Vigiles (OSB) du vendredi 14 février 2020 - Sts. Cyrille, moine, et Methode, évêque, patrons de l'Europe

In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Génesis Du livre de la Genèse
Lectio I Lecture I
Dedit Ioseph fíliis Israel plaustra secúndum pharaónis impérium et cibária in itínere. Síngulis quoque proférri iussit vestiméntum mutatórium; Béniamin vero dedit trecéntos argénteos cum quinque vestiméntis mutatóriis. Patri suo misit simíliter ásinos decem, qui subvéherent ex ómnibus divítiis Ægýpti, et tótidem ásinas tríticum et panem et cibum pro itínere portántes. Dimísit ergo fratres suos et proficiscéntibus ait: " Ne irascámini in via! " Joseph procura aux fils d'Israël des chariots selon l'ordre de Pharaon, et les munit de provisions de route. À chacun d'eux il donna un habit de fête, mais à Benjamin il donna trois cents sicles d'argent et cinq habits de fête. De la même manière, il envoya à son père dix ânes chargés des meilleurs produits d'Égypte et dix ânesses portant du blé, du pain et des vivres pour le voyage de son père. Puis il congédia ses frères qui partirent, non sans qu'il leur eût dit: " Ne vous excitez pas en chemin!"
R/. Mérito hæc pátimur, quia peccávimus in fratrem nostrum, vidéntes angústiam ánimæ eius dum deprecarétur nos, et non audívimus. * Idcírco venit super nos tribulátio. V/. Dixit Ruben frátribus suis: Numquid non dixi vobis: Nolíte peccáre in púerum? Et non audístis me. * Idcírco. R/. C'est justice pour nous de souffrir tout cela, puisque nous avons péché contre notre frère; nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait quand il nous suppliait, et nous ne l'avons pas écouté. * Voilà pourquoi nous subissons cette épreuve. V/. Roubène dit à ses frères: Je vous l'avais bien dit : Ne commettez pas ce crime contre l'enfant! Et vous ne m'avez pas écouté. * Voilà pourquoi.
Lectio II Lecture II
Qui ascendéntes ex Ægýpto venérunt in terram Chánaan ad patrem suum Iacob et nuntiavérunt ei dicéntes: " Ioseph vivit et ipse dominátur in omni terra Ægýpti! " At cor eius frígidum mansit; non enim credébat eis. Tunc referébant ómnia verba Ioseph quæ díxerat eis. Cumque vidísset plaustra et univérsa quæ míserat ad adducéndum eum, revíxit spíritus eius et ait: " Súfficit mihi, si adhuc Ioseph fílius meus vivit. Vadam et vidébo illum, ántequam móriar. " Ils remontèrent donc d'Égypte et arrivèrent au pays de Canaan, chez leur père Jacob. Ils lui annoncèrent: " Joseph est encore vivant, c'est même lui qui gouverne tout le pays d'Égypte! " Mais son cœur resta inerte, car il ne les crut pas. Cependant, quand ils lui eurent répété toutes les paroles que Joseph leur avait dites, quand il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le prendre, alors l'esprit de Jacob, leur père, se ranima. Et Israël dit: " Cela suffit! Joseph, mon fils, est encore vivant! Que j'aille le voir avant que je ne meure! "
R/. Iste est frater vester mínimus de quo dixerátis mihi? Deus misereátur tibi, fili mi! * Festinavítque in domum et plorávit, quia erumpébant lácrimæ et non póterat se continére. V/. Attóllens autem Ioseph óculos, vidit Béniamin stantem; commóta sunt ómnia víscera eius super fratre suo.* Festinavítque. R/. Est-ce là votre plus jeune frère dont vous m'aviez parlé? Que Dieu te prenne en grâce, mon fils! * Et, précipitamment, Joseph se retira dans la maison et pleura; ses larmes jaillissaient, il ne pouvait se dominer. V/. Joseph, levant les yeux, vit Benjamin qui se tenait là; il fut ému jusqu'aux entrailles à la vue de son frère. * Et, précipitamment.
Lectio III Lecture III
Profectúsque Israel cum ómnibus quæ habébat, venit Bersábee et, mactátis ibi víctimis Deo patris sui Isaac, audívit eum per visiónem noctis vocántem se: " Iacob, Iacob! " Cui respóndit: " Ecce adsum! " Ait illi: " Ego sum Deus, Deus patris tui. Noli timére descéndere in Ægýptum, quia in gentem magnam fáciam te ibi. Ego descéndam tecum illuc et ego inde addúcam te reverténtem; Ioseph quoque ponet manus suas super óculos tuos. " Surréxit ígitur Iacob a Bersábee, tulerúntque eum fílii cum párvulis et uxóribus suis in plaustris quæ míserat phárao ad portándum senem, sumpsérunt quoque ómnia quæ posséderant in terra Chánaan; venerúntque in Ægýptum Iacob et omne semen eius, fílii eius et nepótes, fíliæ et cuncta simul progénies. Israël partit avec tout ce qu'il possédait. Arrivé à Bersabée, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac et Dieu dit à Israël dans une vision nocturne: " Jacob! Jacob! " et il répondit: " Me voici. " Dieu reprit: " Je suis El, le Dieu de ton père. N'aie pas peur de descendre en Égypte, car là-bas je ferai de toi une grande nation. C'est moi qui descendrai avec toi en Égypte, c'est moi aussi qui t'en ferai remonter, et Joseph te fermera les yeux. " Jacob partit de Bersabée, et les fils d'Israël firent monter leur père Jacob, leurs petits enfants et leurs femmes sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour le prendre. Ils emmenèrent leurs troupeaux et tout ce qu'ils avaient acquis au pays de Canaan et ils vinrent en Égypte, Jacob et tous ses descendants avec lui: ses fils et les fils de ses fils, ses filles et les filles de ses fils, bref tous ses descendants, il les emmena avec lui en Égypte.
R/. Dixit Ioseph úndecim frátribus: Ego sum Ioseph, quem vendidístis in Ægýptum. Adhuc vivit pater noster sénior de quo dixerátis mihi? * Ite, addúcite eum ad me, ut possit vívere. V/. Biénnium est quod cœpit esse fames in terra; adhuc restant álii quinque. * Ite. V/. Glória Patri. * Ite. R/. S'adressant à ses onze frères, Joseph leur dit: Je suis Joseph, que vous avez vendu pour être mené en Égypte. Est-ce que notre père âgé, dont vous m'aviez parlé, vit encore? * Allez, amenez-le moi, afin qu'il ait la vie sauve ! V/. C'est la seconde année que sévit la famine dans le pays; il y en a encore pour cinq ans. * Allez. V/. Gloire au Père. * Allez.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Cæsárii Arelaténsis epíscopi (Sermo 94: CCL 103, 385-388) Sermon de saint Césaire d'Arles
Lectio I Lecture I
Audívimus, fratres caríssimi, quod mórtuo Ioseph fílii Israel crevérunt et multiplicáti sunt nimis, et quasi herba germinavérunt. Quid est hoc, fratres? Donec víveret Ioseph, non referúntur crevísse fílii Israel, nec quod multiplicáti sunt nimis; sed póstea quam mórtuus est, sic germinásse dicúntur sicut herba; cum útique sub patrocínio vel defensióne Ioseph magis debúerant créscere et multiplicári. Sed hæc, fratres caríssimi, in illo Ioseph figuráta sunt; in nostro autem Ioseph, id est Dómino Christo, in veritáte compléta sunt. Nous avons entendu, frères bien-aimés, qu'après la mort de Joseph, les fils d'Israël se mirent à croître et à se multiplier énormément, et qu'ils poussèrent comme l'herbe. Qu'est-ce là, frères? Du vivant de Joseph, on ne rapporte pas que les fils d'Israël aient commencé à croître et à se multiplier énormément; mais, après sa mort, on dit qu'ils poussèrent comme l'herbe, alors qu'évidemment ils auraient dû croître et se multiplier plutôt sous le patronage et la protection de Joseph. Mais ces choses, frères très chers, ont été figurées dans le Joseph de l'Ancien Testament, tandis que dans notre Joseph, c'est-à-dire dans le Christ Seigneur, elles se sont accomplies en vérité.
R/. Loquens Ioseph frátribus suis, et ait: Pax vobis, nolíte timére; * Pro salúte enim vestra misit me Dóminus ante vos. V/. Nolíte timére, nec vobis durum esse videátur quod vendidístis me in his regiónibus. * Pro salúte. R/. Joseph parlait à ses frères; il leur dit: La paix soit avec vous! Ne craignez pas! * C'est pour votre salut que Dieu m'a envoyé avant vous. V/. Ne craignez pas! Qu'il ne vous semble pas trop dur de m'avoir vendu en ces régions. * C'est pour votre salut.
Lectio II Lecture II
Prius enim quam morerétur, id est quam crucifigerétur Ioseph noster, pauci in eum credidérunt: póstea quam vero mórtuus est et resurréxit, in univérso mundo multiplicáti sunt et crevérunt Israelítæ, id est pópuli christiáni. Sic et ipse Dóminus in evangélio dixit: Nisi granum fruménti cadens in terram mórtuum fúerit, ipsum solum manet; si autem mórtuum fúerit, multum fructum affert. Póstea enim quam per passiónem pretiósum granum fruménti mórtuum est et sepúltum, per univérsum mundum de illo uno grano messis Ecclésiæ pullulávit; non enim sicut ántea in Iudæa tantum notus est Deus, nec solum in Israel magnum nomen eius cólitur; sed a solis ortu usque ad occásum nomen illíus collaudátur. En effet, avant sa mort, c'est-à-dire avant que notre Joseph ne fût crucifié, peu de gens crurent en lui; mais, après sa mort et sa résurrection, les Israëlites, c'est-à-dire les peuples chrétiens, se sont multipliés dans le monde entier. C'est ainsi que le Seigneur lui-même dit dans l'Évangile: Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; mais s'il meurt il porte beaucoup de fruit. En effet, après que le précieux grain de blé fut, par la passion, mort et enseveli, la moisson de l'Église, à partir de cet unique grain, s'est multipliée à travers le monde entier. Ce n'est pas comme auparavant où Dieu était connu en Juda seulement et son grand nom adoré en Israël seulement; mais aujourd'hui les hommes louent ensemble son nom, du lever du soleil jusqu'à son couchant.
R/. Nuntiavérunt Iacob dicéntes: Ioseph fílius tuus vivit, et ipse dominátur in tota terra Ægýpti. Quo audíto, revíxit spíritus eius, et dixit: * Súfficit mihi, vadam et vidébo eum ántequam móriar. V/. Cumque audísset Iacob quod fílius eius víveret, quasi de gravi somno evígilans, ait: * Súfficit mihi. R/. Ils annoncèrent à Jacob la nouvelle: Joseph, ton fils, vit encore! C'est même lui qui est gouverneur de toute l'Égypte! Entendant cela, son esprit se ranima et il dit: * Cela me suffit! Ah! Que j'aille le voir avant de mourir ! V/. Apprenant que son fils était encore en vie, Jacob, comme s'il sortait d'un profond sommeil, s'écria: * Cela.
Lectio III Lecture III
Nos, fratres caríssimi, qui ante advéntum Dómini Salvatóris vasa et domus diáboli fúimus, et per grátiam Christi de potestáte ipsíus liberári merúimus, quantum póssumus ipso adiuvánte laboráre debémus ne a nobis malis áctibus nostris offénsus Christus abscédat, et diábolus illo recedénte succédat: ne forte cor nostrum vero lúmine effugáto tenebrósa nox óccupet. Et nous, frères très chers, qui, avant la venue du Seigneur Sauveur étions la maison et les propriétés du diable et qui avons eu le bonheur d'être délivrés de son pouvoir par la grâce du Christ, nous devons, avec son aide, travailler tant que nous pouvons, afin que le Christ ne s'éloigne pas, offensé par nos mauvaises actions, et qu'après son départ le diable ne lui succède; qu'une fois chassée la vraie lumière, la nuit des ténèbres n'envahisse notre cœur.
R/. Salus nostra in manu tua est, dómine; respíciat super nos misericórdia tua, * Ut secúri serviámus tibi. V/. Vivat, dómine, ánima tua, ut non videámus mortem, neque párvulos nostros deficiéntes. * Ut secúri. V/. Glória Patri. * Ut secúri. R/. Notre salut est entre tes mains, seigneur; que ta miséricorde nous prenne en considération, * Pour que, rassurés, nous puissions te servir. V/. Longue vie à toi, seigneur! Ainsi, nous ne mourrons pas, et nos petits enfants ne tomberont pas de faim! * Pour que. V/. Gloire au Père. * Pour que.
In tertio nocturno, anno A Troisième nocturne, année A
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Designávit Dóminus álios septuagínta duos et misit illos binos ante fáciem suam in omnem civitátem et locum, quo erat ipse ventúrus. Et réliqua. Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Et la suite.
Ex Tractátibus sancti Hilárii epíscopi in psalmos (Ps. 126, 7-10: PL 9, 696-697) Commentaire de saint Hilaire sur le psaume 126
Lectio I Lecture I
NIsi Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam. Vos estis templum Dei, et Spíritus Dei hábitat in vobis. Hæc domus et hoc Dei templum est, doctrínis et virtútibus Dei plenum, et sanctitáte cordis divíni capax incolátus, de quo idem hic prophéta ita testátus est: Sanctum templum tuum, mirábile in æquitáte. Sánctitas, quitas, continéntia humána, Deo templum est. Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les bâtisseurs. Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous. Cette maison et ce temple de Dieu, rempli des enseignements et des grâces de Dieu, cette résidence qui contient la sainteté du cœur de Dieu, le même prophète lui a rendu ce témoignage: Ton temple est saint, merveilleux de justice. La sainteté, la justice, la chasteté de l'homme sont un temple pour Dieu.
R/. Sint lumbi vestri præcíncti et lucérnæ ardéntes in mánibus vestris, * Et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum quando revertátur a núptiis. V/. Vigiláte ergo, quia nescítis qua hora Dóminus vester ventúrus sit. * Et vos. R/. Restez en tenue de service, la ceinture autour des reins, et tenez en mains vos lampes allumées, * Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces. V/. Veillez donc: vous ne savez pas l'heure à laquelle viendra votre maître. * Soyez.
Lectio II Lecture II
Domus ergo hæc ædificánda per Deum est. Humánis enim opéribus exstrúcta non pérmanet, nec doctrínis sæculi institúta consístit, nec inánis labóris et sollicitúdinis nostræ cura custodiétur. Exstruénda áliter est, custodiénda áliter est: non super terram, non super fluxam et dilabéntem arénam initiánda; sed fundaméntum eius super prophétas et apóstolos locándum est. Cette maison doit donc être bâtie par Dieu. Une construction élevée par le travail des hommes ne dure pas, ce qui est institué selon les doctrines du monde ne tient pas, nos vains travaux et nos soins attentifs sont des gardiens inutiles. Il faudra donc bâtir autrement, garder autrement cette maison. Il ne faut pas la fonder sur le sol, sur un sable fluide et fuyant; il faut poser son fondement sur les prophètes et les apôtres.
R/. Isti sunt íncliti prsules Christi, qui mónita Dei cernéntes, spernéndo mundum, * Secúti sunt Dómini Iesu Christi pia vestígia. V/. Nihil terrénum, nihil carnále concupiscéntes, sed corónam immortálem accípere cupiéntes. * Secúti sunt. R/. Voici les glorieux pasteurs établis par le Christ; discernant la valeur des conseils évangéliques, et méprisant l'esprit du monde, * Ils ont suivi amoureusement les traces du Seigneur Jésus-Christ. V/. Ne cherchant rien de terrestre, rien de périssable, mais désirant obtenir la couronne de l'immortalité, * Ils ont suivi.
Lectio III Lecture III
Lapídibus vivis augénda est, angulári lápide continénda, et mútuæ connexiónis augméntis in virum consummátum et in mensúram Christi córporis exstruénda, spécie quoque ac decóre gratiárum spiritálium adornánda. Hæc ita a Deo, id est doctrínis eius ædificánda, non cóncidet. Hæc domus in domos plures divérsis fidélium ædificatiónibus in unoquóque nostrum ad ornátum et amplitúdinem beátæ illíus civitátis excréscet. Il faut l'élever avec des pierres vivantes, la faire tenir par la pierre d'angle, la faire monter par des assemblages progressifs jusqu'à l'homme parfait et à la stature du corps du Christ; il faut la décorer par l'éclat et la beauté des grâces spirituelles. Si elle doit être ainsi bâtie par Dieu, c'est-à-dire selon ses enseignements, elle ne tombera pas. Cette maison se développera en plusieurs autres, par l'édification de toute sorte que les fidèles procurent à chacun de nous, pour l'embellissement et l'accroissement de la cité bienheureuse.
R/. Sancti tui, Dómine, * Benedícent te. V/. Glóriam regni tui dicent, et poténtiam tuam loquéntur. * Benedícent te. R/. Ô Seigneur, * Tes fidèles te béniront. V/. Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. * Tes fidèles.
Lectio IV Lecture IV
Hæc civitátis illíus beátæ atque sanctæ ætérna custódia est, quæ ex multis in unum conveniéntibus et in unoquóque nostrum Deo cívitas est. Ædificánda ergo per Dóminum est hæc cívitas, ut in augméntum consummatiónis suæ crescat. Non enim iam ædificátio cœpta, perféctio est; sed per ædificatiónem, perfectiónis consummátio comparátur. Ce qui garde éternellement cette cité bienheureuse et sainte, c'est qu'elle est une cité pour Dieu, constituée par la réunion d'une multitude dans l'unité, et existant en chacun de nous. C'est donc au Seigneur de bâtir lui-même cette cité, pour qu'elle grandisse jusqu'à atteindre sa consommation. Car si elle n'est pas parfaite dès le début de la construction, au terme la maison est parfaite.
R/. Sancti mei qui in isto sæculo certámen habuístis, * Mercédem labórum ego reddo vobis. V/. Veníte, benedícti Patris mei, percípite regnum quod vobis parátum est ab orígine mundi. * Mercédem. V/. Glória Patri. * Mercédem. R/. Vous, mes fidèles, qui, en ce monde, avez soutenu le bon combat, * Je vous remets moi-même le salaire de vos peines. V/. Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde. * Je vous remets. V/. Gloire au Père. * Je vous remets.