Vigiles (OSB) du dimanche 5 janvier 2020 - EPIPHANIE DU SEIGNEUR

In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Aperiéntur portæ tuae iúgiter, die ac nocte non claudéntur, ut afferátur ad te fortitúdo géntium, et reges eárum adducántur. Gens enim et regnum quod non servíerint tibi, períbunt, et gentes vastitáte vastabúntur. Glória Líbani ad te véniet, cupréssus, ulmus et ábies simul, ad ornándum locum sanctuárii mei; et locum pedum meórum glorificábo. Tes portes seront toujours ouvertes, ni le jour ni la nuit on ne les fermera, pour qu'on apporte chez toi les richesses des nations et qu'on introduise leurs rois. Car la nation et le royaume qui ne te servent pas périront, et les nations seront exterminées. La gloire du Liban viendra chez toi, le cyprès, le platane et le buis tous ensemble, pour glorifier le lieu de ton sanctuaire, pour que j'honore le lieu où je me tiens.
R/. Hódie, in Iordáne baptizáto Dómino, apérti sunt cæli, et sicut colúmba super eum Spíritus mansit, et vox Patris intónuit: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris audíta est. * Hic. R/. Aujourd'hui, le Seigneur est baptisé dans le Jourdain, les cieux s'entrouvrent; l'Esprit, tel une colombe, descend et demeure sur lui. La voix du Père retentit: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, et la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci.
Lectio II Lecture II
Et vénient ad te curvi fílii eórum qui humiliavérunt te, et adorábunt vestígia pedum tuórum omnes qui detrahébant tibi, et vocábunt te Civitátem Dómini, Sion Sancti Israel. Pro eo quod fuísti derelícta et ódio hábita, et non erat qui per te transíret, ponam te in supérbiam sæculórum, gáudium in generatiónem et generatiónem; et suges lac géntium et mamílla regum lactáberis et scies quia ego Dóminus salvátor tuus, et redémptor tuus Fortis Iacob. Ils s'approcheront de toi, humblement, les fils de tes oppresseurs, ils se prosterneront à tes pieds, tous ceux qui te méprisaient, et ils t'appelleront: «Ville-du-Seigneur », « Sion-du-Saint-d'Israël ». Au lieu que tu sois délaissée et haïe, sans personne qui passe, je ferai de toi un objet d'éternelle fierté, une source de joie, d'âge en âge. Tu suceras le lait des nations, tu suceras les richesses des rois. Et tu sauras que c'est moi, le Seigneur, qui te sauve, que ton rédempteur, c'est le Puissant de Jacob.
R/. In colúmbæ spécie Spíritus Sanctus visus est, patérna vox audíta est: * Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui. V/. Cæli apérti sunt super eum, et vox Patris intónuit: * Hic. R/. L'Esprit Saint se manifeste sous l'apparence d'une colombe, la voix du Père se fait entendre: * Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour. V/. Les cieux s'entrouvrent au-dessus de lui, la voix du Père retentit : * Celui-ci.
Lectio III Lecture III
Pro ære áfferam aurum et pro ferro áfferam argéntum et pro lignis æs et pro lapídibus ferrum; et ponam custódes tuos pacem et præpósitos tuos iustítiam. Non audiétur ultra violéntia in terra tua, vástitas et contrítio in términis tuis; et vocábis Salútem muros tuos et portas tuas Laudem. Non erit tibi ámplius sol ad lucéndum per diem, nec splendor lunæ illuminábit te, sed erit tibi Dóminus in lucem sempitérnam, et Deus tuus in glóriam tuam. Au lieu de bronze, je ferai venir de l'or, au lieu de fer, je ferai venir de l'argent, au lieu de bois, du bronze, au lieu de pierre, du fer; comme magistrature j'instituerai la Paix et comme gouvernants, la Justice. On n'entendra plus parler de violence dans ton pays, de ravages ni de ruines dans tes frontières. Tu appelleras tes remparts « Salut » et tes portes « Louange». Tu n'auras plus le soleil comme lumière, le jour, la clarté de la lune ne t'illuminera plus: Le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle, et ton Dieu sera ta splendeur.
R/. Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, * Reges Arabum et Saba dona Dómino Deo addúcent. V/. Omnes de Saba vénient, aurum et tus deferéntes. * Reges. R/. Les rois de Tharsis et des îles apporteront des présents, * Les rois d'Arabie et de Saba feront leur offrande au Seigneur Dieu. V/. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens. * Les rois.
Lectio IV Lecture IV
Non óccidet ultra sol tuus, et luna tua non minuétur, quia erit tibi Dóminus in lucem sempitérnam, et complebúntur dies luctus tui. Pópulus autem tuus omnes iusti; in perpétuum hereditábunt terram, germen plantatiónis meæ, opus manus meæ ad glorificándum. Mínimus erit in mille, et párvulus in gentem fortem. Ego Dóminus in témpore eius súbito fáciam istud. Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne disparaîtra plus, car le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle, et les jours de ton deuil seront accomplis. Ton peuple, rien que des justes, possédera le pays à jamais, rejeton de mes plantations, œuvre de mes mains, pour me glorifier. Le plus petit deviendra un millier, le plus chétif une nation puissante. Moi, le Seigneur, en temps voulu j'agirai vite.
R/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum, * Quia hódie appáruit lux magna in terris. V/. Veníte, adorémus eum; quia ipse est Dóminus Deus noster. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur; * Aujourd'hui, sur la terre, a resplendi une grande lumière. V/. Venez, adorons-le; c'est lui le Seigneur notre Dieu. * Aujourd'hui. V/. Gloire au Père. * Aujourd'hui.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo 1 in Epiphania, 5-6: EC 4, 296-297) Sermon de saint Bernard
Lectio I Lecture I
Hodie magi ab Oriénte venérunt, ortum solem iustítiæ requiréntes, eum de quo légitur: Ecce vir, Oriens nomen illi. Hódie adoravérunt novum Vírginis partum, sequéntes novi síderis ductum. Nonne et hic nobis est magna consolátio? Quid fácitis, o magi, quid fácitis? Lacténtem púerum adorátis, in tugúrio vili, in vílibus pannis? Ergóne Deus est iste? Deus certe in templo sancto suo, Dóminus in cælo sedes eius, et vos eum quritis in vili stábulo, in matris grémio? Quid fácitis, quod et aurum offértis? Ergo rex est ipse? Et ubi aula régia, ubi thronus, ubi cúriæ regális frequéntia? Numquid aula est stábulum, thronus præsépium, cúriæ frequéntia Ioseph et María? En ce jour, les mages sont arrivés d'Orient à la recherche du soleil de justice à son lever, cherchant celui dont on lit: Voici un homme, il s'appelle Orient. Aujourd'hui ils ont adoré le nouveau-né de la Vierge, sous la conduite d'un astre nouveau. Ne trouvons-nous pas ici encore une abondante consolation? Que faites-vous, mages, que faites-vous? Vous vous prosternez devant un nourrisson, dans une vulgaire cabane, au milieu de pauvres langes? Est-il donc Dieu cet enfant? Mais Dieu habite en son temple saint; le Seigneur a son trône au ciel, et vous, vous le cherchez dans une étable quel-conque, sur les genoux d'une mère? Que faites-vous de lui offrir même de l'or? Est-il donc roi lui-même? Où est donc le palais royal? Où se trouve son trône? Où est la foule empres-sée des courtisans? Le palais, est-ce donc l'étable? Le trône, est-ce donc la crèche? La cour bruyante, Joseph et Marie?
R/. Illumináre, illumináre Ierúsalem, venit lux tua, * Et glória Dómini super te orta est. V/. Et ambulábunt gentes in lúmine tuo, et reges in splendóre ortus tui. * Et. R/. Resplendis, Jérusalem, resplendis: voici venir ta lumière! * Sur toi se lève la gloire du Seigneur! V/. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore. * Sur toi.
Lectio II Lecture II
Quómodo ita insipiéntes facti sunt viri sapiéntes, ut adórent párvulum despicábilem tam sua ætáte quam paupertáte suórum? Insipiéntes facti sunt, ut fíerent sapiéntes, et prædócuit eos Spíritus quod póstea prædicávit Apóstolus: Qui vult esse sápiens, fiat stultus, ut sápiens sit. Nonne timéndum erat, fratres, ne scandalizaréntur viri isti, et illúsos se créderent, cum tanta indígna vidérent? Comment ont-ils pu devenir fous, ces hommes sensés, au point d'adorer un enfant, méprisable tant par son âge que par la pauvreté de sa famille? Ils sont devenus fous pour devenir sages, et l'Esprit Saint leur a enseigné d'avance ce que l'Apôtre a prêché plus tard: Celui qui veut être sage, qu'il devienne fou, afin d'être sage. Ne devait-on pas craindre, frères, que ces hommes ne soient scandalisés et ne se croient abusés en voyant un spectacle si indigne?
R/. Omnes de Saba vénient, aurum et tus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes, * Allelúia, allelúia, allelúia. V/. Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, reges Arabum et Saba dona addúcent. * Allelúia. R/. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens, et proclamant les louanges du Seigneur: * Alléluia, alléluia, alléluia! V/. Les rois de Tharsis et des îles apporteront des présents, les rois d'Arabie et de Saba feront leur offrande. * Alléluia.
Lectio III Lecture III
A régia civitáte, ubi regem quæréndum coniectabántur, ad Béthlehem villam párvulam dirigúntur: ingrediúntur stábulum, invéniunt involútum pannis infántulum. Non illis sordet stábulum, non pannis offendúntur, non scandalizántur lacténtis infántia: prócidunt, venerántur ut regem, adórant ut Deum. Sed profécto qui illos addúxit, ipse et instrúxit, et qui per stellam foris admónuit, ipse in occúlto cordis edócuit. Hæc ígitur Dómini declarátio clarificávit hanc diem, et magórum devóta venerátio fecit et venerábilem. De la cité royale, où ils pensaient devoir chercher un roi, on les adresse à la petite ville de Bethléem; ils entrent dans l'étable, ils trouvent un nouveau-né enveloppé de langes. Cette étable ne les dégoûte pas, ces langes ne les choquent pas, le silence de cet enfant qu'on allaite ne les scandalise pas. Ils se prosternent, ils vénèrent en lui un roi, ils adorent un Dieu. Celui qui les conduit les a aussi instruits et, en éclairant leurs yeux des clartés de l'étoile, il a fait briller dans leur cœur la lumière de sa vérité. Cette manifestation du Seigneur a rendu ce jour glorieux; la piété et le respect des mages en a fait un jour vénérable.
R/. Magi véniunt ab Oriénte Hierosólymam, quæ réntes et dicéntes: Ubi est qui natus est, cuius stellam vídimus? * Et vénimus adoráre Dóminum. V/. Vídimus stellam eius in Oriénte. * Et. R/. Des mages venus d'Orient arrivent à Jérusalem et demandent: Où est celui qui vient de naître? Nous avons vu son étoile, * Et nous sommes venus adorer le Seigneur. V/. Nous avons vu son étoile à l'Orient. * Et.
Lectio IV Lecture IV
Nec sola hæc apparítio, sed áltera quædam, sicut a pátribus nostris accépimus, hódie celebrátur, quæ, etsi longo post témpore, facta créditur hoc ipso die. Cum enim iam trigínta annos exegísset in carne, qui secúndum divinitátem idem ipse est et anni eius non defícient, inter populáres turbas ad baptísmum Ioánnis advénit: venit tamquam unus e pópulo qui solus erat sine peccáto. Avec cette apparition, nous en célébrons encore une autre, comme nous l'avons appris de nos pères; et encore qu'elle ait eu lieu longtemps après, on la croit pourtant arrivée aujourd'hui. En effet, parvenu à l'âge de trente ans, Jésus, qui ne change pas dans sa divinité et dont les années sont inépuisables, vint au milieu de la foule au baptême de Jean; il y vint comme un homme ordinaire, lui qui seul était sans péché.
R/. Interrogábat magos Heródes: Quod signum vidístis super natum regem? Stellam magnam fulgéntem, cuius splendor illúminat mundum. * Et nos cognóvimus, et vénimus adoráre Dóminum. V/. Magi véniunt ab Oriénte, inquiréntes fáciem Dómini et dicéntes. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Hérode interrogeait les mages: Quel signe avezvous observé au sujet du roi qui vient de naître? Un astre resplendissant dont l'éclat illumine le monde. * Nous l'avons reconnu, et nous sommes venus adorer le Seigneur. V/. Des mages arrivent d'Orient, ils cherchent la face du Seigneur et ils disent: * Nous. V/. Gloire au Père. * Nous.
In tertio nocturno, anno A Troisième nocturne, année A
Léctio sancti Evangélii secúndum Matthæum Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
Cum natus esset Iesus in Béthlehem Iudæ in diébus Heródis regis, ecce magi ab Oriénte venérunt Hierosólymam dicéntes: " Ubi est qui natus est rex Iudæórum? " Et réliqua. Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? » Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Odilónis abbátis (Sermo 2: PL 142, 997-998) Sermon de saint Odilon
Lectio I Lecture I
Hodie Christus mundo maniféstus appáruit, hódie baptísmatis sacraméntum suscépit, et suscipiéndo sua præséntia consecrávit. Hódie, ut fides credéntium credit, aquas ad núptias in vinum convértit. Fit spiritáliter vinum ex aqua, quóniam cessánte legis líttera fulget per Christum Evangélii grátia. Baptizátur Christus, renovátur mundus; Christus baptizátur, vetus homo exúitur, novus homo indúitur. Expéllitur ille primus homo de terra terrénus; secúndus indúitur de cælo cæléstis. Aujourd'hui le Christ est apparu clairement au monde, aujourd'hui il a reçu le baptême et, en le recevant, il l'a consacré par sa présence. Aujourd'hui, selon la foi des croyants, il a converti l'eau en vin lors des noces. L'eau se transforme spirituellement en vin, puisque la lettre de la Loi arrive à son terme et que par le Christ resplendit l'Évangile de la grâce. Le Christ est baptisé, le monde est renouvelé; le Christ est baptisé, le vieil homme est dépouillé, l'homme nouveau revêtu. Ce premier homme terrestre tiré de la terre est chassé, le second, homme céleste venu du ciel, est revêtu.
R/. Stella quam víderant magi in Oriénte antecedébat eos, donec venírent ad locum ubi puer erat. * Vidéntes autem eam, gavísi sunt gáudio magno. V/. Et intrántes domum, invenérunt púerum cum María Matre eius, et procidéntes adoravérunt eum. * Vidéntes. R/. L'étoile que les mages avaient vue à l'Orient les précéda, jusqu'à leur arrivée au lieu où se trouvait l'enfant. * À la vue de l'astre, ils éprouvèrent une très grande joie. V/. Pénétrant dans la demeure, ils trouvèrent l'enfant avec Marie, sa Mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. * À la vue.
Lectio II Lecture II
Quando Christus baptizátus est, mystérium sacri baptísmatis consecrátum est præséntia totíus Trinitátis; vox Patris intónuit: Hic est Fílius meus diléctus in quo mihi complácui; in spécie colúmbæ Spíritus Sanctus appáruit, et sicut solus Fílius a beáto Ioánne baptizári vóluit. De hac vero senténtia beátus Hilárius tam pulchre scribit quam sane sentit. Et licet tota Trínitas incarnatiónem Verbi et mystérium baptísmi operáta sit, tamen solus Fílius baptizátus est a Ioánne, sicut solus natus est de Vírgine, et omnes assúmptæ mortalitátis passiónes sine peccáto transcúrrit, et secúndum divinitátis natúram semper impassíbilis mansit. Quand le Christ a été baptisé, le mystère du saint baptême a été consacré par la présence de toute la Trinité; la voix du Père a retenti: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis ma complaisance; sous l'aspect d'une colombe le Saint-Esprit est apparu, et le Fils seul a voulu être baptisé par Jean. À ce sujet, saint Hilaire a écrit des pages aussi belles que bien pensées. Et certes la Trinité tout entière a opéré l'Incarnation du Verbe et le mystère du baptême; cependant seul le Fils a été baptisé par Jean, comme seul il est né de la Vierge, et il a sans péché connu toutes les souffrances de la condition mortelle qu'il avait assumée, et selon la nature de sa divinité il est demeuré toujours impassible.
R/. Vidéntes stellam magi, gavísi sunt gáudio magno; et intrántes domum, invenérunt púerum cum María Matre eius, et procidéntes adoravérunt eum. * Et apértis thesáuris suis, obtulérunt ei múnera, aurum, tus et myrrham. V/. Stella quam víderant in Oriénte antecedébat eos, usque dum véniens staret supra ubi erat puer. * Et. R/. Quand ils virent l'étoile, les mages éprouvèrent une très grande joie. Pénétrant dans la demeure, ils trouvèrent l'enfant avec Marie, sa Mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. * lls ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. V/. L'étoile qu'ils avaient vue à l'Orient les précédait; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. * lls.
Lectio III Lecture III
Est hic dies satis per se festívus, sed ídeo nimis perspícuus, quóniam natáli domínico dignóscitur esse contíguus. Cum Deus in púero adorátur, virgínei partus honor excólitur. Cum hómini Deo múnera deferúntur, divíni puerpérii dígnitas adorátur. Dum María cum púero invenítur, vera Christi humánitas et Dei Genetrícis prædicátur intégritas. Ce jour est de lui-même assez solennel, mais il revêt un éclat particulier du fait que, comme on le sait, il est tout proche de Noël. Quand Dieu est adoré dans un enfant, c'est l'honneur de la naissance virginale qui est exalté. Quand des présents sont apportés à l'Homme-Dieu, c'est la dignité de l'enfantement divin qui est adorée. Tandis que Marie est trouvée avec l'enfant, c'est la vérité de l'humanité du Christ, c'est l'intégrité de la Mère de Dieu qui sont proclamées.
R/. Hic est dies præclárus, in quo Salvátor mundi appáruit, quem prophétæ prædixérunt, ángeli adoravérunt, * Cuius stellam magi vidéntes gavísi sunt et múnera ei obtulérunt. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum. * Cuius. R/. Voici le jour glorieux où se manifesta le Sauveur du monde, annoncé par les prophètes, adoré par les anges, * À qui les mages, comblés de joie en voyant son étoile, ont offert des présents. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur. * À qui .
Lectio IV Lecture IV
Sic enim dicit Evangelísta: Et intrántes domum adoravérunt et obtulérunt ei múnera. Ea quæ magi ófferunt múnera, secréta de Christo produnt sacraménta. Dantes aurum, regem prædicant; tus offeréntes Deum adórant; myrrham ostendéntes mortálem agnóscunt. Nos ergo ita credámus Christum assumpsísse mortalitátem nostram ut per eius simplam mortem duplam nostram cognoscámus abólitam. C'est ce que dit l'évangéliste: En entrant dans la maison ils adorèrent et ils lui offrirent des présents. Les présents qu'offrent les mages révèlent les mystères secrets qui concernent le Christ; en donnant l'or, ils attestent sa royauté; en offrant de l'encens, ils l'adorent comme Dieu; en faisant paraître la myr-rhe, ils le reconnaissent comme mortel. Nous donc, croyons que le Christ a assumé notre nature mortelle, afin que nous sachions que par sa mort unique il a aboli notre double mort.
R/. Tria sunt múnera pretiósa, quæ obtulérunt magi Dómino in die ista, et habent in se divína mystéria: * In auro, ut ostendátur regis poténtia, in ture, sacerdótem magnum consídera, et in myrrha, domínicam sepultúram. V/. Salútis nostræ auctórem magi veneráti sunt in cunábulis, et de thesáuris suis mýsticas ei múnerum spécies obtulérunt. * In. V/. Glória Patri. * In. R/. Ils sont au nombre de trois, les dons précieux que les mages ont offerts au Seigneur en ce jour, et ils symbolisent des mystères divins. * L'or manifeste la puissance du roi, l'encens désigne le grand-prêtre, et la myrrhe, l'ensevelissement du Seigneur. V/. L'auteur de notre salut, les mages l'ont vénéré au berceau, et, de leurs richesses, ils lui ont offert des présents mystiques : * L'or. V/. Gloire au Père. * L'or.