Vigiles (OSB) du mercredi 14 août 2019 - St Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
S. Maximiliani Mariae Kolbe, presbyteri et martyris St Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr
Memoria Mémoire
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro secúndo Regum Du second livre des Rois
Congregávit Bénadad rex Sýriæ univérsum exércitum suum et ascéndit et obsidébat Samaríam. Factáque est fames magna in Samária et támdiu obséssa est, donec venumdarétur caput ásini octogínta argénteis et quarta pars cabi stércoris columbárum quinque argénteis. Eliséus autem sedébat in domo sua, et senes sedébant cum eo. Præmísit ítaque rex virum. Sed ántequam veníret núntius, Eliséus dixit ad senes: "Numquid scitis quod míserit fílius homicídæ hic, ut præcidátur caput meum? Vidéte ergo, cum vénerit núntius, cláudite óstium et non sinátis eum introíre; ecce enim sónitus pedum dómini eius post eum est." Et adhuc illo loquénte eis, appáruit rex qui veniébat ad eum et ait: "Ecce, tantum malum a Dómino est; quid ámplius exspectábo a Dómino?" Il advint que Ben-Hadad, roi d'Aram, rassembla toute son armée et vint mettre le siège devant Samarie. Il y eut une grande famine à Samarie et le siège fut si dur que la tête d'âne valait quatre-vingts sicles d'argent et le quarteron d'oignons sauvages cinq sicles d'argent. Élisée était assis dans sa maison et les anciens étaient assis avec lui, et le roi se fit précéder par un messager. Mais avant que celui-ci n'arrivât jusqu'à lui, Élisée dit aux anciens: " Avez-vous vu que ce fils d'assassin a donné l'ordre qu'on m'ôte la tête! Voyez: quand arrivera le messager, fermez la porte et repoussez-le avec la porte. Est-ce que le bruit des pas de son maître ne le suit point? " Il leur parlait encore que le roi descendit chez lui et dit: " Voici que tout ce mal vient du Seigneur! Pourquoi garderais-je confiance dans le Seigneur? "
Dixit Eliséus regi Israel: "Audíte verbum Dómini. Hæc dicit Dóminus: In témpore hoc cras módius símilæ uno statére erit, et duo módii hórdei statére uno in porta Samaríæ." Respóndens dux super cuius manum rex incumbébat, hómini Dei ait: "Si Dóminus fécerit étiam cataráctas in cælo, numquid póterit esse quod lóqueris?" Qui ait: "Vidébis óculis tuis et inde non cómedes." Élisée dit au roi de Samarie: " Écoute la parole du Seigneur! Ainsi parle le Seigneur: Demain à pareille heure, on aura un boisseau de gruau pour un sicle et deux boisseaux d'orge pour un sicle à la porte de Samarie. " L'écuyer sur le bras de qui s'appuyait le roi répondit à Élisée: " A supposer même que le Seigneur fasse des fenêtres dans le ciel, cette parole se réaliserait-elle? " Élisée dit: " Tu le verras de tes yeux, mais tu n'en mangeras pas. "
Leprósi venérunt et vocavérunt portários civitátis et narravérunt eis dicéntes: "Ivimus ad castra Sýriæ et nullum íbidem reppérimus hóminum nisi equos et ásinos alligátos et tentória, sicut erant." Clamavérunt ergo portárii et nuntiavérunt in palátio regis intrínsecus. Qui surréxit nocte et ait ad servos suos: "Dico vobis quid fécerint nobis Syri. Sciunt quia fame laborámus, et idcírco egréssi sunt de castris et látitant in agris dicéntes: "Cum egréssi fúerint de civitáte, capiémus eos vivéntes, et tunc civitátem íngredi potérimus"." Des lépreux vinrent, appelèrent les gardes à la porte de la ville et leur annoncèrent: " Nous sommes allés au camp des Araméens. Il n'y a là personne, aucun bruit humain, seulement les chevaux à l'entrave, les ânes à l'entrave, et leurs tentes telles quelles. " Les gardes de la porte crièrent, et on porta la nouvelle à l'intérieur du palais. Le roi se leva de nuit et dit à ses officiers: " Je vais vous expliquer ce que les Araméens nous ont fait. Comme ils savent que nous sommes affamés, ils ont quitté le camp pour se cacher dans la campagne en se disant: ils sortiront de la ville, nous les prendrons vivants et nous entrerons dans la ville. "
Respóndit autem unus servórum eius: "Tollámus quinque equos qui remansérunt in urbe; fiant sicut univérsa multitúdo Israel quæ consúmpta est; mittámus ergo et videámus." Adduxérunt ergo duos currus cum equis, misítque rex post exércitum Syrórum dicens: "Ite et vidéte." Qui abiérunt post eos usque ad Iordánem; ecce autem omnis via plena erat véstibus et vasis quæ proiécerant Syri, cum turbaréntur. Reversíque núntii indicavérunt regi. Et egréssus pópulus dirípuit castra Sýriæ; factúsque est módius símilæ statére uno et duo módii hórdei statére uno iuxta verbum Dómini. L'un de ses officiers répondit: " Qu'on prenne donc cinq des chevaux survivants, qui restent ici - il leur arrivera comme à l'ensemble qui a péri -, nous les enverrons et nous verrons. " On prit deux attelages, que le roi envoya derrière les Araméens en disant: " Allez et voyez. " Ils les suivirent jusqu'au Jourdain; la route était jonchée de vêtements et de matériel que les Araméens avaient abandonnés dans leur panique; les messagers revinrent et informèrent le roi. Le peuple sortit et pilla le camp des Araméens: le boisseau de gruau fut à un sicle et les deux boisseaux d'orge à un sicle, selon la parole du Seigneur.
R/. Muro tuo inexpugnábili circumcínge nos, Dómine, * Et armis tuæ poténtiæ prótege nos semper; líbera, Dómine, Deus Israel, clamántes ad te. V/. Erue nos in mirabílibus tuis, et da glóriam nómini tuo. * Et armis. V/. Glória Patri. * Et armis. R/. Entoure-nous, Seigneur, de ton rempart inexpugnable; * Par les armes de ta puissance, garde-nous toujours sous ta protection; libère, Seigneur, Dieu d'Israël, ceux qui font appel à toi! V/. Délivre-nous, car tu accomplis des merveilles; à ton nom, donne la gloire! * Par les armes. V/. Gloire au Père. * Par les armes.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo 130, 2: PL 38, 726) Sermon de saint Augustin
Convertámur ad eum qui miráculum fecit de quinque pánibus et duóbus píscibus. Ipse est panis qui de cælo descéndit; sed panis qui réficit et non déficit; panis qui sumi potest, consúmi non potest. Ipsum panem étiam manna significábat. Unde dictum est: Panem cæli dedit illis, panem angelórum manducávit homo. Quis est panis cæli, nisi Christus? Sed ut panem angelórum manducáret homo, Dóminus angelórum factus est homo. Si enim hoc non factus esset, carnem ipsíus non haberémus; si carnem ipsíus non haberémus, panem altáris non manducarémus. Festinémus ad hereditátem, quia magnum inde pignus accépimus. Fratres mei, desiderémus vitam Christi, quia tenémus pignus mortem Christi. Tournons-nous vers celui qui a fait le miracle des cinq pains et des deux poissons. Il est lui-même ce pain qui, du ciel, est descendu; mais un pain qui procure une réfection et ne fait pas défaut, qui ne vient pas à manquer; un pain qui peut être consommé, sans être consumé, sans s'épuiser. Ce pain, la manne aussi le préfigurait; comme il est écrit: Il leur a donné le pain du ciel, l'homme s'est nourri du pain des anges. Quel est ce pain du ciel, sinon le Christ? Mais, ce pain des anges, pour que l'homme puisse en manger, le Seigneur des anges s'est fait homme. Car s'il ne s'était pas fait homme, nous n'aurions pas sa chair; si nous n'avions pas sa chair, du pain de l'autel nous ne pourrions manger. Hâtons-nous vers l'héritage, puisque nous en avons reçu là un gage si précieux. Mes frères, désirons la vie du Christ, puisque nous possédons pour gage la mort du Christ.
Quómodo nobis non dabit bona sua, qui passus est mala nostra? In terris istis, in isto sæculo malígno quid abúndat, nisi nasci, laboráre et mori? Discútite res humánas, convíncite me, si méntior: atténdite omnes hómines, utrum ad áliud sint in hoc sæculo, quam nasci, laboráre et mori. Hæc sunt mercimónia regiónis nostræ, ista hic abúndant. Ad tales merces Mercátor ille descéndit. Et quóniam omnis mercátor dat et áccipit; dat quod habet, et áccipit quod non habet; quando áliquid cómparat, dat pecúniam, et áccipit quod emit; étiam Christus in ista mercatúra dedit et accépit. Sed quid accépit? Quod hic abúndat, nasci, laboráre et mori. Et quid dedit? Renásci, resúrgere et in ætérnum regnáre. Comment ne nous donnera-t-il pas ses biens, celui qui a souffert nos maux? Sur cette terre et en ce monde mauvais, qu'est-ce qui est monnaie courante et surabondante, sinon naître, souffrir et mourir? Considérez sérieusement les réalités humaines et confondez-moi si je mens: considérez tous les hommes, sont-ils venus en ce monde pour autre chose que naître, souffrir et mourir. Telles sont les productions, les marchandises de notre contrée, celles-là y surabondent. Pour un tel profit, un tel marché, est descendu notre Marchand. Et puisque tout marchand donne et reçoit, donne ce qu'il a et reçoit ce qu'il n'a pas; quand il acquiert quelque chose, donne de l'argent et reçoit ce qu'il achète; ainsi du Christ: dans cet admirable commerce, il a donné et il a reçu. Mais qu'a-t-il reçu? Ce qui surabonde ici: naître, souffrir et mourir. Et qu'a-t-il donné? De renaître, ressusciter et à jamais régner.
O bone Mercátor, eme nos. Quid dicam, eme nos, cum grátias ágere debeámus quia emísti nos? Prétium nostrum érogas nobis, sánguinem tuum bíbimus; érogas ergo nobis prétium nostrum. Et Evangélium légimus, instruméntum nostrum. Servi tui sumus, creatúra tua sumus: fecísti nos, redemísti nos. Emere potest quisque servum suum, creáre non potest. Dóminus autem servos suos et creávit et redémit: creávit ut essent; redémit, ne semper captívi essent. Ah! bon et généreux Marchand, achète-nous. Mais que dis-je: achète-nous, quand nous devrions te rendre grâce de nous avoir achetés? Le prix que nous t'avons coûté, tu nous le lègues par testament, nous buvons ton sang; c'est donc à nous que tu lègues le prix de notre acquisition. Et nous lisons l'Évangile, notre acte d'acquisition. Nous sommes tes serviteurs, nous sommes tes créatures: tu nous a faits, tu nous a rachetés. Quiconque peut acheter son serviteur, il ne peut le créer. Mais le Seigneur, d'une part a créé ses serviteurs, et d'autre part les a rachetés; il les a créés pour qu'ils soient, il les a rachetés pour qu'ils ne soient pas à jamais captifs.
R/. Civitátem istam tu circúmda, Dómine, et ángeli tui custódiant muros eius; * Exáudi, Dómine, pópulum tuum cum misericórdia. V/. Avertátur furor tuus, Dómine, a pópulo tuo et a civitáte sancta tua. * Exáudi. V/. Glória Patri. * Exáudi. R/. Seigneur, entoure toi-même cette cité! Que tes anges gardent ses murailles! * Exauce dans ta bonté, Seigneur, la prière de ton peuple. V/. Détourne ta colère, Seigneur, de ton peuple et de ta ville sainte! * Exauce. V/. Gloire au Père. * Exauce.