Vigiles (OSB) du mardi 30 juillet 2019 - de la férie

Hebdomada XVII per annum XVIIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro primo Regum Du premier livre des Rois
Factum est in témpore illo, ut Ieróboam egrederétur de Ierúsalem, et inveníret eum Ahías Silonítes prophéta in via opértus pállio novo; erant autem duo tantum in agro. Il arriva que Jéroboam, étant sorti de Jérusalem, fut abordé en chemin par le prophète Ahiyya, de Silo; celui-ci était vêtu d'un manteau neuf et ils étaient seuls tous les deux dans la campagne.
Apprehéndens Ahías pállium suum novum, quo coopértus erat, scidit in duódecim partes et ait ad Ieróboam: "Tolle tibi decem scissúras; hæc enim dicit Dóminus, Deus Israel: Ecce ego scindam regnum de manu Salomónis et dabo tibi decem tribus. Porro una tribus remanébit ei propter servum meum David et Ierúsalem civitátem quam elégi ex ómnibus tríbubus Israel; eo quod derelíquerint me et adoráverint Asthárthen deam Sidoniórum et Chamos deum Moab et Melchom deum filiórum Ammon et non ambuláverint in viis meis, ut fácerent iustítiam coram me et præcépta mea et iudícia sicut David pater eius." Ahiyya prit le manteau neuf qu'il avait sur lui et le déchira en douze morceaux. Puis il dit à Jéroboam: " Prends pour toi dix morceaux, car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël: Voici que je vais arracher le royaume de la main de Salomon et je te donnerai les dix tribus. Il aura une tribu, en considération de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j'ai élue de toutes les tribus d'Israël. C'est qu'il m'a délaissé, qu'il s'est prosterné devant Astarté, la déesse des Sidoniens, Kemosh, le dieu de Moab, Milkom, le dieu des Ammonites, et qu'il n'a pas suivi mes voies, en faisant ce qui est juste à mes yeux, ni mes lois et mes ordonnances, comme son père David. "
"Nec áuferam omne regnum de manu eius, sed ducem ponam eum cunctis diébus vitæ suæ propter David servum meum, quem elégi, qui custodívit mandáta mea et præcépta mea. Auferam autem regnum de manu fílii eius et dabo tibi decem tribus; fílio autem eius dabo tribum unam, ut remáneat lucérna David servo meo cunctis diébus coram me in Ierúsalem civitáte, quam elégi, ut esset nomen meum ibi. Te autem assúmam et regnábis super ómnia quæ desíderat ánima tua, erísque rex super Israel. Si ígitur audíeris ómnia quæ præcépero tibi, et ambuláveris in viis meis et féceris quod rectum est coram me custódiens mandáta mea et præcépta mea, sicut fecit David servus meus, ero tecum et ædificábo tibi domum stábilem, quómodo ædificávi David, et tradam tibi Israel et afflígam semen David super hoc, verúmtamen non cunctis diébus." " Mais ce n'est pas de sa main que je prendrai le royaume, car je l'ai établi prince pour tout le temps de sa vie, en considération de mon serviteur David, que j'ai élu et qui a observé mes commandements et mes lois; c'est de la main de son fils que j'enlèverai le royaume et je te le donnerai, c'est-à-dire les dix tribus. Pourtant je laisserai à son fils une tribu, pour que mon serviteur David ait toujours une lampe devant moi à Jérusalem, la ville que j'ai choisie pour y placer mon Nom. Pour toi, je te prendrai pour que tu règnes sur tout ce que tu voudras et tu seras roi sur Israël. Si tu obéis à tout ce que je t'ordonnerai, si tu suis mes voies et fais ce qui est juste à mes yeux, en observant mes lois et mes commandements comme a fait mon serviteur David, alors je serai avec toi et je te construirai une maison stable comme j'ai construit pour David. Je te donnerai Israël et j'humilierai la descendance de David à cause de cela; cependant pas pour toujours. "
Vóluit ergo Sálomon interfícere Ieróboam, qui surréxit et aufúgit in Ægýptum ad Sesac regem Ægýpti et fuit in Ægýpto usque ad mortem Salomónis. Réliqua autem gestórum Salomónis, ómnia quæ fecit, et sapiéntia eius, ecce univérsa scripta sunt in libro gestórum Salomónis; dies autem, quos regnávit Sálomon in Ierúsalem super omnem Israel, quadragínta anni sunt. Dormivítque Sálomon cum pátribus suis et sepúltus est in civitáte David patris sui; regnavítque Róboam fílius eius pro eo. Salomon chercha à faire mourir Jéroboam; celui-ci partit et s'enfuit en Égypte auprès de Sheshonq, roi d'Égypte, et il demeura en Égypte jusqu'à la mort de Salomon. Le reste de l'histoire de Salomon, tout ce qu'il a fait, et sa sagesse, n'est-ce pas écrit dans le livre de l'Histoire de Salomon? La durée du règne de Salomon à Jérusalem sur tout Israël fut de quarante ans. Puis Salomon se coucha avec ses pères et on l'enterra dans la Cité de David, son père, et son fils Roboam régna à sa place.
R/. Quæ sunt in corde hóminis óculi tui vident, Dómine, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo videt in fácie, Deus autem in corde. V/. Imperféctum meum vidérunt óculi tui, et in libro tuo ómnia scribéntur. * Homo. V/. Glória Patri. * Homo. R/. Tes yeux scrutent le fond du cœur de l'homme, Seigneur, et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme voit selon l'apparence, Dieu voit dans les cœurs. V/. Ce qui en moi reste inachevé, imparfait, tes yeux le voient; et sur ton livre, tout est inscrit. * L'homme. V/. Gloire au Père. * L'homme.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De cathólicæ Ecclésiæ unitáte (Nn. 6-7: CCL 3, 254-255) Traité de saint Cyprien sur l'unité de l'Église catholique
Quisquam credit Ecclésiæ unitátem de divína firmitáte veniéntem, sacraméntis cæléstibus cohæréntem, scindi in Ecclésia posse et voluntátum collidéntium divórtio separári? Hanc unitátem qui non tenet, non tenet Dei legem, non tenet Patris et Fílii fidem, vitam non tenet et salútem. Hoc unitátis sacraméntum, hoc vínculum concórdiæ inseperabíliter cohæréntis osténditur, quando in evangélio túnica Dómini Iesu Christi non divíditur omníno nec scínditur sed, sortiéntibus de veste Christi, quis Christum pótius indúeret, íntegra vestis accípitur, et incorrúpta atque indivísa túnica possidétur. Qui croira que l'unité, dérivée de la solidarité divine, liée au mystère céleste, puisse être morcelée dans l'Église et dissoute par la séparation de volontés en conflit? Quiconque ne se tient pas à cette unité, ne se tient pas à la loi de Dieu, ne se tient pas à la foi du Père et du Fils, ne se tient pas en vie ni dans le salut. Ce sacrement de l'unité, ce lien de la concorde dans une indissoluble cohésion nous est montré dans l'Évangile par la tunique du Seigneur Jésus-Christ. Elle ne peut pas du tout être divisée ni déchirée, mais elle est tirée au sort pour savoir qui revêtira le Christ. Le vêtement du Christ échoit au gagnant, la tunique lui revient sans être abîmée ni découpée.
Lóquitur ac dicit Scriptúra divína: De túnica autem, quia de superióre parte non consútilis, sed per totum téxtilis fúerat, dixérunt ad ínvicem: Non scindámus illam, sed sortiámur de ea cuius sit. Unitátem ille portábat de superióre parte veniéntem, id est de cælo et a Patre veniéntem quæ ab accipiénte ac possidénte scindi omníno non póterat, sed totam semel et sólidam firmitátem inseparabíliter obtinébat. Possidére non potest induméntum Christi, qui scindit et dívidit Ecclésiam Christi. La divine Écriture s'exprime, en effet, par ces mots: Cette tunique était sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas. Ils se dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura. Elle figurait l'unité qui vient d'en haut, c'est-à-dire du ciel et du Père, l'unité qui ne peut absolument pas être déchirée par celui qui la recevait et en devenait propriétaire; mais il l'obtenait tout entière, une fois pour toutes, en sa solide contexture, pour ne plus s'en séparer. Or, celui-là ne peut posséder le vêtement du Christ, qui déchire et divise l'Église du Christ.
Contra dénique cum, Salomóne moriénte, regnum eius et pópulus scinderétur, Achías prophéta Ieróboam regi óbvius factus in campo in duódecim scissúras vestiméntum suum discídit. Cum duódecim tribus Israel scinderéntur, vestiméntum suum prophéta Achías discídit; at vero quia Christi pópulus non potest scindi, túnica eius per totum téxtilis et cohrens divísa a possidéntibus non est: indivídua, copuláta, conéxa osténdit pópuli nostri, qui Christum indúimus, concórdiam cohæréntem; sacraménto vestis et signo declarávit Ecclésiæ unitátem. Au contraire, quand Salomon meurt et que son royaume et son peuple sont partagés, le prophète Achias, rencontrant dans la campagne le roi Jéroboam, déchire son propre manteau en douze morceaux. Quand les douze tribus d'Israël se divisèrent, le prophète Achias déchira son manteau. Mais le peuple du Christ ne peut être divisé; c'est pourquoi la tunique du Christ, tissée d'une seule pièce et sans couture, ne peut être divisée par ceux qui la possèdent: indivise, d'un seul morceau, d'un seul tissu, elle figure la concorde et la cohésion de notre peuple, à nous qui avons revêtu le Christ. Par le mystère de ce vêtement et par son symbole, le Christ a rendu manifeste l'unité de l'Église.
R/. Præbe, fili, cor tuum mihi, et óculi tui vias meas custódiant, * Ut addátur grátia cápiti tuo. V/. Atténde, fili mi, sapiéntiam meam, et ad elóquium meum inclína aurem tuam, * Ut addátur. V/. Glória Patri. * Ut addátur. R/. Fils, donne-moi ton cœur; que tes yeux observent mes voies: * Ce sera pour ta tête une couronne de grâce. V/. Sois attentif, mon fils, à ma sagesse, et tends l'oreille à ma parole, * Ce sera. V/. Gloire au Père. * Ce sera.