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Vigiles (OSB) du mercredi 26 juin 2019 - de la férie

Hebdomada XII per annum XIIème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
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In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro primo Samuélis Du premier livre de Samuel
Cognóvit Elcana Annam uxórem suam, et recordátus est eius Dóminus. Et factum est post círculum diérum concépit Anna et péperit fílium vocavítque nomen eius Sámuel, eo quod a Dómino postulásset eum. Elqana s'unit à sa femme Anne, et le Seigneur se souvint d'elle. Anne conçut et, au temps révolu, elle mit au monde un fils qu'elle nomma Samuel " car, dit-elle, je l'ai demandé au Seigneur. "
Ascéndit autem vir Elcana et omnis domus eius, ut immoláret Dómino hóstiam ánnuam et votum suum. Et Anna non ascéndit; dixit enim viro suo: "Non vadam, donec ablactétur infans, et ducam eum, et appáreat ante conspéctum Dómini et máneat ibi iúgiter." Et ait Elcana vir suus: "Fac quod bonum tibi vidétur, et mane, donec abláctes eum; precórque ut ímpleat Dóminus verbum suum." Mansit ergo múlier et lactávit fílium suum, donec amovéret eum a lacte. Le mari Elqana monta, avec toute sa famille, pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et accomplir son vœu. Mais Anne ne monta pas car elle dit à son mari: " Pas avant que l'enfant ne soit sevré! Alors je le conduirai; il sera présenté devant le Seigneur et il restera là pour toujours. " Elqana, son mari, lui répondit: " Fais comme il te plaît et attends de l'avoir sevré. Que seulement le Seigneur réalise sa parole! " La femme resta donc et allaita l'enfant jusqu'à son sevrage.
Et addúxit eum secum, postquam ablactáverat, cum vítulo trium annórum et tribus módiis farínæ et utre vini; et addúxit eum ad domum Dómini in Silo. Puer autem erat adhuc infántulus. Et immolavérunt vítulum et obtulérunt púerum Heli, et ait Anna: "Obsecro, mi dómine; vivit ánima tua, dómine, ego sum illa múlier, quæ steti coram te hic orans Dóminum. Pro púero isto orávi, et dedit mihi Dóminus petitiónem meam quam postulávi eum. Idcírco et ego commodávi eum Dómino; cunctis diébus quibus vivet, postulátus erit pro Dómino." Et adoravérunt ibi Dóminum. Lorsqu'elle l'eut sevré, elle l'emmena avec elle, en même temps qu'un taureau de trois ans, une mesure de farine et une outre de vin, et elle le fit entrer dans le temple du Seigneur à Silo; l'enfant était tout jeune. Ils immolèrent le taureau et ils conduisirent l'enfant à Éli. Elle dit: " S'il te plaît, Monseigneur! Aussi vrai que tu vis, Monseigneur, je suis la femme qui se tenait près de toi ici, priant le Seigneur. C'est pour cet enfant que je priais et le Seigneur m'a accordé la demande que je lui ai faite. À mon tour, je le cède au Seigneur tous les jours de sa vie: il est cédé au Seigneur. " Et, là, ils se prosternèrent devant le Seigneur.
Sámuel autem ministrábat ante fáciem Dómini, puer accínctus ephod líneo. Et túnicam parvam faciébat ei mater sua, quam afférebat ei síngulis annis ascéndens cum viro suo, ut immoláret hóstiam ánnuam. Et benedicébat Heli Elcanæ et uxóri eius dicebátque: "Reddat tibi Dóminus semen de mulíere hac pro petitióne quæ postuláta est pro Dómino." Et abiérunt in locum suum. Visitávit ergo Dóminus Annam, et concépit et péperit tres fílios et duas fílias. Et crevit puer Sámuel apud Dóminum. Samuel était au service du Seigneur, un enfant vêtu du pagne de lin. Sa mère lui faisait un petit manteau qu'elle lui apportait chaque année, lorsqu'elle montait avec son mari pour offrir le sacrifice annuel. Éli bénissait Elqana et sa femme et disait: " Que le Seigneur te rende une progéniture de cette femme, en échange du prêt qu'elle a cédé au Seigneur ", et ils s'en allaient chez eux. Le Seigneur visita Anne, elle conçut et elle mit au monde trois fils et deux filles; le jeune Samuel grandissait auprès du Seigneur.
R/. A dextris est mihi Dóminus ne commóvear; * Propter hoc dilatátum est cor meum, et exsultávit lingua mea. V/. Consérva me, Dómine, quóniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Propter hoc. V/. Glória Patri. * Propter hoc. R/. Le Seigneur est à ma droite: je suis inébranlable; * C'est pourquoi j'ai le cœur au large, la joie sur les lèvres. V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * C'est pourquoi. V/. Gloire au Père. * C'est pourquoi.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De domínica oratióne (Nn. 4-5: CCL 3A, 91-92) Traité de saint Cyprien sur la prière du Seigneur
Sit orántibus sermo et precátio cum disciplína quiétem cóntinens et pudórem. Cogitémus nos sub conspéctu Dei stare. Placéndum est divínis óculis et hábitu córporis et modo vocis. Nam ut impudéntis est clamóribus strépere, ita contra cóngruit verecúndo modéstis précibus oráre. Dénique magistério suo Dóminus secréte oráre nos præcépit, in ábditis et secrétis locis, in cubículis ipsis, quod magis convénit fídei, ut sciámus Deum ubíque esse præséntem, audíre omnes et vidére et maiestátis suæ plenitúdine in ábdita quoque et occúlta penetráre, sicut scriptum est: Ego Deus appróximans et non Deus de longínquo, et íterum: In omni loco óculi Dei speculántur bonos et malos. Lorsque nous prions, que les paroles de notre supplication se contiennent dans les bornes du calme et de la réserve. Pensons que nous sommes sous le regard de Dieu. À ses yeux divins doivent plaire et notre maintien et le ton de notre voix. C'est le fait d'un impudent de faire retentir des clameurs; une digne réserve veut qu'on use de retenue dans les prières. Enfin, le magistère du Seigneur nous prescrit de prier dans le secret en des lieux écartés et reculés, dans nos chambres mêmes, comme convenant davantage à la foi, afin que nous sachions que Dieu est partout présent, qu'il voit et entend tout, qu'il pénètre jusqu'aux retraites cachées, par la plénitude de sa majesté, ainsi qu'il est écrit: Je suis un Dieu tout proche, non un Dieu lointain. Et encore: En tout lieu, les yeux de Dieu épient les bons et les mauvais.
Et quando in unum cum frátribus convenímus et sacríficia divína cum Dei sacerdóte celebrámus, verecúndiæ et disciplínæ mémores esse debémus, non passim ventiláre preces nostras incónditis vócibus nec petitiónem commendándam modéste Deo tumultuósa loquacitáte iactáre, quia Deus non vocis sed cordis audítor est, nec admonéndus est clamóribus qui cogitatiónes videt probánte Dómino et dicénte: Quid cogitátis nequam in córdibus vestris? Et álio loco: Et scient omnes ecclésiæ quia ego sum scrutátor renis et cordis. Et, quand nous sommes réunis avec nos frères et que nous célébrons avec un prêtre du Seigneur le divin sacrifice, il nous faut observer la réserve et la discipline en n'éventant pas d'une voix déréglée nos prières, en n'adressant pas fébrilement à Dieu avec une loquacité verbeuse une demande qui se doit recommander par sa mesure, Dieu entendant non la voix, mais le cœur. Il ne convient pas que soit alerté par des clameurs celui qui voit les pensées de l'homme, ainsi qu'il résulte de la parole du Seigneur: Pourquoi avez-vous dans le cœur des pensées mauvaises? Et en un autre endroit: Et toutes les églises sauront que je scrute les reins et les cœurs.
Quod Anna in primo Regnórum libro Ecclésiæ typum portans custódit et servat, quæ Deum non clamósa petitióne sed tácite et modéste intra ipsas péctoris látebras precabátur. Loquebátur prece occúlta sed manifésta fide, loquebátur non voce sed corde, quia sic Dóminum sciébat audíre, et impetrávit efficáciter quod petit, quia fidéliter postulávit. Dans le premier livre des Rois, c'est ce que fit Anne, figure de l'Église, elle qui priait Dieu à l'intérieur des lèvres de son cœur dans une prière silencieuse et modeste et non pas bruyante. Elle parlait avec une prière cachée, mais avec une foi évidente; elle parlait, non pas de la voix, mais du cœur, car elle savait que le Seigneur entendait ainsi, et elle obtint efficacement ce qu'elle demandait, car elle le demandait avec foi.
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.