vigilia_paschalis_Praeconium_paschale
18. Cum ad altare pervenerit, sacerdos vadit ad sedem suam, candelam ministro tradit, imponit et benedicit thus sicut ad Evangelium in Missa. Diaconus adit sacerdotem et dicens: 18. Lorsque le prêtre est arrivé à l'autel, il va à son siège, donne son cierge au ministre, impose et bénit l'encens comme pour l'Evangile à la messe. Le diacre va devant le prêtre et dit:
Iube, domne, benedícere Daignez Père, bénir.
petit et accipit benedictionem a sacerdote dicente submissa voce: demande et reçois la bénédiction du prêtre qui dit à voix basse:
Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis, ut digne et competénter annúnties suum paschále præcónium: in nómine Patris, et Fílii, ✠ et Spíritus Sancti. Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres, afin que vous puissiez annoncer dignement l'annonce de sa Pâque ; au nom du Père, du Fils ✠ et du Saint-Esprit.
Diaconus respondet: Le diacre répond:
Amen. Amen.
Quæ benedictio omittitur, si præconium annuntiatur ab alio qui non sit diaconus.
19. Diaconus, incensatis libro et cereo, annuntiat præconium paschale in ambone vel ad legile, omnibus stantibus et candelas accensas in manibus tenentibus. Præconium paschale annuntiari potest, absente diacono, ab ipso sacerdote vel ab alio presbytero concelebrante. Si vero, pro necessitate cantor laicus Præconium annuntiat, omittit verba Quaprópter astántes vos usque ad finem invitationis, necnon salutationem Dóminus vobíscum.
Cette bénédiction est omise si la proclamation pascale est annoncée par quelqu'un d'autre qu'un diacre.
19. Le diacre, une fois le livre et le cierge encensés, annonce la proclamation pascale à l'ambon ou au légile, tous étant debout et avec des bougies allumées à la main.
La proclamation pascale peut être annoncée, en l'absence d'un diacre, par le prêtre lui-même ou par un autre prêtre concélébrant. Si, par nécessité, un chanteur laïc annonce la proclamation, il omet les mots: Quaprópter astántes vos, jusqu'à la fin de l'invitation et de la salutation: Dóminus vobíscum.
 
Præconium forma etiam breviore cantari potest. On peut aussi chanter l'annonce pascale dans sa forme plus brève
Præconii paschalis forma longior Annonce pascale dans sa forme longue
Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria: et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.
Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus: et, ætérni Regis splendóre illustráta, totíus orbis se séntiat amisísse calíginem.
Lætétur et mater Ecclésia, tanti lúminis adornáta fulgóribus: et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.
[Quaprópter astántes vos, fratres caríssimi, ad tam miram huius sancti lúminis claritátem, una mecum, quæso, Dei omnipoténtis misericórdiam invocáte. Ut, qui me non meis méritis intra Levitárum númerum dignátus est aggregáre, lúminis sui claritátem infúndens, cérei huius laudem implére perfíciat].
Que tressaille de joie la troupe angélique dans les cieux ;
que les divins mystères se célèbrent avec allégresse, et que la trompette sacrée publie la victoire du souverain Roi.
Que la terre se réjouisse, illuminée des rayons d'une telle gloire; que l'éclat du Monarque éternel qui resplendit sur elle, l'avertisse que l'univers entier est délivré des ténèbres qui le couvraient.
Que l'Église notre mère, environnée des clartés de cette brillante lumière, se réjouisse aussi ; et que ce temple retentisse de la grande voix du peuple fidèle.
[C'est pourquoi, très chers frères, qui êtes ici pour prendre part aux splendeurs de cette sainte lumière, je vous prie d'invoquer avec moi la miséricorde du Dieu tout-puissant. Demandez pour moi qu'après m'avoir placé, sans mérite de ma part, au nombre des Lévites, il daigne m'illuminer de ses feux, et m'aider à célébrer dignement la gloire de ce Cierge.]
[℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.]
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
[℣. Le Seigneur soit avec vous ;
℟. Et avec votre esprit.]
℣. Haut les cœurs !
℟. Nous les avons vers le Seigneur.
℣. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. Cela est digne et juste.
Vere dignum et iustum est, invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem Filiúmque eius Unigénitum, Dóminum nostrum Iesum Christum, toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.
Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit, et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.
Hæc sunt enim festa paschália, in quibus verus ille Agnus occíditur, cuius sánguine postes fidélium consecrántur.
Hæc nox est, in qua primum patres nostros, fílios Israel edúctos de Ægýpto, Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.
Hæc ígitur nox est, quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.
Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes, a vítiis s'éculi et calígine peccatórum segregátos, reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.
Hæc nox est, in qua, destrúctis vínculis mortis, Christus ab ínferis victor ascéndit.
Nihil enim nobis nasci prófuit, nisi rédimi profuísset.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis: ut servum redímeres, Fílium tradidísti!
O certe necessárium Adæ peccátum, quod Christi morte delétum est!
O felix culpa, quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!
O vere beáta nox, quæ sola méruit scire tempus et horam, in qua Christus ab ínferis resurréxit!
Hæc nox est, de qua scriptum est: Et nox sicut dies illuminábitur: et nox illuminátio mea in delíciis meis.
Huius ígitur sanctificátio noctis fugat scélera, culpas lavat: et reddit innocéntiam lapsis et mæstis lætítiam.
Fugat ódia, concórdiam parat et curvat impéria.
Il est vraiment juste et raisonnable d'employer nos cœurs et nos voix à louer le Dieu invisible, le Père tout-puissant, et son Fils Jésus-Christ notre Seigneur,
Qui a payé pour nous au Père éternel la dette d'Adam, et effacé de Son propre sang la cédule des peines qu'avait méritées l'antique péché.
Car voici arrivées les fêtes Pascales dans lesquelles est immolé l'Agneau véritable, ont le sang consacre les portes des fidèles.
Voici la nuit dans laquelle, après avoir tiré de l'Égypte les enfants d'Israël nos pères, Tu leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
C'est cette nuit qui a dissipé les ténèbres du péché par les rayons de la colonne de feu
C'est cette nuit qui, dans le monde entier, enlève aux vices du siècle ceux qui croient au Christ, les arrache aux ténèbres du péché, les rend à la grâce, les unit à la société des saints.
C'est cette nuit qui voit le Christ sortir victorieux des enfers après avoir brisé les liens de la mort.
Pour nous, à quoi nous eût servi de naître, si nous n'eussions eu le bonheur d'être rachetés ?
O admirable effusion de Ta bonté sur nous !
O excès incompréhensible de Ta charité ! pour racheter l'esclave, Tu as livré le Fils !
O nécessité du péché d'Adam, qui devait être effacé par la mort du Christ !
O heureuse faute, à qui nous valut de mériter un tel Rédempteur !
O nuit vraiment heureuse, qui seule a connu le temps et l'heure auxquels le Christ est ressuscité des enfers !
C'est à cette nuit que l'on peut appliquer ces paroles : La nuit deviendra lumineuse comme le jour; et celles-ci : La nuit deviendra claire comme le jour, pour éclairer mes délices.
La sainteté de cette nuit bannit les crimes, lave les péchés, rétablit le coupable dans l'innocence, rend la joie aux affligés, dissipe les haines, ramène la concorde, et soumet les empires.
In huius ígitur noctis grátia, súscipe, sancte Pater, laudis huius sacrifícium vespertínum, quod tibi in hac cérei oblatióne sollémni, per ministrórum manus de opéribus apum, sacrosáncta reddit Ecclésia.
Sed iam colúmnæ huius præcónia nóvimus, quam in honórem Dei rútilans ignis accéndit.
Qui, licet sit divísus in partes, mutuáti tamen lúminis detriménta non novit.
Alitur enim liquántibus ceris, quas in substántiam pretiósæ huius lámpadis apis mater edúxit.
O vere beáta nox, in qua terrénis cæléstia, humánis divína iungúntur!
Orámus ergo te, Dómine, ut céreus iste in honórem tui nóminis consecrátus, ad noctis huius calíginem destruéndam, indefíciens persevéret.
Et in odórem suavitátis accéptus, supérnis lumináribus misceátur.
Flammas eius lúcifer matutínus invéniat:
Ille, inquam, lúcifer, qui nescit occásum:
Christus Fílius tuus,
qui, regréssus ab ínferis, humáno géneri serénus illúxit,
et vivit et regnat in sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Reçois-donc, Père saint, en cette nuit sacrée, l'offrande que la sainte Église Te présente par la main de ses ministres, comme un encens du soir, par l'oblation solennelle de ce Cierge dont les abeilles ont fourni la matière.
Nous connaissons maintenant ce que figure cette colonne de cire qu'une flamme éclatante va allumer à l'honneur de Dieu.
Cette flamme, quoique partagée, ne souffre aucune diminution en communiquant sa lumière. Elle a pour aliment la cire, que la mère abeille a produite pour la composition de ce précieux flambeau.
O nuit vraiment heureuse, dans laquelle le ciel s'unit à la terre !
Nous Te prions, donc, Seigneur, que ce Cierge consacré à l'honneur de Ton nom brûle durant toute cette nuit pour en dissiper les ténèbres,
et que sa lumière s'élevant comme un parfum d'agréable odeur, se mêle à celle des flambeaux célestes
Que l'Etoile du matin le trouve encore allumé, cette Etoile qui n'a pas de couchant ; le Christ Ton Fils, qui, revenu des enfers, illumine dans la paix tout le genre humain, vit et règne, dans tous les siècles des siècles,
℟. Amen.
Vel: Ou :
Praeconii paschalis forma brevior Annonce pascale dans sa forme brève
Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria: et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.
Gáudeat et tellus tantis irradiáta fulgóribus: et, ætérni Regis splendóre illustráta, totíus orbis se séntiat amisísse calíginem.
Lætétur et mater Ecclésia, tanti lúminis adornáta fulgóribus: et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.
(℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.)
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
Que tressaille de joie la troupe angélique dans les cieux ;
que les divins mystères se célèbrent avec allégresse, et que la trompette sacrée publie la victoire du souverain Roi.
Que la terre se réjouisse, illuminée des rayons d'une telle gloire; que l'éclat du Monarque éternel qui resplendit sur elle, l'avertisse que l'univers entier est délivré des ténèbres qui le couvraient.
Que l'Église notre mère, environnée des clartés de cette brillante lumière, se réjouisse aussi ; et que ce temple retentisse de la grande voix du peuple fidèle.
[℣. Le Seigneur soit avec vous ;
℟. Et avec votre esprit.]
℣. Haut les cœurs !
℟. Nous les avons vers le Seigneur.
℣. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. Cela est digne et juste.
Vere dignum et iustum est, invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem Filiúmque eius Unigénitum, Dóminum nostrum Iesum Christum, toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.
Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit, et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.
Hæc sunt enim festa paschália, in quibus verus ille Agnus occíditur, cuius sánguine postes fidélium consecrántur.
Hæc nox est, in qua primum patres nostros, fílios Israel edúctos de Ægýpto, Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.
Hæc ígitur nox est, quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.
Hæc nox est, quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes, a vítiis sǽculi et calígine peccatórum segregátos, reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.
Hæc nox est, in qua, destrúctis vínculis mortis, Christus ab ínferis victor ascéndit.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis: ut servum redímeres, Fílium tradidísti!
O certe necessárium Adae peccátum, quod Christi morte delétum est!
O felix culpa, quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!
Il est vraiment juste et raisonnable d'employer nos cœurs et nos voix à louer le Dieu invisible, le Père tout-puissant, et son Fils Jésus-Christ notre Seigneur,
Qui a payé pour nous au Père éternel la dette d'Adam, et effacé de Son propre sang la cédule des peines qu'avait méritées l'antique péché.
Car voici arrivées les fêtes Pascales dans lesquelles est immolé l'Agneau véritable, ont le sang consacre les portes des fidèles.
Voici la nuit dans laquelle, après avoir tiré de l'Égypte les enfants d'Israël nos pères, Tu leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
C'est cette nuit qui a dissipé les ténèbres du péché par les rayons de la colonne de feu
C'est cette nuit qui, dans le monde entier, enlève aux vices du siècle ceux qui croient au Christ, les arrache aux ténèbres du péché, les rend à la grâce, les unit à la société des saints.
C'est cette nuit qui voit le Christ sortir victorieux des enfers après avoir brisé les liens de la mort.
Pour nous, à quoi nous eût servi de naître, si nous n'eussions eu le bonheur d'être rachetés ?
O admirable effusion de Ta bonté sur nous !
O excès incompréhensible de Ta charité ! pour racheter l'esclave, Tu as livré le Fils !
O nécessité du péché d'Adam, qui devait être effacé par la mort du Christ !
O heureuse faute, à qui nous valut de mériter un tel Rédempteur !