendu lire dans l'Évangile, frères bien aimés: le Seigneur a dit aux foules et à ses disciples: L'homme bon tire le bien du bon trésor de son cœur; l'homme mauvais tire le mal du mauvais trésor de son cœur, car la bouche parle de l'abondance du cœur. À y bien réfléchir, frères, le Christ Seigneur a indiqué deux catégories et deux emplacements pour les trésors: un bon trésor dans un bon cœur; un mauvais trésor dans un cœur mauvais.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Itaque, fratres, considerémus consciéntias nostras, considerémus interióres arcéllas ánimæ nostræ, et videámus cuius ibi recónditum thesáurum habémus: tunc enim scire potérimus ad cuius domínium nos aut thesáurus ipse pertíneat. Si enim, Deo adiuvánte, semper quæ bona sunt cogitémus, et quæ honésta sunt agámus, non solum thesáurum Christi in corde servámus, sed étiam nos ipsi Christi thesáurus sumus; si vero cogitatióne sórdida vel malígna ánimus noster fúerit occupátus, ad quem pertíneat thesáurus cordis nostri non opus est dícere. C'est pourquoi, frères, considérons notre conscience, considérons les replis intérieurs de notre âme, et voyons le trésor que nous y tenons caché: c'est alors que nous pourrons savoir à qui nous appartenons, nous et notre trésor. Si, en effet, avec l'aide de Dieu, nous avons toujours de bonnes pensées, et accomplissons des actions honnêtes, non seulement nous gardons le trésor du Christ dans notre cœur, mais encore nous sommes nous-mêmes le trésor du Christ. Au contraire, si notre esprit est occupé de pensées basses ou perverses, point n'est besoin de dire à qui appartient le trésor de notre cœur.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te ! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Unusquísque enim qualem habúerit thesáurum, talem habébit et Dóminum. Nam quia in bonis homínibus Christus hábitat et Apóstolus testis est, in interióri hómine per fidem habitáre Christum; quod vero diábolus in malis hábitat, de Iuda in evangélio légimus: Cum iam, inquit, ascendísset diábolus in corde Iudæ ut tráderet Dóminum. Agnóscite ergo, fratres, quia secúndum quod se unusquísque cum Dei adiutório præparáre volúerit, aut Christi aut adversárii posséssio erit. En effet, chacun appartiendra au maître que lui aura valu son trésor. Que le Christ habite dans les hommes bons, l'Apôtre aussi en témoigne: Le Christ habite dans l'homme intérieur par la foi. Quant au fait que le diable habite les méchants, nous lisons dans l'Évangile au sujet de Judas: Alors que déjà le diable était entré dans le cœur de Judas pour lui suggérer de trahir le Seigneur... Reconnaissons-le donc, frères: selon la manière dont chacun, avec le secours de Dieu, voudra se disposer, il appartiendra soit au Christ, soit au diable.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Et quia, quod iam díximus, ex abundántia cordis os lóquitur, si vis scire quid ab hómine habeátur in corde, atténde quid proferátur ex ore: si enim quæ sancta, quæ iusta, quæ pie sunt loquátur, Christus, qui hábitat in corde, ipse sonat in ore; si vero turpilóquia, convícia, maledícta, oppróbria, detractiónes, murmuratiónes vídeas hóminem ex ore proférre, quis intus hábitet póteris evidénter agnóscere. Si Christum suscéperis, cum ipso eris regnatúrus in cælo. Et parce que, comme nous l'avons déjà dit, la bouche parle de l'abondance du cœur, si tu veux savoir ce qu'un homme cache dans son cœur, examine ce qui sort de sa bouche. S'il prononce des paroles saintes, justes et pieuses, c'est le Christ habitant dans son cœur qui se fait entendre par sa bouche; mais si tu entends un homme proférer des grossièretés, des insultes, des malédictions, des outrages, des détractions, des murmures, tu peux reconnaître avec évidence quel est celui qui l'habite. Si tu accueilles le Christ, tu régneras avec lui dans les cieux.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena est. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.