Vigiles (OSB) du vendredi 31 mai 2019 - Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie

Hebdomada VI Paschae VIème semaine de Pâques
Feria VI Vendredi
In Visitatione B. Mariae Virginis Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie
Festum Fête
In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De Cántico canticórum Du Cantique des cantiques 2, 8-14; 8, 6-7
Lectio I Lecture I
Vox dilécti mei! Ecce iste venit sáliens in móntibus, transíliens colles. Símilis est diléctus meus cápreæ hinnulóque cervórum. En ipse stat post paríetem nostrum respíciens per fenéstras, prospíciens per cancéllos. J'entends mon bien-aimé. Voici qu'il arrive, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines. Mon bien-aimé est semblable à une gazelle, à un jeune faon. Voilà qu'il se tient derrière notre mur. Il guette par la fenêtre, il épie par le treillis.
R/. Quæ est ista quæ procéssit sicut sol, et formósa tamquam Ierúsalem? * Vidérunt eam fíliæ Sion, et beátam dixérunt, et regínæ laudavérunt eam. V/. Et sicut dies verni circumdábant eam flores rosárum et lília convállium. * Vidérunt. R/. Qui est-elle, qui surgit comme le soleil, belle comme Jérusalem? * Les filles de Sion la voient et la disent bienheureuse, les reines en font l'éloge. V/. Et, comme une journée de printemps, elle est environnée de fleurs de rosiers et de lis des vallées. * Les filles de Sion.
Lectio II Lecture II
En diléctus meus lóquitur mihi : " Surge, amíca mea, colúmba mea, formósa mea, et veni. Iam enim hiems tránsiit, imber ábiit et recéssit. Flores apparuérunt in terra, tempus putatiónis advénit; vox túrturis audíta est in terra nostra, ficus prótulit grossos suos, víneæ floréntes dedérunt odórem suum. " Mon bien-aimé élève la voix, il me dit: «Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens. Car voilà l'hiver passé, c'en est fini des pluies, elles ont disparu. Sur notre terre les fleurs se montrent. La saison vient des gais refrains, le roucoulement de la tourterelle se fait entendre sur notre terre. Le figuier forme ses premiers fruits et les vignes en fleur exhalent leur parfum.»
R/. Congratulámini mihi, omnes qui dilígitis Dóminum, quia cum essem párvula plácui Altíssimo, * Et de meis viscéribus génui Deum et hóminem. V/. Beátam me dicent omnes generatiónes, quia ancíllam húmilem respéxit Deus. * Et. R/. Réjouissez-vous avec moi, vous tous qui aimez le Seigneur. Comme j'étais toute petite, j'ai plu au Très-Haut, * Et de mon sein, j'ai mis au monde le Dieu fait homme. V/. Tous les âges me diront bienheureuse, car Dieu s'est penché sur son humble servante. * Et.
Lectio III Lecture III
« Surge, amíca mea, speciósa mea, et veni, colúmba mea, in foramínibus petræ, in cavérna abrúpta. Osténde mihi fáciem tuam, sonet vox tua in áuribus meis; vox enim tua dulcis, et fácies tua decóra. " Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens! Ma colombe, cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées,montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce et charmant ton visage.»
R/. Beátam me dicent omnes generatiónes, quia fecit mihi Dóminus magna, qui potens est, * Et sanctum nomen eius. V/. Et misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. * Et sanctum. R/. Désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; * Saint est son nom! V/. Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. * Saint.
Lectio IV Lecture IV
« Pone me ut signáculum super cor tuum, ut signáculum super bráchium tuum, quia fortis est ut mors diléctio, dura sicut inférnus æmulátio; lámpades eius lámpades ignis atque flammæ divínæ. Aquæ multæ non potuérunt exstínguere caritátem, nec flúmina óbruent illam; si déderit homo omnem substántiam domus suæ pro dilectióne, quasi nihil despícient eum. " Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. Car l'amour est fort comme la Mort, la passion inflexible comme le Shéol. Ses traits sont des traits de feu, une flamme du Seigneur. Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, ne recueillerait que mépris.»
R/. Felix namque es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima, * Quia ex te ortus est Sol iustítiæ, Christus Deus noster. V/. Ora pro pópulo, intérveni pro clero, intercéde pro devóto femíneo sexu; séntiant omnes tuum iuvámen, quicúmque célebrant tuam Visitatiónem. * Quia. V/. Glória Patri.* Quia. R/. Que tu es heureuse, Marie, Vierge sainte, et vraiment digne de toute louange,* Car de toi s'est levé le Soleil de justice, le Christ, notre Dieu. V/. Prie pour le peuple, interviens en faveur des clercs, intercède pour les femmes consacrées; et que tous ceux qui célèbrent ta Visitation éprouvent le bienfait de ton assistance. * Car. V/. Gloire au Père.* Car.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in psalmum centésimum décimum octávum (Sermo 12, 13-14 : CSEL 62, 258-259) Sermon de saint Ambroise sur le psaume 118
Lectio I Lecture I
Vides quod Verbum Deus et otiósum próvocat et dormiéntem éxcitat. Qui enim venit et iánuam pulsat, vult semper intráre. Sed in nobis est quod non semper ingréditur, non semper manet. Páteat adveniénti iánua tua; áperi ánimam tuam, expánde grémium tuæ mentis, ut vídeat divítias simplicitátis, thesáuros pacis, suavitátem grátiæ. Diláta cor tuum, occúrre soli lucis ætérnæ quæ illúminat omnem hóminem. Et illud quidem verum lumen ómnibus lucet; sed si quis fenéstras suas cláuserit, ætérno lúmine se ipse fraudábit. Tu vois que le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur. En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer. Mais il dépend de nous qu'il n'entre pas toujours, qu'il ne demeure pas toujours. Que ta porte soit ouverte à celui qui vient; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin qu'il découvre les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la suavité de la grâce. Dilate ton cœur, cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui illumine tout homme. Et assurément cette lumière véritable brille pour tous; mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle.
R/. Cum iucunditáte Visitatiónem sanctæ Maríæ celebrémus, * Ut ipsa pro nobis intercédat ad Dóminum Iesum Christum. V/. Gloriósæ Vírginis Maríæ Visitatiónem digníssime recolámus. * Ut ipsa. R/. Livrons-nous à la joie de célébrer la Visitation de sainte Marie, * En sorte qu'elle-même intercède pour nous auprès du Seigneur Jésus-Christ. V/. Commémorons avec magnificence la Visitation de la glorieuse Vierge Marie, * En sorte qu'elle-même.
Lectio II Lecture II
Exclúditur ergo et Christus, si tu mentis tuæ iánuam claudas. Etsi possit intráre, non vult tamen importúnus irrúere, non vult invítos cógere. Ortus ex Vírgine procéssit ex alvo, univérsa tótius orbis irrádians, ut lucéret ómnibus. Cápiunt qui desíderant fulgóris perpétui claritátem, quam nox nulla intérpolat. Soli enim huic quem cotídie cérnimus nox tenebrósa succédit, sol autem iustítiæ numquam óccidit, quia sapiéntiæ non succédit malítia. Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme. Certes, il pourrait entrer; pourtant il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent. Issu de la Vierge, il est sorti de son sein, irradiant tout l'univers, afin de resplendir pour tous. Ils le reçoivent, ceux qui désirent la clarté d'un éclat perpétuel, qu'aucune nuit ne vient interrompre. En effet, ce soleil que nous voyons chaque jour se laisse vaincre par la nuit obscure; mais le soleil de justice ne connaît pas de couchant, car la sagesse n'est pas vaincue par le mal.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam néscio, * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui.
Lectio III Lecture III
Beátus ergo ille, cuius pulsat iánuam Christus. Iánua nostra est fides quæ totam domum, si fúerit robústa, commúnit. Per istam iánuam Christus ingréditur. Unde et Ecclésia dicit in Cánticis : Vox fratris mei pulsat ad iánuam. Audi pulsántem, audi introíre cupiéntem : Aperi mihi, soror mea sponsa, colúmba mea, perfécta mea, quia caput meum replétum est rore et crines mei guttis noctis. Consídera quando máxime pulsat iánuam tuam Deus Verbum, cum replétum est caput eius rore noctúrno. In tribulatióne étenim et tentatiónibus pósitos visitáre dignátur, ne quis forte succúmbat victus ærúmnis. Replétur ergo caput eius rore vel guttis, quando corpus eius labórat. Bienheureux donc celui à la porte duquel frappe le Christ. Notre porte, c'est la foi qui, si elle est solide, défend toute la maison. C'est par cette porte que le Christ fait son entrée. Aussi l'Église dit-elle dans le Cantique: J'entends la voix de mon frère, il frappe à la porte. Écoute celui qui frappe, écoute celui qui désire entrer: Ouvre-moi, ma sœur, ma fiancée, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, et mes cheveux des gouttes de la nuit. Considère à quel moment le Dieu Verbe frappe à ta porte, quand sa tête est couverte de la rosée nocturne. Car il daigne visiter ceux qui sont soumis à l'épreuve et aux tentations, afin que nul ne succombe, vaincu par les difficultés. Donc sa tête est couverte de rosée ou de gouttes d'eau, quand son corps est dans la souffrance.
R/. Salve, nóbilis virga Iesse; salve, flos campi, María; * Ex te ortum est lílium convállium. V/. Odor tuus super cuncta pretiósa unguénta, favus distíllans lábia tua, mel et lac sub lingua tua. * Ex te. R/. Salut, noble tige de Jessé; salut, Marie, fleur des champs; * De toi prit naissance le lis des vallées. V/. Ton parfum surpasse les plus précieux onguents; tes lèvres distillent le miel des rayons, sous ta langue: du miel et du lait. * De toi.
Lectio IV Lecture IV
Tunc ergo vigilándum, ne, cum vénerit sponsus, recédat exclúsus. Si enim dórmias et cor tuum non vígilet, discédit ántequam pulset; si cor tuum vígilet, pulsat et aperíri sibi iánuam poscit. Habémus ergo ánimæ nostræ iánuam, habémus et portas de quibus dictum est : Tóllite portas, príncipes, vestras, et elevámini portæ æternáles et introíbit rex glóriæ. C'est alors qu'il faut veiller, de crainte que, lorsque viendra l'Époux, il ne se retire parce qu'il a trouvé la maison fermée. En effet, si tu dors et si ton cœur ne veille pas, il s'éloigne avant d'avoir frappé; si ton cœur veille, il frappe et il demande qu'on lui ouvre la porte. Nous disposons donc de la porte de notre âme, nous disposons aussi des portes dont il est écrit: Portes, élevez vos frontons; élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire fera son entrée.
R/. Hódie visitávit Elísabeth beáta Virgo María ex progénie David; per quam salus mundi credéntibus appáruit, * Cuius vita gloriósa lucem dedit s culo. V/. Beatíssimæ Vírginis Maríæ Visitatiónem devotíssime celebrémus. * Cuius. V/. Glória Patri.* Cuius. R/. Aujourd'hui Élisabeth reçoit visitation de Marie, la bienheureuse Vierge, issue de la lignée de David, par qui le salut du monde s'est manifesté aux croyants; * Marie, dont l'existence glorieuse illumine la race humaine. V/. Célébrons du fond du cœur la Visitation de la toute bienheureuse Vierge, * Marie. V/. Gloire au Père.* Marie.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 39-45
Exsúrgens María in diébus illis ábiit in montána cum festinatióne in civitátem Iudæ. Et réliqua. En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Et la suite.
Ex Meditatiónibus Guigónis secúndi Cartusiáni mónachi (Med. 8 : SC 163, 166-168) Méditation de Guigues II le Chartreux
Lectio I Lecture I
O magnum, o admirábile, o incomparábile opus sapientíssimi regis! Parum est, Dómina, ut te admiréntur leónes et leúnculi qui sunt in terra : omnis te cúria cæléstis longe supra se stupent et admirántur in te ópera digitórum Dei. O grátia plena, quid est quod báiulas in sinu tuo? Dóminus est, ego áncilla Dómini. Fecit mihi magna qui potens est; mérito miránda, quia magna, sed potens est qui fecit mihi magna. Grand, admirable, incomparable ouvrage du roi très sage! Que les lions et les lionceaux qui sont sur la terre te révèrent, ma souveraine, voilà qui est peu: toute la cour céleste, ravie bien au-dessus d'elle-même et stupéfaite, admire en toi l'œuvre des doigts de Dieu. Ô pleine de grâce, qu'est-ce donc que tu portes dans ton sein? C'est le Seigneur, je suis sa servante. Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses, admirables à bon droit parce que grandes, mais il est puissant, celui qui a fait pour moi ces grandes choses.
R/. Ecce iste venit sáliens in móntibus, transíliens colles; * Símilis est diléctus meus cápreæ hinnulóque cervórum. V/. Exsultávit ut gigas ad curréndam viam, a summo cælo egréssio eius. * Símilis. R/. Le voici qui vient, il bondit sur les montagnes, il franchit les collines: * Il est semblable, mon bien-aimé, à une gazelle, à un faon de biche. V/. Enthousiaste, comme un champion qui va prendre sa course, il s'élance d'une extrémité du ciel; * Il est semblable.
Lectio II Lecture II
Dominus est, ego áncilla : ille ros, ego terra, inde fruméntum; ille manna, ego vas, inde vermículus. Ego, inquit, sum vermis et non homo : homo enim sicut fenum, iste fruméntum. De rore cæli et de vírgine terra crevit fruméntum. Magna sunt, sed potens est qui fecit. Unum granum fruménti de me náscitur, et de abundántia fruménti dícitur : Si autem mórtuum fúerit, multum fructum affert. Móriens autem, abundántiam vini dedit; resúrgens et ascéndens, óleum effúdit, quam effúdit, inquit Apóstolus, in nos abúnde. Il est le Seigneur, je suis sa servante; il est la rosée, moi la terre, et de là le froment; il est la manne, moi le vase, et de là le vermisseau. Je suis un ver, a-t-il dit, et non pas un homme, car tout homme est comme de l'herbe, mais lui est comme le blé. De la rosée du ciel et de la terre, qui est la vierge, a poussé le froment. Ce sont de grandes choses, mais celui qui les a faites est tout-puissant. Un seul grain de blé est né de moi, mais de l'abondance de ce froment, il a été dit: Si le grain meurt, il porte beaucoup de fruit. Or, en mourant, il a répandu le vin en abondance; en ressuscitant et en montant au ciel, il a répandu l'huile, et il l'a répandue à profusion, comme dit l'Apôtre.
R/. Beata quæ credidísti, quóniam perficiéntur in te, quæ dicta sunt tibi a Dómino. Et ait María : * Magníficat ánima mea Dóminum. V/. Veníte et audíte, et narrábo quanta fecit Deus ánimæ meæ. * Magníficat. R/. Heureuse, toi qui as cru! Tout ce qui t'a été dit de la part du Seigneur va s'accomplir en toi. Marie dit alors: * Mon âme exalte le Seigneur. V/. Venez, entendez: je vous dirai ce qu'il a fait pour moi. * Mon âme.
Lectio III Lecture III
Ecce abundántia fruménti, vini et ólei de rore cæli et de pinguédine terræ. O pinguédo terræ, grátia plena : sicut adeps a carne, sic separáta es a massa peccatríce, grátia plena, plena fruménti, plena vini, plena ólei, plena et superabúndans ómnibus donis Spíritus Sancti. Voici l'abondance du blé, du vin et de l'huile, à partir de la rosée du ciel et de la fécondité de la terre. Ô terre féconde, pleine de grâce, comme la graisse mise à part dans le sacrifice, ainsi tu es séparée de la masse des pécheurs, pleine de grâce, de froment, de vin et d'huile, remplie avec surabondance de tous les dons du Saint-Esprit.
R/. Surge, própera, amíca mea, formósa mea, et veni. Iam enim hiems tránsiit, imber ábiit et recéssit; * Vox túrturis audíta est in terra nostra. V/. Intrávit María in domum Zacharíæ, et salutávit Elísabeth. * Vox túrturis. R/. Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma pleine de grâce, viens! Maintenant l'hiver est passé, la saison des pluies est terminée, elle s'en est allée; * On entend sur notre terre le chant de la tourterelle. V/. Marie entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. * On entend.
Lectio IV Lecture IV
Dominus tecum : tecum in cubículo cordis, tecum in thálamo ventris; tecum manet, tecum persevérat, et numquam a te recédit. Dóminus tecum : quid est tecum? Dóminus una tecum natúra est, omníno super ángelos elevánda. Hábitat in ángelis Deus, non cum ángelis; hábitat Deus in te, hábitat tecum. Sedet super ángelos Deus, sedet super thronos, sedet super chérubim et séraphim, sedet et regnat in ómnibus his, sed in univérsis regnis non est opus símile sicut thronus iste de ébore grandis. Le Seigneur est avec toi: avec toi dans la chambre secrète de ton cœur, avec toi dans la retraite de ton sein; il demeure avec toi, il ne cesse pas d'être avec toi, et jamais il ne s'éloigne de toi. Le Seigneur est avec toi: qu'est-ce à dire, avec toi? Le Seigneur a une nature commune avec toi, une nature destinée à être élevée bien au-dessus des anges. Dieu habite dans les anges, mais non pas avec les anges; il habite en toi, et il habite avec toi. Dieu siège au-dessus des anges, au-dessus des trônes, des chérubins et des séraphins, il siège et il règne en eux tous, mais il n'y a dans aucun royaume une œuvre semblable à ce grand trône d'ivoire.
R/. Repléta est Spíritu Sancto Elísabeth, et exclamávit : Benedícta tu inter mulíeres, et benedíctus fructus ventris tui. * Et unde hoc mihi, ut véniat mater Dómini mei ad me? Allelúia. V/. Ecce enim ut facta est vox salutatiónis tuæ in áuribus meis, exsultávit in gáudio infans in útero meo. * Et unde. V/. Glória Patri.* Et unde. R/. Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.* Et comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? V/. Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. * Et comment. V/. Gloire au Père.* Et comment.