LEC_Ct2,8-14
Léctio Cántici Canticórum (2,8-14)
Vox dilécti mei! Ecce iste venit sáliens in móntibus, transíliens colles. Símilis est diléctus meus cápreae hinnulóque cervórum. En ipse stat post paríetem nostrum respíciens per fenéstras, prospíciens per cancéllos. En diléctus meus lóquitur mihi: " Surge, amíca mea, colúmba mea, formósa mea, et veni. Iam enim hiems tránsiit, imber ábiit et recéssit. Flores apparuérunt in terra, tempus putatiónis advénit; vox túrturis audíta est in terra nostra, ficus prótulit grossos suos, víneae floréntes dedérunt odórem suum; surge, amíca mea, speciósa mea, et veni, colúmba mea, in foramínibus petrae, in cavérna abrúpta. Osténde mihi fáciem tuam, sonet vox tua in áuribus meis; vox enim tua dulcis, et fácies tua decóra ". C’est la voix de mon bien-aimé ; le voici qui vient, bondissant sur les montagnes, franchissant les collines. Mon bien-aimé est semblable à une gazelle (au chevreuil) et au faon des biches. Le voici qui se tient derrière notre muraille, regardant par les fenêtres, observant à travers les treillis (barreaux). Voilà mon bien-aimé qui me parle : Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma colombe, ma (toute) belle, et viens. Car l’hiver est déjà passé ; la pluie a cessé et s’en est allée. Les fleurs ont paru sur notre terre, le temps de tailler la vigne est venu ; la voix de la tourterelle s’est faite entendre dans notre terre ; le figuier a poussé ses premiers fruits (figues vertes) ; les vignes en fleur ont répandu leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle (mon éclatante beauté), et viens ; ma colombe, toi qui te retires dans les creux de la pierre et dans les enfoncements de la muraille, montre-moi ton visage, que ta voix résonne à mes oreilles ; car ta voix est douce, et ton visage est agréable.