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Vigiles (OSB) du mercredi 28 août 2019 - St Augustin, évêque et docteur de l'Église

Hebdomada XXI per annum XXIème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
S. Augustini, episcopi et Ecclesiae doctoris St Augustin, évêque et docteur de l'Église
Memoria Mémoire
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In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Ephésios De la lettre de saint Paul aux Éphésiens
Fratres: Mulíeres viris suis subiéctæ sint sicut Dómino, quóniam vir caput est mulíeris, sicut et Christus caput est ecclésiae, ipse salvátor córporis. Sed ut ecclésia subiécta est Christo, ita et mulíeres viris in ómnibus. Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur: en effet, le mari est chef de sa femme, comme le Christ est chef de l'Église, lui le sauveur du Corps; or l'Église se soumet au Christ; les femmes doivent donc, et de la même manière, se soumettre en tout à leurs maris.
Viri, dilígite uxóres, sicut et Christus diléxit ecclésiam et seípsum trádidit pro ea, ut illam sanctificáret mundans lavácro aquae in verbo, ut exhibéret ipse sibi gloriósam ecclésiam non habéntem máculam aut rugam aut aliquid eiúsmodi, sed ut sit sancta et immaculáta. Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Église: il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne; car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée.
Ita et viri debent dilígere uxóres suas ut córpora sua. Qui suam uxórem díligit, seípsum díligit; nemo enim umquam carnem suam ódio hábuit, sed nutrit et fovet eam sicut et Christus ecclésiam, quia membra sumus córporis eius. Propter hoc relínquet homo patrem et matrem et adhærébit uxóri suæ, et erunt duo in carne una. Mystérium hoc magnum est; ego autem dico de Christo et ecclésia! Verúmtamen et vos sínguli unusquísque suam uxórem sicut seípsum díligat; uxor autem tímeat virum. De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c'est s'aimer soi-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église: ne sommes-nous pas les membres de son Corps? Voici donc que l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair: ce mystère est de grande portée; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église. Bref, en ce qui vous concerne, que chacun aime sa femme comme soi-même, et que la femme révère son mari.
R/. Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, inténde oratióni meæ; * A fínibus terræ ad te clamávi, Dómine. V/. Dum anxiarétur cor meum, in petra exaltásti me; deduxísti me, quia factus es adiútor meus. * A fínibus terrae. V/. Glória Patri. * A fínibus terrae. R/. Dieu, entends ma plainte, exauce ma prière; * Des terres lointaines je t'appelle, Seigneur. V/. Quand le cœur me manque, tu m'élèves sur le roc; tu me conduis, car tu es pour moi un refuge. * Des terres lointaines. V/. Gloire au Père. * Des terres lointaines.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib. 10, 27-28: CCL 27, 175) Confessions de saint Augustin
Sero te amávi, pulchritúdo tam antíqua et tam nova, sero te amávi! Et ecce intus eras et ego foris et ibi te quærébam, et in ista formósa, quæ fecísti, defórmis irruébam. Mecum eras, et tecum non eram. Ea me tenébant longe a te, quæ si in te non essent, non essent. Vocásti et clamásti et rupísti surditátem meam. Coruscásti, splenduísti et fugásti cæcitátem meam, fragrásti, et duxi spíritum et anhélo tibi. Gustávi et esúrio et sítio. Tetigísti me et exársi in pacem tuam. Bien tard je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t'ai aimée! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c'est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais! Tu étais avec moi, et je n'étais pas avec toi; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n'existaient pas en toi, n'existeraient pas! Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé ma cécité; tu as embaumé, j'ai respiré et haletant j'aspire à toi; j'ai goûté, et j'ai faim et j'ai soif; tu m'as touché et je me suis enflammé pour ta paix.
Cum inhæsero tibi ex omni me, nusquam erit mihi dolor et labor; et viva erit vita mea, tota plena te. Nunc autem quóniam quem tu imples, súblevas eum; quóniam tui plenus non sum, óneri mihi sum. Conténdunt lætítiæ meæ flendæ cum lætándis mæróribus; et ex qua parte stet victória néscio. Conténdunt mæróres mei mali cum gáudiis bonis, et ex qua parte stet victória néscio. Hei mihi! Dómine, miserére mei. Hei mihi! Ecce vúlnera mea non abscóndo: médicus es, æger sum; miséricors es, miser sum. Quand j'aurai adhéré à toi de tout moi-même, nulle part il n'y aura pour moi douleur et labeur, et vivante sera ma vie toute pleine de toi. Mais maintenant, puisque tu allèges celui que tu remplis, n'étant pas rempli de toi je suis un poids pour moi. Il y a lutte entre mes joies dignes de larmes et les tristesses dignes de joie; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais. Il y a lutte entre mes tristesses mauvaises et les bonnes joies; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais. Ah! malheureux! Seigneur, aie pitié de moi. Ah! malheureux! Voici mes blessures, je ne les cache pas: tu es médecin, je suis malade; tu est miséricorde, je suis misère.
Numquid non tentátio est vita humána super terram? Quis velit moléstias et difficultátes? Tolerári iubes eas, non amári. Nemo quod tólerat amat, etsi toleráre amat. Quamvis enim gáudeat se toleráre, mavult tamen non esse quod tóleret. Próspera in advérsis desídero, advérsa in prósperis tímeo. Quis inter hæc médius locus, ubi non sit humána vita tentátio? Væ prosperitátibus sæculi, semel et íterum, a timóre adversitátis et a corruptióne lætítiæ! Væ adversitátibus sæculi, semel et íterum et tértio, a desidério prosperitátis, et quia ipsa advérsitas dura est, et ne frangat tolerántiam. Numquid non tentátio est vita humána super terram sine ullo interstítio? N'est-elle pas une épreuve, la vie humaine sur la terre? Qui peut vouloir les tracas et les difficultés? Tu ordonnes de les supporter, non pas de les aimer. Aucun n'aime ce qu'il supporte, même s'il aime supporter. Quelle que soit, en effet, la joie qu'on ait de supporter, on préfère pourtant n'avoir rien à supporter. Dans l'adversité je désire la prospérité; dans la prospérité je redoute l'adversité. Quel juste milieu y a-t-il entre les deux, où la vie humaine ne soit pas une épreuve? Malheur aux prospérités du siècle, une fois et deux fois malheur, parce qu'on y redoute l'adversité et que la joie est corrompue! Malheur aux adversités du siècle, une fois et deux fois et trois fois malheur, parce qu'on y désire la prospérité, que l'adversité par elle-même est dure et qu'elle risque de briser la patience! N'est-elle pas une épreuve, la vie humaine sur la terre, sans le moindre répit?
R/. Inquisívi sapiéntem et sacerdótem símilem tibi, non invéni. Ut vídeo, Spíritum Dei habes in te, * Ideo magnus es in domo Dómini, et de ore tuo bona áudiet cunctus pópulus qui tibi commíssus est. V/. Sacérdos et póntifex et virtútum ártifex, bonus pastor in pópulo, qui placuísti Dómino. * Ideo. V/. Glória Patri. * Ideo. R/. J'ai cherché un sage et un prêtre tel que toi, je n'en ai pas trouvé. Je le vois, tu as en toi l'Esprit de Dieu, * C'est pourquoi tu es grand dans la maison de Dieu; et, de ta bouche, il recueillera des paroles merveilleuses le peuple nombreux qui t'a été confié. V/. Prêtre et pontife, artisan du bien, vrai berger pour ton peuple, tu as été agréable au Seigneur. * C'est pourquoi. V/. Gloire au Père. * C'est pourquoi.