Vigiles (OSB) du mercredi 10 juillet 2019 -

Hebdomada XIV per annum XIVème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro primo Samuélis Du premier livre de Samuel
In diébus illis: Venit David in Nob ad Achímelech sacerdótem, et obstúpuit Achímelech eo quod venísset David, et dixit ei: "Quare tu solus et nullus est tecum?" Et ait David ad Achímelech sacerdótem: "Rex præcépit mihi negótium et dixit: "Nemo sciat rem propter quam a me missus es, et cuiúsmodi tibi præcépta déderim" , púeris vero condíxi in illum et illum locum. Nunc ígitur, si habes ad manum quinque panes, da mihi, aut quidquid invéneris." Et respóndens sacérdos David ait ei: "Non hábeo panes láicos ad manum, sed tantum panem sanctum; si mundi sunt púeri máxime a muliéribus?" Et respóndit David sacerdóti et dixit ei: "Equidem, si de muliéribus ágitur, continúimus nos ab heri et nudiustértius. Quando egrediébar, fuérunt córpora puerórum sancta, quamvis iter esset profánum. Quanto magis hódie sunt sancti quoad córpora." David arriva à Nob chez le prêtre Ahimélek. Celui-ci vint en tremblant au-devant de David et lui demanda: " Pourquoi es-tu seul et n'y a-t-il personne avec toi? " David répondit au prêtre Ahimélek: " Le roi m'a donné un ordre et m'a dit: " Que personne ne sache la mission dont je te charge et l'ordre que je te donne! " Quant à mes hommes, je leur ai donné rendez-vous à tel endroit. Maintenant, si tu as sous la main cinq pains, donne-les-moi, ou ce qui se trouvera. " Le prêtre répondit: " Je n'ai pas de pain ordinaire sous la main, il n'y a que du pain consacré - pourvu que tes hommes se soient gardés de rapports avec les femmes. " David répondit au prêtre: " Bien sûr, les femmes nous ont été interdites, comme toujours quand je pars en campagne, et les choses des hommes sont en état de pureté. C'est un voyage profane, mais vraiment aujourd'hui ils sont en état de pureté quant à la chose. "
Dedit ergo ei sacérdos sanctificátum panem; neque enim erat ibi panis, nisi tantum panes propositiónis, qui subláti fúerant a fácie Dómini, ut poneréntur panes cálidi. Erat autem ibi vir de servis Saul in die illa reténtus ante Dóminum; et nomen eius Doeg Idumæus, potentíssimus pastórum Saul. Dixit autem David ad Achímelech: "Si habes hic ad manum hastam aut gládium? Quia gládium meum et arma mea non tuli mecum; negótium enim regis urgébat." Et dixit sacérdos: "Ecce hic gládius Góliath Phlisthæi, quem percussísti in valle Terebínthi; est involútus pállio post ephod. Si istum vis tóllere, tolle, neque enim est álius hic absque eo." Et ait David: "Non est huic alter símilis; da mihi eum." Alors le prêtre lui donna ce qui avait été consacré, car il n'y avait pas d'autre pain que le pain d'oblation, celui qu'on retire de devant le Seigneur pour le remplacer par du pain chaud, quand on le prend. Or, ce jour même, se trouvait là un des serviteurs de Saül, retenu devant le Seigneur; il se nommait Doëg l'Édomite et était le plus robuste des bergers de Saül. David dit à Ahimélek: " Et n'y a-t-il pas ici sous ta main une lance ou une épée? Je n'ai pris avec moi ni mon épée ni mes armes, tant l'affaire du roi était urgente. " Le prêtre répondit: " L'épée de Goliath le Philistin, que tu as abattu dans la vallée du Térébinthe, est là, enveloppée dans un manteau derrière l'éphod. Si tu veux, prends-la, il n'y en a pas d'autre ici. David répondit: " Elle n'a pas sa pareille, donne-la-moi. "
Abiit David et fugit in spelúncam Odóllam; quod cum audíssent fratres eius et omnis domus patris eius, descendérunt ad eum illuc. Et convenérunt ad eum omnes qui erant in angústia constitúti et oppréssi ære aliéno et amáro ánimo; et factus est eórum princeps, fuerúntque cum eo quasi quadringénti viri. David partit et se réfugia dans la grotte d'Adullam. Ses frères et toute sa famille l'apprirent et descendirent l'y rejoindre. Tous les gens en détresse, tous ceux qui avaient des créanciers, tous les mécontents se rassemblèrent autour de lui et il devint leur chef. Il y avait avec lui environ quatre cents hommes.
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Bernárdi abbátis De diligéndo Deo (Cap. 3, 10 - 4, 11: EC 3, 127-128) Traité de saint Bernard sur L'amour de Dieu
Memória mea in generatióne sæculórum, hoc dicit quia, quámdiu stare præsens cérnitur sæculum, in quo generátio ádvenit et generátio præterit, non déerit eléctis consolátio de memória, quibus nondum de præséntia plena reféctio indulgétur. Unde scriptum est: Memóriam abundántiæ suavitátis tuæ eructábunt, haud dúbium, quin hi, quos paulo supérius díxerat: Generátio et generátio laudábit ópera tua. Memória ergo in generatióne sæculórum, præséntia in regno cælórum: ex ista glorificátur iam assúmpta eléctio, de illa ínterim peregrínans generátio consolátur. Les paroles: Mon souvenir passe de siècle en siècle, expriment que, tant que durera le siècle présent où une génération arrive alors qu'une autre passe, les élus ne seront pas privés de la douceur du souvenir, bien qu'ils ne jouissent pas encore de la pleine consolation de la présence. C'est pourquoi il est écrit: Ils attesteront le souvenir de l'abondance de ta douceur, paroles qui, sans nul doute, s'appliquent à ceux dont il avait été dit un peu plus haut: Toutes les générations loueront tes œuvres. Le souvenir est donc pour la génération des siècles, la présence pour le royaume des cieux. Celle-ci fait la gloire des élus arrivés au terme, l'autre la consolation de ceux qui sont encore dans le lieu de leur pèlerinage.
Sed ínterest, quænam generátio ex Dei cápiat recordatióne solámen. Non enim generátio prava et exásperans, cui dícitur: Væ vobis, dívites, qui habétis consolátionem vestram, sed quæ dícere veráciter potest: Rénuit consolári ánima mea. Huic plane et crédimus, si secúta adiécerit: Memor fui Dei, et delectátus sum. Iustum quippe est, ut quos præséntia non deléctant, præsto eis sit memória futurórum, et qui de rerum fluéntium quálibet affluéntia despíciunt consolári, recordátio illos deléctet æternitátis. Mais il importe de savoir quels sont ceux qui trouvent de la consolation dans le souvenir de Dieu. Ce n'est pas la race corrompue et exaspérante à laquelle il est dit: Malheur à vous, riches, qui avez votre consolation, mais celle qui peut dire avec vérité: Mon âme a refusé d'être consolée, et nous la croirons pleinement si elle ajoute: Je me suis souvenue de Dieu et je me suis réjouie. Il est juste que ceux pour qui les choses présentes n'ont pas de charme soient consolés par la pensée des choses futures et que, méprisant la jouissance des biens passagers, ils trouvent de la douceur au souvenir de ceux de l'éternité.
Et hæc est generátio quæréntium Dóminum, quæréntium non quæ sua sunt, sed fáciem Dei Iacob. Dei ergo quæréntibus et suspirántibus præséntiam, præsto ínterim et dulcis memória est, non tamen qua satiéntur, sed qua magis esúriant unde satiéntur. Hoc ipsum de se cibus ipse testátur, ita aiens: Qui edit me, adhuc esúriet. Et qui eo cibátus est: Satiábor, inquit, cum apparúerit glória tua. Beáti tamen iam nunc quod esúriunt et sítiunt iustítiam, quóniam quándoque ipsi, et non álii, saturabúntur. Et c'est ici véritablement la génération de ceux qui cherchent le Seigneur, de ceux qui ne cherchent pas leurs propres intérêts, mais la face du Dieu de Jacob. Pour ceux qui cherchent ainsi la présence de Dieu et soupirent après elle, son souvenir est proche et doux, mais loin d'en être rassasiés, ils sont davantage affamés de l'aliment qui doit apaiser leur faim. Cet aliment lui-même l'atteste quand il dit: Celui qui me mange aura encore faim. Et celui qui s'en nourrit: Je serai rassasié lorsque paraîtra ta gloire. Heureux toutefois dès maintenant ceux qui ont faim et soif de la justice, parce que ce sont eux, et non d'autres, qui seront rassasiés un jour.
R/. Adiútor meus, tibi psallam, quia, Deus, suscéptor meus es: * Deus meus misericórdia mea. V/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Je te fêterai, Dieu, ma forteresse: oui, mon rempart, c'est toi, * Le Dieu de mon amour! V/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi, ô toi, * Le Dieu. V/. Gloire au Père. * Le Dieu.