SANCTAE_FAMILIAE_IESU_MARIAE_ET_IOSEPH-NOCT3-B
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Postquam impléti sunt dies purgatiónis eórum secúndum legem Móysis, tulérunt Iesum in Hierosólymam, ut sísterent Dómino. Et réliqua. Quant arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Et la suite.
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in Lucam (Lib. 2, 58-60.62: SC 45, 98-99) Commentaire de saint Ambroise sur l'Évangile de Luc
Lectio I Lecture I
Non solum ab ángelis et prophétis, a pastóribus et parentibus, sed étiam a senióribus et iustis, generátio Dómini áccipit testimónium. Omnis ætas et utérque sexus eventorúmque mirácula fidem ástruunt: virgo génerat, stérilis parit, mutus lóquitur, Elísabeth prophétat, magus adórat, útero clausus exsúltat, vídua confitétur, iustus exspéctat. Et bene iustus qui non suam, sed pópuli grátiam requirébat, cúpiens ipse corpóreæ vínculis fragilitátis absólvi, sed exspéctans vidére promíssum; sciébat enim quia beáti óculi qui vidérent. Non seulement les anges et les prophètes, les bergers et les parents, mais encore les vieillards et les justes apportent leur témoignage à la naissance du Seigneur. Tout âge, l'un et l'autre sexe, les événements miraculeux en font foi: une Vierge enfante, une stérile engendre, un muet parle, Élisabeth prophétise, le mage adore, l'enfant renfermé dans le sein tressaille, une veuve rend grâces, un juste est dans l'attente. C'était bien un juste car il attendait non son profit mais celui du peuple, désirant pour son compte être délivré des liens de ce corps fragile, mais attendant de voir le Messie promis: car il savait le bonheur des yeux qui le verraient.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio II Lecture II
Nunc, inquit, dimítte servum tuum. Vide iustum velut corpóreæ cárcere molis inclúsum velle dissólvi, ut incípiat esse cum Christo; dissólvi enim et cum Christo esse multo mélius. Sed qui vult dimítti véniat in templum, véniat in Ierúsalem, exspéctet Christum Dómini, accípiat in mánibus verbum Dei et complectátur velut quibúsdam fídei suæ bráchiis. Tunc dimittétur ut non vídeat mortem, qui víderit vitam. Maintenant, dit-il, laisse partir ton serviteur. Vous voyez ce juste, enfermé, pour ainsi dire, dans la prison de ce corps pesant, souhaiter sa délivrance pour commencer d'être avec le Christ: car être délivré et être avec le Christ est bien préférable. Mais celui qui veut être délivré doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l'Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains la Parole de Dieu et comme l'étreindre dans les bras de sa foi. Alors il sera libéré et ne verra point la mort, ayant vu la vie.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle.
Lectio III Lecture III
Vides úberem in omnes grátiam Dómini generatióne diffúsam, et prophetíam incrédulis negátam esse, non iustis. Ecce et Sýmeon prophétat in ruínam et resurrectiónem plurimórum venísse Dóminum Iesum Christum, ut iustórum iniquorúmque mérita discérnat et pro nostrórum qualitáte factórum iudex verus et iustus aut supplícia decérnat aut prmia. Vous voyez quelle abondance de grâces a répandue sur tous la naissance du Seigneur, et comment la prophétie est refusée aux incroyants, mais non pas aux justes. Voici qu'à son tour Siméon prophétise que notre Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre, pour faire entre justes et injustes le discernement des mérites et, selon la valeur de nos actes, nous décerner, en juge véritable et équitable, soit les supplices, soit les récompenses.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui.
Lectio IV Lecture IV
Prophetávit ítaque Sýmeon, prophetáverat copuláta coniúgio, prophetáverat virgo, débuit étiam vídua, ne qua aut proféssio deésset aut sexus. Et ídeo Anna et stipéndiis viduitátis et móribus talis indúcitur, ut digna plane fuísse credátur, quæ Redemptórem venísse ómnium nuntiáret. Ainsi donc Siméon a prophétisé, une femme mariée avait prophétisé, une vierge avait prophétisé; il fallait encore une veuve pour qu'il n'y manquât aucun genre de vie, aucun sexe. C'est pourquoi Anne nous est présentée: les mérites de son veuvage et sa conduite obligent à la juger tout à fait digne d'annoncer la venue du Rédempteur de tous.
R/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, et beáta úbera quæ lactavérunt Christum Dóminum. * Quia hódie pro salúte mundi de Vírgine nasci dignátus est. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Bienheureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel, et a nourri de son lait le Seigneur Christ! * Il a daigné, aujourd'hui, naître d'une Vierge pour le salut du monde. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le SeigneuV/. * Il. V/. Gloire au Père. * Il.