Vigiles (OSB) du lundi 8 juillet 2019 -

Hebdomada XIV per annum XIVème semaine dans l'année
Feria II Lundi
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In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro primo Samuélis Du premier livre de Samuel
Cum egréssus esset David, percússo Phlisthæo, tulit eum Abner et introdúxit coram Saul caput Philisthæi habéntem in manu. Et ait ad eum Saul: "De qua progénie es, o aduléscens?" Dixítque David: "Fílius servi tui Isai Bethlehemítæ ego sum." Lorsque David revint d'avoir tué le Philistin, Abner le prit et le conduisit devant Saül, tenant dans sa main la tête du Philistin. Saül lui demanda: " De qui es-tu le fils, jeune homme? " David répondit: " De ton serviteur Jessé le Bethléemite. "
Factum est cum complésset loqui David ad Saul, ánima Iónathan colligáta est ánimæ David, et diléxit eum Iónathan quasi ánimam suam. Tulítque eum Saul in die illa et non concéssit ei ut reverterétur in domum patris sui. Iniérunt autem Iónathan et David fœdus; diligébat enim eum quasi ánimam suam. Lorsque David eut fini de parler à Saül, l'âme de Jonathan s'attacha à l'âme de David et Jonathan se mit à l'aimer comme lui-même. Saül le retint ce jour même et ne lui permit pas de retourner chez son père. Jonathan conclut un pacte avec David, car il l'aimait comme lui-même.
Et exspoliávit se Iónathan túnicam, qua erat vestítus, et dedit eam David et réliqua vestiménta sua usque ad gládium et arcum suum et usque ad bálteum. Egrediebátur quoque David ad ómnia quæcúmque misísset eum Saul, et próspere agébat; posuítque eum Saul super viros belli, et accéptus erat in óculis univérsi pópuli, étiam in conspéctu famulórum Saul. Jonathan se dépouilla du manteau qu'il avait sur lui et il le donna à David, ainsi que sa tenue, jusqu'à son épée, son arc et son ceinturon. Dans ses sorties, partout où l'envoyait Saül, David remportait des succès et Saül le mit à la tête des hommes de guerre; il était bien vu de tout le peuple, et même des officiers de Saül.
Porro cum reverteréntur, cum redíret David, percússo Phlisthæo, egréssæ sunt mulíeres de univérsis úrbibus Israel cantántes chorósque ducéntes in occúrsum Saul regis in týmpanis et in cánticis lætítiæ et in sistris. Et præcinébant mulíeres ludéntes atque dicéntes: "Percússit Saul mília sua, et David decem mília sua." Irátus est autem Saul nimis, et displícuit in óculis eius iste sermo, dixítque: "Dedérunt David decem mília et mihi dedérunt mília; quid ei súperest nisi solum regnum?" Non rectis ergo óculis Saul aspiciébat David ex die illa et deínceps. À leur retour, quand David revint d'avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'Israël au-devant du roi Saül pour chanter en dansant, au son des tambourins, des cris d'allégresse et des sistres. Les femmes qui dansaient chantaient ceci: " Saül a tué ses milliers, et David ses myriades. " Saül fut très irrité et cette affaire lui déplut. Il dit: " On a donné les myriades à David et à moi les milliers, il ne lui manque plus que la royauté! " Et, à partir de ce jour, Saül regarda David d'un œil jaloux.
R/. Percússit Saul mille et David decem mília, quia manus Dómini erat cum illo; * Percússit Philistæum et ábstulit oppróbrium ex Israel. V/. Nonne iste est David, de quo canébant in choro dicéntes: Saul percússit mille et David decem mília? * Percússit. V/. Glória Patri. * Percússit. R/. Saül a frappé à mort ses mille, et David ses dix mille, car la main du Seigneur était avec lui; * Il a frappé le Philistin et ôté l'opprobre qui pesait sur Israël. V/. N'est-ce pas là David, celui dont on chantait dans les danses: Saül a tué ses mille, et David ses dix mille? * Il a frappé. V/. Gloire au Père. * Il a frappé.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 54, 1-2: CCL 39, 655-656 ) Commentaire de saint Augustin sur le psaume 54
Finis enim legis Christus est, ad iustítiam omni credénti. Inténtio ergo dirigátur in finem, dirigátur in Christum. Quare finis dícitur? Quóniam quidquid ágimus, ad illum reférimus; et cum ad eum pervenérimus, ultra quod quærámus non habébimus. Dicitur enim finis qui consúmit, dícitur finis qui pérficit. Aliter quippe intellégimus cum audímus: Finítus est cibus qui manducabátur; et áliter intellégimus cum audímus: Finíta est vestis quæ texebátur; in utróque audímus: Finítum est, sed cibus ut iam non esset, vestis ut perfécta esset. L'aboutissement de la Loi, c'est le Christ, pour que soit donnée la justice à tout homme qui croit. Que l'intention soit donc dirigée vers le but, dirigée vers le Christ. Pourquoi est-il appelé notre but, notre fin? Parce que tout ce que nous faisons, c'est à lui que nous le rapportons; et lorsque nous serons parvenus à lui, nous n'aurons plus rien à chercher. On parle de "fin" au sens de consomption, de disparition; et de "fin" au sens d'achèvement, de complétude. Nous comprenons ce mot différemment, en effet, lorsque nous entendons: " Il est fini, l'aliment que l'on mangeait ", ou lorsque nous entendons: " Il est fini, le vêtement que l'on tissait "; les deux fois, nous entendons: " Il est fini "; mais l'aliment, en tant qu'il n'y en a plus, qu'il a disparu; le vêtement, en tant qu'il est achevé, complet.
Finis ergo noster perféctio nostra esse debet; perféctio nostra Christus. In illo enim perfícimur, quia ipsíus cápitis membra sumus. Et dictus est finis legis, quia sine illo nemo pérficit legem. Cum ergo audítis in psalmis: In finem, multi enim psalmi ita superscrípti sunt, non sit vestra cogitátio in consumptiónem, sed in consummatiónem. Donc notre fin doit être notre achèvement, notre perfection; et notre perfection, c'est le Christ: c'est en lui que nous devenons parfaits, car nous sommes les membres de celui qui est notre chef. Et le Christ est appelé l'aboutissement, la fin de la Loi, parce que, sans lui, personne ne peut accomplir la Loi. Ainsi donc, lorsque vous entendez dans les psaumes l'expression: Pour la fin (et beaucoup de psaumes sont intitulés de la sorte), ne pensez pas "consomption", terme; mais "consommation", perfection.
Sive enim tribulémur et angustémur, sive lætémur et exsultémus, ille laudándus est, qui et in tribulatiónibus érudit, et in lætítia consolátur. Laus enim Dei a corde et ore christiáni recédere non debet; non ut laudet in prósperis, et maledícat in advérsis, sed quemádmodum psalmus ille præscríbit: Benedícam Dóminum in omni témpore, semper laus eius in ore meo. Gaudes, agnósce patrem blandiéntem; tribuláris, agnósce patrem emendántem. Sive blandiátur, sive eméndet, eum érudit cui parat hereditátem. Que nous soyons dans l'épreuve et l'angoisse, ou que nous soyons dans la joie et l'allégresse, il faut que soit loué celui qui dans nos épreuves nous forme, dans notre joie nous conforte. Car la louange de Dieu ne doit pas s'éloigner du cœur et des lèvres du chrétien: qu'il n'aille pas bénir le Seigneur dans la prospérité, et le maudire dans l'adversité; mais comme dit le psalmiste: Je bénirai le Seigneur en tout temps , sa louange sans cesse à mes lèvres. Tu es dans la joie, reconnais un père qui te caresse; Tu es dans l'épreuve, reconnais un père qui te reprend. Qu'il caresse ou qu'il reprenne, il forme celui auquel il destine l'héritage .
R/. Planxit autem David planctu magno super Saul et Iónathan fílium eius, et dixit: * Quómodo cecidérunt fortes in bello, et interiérunt arma béllica? V/. Montes Gélboe, nec ros nec plúvia super vos descéndat. * Quómodo. V/. Glória Patri. * Quómodo. R/. Alors David entonna une ample élégie sur Saül et sur son fils Jonathan; il disait: * Comment sont-ils tombés au combat, les héros, et leurs armes de guerre, comment sont-elles anéanties? V/. Ô monts de Gelboé, que ne descendent sur vous ni pluie ni rosée! * Comment. V/. Gloire au Père. * Comment.