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Vigiles (OSB) du dimanche 23 juin 2019 - TRES SAINT CORPS ET SANG DU CHRIST

Hebdomada XII per annum XIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
SS.MI CORPORIS ET SANGUINIS CHRISTI TRES SAINT CORPS ET SANG DU CHRIST
Sollemnitas Solennité
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In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De libro Exodi Du livre de l'Exode
Lectio I Lecture I
In diébus illis: Dixit Dóminus Móysi: " Ascénde ad Dóminum, tu et Aaron, Nadab et Abiu et septuagínta senes ex Israel, et adorábitis procul. Solúsque Móyses ascéndet ad Dóminum, et illi non appropinquábunt, nec pópulus ascéndet cum eo. " Le Seigneur dit à Moïse: " Montez vers le Seigneur, toi, Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël, et vous vous prosternerez à distance. Moïse s'approchera seul du Seigneur. Eux n'approcheront pas et le peuple ne montera pas avec lui. "
R/. Immolábit hædum multitúdo filiórum Israel ad vésperam Paschæ; * Et edent carnes et ázymos panes. V/. Pascha nostrum immolátus est Christus! Itaque epulémur in ázymis sinceritátis et veritátis. * Et. R/. Au coucher du soleil, pour célébrer la Pâque, toute l'assemblée des enfants d'Israël immolera un chevreau; * On mangera sa chair avec des pains sans levain. V/. Le Christ, notre Pâque, a été immolé! Célébrons donc la Fête avec du pain non fermenté: la droiture et la vérité. * On mangera.
Lectio II Lecture II
Venit ergo Móyses et narrávit plebi ómnia verba Dómini atque iudícia; respondítque omnis pópulus una voce: " Omnia verba Dómini, quæ locútus est, faciémus. " Scripsit autem Móyses univérsos sermónes Dómini; et mane consúrgens ædificávit altáre ad radíces montis et duódecim lápides per duódecim tribus Israel. Misítque iúvenes de fíliis Israel, et obtulérunt holocáusta; immolaverúntque víctimas pacíficas Dómino vítulos. Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et toutes les lois, et tout le peuple répondit d'une seule voix; ils dirent: " Toutes les paroles que le Seigneur a prononcées, nous les mettrons en pratique. " Moïse mit par écrit toutes les paroles du Seigneur puis, se levant de bon matin, il bâtit un autel au bas de la montagne, et douze stèles pour les douze tribus d'Israël. Puis il envoya de jeunes Israélites offrir des holocaustes et immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de communion.
R/. Comedétis carnes et saturabímini pánibus; * Iste est panis quem dedit vobis Dóminus ad vescéndum. V/. Non Móyses dedit vobis panem de cælo, sed Pater meus dat vobis panem de cælo verum; * Iste. R/. Vous mangerez de la chair, et vous aurez aussi du pain à satiété; * Ceci est le pain que le Seigneur vous donne à manger. V/. Jésus affirma: Ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel; * Ceci.
Lectio III Lecture III
Tulit ítaque Móyses dimídiam partem sánguinis et misit in cratéras; partem autem resíduam respérsit super altáre. Assuménsque volúmen fderis legit, audiénte pópulo, qui dixérunt: " Omnia, quæ locútus est Dóminus, faciémus et érimus obœdiéntes. " Ille vero sumptum sánguinem respérsit in pópulum et ait: " Hic est sanguis fœderis, quod pépigit Dóminus vobíscum super cunctis sermónibus his. " Moïse prit la moitié du sang et la mit dans des bassins, et l'autre moitié du sang, il la répandit sur l'autel. Il prit le livre de l'Alliance et il en fit la lecture au peuple qui déclara: " Tout ce que le Seigneur a dit, nous le ferons et nous y obéirons. " Moïse, ayant pris le sang, le répandit sur le peuple et dit: " Ceci est le sang de l'Alliance que le Seigneur a conclue avec vous moyennant toutes ces clauses. "
R/. Respéxit Elías ad caput suum subcinerícium panem; qui surgens, comédit et bibit, * Et ambulávit in fortitúdine cibi illíus usque ad montem Dei. V/. Si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum. * Et. R/. Élie regarda: il y avait près de sa tête un pain cuit sur la braise; il se leva, mangea et but; * Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha jusqu'à la montagne de Dieu. V/. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. * Puis.
Lectio IV Lecture IV
Ascenderúntque Móyses et Aaron, Nadab et Abiu et septuagínta de senióribus Israel. Et vidérunt Deum Israel, et sub pédibus eius quasi opus lápidis sapphírini et quasi ipsum cælum, cum serénum est. Nec in eléctos filiórum Israel misit manum suam; viderúntque Deum et comedérunt ac bibérunt. Moïse monta, ainsi qu'Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël. Ils virent le Dieu d'Israël. Sous ses pieds il y avait comme un pavement de saphir, aussi pur que le ciel même. Il ne porta pas la main sur les notables des Israëlites. Ils contemplèrent Dieu puis ils mangèrent et burent.
R/. Panis, quem ego dabo, caro mea est pro mundi vita. Litigábant ergo Iudæi dicéntes: * Quómodo potest hic nobis dare carnem suam ad manducándum? V/. Locútus est pópulus contra Dóminum: Anima nostra náuseat super cibo isto levíssimo. * Quómodo. V/. Glória Patri. * Quómodo. R/. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Les Juifs discutaient entre eux: * Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger? V/. Le peuple récrimina contre le Seigneur: Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable! * Comment. V/. Gloire au Père. * Comment.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Opúsculis sancti Thomæ de Aquíno presbýteri (Ed Marietti, t. 2 p. 276, Opusc. 57) Opuscule de saint Thomas d'Aquin
Lectio I Lecture I
Unigénitus Dei Fílius, suæ divinitátis volens nos esse partícipes, natúram nostram assúmpsit, ut hómines deos fáceret, factus homo. Et hoc ínsuper, quod de nostro assúmpsit, totum nobis cóntulit ad salútem. Corpus namque suum pro nostra reconciliatióne in ara crucis hóstiam óbtulit Deo Patri, sánguinem suum fudit in prétium simul et lavácrum; ut redémpti a miserábili servitúte, a peccátis ómnibus mundarémur. Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui; et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême: rachetés d'un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés.
R/. Cenántibus illis, accépit Iesus panem et benedíxit ac fregit dedítque discípulis suis et ait: * Accípite et comédite: hoc est corpus meum. V/. Dixérunt viri tabernáculi mei: Quis det de cárnibus eius, ut saturémur? * Accípite. R/. Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant: * Prenez et mangez: ceci est mon corps. V/. Ceux que je recevais sous ma tente ne disaient-ils pas: Qui nous donnera de sa chair, que nous soyons rassasiés? * Prenez.
Lectio II Lecture II
Ut autem tanti benefícii iugis in nobis manéret memória, corpus suum in cibum, et sánguinem suum in potum, sub spécie panis et vini suméndum fidélibus derelíquit. O pretiósum et admirándum convívium, salutíferum et omni suavitáte replétum! Quid enim hoc convívio pretiósius esse potest? In quo non carnes vitulórum et hircórum, ut olim in lege, sed nobis suméndus propónitur Christus verus Deus. Quid hoc sacraménto mirabílius? Nullum étiam sacraméntum est isto salúbrius, quo purgántur peccáta, virtútes augéntur, et mens ómnium spiritálium charísmatum abundántia impinguátur. Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin. Banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu? Y a-t-il rien de plus admirable, en vérité, que ce sacrement? Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci: il efface les péchés, accroît les vertus et comble l'âme surabondamment de tous les dons spirituels!
R/. Accépit Iesus cálicem, postquam cenávit, dicens: Hic calix novum testaméntum est in meo sánguine. * Hoc fácite in meam commemoratiónem. V/. Memória memor ero, et tabéscet in me ánima mea. * Hoc fácite. R/. À la fin du repas, Jésus prit la coupe, en disant: Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. * Faites cela en mémoire de moi. V/. Je garde en mémoire, je fais mémoire, et mon âme défaille! * Faites cela.
Lectio III Lecture III
Offértur in Ecclésia pro vivis et mórtuis, ut ómnibus prosit, quod est pro salúte ómnium institútum. Suavitátem dénique huius sacraménti nullus exprímere súfficit, per quod spiritális dulcédo in suo fonte gustátur; et recólitur memória illíus, quam in sua passióne Christus monstrávit, excellentíssimæ caritátis. Il est offert dans l'Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous. Enfin, personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa passion.
R/. Ego sum panis vitæ. Patres vestri manducavérunt manna in desérto et mórtui sunt; * Hic est panis de cælo descéndens, ut, si quis ex ipso mandúcet, non moriátur. V/. Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi; si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum. * Hic est. R/. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; * Mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. V/. Moi, je suis le pain vivant, qui suis descendu, venu du ciel: Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. * Mais.
Lectio IV Lecture IV
Unde, ut árctius huiusmodi caritátis imménsitas fidélium córdibus infigerétur, in última Cena, quando, Pascha cum discípulis celebráto, transitúrus erat de hoc mundo ad Patrem, hoc sacraméntum instítuit, tamquam passiónis suæ memoriále perénne, figurárum véterum impletívum, miraculórum ab ipso factórum máximum, et de sua contristátis abséntia solácium singuláre relíquit. Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles; et à ceux que son absence aurait remplis de tristesse, il le laissa comme un réconfort incomparable.
R/. Unus panis, et unum corpus multi sumus, * Omnes de uno pane et de uno cálice participámus. V/. Parásti in dulcédine tua páuperi, Deus, qui habitáre facis unánimes in domo. * Omnes. V/. Glória Patri. * Omnes. R/. Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, * Car nous avons tous part à un seul pain et à une seule coupe. V/. Dans ta douceur, tu as préparé ton festin pour le pauvre, Dieu, toi qui nous rassembles dans l'unité au sein de ta demeure. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
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In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Loquebátur Iesus turbis de regno Dei, et eos qui cura indigébant sanábat. Et réliqua. Jésus parlait du règne de Dieu à la foule, et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Et la suite.
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Epístulam primam ad Corínthios (Hom. 24, 4-5: PG 61, 204-205) Homélie de saint Jean Chrysostome sur la première Lettre aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Christus dedit nobis carnes suas ut impleámur, ad maiórem nos amicítiam áttrahens. Accedámus ígitur cum fervóre ad illum, et cum ardénti caritáte, et ne subeámus supplícium. Quanto enim maióra benefícia accepérimus, tanto magis puniémur, cum benefíciis indígni apparébimus. Hoc étiam corpus in præsépi iacens revériti sunt magi. Et viri ímpii ac bárbari pátria domóque relícta, viam eménsi sunt longam, et veniéntes cum timóre et tremóre multo ipsum adoravérunt. Le Christ nous a donné sa chair en nourriture pour nous rassasier , nous attirant à une plus grande amitié. Donc, approchons-nous de lui avec la ferveur d'une ardente charité, pour ne pas nous exposer au châtiment. Car plus les bienfaits reçus auront été grands, plus sévères seront les peines, au cas où nous serions trouvés indignes de ces bienfaits. Même les mages ont vénéré ce corps, couché dans une mangeoire. Or ces païens étrangers, ayant laissé leur pays et leur demeure, ont parcouru un long chemin et, en arrivant, pénétrés de crainte et d'un profond respect, ils se sont prosternés en adoration.
R/. Qui mandúcat meam carnem et bibit meum sánguinem, * In me manet et ego in eo. V/. Non est ália nátio tam grandis, quae hábeat deos appropinquántes sibi, sicut Deus noster adest nobis. * In me. R/. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, * Celui-là demeure en moi, et moi je demeure en lui. V/. Quelle est la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous? * Celui-là.
Lectio II Lecture II
Imitémur saltem bárbaros, nos cælórum cives. Illi namque in præsépe respiciéntes et in tugúrio, et nihil eórum respiciéntes, quæ tu nunc vides, cum tremóre multo accessérunt: tu vero non in præsépe réspicis, sed in altáre; non mulíerem tenéntem, sed sacerdótem astántem, et Spíritum cum ubertáte magna in propósita supervolántem. Non simplíciter hoc ipsum corpus vides, ut illi, sed nosti ipsíus et virtútem et dispensatiónem omnem, et nihil ignóras eórum quæ per ipsum perfécta sunt, cum ómnia initiátus accuráte didíceris. Excitémus ítaque nos ipsos et horreámus, et multo maiórem quam bárbari illi pietátem exhibeámus, ut non témere et inconsideráte accedéntes, ignem in caput nostrum congerámus. Imitons du moins ces étrangers, nous, les citoyens des cieux! Eux qui, pourtant, à la vue d'une mangeoire et d'une cabane, ne discernaient rien de ce que toi, tu vois maintenant, se sont approchés avec un profond respect: mais toi, ce n'est pas sur une mangeoire que tu portes ton regard, c'est sur l'autel; ce n'est pas une femme tenant le corps, que tu vois, c'est le prêtre, qui se tient là, et c'est l'Esprit planant sur les offrandes avec une grande puissance de fécondité. Ce corps, tu ne le vois pas seulement, à l'instar des mages, mais tu connais, en ce qui le concerne, et sa puissance, et tout le plan divin; n'ignorant rien de tout ce qui s'est accompli par lui, puisque tu as tout appris, pour avoir été initié avec soin. Hé bien! Réveillons notre zèle, frémissons d'une crainte sacrée; faisons preuve envers lui d'un religieux amour, beaucoup plus grand que celui de ces étrangers, de peur d'amasser des charbons ardents sur nos têtes, pour nous être approchés inconsidérément et sans préparation.
R/. Misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem, * Et qui mandúcat me, vivet propter me. V/. Cibávit illum Dóminus pane vitæ et intelléctus. * Et qui. R/. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, * De même aussi celui qui me mange vivra par moi. V/. Le Seigneur lui fait manger le pain de la vie et de l'intelligence. * De même aussi.
Lectio III Lecture III
Hæc autem dico, non ut ne accedámus; sed ne témere accedámus. Sicut enim témere accédere, perículum est: sic his mýsticis cenis non communicáre, fames est et mors. Hæc enim mensa nervi ánimæ nostræ, mentis vínculum, fidúciæ causa, spes, salus, lux, vita est. Si cum hoc sacrifício illo abiérimus, cum fidúcia sacra illa vestíbula adíbimus, quasi quibúsdam áureis armis instrúcti úndique. Ce que je dis, ce n'est pas pour vous empêcher d'approcher, mais pour vous empêcher d'approcher sans préparation. Car, autant il y a de danger à s'approcher à la légère, autant ne pas communier à ce banquet mystique, c'est famine et mort. Car cette table est la vigueur de notre âme, le lien de notre esprit, la raison d'être de notre assurance, notre espérance, notre remède, notre lumière, notre vie. Si nous nous en allons munis de ce viatique, nous pourrons aborder en toute assurance les parvis sacrés, comme si nous étions protégés de tous côtés par des armures en or.
R/. Calix benedictiónis, cui benedícimus, nonne communicátio sánguinis Christi est? * Et panis, quem frángimus, nonne participátio córporis Christi est? V/. Calix tuus inébrians quam præclárus est, Dómine! * Et panis. R/. La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au sang du Christ? * Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ? V/. Ta coupe enivrante: comme elle est incomparable, Seigneur! * Le pain.
Lectio IV Lecture IV
Ecquid futúra dico? Hic nempe tibi terram cælum facit hoc mystérium. Aperi ergo cæli portas et pérspice; immo pótius non cæli, sed cæli cælórum, et tunc vidébis illud quod dictum est. Quod enim illic ómnium pretiosíssimum est, hoc tibi in terra iacens monstrábo. Sicut enim in régia quod ómnium magnificentíssimum est, non muri sunt, non tectum áureum, sed régium corpus in sólio sedens: sic et in cælis régium corpus. Abstérge ígitur ánimam, præpara mentem ad horum mysteriórum perceptiónem. Et pourquoi parler du futur? Dès ici-bas, assurément, ce mystère fait pour toi de la terre un ciel. Ouvre donc les portes du ciel et contemple; - mais non! plus encore que le ciel, ce sont les cieux des cieux! - alors tu verras ce qui t'a été dit. Ce qu'il y a là-haut d'infiniment précieux, de plus précieux que tout, je te le montrerai ici-bas, sur la terre. Dans un palais royal, ce qui, plus que tout, rayonne de magnificence, ce ne sont pas les murailles, ce n'est pas le toit en or, mais c'est le corps du roi qui siège sur un trône. Dans les cieux, de même, c'est le corps du roi. Alors, purifies ton âme, et prépare ton esprit à la réception de ces mystères.
R/. Transitúrus de mundo ad Patrem Iesus, in mortis suæ memóriam, * Instítuit sui córporis et sánguinis sacraméntum. V/. Corpus in cibum, sánguinem in potum tríbuens: Hoc, ait, fácite in meam commemoratiónem. * Instítuit. V/. Glória Patri. * Instítuit. R/. Quand l'heure fut venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus institua le mémorial de sa mort, * Le sacrement de son corps et de son sang. V/. Il offrit son corps pour nourriture, son sang pour breuvage, en disant: Faites cela en mémoire de moi. * Le. V/. Gloire au Père. * Le.