Vigiles (OSB) du mercredi 1 janvier 2020 - Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Feria IV Mercredi
In octava Nativitatis SOLLEMNITAS SANCTAE DEI GENITRICIS MARIAE Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE
Sollemnitas Solennité
In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne années I et II
De Epístula ad Hebræos De la lettre aux Hébreux
Lectio I Lecture I
Fratres, eum qui paulo minus ab ángelis minorátus est vidémus Iesum propter passiónem mortis glória et honóre coronátum, ut grátia Dei pro ómnibus gustáverit mortem. Celui qui a été abaissé un moment au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur, parce qu'il a souffert la mort: il fallait que, par la grâce de Dieu, au bénéfice de tout homme, il goûtât la mort.
R/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi, ecce de quo dicébam vobis: * Qui post me venit, ante me factus est, cuius non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. V/. Hoc est testimónium quod perhíbuit Ioánnes. * Qui. R/. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: * Celui qui vient après moi, avant moi il était; et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. V/. Tel fut le témoignage de Jean, le Baptiste. * Celui.
Lectio II Lecture II
Decébat enim eum propter quem ómnia et per quem ómnia, qui multos fílios in glóriam addúxit, ducem salútis eórum per passiónes consummáre. Qui enim sanctíficat et qui sanctificántur, ex uno omnes; propter quam causam non erubéscit fratres eos vocáre, dicens: Nuntiábo nomen tuum frátribus meis, in médio ecclésiæ laudábo te; et íterum: Ego ero fidens in eum; et íterum: Ecce ego et púeri quos mihi dedit Deus. Il convenait, en effet, que, voulant conduire à la gloire un grand nombre de fils, Celui pour qui et par qui sont toutes choses rendît parfait par des souffrances le chef qui devait les guider vers leur salut. Car le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C'est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères, quand il dit: J'annoncerai ton nom à mes frères. Je te chanterai au milieu de l'assemblée. Et encore: Pour moi j'aurai confiance en lui. Et encore: Nous voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés.
R/. Congratulámini mihi, omnes qui dilígitis Dóminum: quia, cum essem párvula, plácui Altíssimo, * Et de meis viscéribus génui Deum et hóminem. V/. Beátam me dicent omnes generatiónes, quia ancíllam húmilem respéxit Deus. * Et. R/. Réjouissez-vous avec moi, vous tous qui aimez le Seigneur. Comme j'étais toute petite, j'ai plu au Très-Haut, * Et de mon sein, j'ai mis au monde le Dieu fait homme. V/. Tous les âges me diront bienheureuse, car Dieu s'est penché sur son humble servante. * Et.
Lectio III Lecture III
Quia ergo púeri communicavérunt sánguini et carni, et ipse simíliter participávit iísdem, ut per mortem destrúeret eum qui habébat mortis impérium, id est diábolum, et liberáret eos qui timóre mortis per totam vitam obnóxii erant servitúti. Puis donc que les enfants avaient en commun le sang et la chair, lui aussi y participa pareillement afin de réduire à l'impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et d'affranchir tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort.
R/. Confirmátum est cor Vírginis, in quo divína mystéria Angelo narránte, concépit. Te, formam præ fíliis hóminum, castis suscépit viscéribus, * Et benedícta in ætérnum, Deum nobis prótulit et hóminem. V/. Domus pudíci péctoris templum repénte fit Dei ; intácta nésciens virum, verbo concépit Fílium. * Et. R/. Elle est affermie en Dieu, la Vierge, qui, dès l'annonce par l'ange des mystères divins conçut dans son cœur. Toi, le plus beau des enfants des hommes, elle te reçut dans ses chastes entrailles : * Et bénie éternellement, elle mit au monde, pour nous, le Dieu fait homme. V/. Le cœur, demeure de pureté, devint soudain temple de Dieu; l'Immaculée, sans connaître d'homme, d'une parole conçut le Fils. * Et.
Lectio IV Lecture IV
Nusquam enim ángelos apprehéndit, sed semen Abrahæ apprehéndit. Unde débuit per ómnia frátribus similári, ut miséricors fíeret et fidélis póntifex in iis quæ sunt ad Deum, ut repropitiáret delícta pópuli. Car ce n'est certes pas des anges qu'il se charge, mais c'est de la descendance d'Abraham qu'il se charge. En conséquence, il a dû devenir en tout semblable à ses frères, afin de devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle, pour expier les péchés du peuple.
R/. Beáta et venerábilis Virgo, quæ sine tactu pudóris invénta est Mater Salvatóris. * Iacébat in præsépio et fulgébat in cælo.V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui, considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacébat. V/. Glória Patri. * Iacébat. R/. Tu es bienheureuse et vénérable, ô sainte Vierge Marie, car sans offense à ta pudeur, tu es devenue la Mère du Sauveur. * Il reposait dans une mangeoire, celui qui resplendissait aux cieux. V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux! * Il. V/. Gloire au Père. * Il.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Oratiónibus sancti Procli Constantinopolitáni epíscopi (Orat. 1, 1.2.4: PG 65, 682.683.684) Sermon de saint Proclus de Constantinople
Lectio I Lecture I
Saliat natúra, humanúmque exsúltet genus, quippe cum mulíeres quoque honoréntur. Choros ducat hóminum natúra, quod et vírgines honóri habeántur: Ubi enim abundávit delíctum, superabundávit et grátia. Hic nos quippe modo, sancta Dei Génetrix ac Virgo María in unum coégit: impollútus ille virginitátis thesáurus, spiritális secúndi Adámi paradísus, uniónis naturárum officína, salutáris commércii núndinæ, thálamus, in quo sibi Verbum carnem desponsávit, animátus natúræ rubus quem divíni partus ignis non combússit; vere levis illa nubes quæ sedéntem super chérubim, corporátum portávit; mundíssimum vellus imbris cæléstis, ex quo pastor ovem índuit. Que bondisse la nature et qu'exulte le genre humain, puisque les femmes sont elles aussi à l'honneur. Que danse en chœur l'humanité, alors que les vierges sont à leur tour honorées. Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. Elle nous a ici réunis, la sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, trésor très pur de la virginité, paradis spirituel du second Adam, lieu de l'union des natures, marché où fut négocié notre salut, chambre nuptiale en laquelle le Christ a épousé la chair. Elle est ce buisson spirituel que le feu de l'enfantement d'un Dieu n'a pas brûlé, le nuage léger qui porta celui qui trône sur les chérubins lorsqu'il prit un corps, la toison très pure qui reçut la rosée céleste, en qui le pasteur revêtit la brebis.
R/. Nésciens Mater virgo virum, péperit sine dolóre Salvatórem sæculórum, ipsum Regem angelórum, * Sola virgo lactábat úbere de cælo pleno. V/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium. * Sola. R/. La Vierge Mère, sans connaître d'homme, a enfanté sans douleur; * Elle a nourri de son sein, empli de par le ciel, le Sauveur des siècles, le Roi des anges en personne. V/. Heureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel. * Elle.
Lectio II Lecture II
María, inquam, ancílla et mater, virgo ac cælum, Dei ad hómines únicus pons, horréndum incarnatiónis textórium iugum in quo ineffábili quadam ratióne uniónis illíus túnica confécta est: cuius quidem textor éxstitit Spíritus Sanctus. Marie, servante et mère, vierge, ciel, pont unique entre Dieu et les hommes, stupéfiant métier de l'incarnation sur lequel la tunique de l'union des natures s'est trouvée admirablement tissée: le Saint-Esprit en fut le tisserand.
R/. Beáta progénies unde Christus natus est! * O quam gloriósa est Virgo, quæ cæli Regem génuit! V/. Felix namque es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima. * O quam. R/. Bienheureux lignage d'où est né le Messie! * Qu'elle est glorieuse la Vierge qui a enfanté le Roi du ciel! V/. Heureuse es-tu, sainte Vierge Marie, et très digne de toute louange! * Qu'elle.
Lectio III Lecture III
Non erúbuit clemens Deus nasci ex mulíere. Nam vita erat quod ita moliebátur. Sed nisi mater virgo perseverávit, útique purus homo est qui est natus, nec est partus mirábilis. At si étiam post partum virgo permánsit, quómodo non étiam erit Deus, ac mystérium quale nemo effári potest? Nulla is corruptióne natus est, qui nullo prohibénte clausis iánuis ingréssus est: cuius Thomas coniúnctas natúras videns exclamávit dixítque: Dóminus meus et Deus meus. Dans sa bonté Dieu n'a pas dédaigné naître d'une femme: car celui qui devait en être formé était la vie. Mais si la mère n'était pas restée vierge, c'est tout simplement un homme qui serait né et cet enfantement n'aurait rien d'étonnant. Mais si elle est demeurée vierge même après l'enfantement, comment alors ne pourrait-il pas s'agir de Dieu et d'un mystère indicible? Il est né sans corruption d'une manière ineffable, lui qui plus tard rentrera sans obstacle toute portes closes et devant qui Thomas s'écriera en contemplant le lien des natures: Mon Seigneur et mon Dieu.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui.
Lectio IV Lecture IV
Qui per natúram impassíbilis erat, is propter suam misericórdiam multis se passiónibus obnóxium fecit. Haudquáquam Christus ex proféctu in Deum evásit. Absit. Sed Deus cum esset, ut docet fides, misericórdia motus, factus est homo. Non prædicámus hóminem deificátum, sed Deum incarnátum confitémur. Ancíllam suam in matrem ascívit, is qui per natúram matrem nescit, quique nihilóminus secundum œconómiam in terra sine patre exsístit. Celui qui est impassible par nature s'est exposé à de nombreuses souffrances, par amour pour nous. Le Christ n'est pas du tout devenu Dieu progressivement. Absolument pas! Mais étant Dieu, comme l'enseigne la foi, sa miséricorde l'a poussé à devenir homme. Nous ne prêchons pas un homme devenu Dieu, mais nous professons Dieu fait chair. Il s'est donné pour mère sa servante, lui qui par nature ne connaît pas de mère et dont l'économie l'a fait venir sur terre sans père.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. V/. Glória Patri. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle. V/. Gloire au Père. * Elle.
In tertio nocturno, anno A Troisième nocturne, année A
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Venérunt pastóres festinántes usque Béthlehem et invenérunt Maríam et Ioseph et infántem pósitum in præsépio. Et réliqua. Quand ils arrivèrent à Bethléem, les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Et la suite.
Ex Homilíis sancti Amedéi Lausannénsis epíscopi (Hom. 4: SC 72, 124-126) Homélie du bienheureux Amédée de Lausanne
Lectio I Lecture I
Differéntiam pártuum Maríæ et Evæ perpendámus. Eva parit corrúpta, María incorrúpta péperit. Eva in dolóre, María in salúte. Eva in vetustáte, María in novitáte. Ista servum, illa Dóminum. Ista reum, illa iustum. Ista peccatórem, illa iustificántem a peccáto. Evæ partus mortes multíplicat, partus Maríæ a morte salvat. Evæ parturiénti draco insidiátur, pártui Maríæ ab ángelis ministrátur. Evam parturiéntem tremor cordis óccupat; pariéntem Maríam virtus divína lætíficat. Considérons la différence qui sépare l'enfantement de Marie et celui d'Ève. Ève enfante dans la corruption, Marie a enfanté dans l'incorruption; Ève dans la douleur, Marie dans la joie; Ève dans la vétusté, Marie dans la nouveauté; la première un esclave, la seconde le Seigneur; la première un coupable, la seconde le juste; la première un pécheur, la seconde celui qui justifie du péché. L'enfantement d'Ève multiplie la mort, celui de Marie sauve de la mort. Le dragon tend des embûches à Ève dans son enfantement, les anges assistent Marie dans le sien. Un tremblement d'effroi saisit le cœur d'Ève à la naissance de ses enfants, la puissance divine réjouit Marie quand elle donne le jour à son Fils.
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes, herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils.
Lectio II Lecture II
Eva quos paris, multis expónis cásibus; quem paris María, salvas a malis ómnibus. Eva pariénte abundávit malítia; pariénte vero María superabundávit grátia. In partu Maríæ cæli lætáti sunt et terra exsultávit, inférnus étiam commótus expávit. Cæli lætáti dedérunt stellam irradiántem, et angelórum gloriósum exércitum collaudántem et dicéntem: Glória in excélsis Deo, et in terra pax homínibus bonæ voluntátis. Ève, ceux que tu mets au monde, tu les exposes à bien des périls; celui que tu mets au monde, Marie, tu le sauves de tous les maux. Par l'enfantement d'Ève la malice a abondé; par celui de Marie, la grâce a surabondé. À la naissance de l'enfant de Marie, les cieux se sont réjouis et la terre a exulté, et l'enfer lui-même a été ébranlé et rempli de terreur. Les cieux en liesse ont donné une étoile étincelante, et une glorieuse armée d'anges qui louaient Dieu en disant: Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius: * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio III Lecture III
Exsúltans terra dedit pastóres glorificántes et Magos adorántes offerentésque múnera, aurum, thus et myrrham. Inférnus conturbátus dedit regem ímpium et commóvit iram satéllitum grassántem in necem innocéntum, nec miserántem laténtibus úteris, avulsósque ab ubéribus occidéntem. Ita pariénte María boni lætáti sunt et mali turbáti, quia ille nascebátur qui bonis bona rédderet et malos débita ultióne feríret. La terre, dans son exultation, a donné les bergers qui glorifiaient Dieu et les mages qui adoraient l'enfant et lui offraient leurs présents, l'or, l'encens et la myrrhe. L'enfer ébranlé a donné le roi impie et suscité la colère de ses gardes, qui se sont précipités pour assassiner les innocents, n'ont pas eu pitié de ceux qui se cachaient encore dans les entrailles de leur mère, et ont arraché pour les massacrer les tout-petits au sein maternel. Ainsi l'enfantement de Marie a réjoui les bons et troublé les méchants, parce que celui qui naissait devait récompenser les bons et frapper les méchants d'un juste châtiment.
R/. Beáta es, Virgo María, quæ ómnium portásti Creatórem sæculórum. * Genuísti qui te fecit, et in ætérnum pérmanes virgo. V/. Ave, María, grátia plena, Dóminus tecum. * Genuísti. R/. Bienheureuse es-tu, Vierge Marie, tu as porté le créateur de l'univers, * Tu as enfanté celui qui t'a créée, et tu demeures vierge à jamais. V/. Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. * Tu.
Lectio IV Lecture IV
Puta quando eníxa est puérpera, fáciem universitátis risísse et lætum orbem suo plausísse Dómino. Puta cælum abstérsis núbibus induísse decórem, et sídera dicéntia: Adsumus, luxísse ei cum iucunditáte. Puta noctem effudísse lumen in ténebris, et pro calígine ministrásse splendórem. Nox illa dedit lumen ántequam sol orirétur, et lucem quæ ob nímium splendórem iubar solis obnúbilat. De hac nocte per psalmístam dícitur: Nox illuminátio mea in delíciis meis. Et convérsus ad Dóminum séquitur et dicit: Ténebræ non obscurabúntur abs te, et nox sicut dies illuminábitur, sicut ténebræ eius, ita et lumen eius. Songe que lorsque la jeune mère a donné le jour à son enfant, la face de l'univers a souri et le monde en liesse a applaudi son Seigneur. Songe que le ciel a balayé ses nuages et s'est revêtu de beauté, que les étoiles ont dit: Nous voici, et resplendi pour lui avec allégresse. Songe que la nuit a répandu la lumière dans les ténèbres, et offert la splendeur au lieu de l'obscurité. Cette nuit-là a donné sa lumière avant le lever du soleil, et une clarté dont la splendeur excessive fait pâlir l'éclat du soleil. C'est de cette nuit que le psalmiste dit: La nuit m'illumine au milieu de mes délices. Et se tournant vers le Seigneur, il poursuit: Les ténèbres pour toi n'auront point d'obscurité, et la nuit brillera comme le jour; ses ténèbres seront semblables à la lumière.
R/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, et beáta úbera quæ lactavérunt Christum Dóminum: * Quia hódie pro salúte mundi de Vírgine nasci dignátus est. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, Gentes, et adoráte Dóminum. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Bienheureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel, et a nourri de son lait le Seigneur Christ! * Il a daigné, aujourd'hui, naître d'une Vierge pour le salut du monde. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur. * Il. V/. Gloire au Père. * Il.