Vigiles (OSB) du samedi 24 août 2019 - St Barthélemy, apôtre

Hebdomada XX per annum XXème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
S. Bartholomaei, apostoli St Barthélemy, apôtre
Festum Fête
In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios 1, 18 - 2, 5 De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens 1,18 - 2,5
Lectio I Lecture I
Fratres: verbum crucis pereúntibus quidem stultítia est, his autem, qui salvi fiunt, id est nobis, virtus Dei est. Scriptum est enim: Perdam sapiéntiam sapiéntium et prudéntiam prudéntium reprobábo. Ubi sápiens? Ubi scriba? Ubi conquisítor huius sæculi? Nonne stultam fecit Deus sapiéntiam huius mundi? Le langage de la croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu. Car il est écrit: Je détruirai la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents je la rejetterai. Où est-il, le sage? Où est-il, l'homme cultivé? Où est-il, le raisonneur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde?
R/. Ecce ego mitto vos sicut oves in médio lupórum, dicit Dóminus; * Estóte ergo prudéntes sicut serpéntes et símplices sicut colúmbæ. V/. Dum lucem habétis, crédite in lucem, ut fílii lucis sitis, dicit Dóminus. * Estóte. R/. Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, dit le Seigneur; * Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. V/. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière: vous serez alors des hommes de lumière, dit le Seigneur. * Soyez donc.
Lectio II Lecture II
Nam quia in Dei sapiéntia non cognóvit mundus per sapiéntiam Deum, plácuit Deo per stultítiam prædicatiónis salvos fácere credéntes. Quóniam et Iudæi signa petunt, et Græci sapiéntiam quærunt, nos autem prædicámus Christum crucifíxum, Iudæis quidem scándalum, géntibus autem stultítiam; ipsis autem vocátis, Iudæis atque Græcis, Christum Dei virtútem et Dei sapiéntiam, quia quod stultum est Dei, sapiéntius est homínibus et quod infírmum est Dei, fórtius est homínibus. Puisqu'en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n'a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c'est par la folie du message qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants. Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
R/. Tóllite iugum meum super vos, dicit Dóminus, et díscite quia mitis sum et húmilis corde; * Iugum enim meum suáve est, et onus meum leve. V/. Et inveniétis réquiem animábus vestris. * Iugum. R/. Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur; apprenez que je suis doux et humble de cœur; * Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. V/. Et vous trouverez le repos véritable. * Oui.
Lectio III Lecture III
Vidéte enim vocatiónem vestram, fratres, quia non multi sapiéntes secúndum carnem, non multi poténtes, non multi nóbiles; sed, quæ stulta sunt mundi, elégit Deus, ut confúndat sapiéntes, et infírma mundi elégit Deus, ut confúndat fórtia, et ignobília mundi et contemptibília elégit Deus, quæ non sunt, ut ea quæ sunt destrúeret, ut non gloriétur omnis caro in conspéctu Dei. Ex ipso autem vos estis in Christo Iesu, qui factus est sapiéntia nobis a Deo et iustitía et sanctificátio et redémptio, ut quemádmodum scriptum est: Qui gloriátur, in Dómino gloriétur. Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu. Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption, afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur.
R/. Dum stetéritis ante reges et præsides, nolíte cogitáre quómodo aut quid loquámini; * Dábitur enim vobis in illa hora quid loquámini. V/. Non enim vos estis, qui loquímini, sed Spíritus Patris vestri, qui lóquitur in vobis. * Dábitur. R/. Lorsque vous serez accusés, debout devant les rois et les gouverneurs, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: * Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. V/. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. * Ce que.
Lectio IV Lecture IV
Et ego, cum veníssem ad vos, fratres, veni non per sublimitátem sermónis aut sapiéntiæ annúntians vobis mystérium Dei. Non enim iudicávi scire me áliquid inter vos nisi Iesum Christum et hunc crucifíxum. Et ego in infirmitáte et timóre et tremóre multo fui apud vos, et sermo meus et prædicátio mea non in persuasibílibus sapiéntiæ verbis, sed in ostensióne Spíritus et virtútis, ut fides vestra non sit in sapiéntia hóminum sed in virtúte Dei. Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
R/. Vidi coniúnctos viros, habéntes spléndidas vestes, et ángelus Dómini locútus est ad me, dicens: * Isti sunt viri sancti facti amíci Dei. V/. Vidi ángelum Dei volántem per médium cælum, voce magna clamántem et dicéntem: * Isti sunt. V/. Glória Patri. * Isti sunt. R/. Je vis une réunion d'hommes qui portaient des tuniques somptueuses; un ange du Seigneur me dit alors: * Voici des hommes saints, des amis de Dieu! V/. Je vis un ange de Dieu qui volait au zénith; il proclamait d'une voix forte: * Voici. V/. Gloire au Père. * Voici.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Epístulam primam ad Corínthios (Hom. 4, 3. 4: PG 61, 34-36) Homélie de saint Jean Chrysostome sur la première Épître aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Crux per ignáros hómines persuásit, immo persuásit toti orbi terrárum; non de lévibus rebus dísserens, sed de Deo et de vera religióne deque evangélico vitæ institúto ac de futúro iudício, atque rústicos indoctósque omnes fecit philósophos. Vide quómodo quod stultum est Dei, sapiéntius sit homínibus, et infírmum fórtius. La croix, par le ministère de quelques hommes simples, a opéré l'œuvre de la persuasion et a gagné le monde entier; et ce n'est pas en l'entretenant de sujets vulgaires, c'est en lui parlant de Dieu, de la vraie piété, de la morale évangélique, du jugement à venir: ainsi, d'hommes ignorants et grossiers, elle a fait des amis de la plus haute sagesse. Voilà comment ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
R/. Isti sunt triumphatóres et amíci Dei, qui, contemnéntes iussa príncipum, meruérunt præmia ætérna; * Modo coronántur et accípiunt palmam. V/. Isti sunt qui venérunt ex magna tribulatióne et lavérunt stolas suas in sánguine Agni. * Modo. R/. Voici les triomphateurs, les amis de Dieu: pour avoir méprisé les exigences des princes, ils ont gagné des trésors éternels; * Désormais couronnés, ils remportent la palme! V/. Ils viennent de la grande épreuve, ils ont lavé leurs vêtements et les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. * Désormais.
Lectio II Lecture II
Quómodo fórtius? Quod totum orbem perváserit, et omnes vi céperit, et quod innúmeris Crucifíxi nomen exstínguere conántibus, contrárium evénerit; hoc nomen flóruit, et maiórem in modum accrévit; illi vero periérunt et in exítium ruérunt; ac vivéntes advérsus mórtuum bellum geréntes, nihil potuére. Itaque quando me mórtuum Græcus dicit, tunc osténdit se ádmodum stultum esse; quando ego, qui ab illo stultus esse exístimor, sapiénte sapiéntior appáreo; cum me vocábit infírmum, tunc seípsum infirmiórem osténdet. Quæ enim per Dei grátiam recte ágere potuérunt publicáni et piscatóres, hæc philósophi, tyránni et, ut ita dicam, totus orbis innúmera circumcúrrens, ne imaginári quidem pótuit. Comment ce qui est faiblesse de Dieu est-il plus fort? La croix a parcouru tout l'univers, elle a conquis tous les peuples et, quand tous les efforts étaient réunis pour éteindre le nom du Crucifé, on a vu tout le contraire: ce nom a brillé et s'est accru de jour en jour, pendant que ses ennemis tombaient et disparaissaient; si bien que les hommes vivants, ayant déclaré la guerre à un mort, n'ont pu le vaincre. Aussi, lorsque le Grec me déclare mort, il se montre lui-même entièrement frappé de démence; quand il me tiendra pour un insensé, ma sagesse éclipsera celle des sages. Il proclamera sa propre faiblesse quand il voudra faire ressortir la mienne. Ce que des publicains et des pêcheurs ont pu faire de grand avec la grâce de Dieu, ni les philosophes, ni les orateurs, ni les monarques, ni le monde entier, combinant toutes ses forces, n'auraient pu même l'imaginer.
R/. Isti sunt qui, vivéntes in carne, plantavérunt Ecclésiam sánguine suo; non sunt de terris córpora eórum separáta * Quorum mérita sunt in cælis, ánimæ sanctórum coæquáles. V/. In omnem terram exívit sonus eórum et in fines orbis terræ verba eórum. * Quorum mérita. R/. Voici des hommes qui ont planté l'Église et l'ont arrosée de leur sang alors qu'ils vivaient ici-bas. Leurs corps sont restés semés en terre, * Tandis qu'ils ont aux cieux leur salaire, car ils partagent le sort des saints. V/. Sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde; * Tandis qu'ils.
Lectio III Lecture III
Quod cógitans Paulus dicébat: Infírmum Dei fórtius est ómnibus homínibus. Quod enim divína sit prædicátio, inde étiam maniféstum est. Undenam in mentem venit duódecim homínibus ut res tantas aggrederéntur; et iis qui numquam fortásse in urbem et in forum vénerant, ut contra totum orbem áciem instrúerent? Quod enim formidolósi essent et pusílli ánimi, osténdit ille, qui de iis scripsit, qui id non recusávit, neque illórum obtégere vítia vóluit; quod máximum est veritátis arguméntum. Quid ígitur ille de illis dicit? Quod Christo comprehénso, post innúmera édita mirácula álii fúgerint, ille vero aliórum coryphæus ipsum negáverit. Telles sont les pensées qui faisaient dire à Paul: Ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. De là ressort le caractère divin de la prédication. Et d'où a pu venir à douze hommes le dessein de se jeter dans une aussi téméraire entreprise? Ils n'avaient jamais, peut-être, abordé la ville et la vie publique; comment ont-ils osé entrer en lutte avec tout l'univers? Qu'ils aient été craintifs et pusillanimes, l'écrivain qui nous parle d'eux le fait clairement entendre, il ne le dissimule pas, pas plus du reste qu'il ne tait leurs défauts: preuve éclatante de sa véracité. Que dit-il à leur sujet? Que, lorsque le Christ fut arrêté, après tant de miracles qu'il avait opérés, eux prirent la fuite, et que leur chef lui-même le renia.
R/. Isti sunt viri sancti, quos elégit Dóminus in caritáte non ficta, et dedit illis glóriam sempitérnam; * Quorum doctrína fulget Ecclésia ut sole luna. V/. Sancti per fidem vicérunt regna, operáti sunt iustítiam. * Quorum doctrína. R/. Voici les saints hommes que le Seigneur s'est choisis dans son amour indéfectible: il leur a donné une gloire éternelle; * L'Église est irradiée par leur enseignement, comme la lune par le soleil. V/. Grâce à leur foi, les saints ont vaincu des royaumes, pratiqué la justice. * L'Église.
Lectio IV Lecture IV
Undenam ergo illi, qui vivénte Christo non túlerant, illo mórtuo et sepúlto, cum non resurrexísset, ut vos dícitis, neque allocútus illos fuísset, neque ánimum indidísset, contra tantum orbem terræ áciem instruxérunt? Annon apud se dixíssent: "Quid hoc est? seípsum non pótuit serváre, et nos próteget? Sibi opem non tulit vivus, et nobis manum tendet mórtuus?" Quamóbrem palam est, si non vidíssent illum resurrexísse, magnúmque poténtiæ eius habuíssent arguméntum, non tantam iactúros fuísse áleam. Comment se fait-il que ces mêmes hommes, qui n'avaient pas eu le courage de résister du vivant de leur maître, se soient portés, après sa mort et sa sépulture, à combattre contre le monde entier, si, comme vous le dites, ce maître n'est pas ressuscité, s'il ne leur a pas parlé pour leur inspirer du courage? Ne devraient-ils pas tenir ce langage: " Quoi donc, il n'a pu se sauver lui-même, nous protégera-t-il? Il ne s'est pas défendu vivant, mort nous tendra-t-il la main pour nous aider? " Il est évident que si les apôtres n'avaient vu Jésus ressusciter, s'ils n'avaient eu par devers eux un gage incontestable de sa puissance, jamais ils n'auraient joué ce terrible jeu.
R/. Cives apostolórum et domestíci Dei advenérunt hodie, portántes pacem, illuminántes pátriam, * Dare pacem géntibus et liberáre pópulum Dómini. V/. In omnem terram exívit sonus eórum et in fines orbis terræ verba eórum. * Dare. V/. Glória Patri. * Dare. R/. Les concitoyens des apôtres, les membres de la famille de Dieu, sont venus aujourd'hui apporter la paix, illustrer leur patrie, * Offrir aux nations la paix, au peuple du Seigneur, la liberté. V/. Sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde. * Offrir. V/. Gloire au Père. * Offrir.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Invénit Philíppus Nathánael et dicit ei: "Quem scripsit Móyses in lege et prophétæ invénimus, Iesum fílium Ioseph a Názareth." Et réliqua. Philippe dit à Nathanaël: " Celui dont parlent la loi de Moïse et les prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. " Et la suite.
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Ioánnem (Hom. 20, 1: PG 59, 125) Homélie de saint Jean Chrysostome sur l'évangile de s. Jean
Lectio I Lecture I
Philíppus dicit se Christum invenísse, ut fidem prædicatióni conciliáret, ex Móyse nempe et prophétis, utque auditórem inde venerabúndum rédderet. Nathánael enim péritus erat et veritátis studiósus sectátor, ut étiam Christus testificátus est ipsáque res comprobávit. Philippe, lorsqu'il dit avoir trouvé le Messie, invoque l'autorité de Moïse et des prophètes, pour se concilier la foi de celui auquel il adresse cette prédication, et pour, de là, gagner le respect de celui qui l'écoute. Nathanaël en effet, était versé dans la connaissance des saintes Écritures; il était avant tout ami circonspect de la vérité, selon le témoignage que lui rend le Christ lui-même et que lui rend aussi la suite du récit.
R/. Beáti mundo corde, quóniam ipsi Deum vidébunt; beáti pacífici, quóniam fílii Dei vocabúntur; beáti, qui persecutiónem patiúntur propter iustítiam, * Quóniam ipsórum est regnum cælórum. V/. Beáti, qui esúriunt et sítiunt iustítiam, * Quóniam. R/. Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux les persécutés pour la justice: * Le Royaume des cieux est à eux! V/. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: * Le Royaume.
Lectio II Lecture II
"Et unde constat, Philíppe, hunc esse quem dicis? Quod signum das nobis? Quod ergo habes arguméntum?" - "Idem ipsum, inquit, quod Andréas." Nam ille cum thesáurum quem repérerat enuntiáre non valéret, neque verbis declaráre, fratrem quem réperit illo addúcit. Sic et iste, quómodo ille sit Christus, et quómodo illum prophétæ prænuntiárint, non dicit; sed ducit illum ad Iesum, sciens illum non ultra discessúrum esse, si illíus verba doctrinámque gustáret. "Mais, Philippe, comment prouver que cet homme est bien le Messie? Quel signe m'en donnes-tu? Quel argument peux-tu invoquer? " - " Le même qu'avait André ", répond Philippe. Dans l'impuissance de faire connaître le trésor qu'il avait trouvé, d'en parler en des termes qui soient dignes, André avait pris le parti d'amener son frère à Jésus. Philippe, lui aussi, ne dit pas comment il se fait que Jésus soit le Messie, celui que les prophètes avaient annoncé; il se contente d'amener Nathanaël à Jésus, persuadé qu'il ne le quitterait plus dès qu'il aurait savouré sa parole et sa doctrine.
R/. Benedícti mei, veníte, apérti sunt vobis cæli; * Hódie mecum éritis in paradíso Patris mei. V/. Veníte, benedícti Patris mei, percípite regnum. * Hódie. R/. Venez, mes bénis, les cieux vous sont ouverts; * Aujourd'hui avec moi vous serez dans le paradis de mon Père. V/. Venez, les bénis de mon Père, recevez le Royaume. * Aujourd'hui.
Lectio III Lecture III
Vidit Iesus Nathánael veniéntem ad se et dicit de eo: "Ecce vere Israelíta, in quo dolus non est." Quod dixísset: A Názareth potest áliquid boni exíre? ídeo hóminem laudat et mirátur. Atqui incusándus pótius erat? Mínime. Neque enim verba non credéntis erant, neque criminatióne digna, sed laude. Quómodo et qua ratióne? Quia hic magis quam Philíppus in prophéticis versátus erat. Audíerat enim ex Scriptúris Christum ex Béthlehem oritúrum esse, et ex vico in quo fúerat David. Cum audísset ergo a Názareth esse, turbátus est. Jésus vit Nathanaël venir à lui et dit à son sujet: " Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. " Tandis que Nathanaël s'écrie: De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon? Jésus fait avec admiration l'éloge de Nathanaël. Ne fallait-il pas plutôt le blâmer? Garde-toi de le croire; car le langage de l'ami de Philippe n'était pas celui d'un incrédule, et il méritait plutôt des éloges que des reproches. Comment cela? C'est que Nathanaël connaissait mieux que Philippe les oracles des prophètes. Il avait appris de l'Écriture que le Messie devait naître à Bethléem, dans la ville même de David. Quand il entendit que le Messie était de Nazareth, il fut troublé.
R/. O quam pulchri super montes pedes annuntiántium pacem, * Annuntiántium bona. V/. In omnem terram exívit sonus eórum et in fines orbis terræ verba eórum. * Annuntiántium. R/. Qu'ils sont beaux, sur les montagnes, les pas des messagers qui annoncent la paix, * Qui annoncent le bonheur! V/. Sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde. * Qui annoncent.
Lectio IV Lecture IV
Animadvérte autem eius in ipsa dubitatióne prudéntiam modestiámque. Non enim statim dixit: "Me fallis, o Philíppe, et mentíris; non credo, non adíbo." Verum nihil símile dixit; sed quid? Adit illum et ipse; ac dum non admíttit eum a Názareth esse, accurátum Scripturárum stúdium osténdit, et mores suos falláciæ non obnóxios; quod autem hæc nuntiántem non réspuat, magnum Christi advéntus desidérium éxhibet. Remarque jusque dans ses hésitations la modération et la prudence. Il ne dit pas aussitôt: " Tu me trompes, Philippe; tu es dans l'erreur, je ne crois pas ce que tu affirmes, je ne te suivrai pas. " Au lieu de s'exprimer de cette façon, il va trouver le Sauveur. En refusant de croire que le Messie fût de Nazareth, il montrait la connaissance qu'il avait des saints livres, et combien il serait difficile de le séduire avec un caractère tel que le sien; mais en ne repoussant pas celui qui lui a parlé, il trahit le vif désir qu'il avait de l'avènement du Christ.
R/. Gregem tuum, Pastor ætérne, non déseras, sed, per beátos apóstolos tuos, * Perpétua defensióne custódias. V/. Ut a nostris reátibus absolúti, a cunctis nos quoque perículis, * Perpétua. V/. Glória Patri. * Perpétua. R/. Pasteur éternel, n'abandonne pas ton troupeau; mais, à la prière de tes bienheureux apôtres, * Protège-nous toujours. V/. De même que nous avons été absous de nos péchés; de tout danger, de même, * Protège-nous. V/. Gloire au Père. * Protège-nous.