Voici plusieurs années que notre site www.societaslaudis.org s’efforce de mettre en ligne en latin et en français le maximum de textes de la liturgie romaine (la « liturgie des heures » (Liturgia horarum) c’est à dire l’office divin mais aussi les textes de la messe) dans sa forme ordinaire.

Nos objectifs sont de :

  • 1. Redonner au peuple fidèle le goût de l’utilisation de la langue latine pour sa prière.

En effet, les textes latins sont très souvent ignorés par les fidèles, parce qu’ils ne sont plus que rarement prononcés dans les liturgies paroissiales, pour plusieurs raisons :

Parfois par idéologie : un certain clergé considère que depuis l’instauratio liturgique qui a fait suite au Concile Vatican II, le latin n’a plus à être employé dans la liturgie ordinaire, soit parce que cette langue ne serait plus adaptée au monde contemporain, soit parce qu’elle n’a pas de pertinence au plan pastoral.

Parfois – le plus souvent – par manque de moyens ou d’outils (indisponibilité de bonnes traductions qui rendent ce qui demeure la langue de l’Eglise – le latin – trop obscure pour avoir une efficacité pastorale). Songeons qu’il n’existe aujourd’hui aucun missel des fidèles latin-français utilisable, et que toutes les traductions bibliques proposées pour la liturgie en français sont faites sur le grec ou l’hébreu mais pas sur le latin. La mise en oeuvre d’une liturgie en latin dans la forme ordinaire dans une simple paroisse se heurte à la nécessité de fournir à la foule des feuilles polycopiées avec tous les textes bilingues en deux colonnes…

Or rien de tel n’existe, mise à part Les Heures Grégoriennes qui regroupent en trois volumes tout l’office divin diurne dans sa forme chantée, avec traduction. Et encore la page de droite propose la version officielle des psaumes avec toutes ses limites (ce n’est pas une traduction faite sur le latin), car ce livre a été conçu pour célébrer la liturgie soit en français soit en latin.

La question se pose de façon plus cruciale encore pour la Messe. La seule référence que peut avoir le simple curé de paroisse lorsqu’il met en oeuvre une telle liturgie est le missel des fidèles latin-français publié par Solesmes. Cet ouvrage est utile mais ne concerne que la liturgie des dimanches et fêtes ; son texte vernaculaire n’est pas une traduction mais correspond au texte officiel du Missel romain en français, qui est très éloigné du latin et qui, à cause de ses nombreuses infidélités au textes d’origine (latin) doit prochainement être officiellement republié en conformité avec l’editio typica tertia (2002) du Missale Romanum post conciliaire.

Il y a donc un véritable besoin.

Nos publications se proposent donc de fournir en face de chaque texte latin, une traduction vernaculaire la plus proche possible. Pour redonner goût au latin dans la liturgie, il faut tout faire pour faciliter la compréhension de ce dernier. Les textes en langue vernaculaire proposés sur www.societaslaudis.org n’ont pas pour vocation de remplacer les textes officiels publiés par l’AELF mais de mieux goûter la valeur des textes latins et leur richesse.

  • 2. Faciliter l’accès aux textes pour chaque jour de l’année :

Pour le béotien, il peut être très fastidieux de jongler entre les rubriques, les options, les semaines du psautier, les renvois, les communs, les propres, les formulaires de la liturgie chantée et ceux de la liturgie lue.

C’est pourquoi la liturgie demeure aujourd’hui – même après ce qui a pu être considéré comme le nécessaire « choc de simplification » de l’après Concile – une affaire de spécialistes et même quelque chose de réservé à un clergé qui dans beaucoup de cas n’y a jamais été vraiment formé, en tout cas n’a jamais expérimenté la mise en œuvre quotidienne d’une liturgie solennelle. Souvent ce clergé ne comprend pas les rubriques ou est incapable d’interpréter correctement ces dernières.

Ce site web vise donc à terme à rendre immédiatement opérationnel n’importe quel fidèle ou clerc lors de la mise en oeuvre d’une liturgie ordinaire – office divin ou messe – lue ou chantée.

Afin d’atteindre ces objectifs nos ambitions à long terme sont de :

  • 1. Proposer les traductions

… de tous les textes liturgiques pour chaque jour, en latin-français, puis dans d’autres langues (anglais, italien, espagnol, arabe)

  • 2. Faire apparaître automatiquement tous les textes

… conformes pour chaque jour de l’année civile en conformité avec le calendrier romain universel et les propres locaux.

  • 3. Publier une application mobile

… sur (iOS et Android) permettant à chacun d’accéder, depuis sa poche, à tous les textes publiés pour pouvoir, le cas échéant, rester en contact avec les textes originaux de la liturgie romaine y compris lorsqu’on participe à une liturgie en langue vernaculaire, afin de renforcer la piété liturgique de chacun, de manière simple et moderne.

  • 4. Proposer en plus des textes liturgies du jour des commentaires et des enseignements

… comme : les commentaires de l’Evangile, l’extrait quotidien de la Règle de Saint Benoît en latin – français et son commentaire, l’extrait quotidien du compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique), l’ordo, le martyrologe, ainsi que des prières usuelles pour chaque jour de l’année.

  • 5. Rendre disponible par un envoi journalier l’ensemble de ces textes

… au travers de l’envoi quotidien d’email et de mise à disposition dur les réseaux sociaux.

  • Envoi par email : societaires-subscribe[à]societaslaudis.org (évidemment remplacez le [à] par le symbole conventionnel @).
  • Réception par Twitter : https://twitter.com/@societaslaudis

Par ailleurs, l’ensemble des nouvelles, mise à jour et nouvelles fonctionnalités présentes sur ce site est publié sur le blog : Blog

  • 6. Créer une véritable communauté de prière à vocation internationale, partageant une même foi nourrie aux mêmes textes à travers le monde, dans une dimension universelle, c’est à dire catholique.

… le rite romain étant aujourd’hui une famille rituelle à vocation réellement mondiale. Le support d’internet nous le rend possible et nous permet d’unir notre piété à celle de tout chrétien. Sans compter que la liturgie est-elle même une véritable école de foi. Notre Societas laudis (« communion de louange ») pourrait ainsi devenir une véritable école catéchétique au plan international, pour ne pas dire une authentique « école du service du Seigneur » (Dominici schola servitii).

  • 7. Rendre interactif ce site et la proposition ou l’amélioration des traductions

… par les usagers du site et tous les internautes.

C’est là que nous avons besoin de vous : vous pouvez vraiment nous aider. Le travail à réaliser peut être un travail de groupe, et ce n’est pas inutile au regard de l’ampleur de la tâche. En activant l’interrupteur en haut à droite du site, au dessus du calendrier liturgique vous pouvez proposer vous-mêmes des traductions ou des améliorations de traduction qui seront revues et validées par les administrateurs du site, en respectant les règles de traduction communes.

Merci pour votre intérêt et vos contributions.

6 thoughts on “Nos objectifs, notre ambition”

  1. Je ne sais qui vous a donné mon adresse mail, mais il a bien fait : je découvre ainsi votre site ce soir et j’en suis fort content.

    1. Merci M. l’abbé,
      Votre contribution serait vraiment fort utile pour essayer d’aller au bout de nos objectifs. Bonne prochaine semaine malgré nos Pâques sans sacrements ! Bien à vous in Xto et BVM.

  2. Bonsoir à vous. J’avais repéré et noté quelques coquilles il y a trois ans, est-ce utile que je les communique ?
    Autrement je suis tout à fait disposé à relire latin et français si besoin.
    Bien à vous.
    VG

  3. Bonjour et saintes fêtes de Pâques,

    j’ai une simple question quant à la liturgie que vous présentez sur cette page. De quelle liturgie s’agit-il ?
    Pourquoi je vous pose cette question ? Parce que lorsque je me rends, par exemple, à la date du 20 avril, lundi de la 2ème semaine de Pâques, je trouve le texte d’un propre surgi de je ne sais où.

    L’introit proposé est le suivant : 4 Esdr. 2, 36 et 37 ACCÍPITE iucunditátem glóriæ vestræ, allelúia. Ma version papier du Missale Romanum de 2002 me donne, elle, l’introit suivant : Rom 6, 9
    Christus resúrgens ex mórtuis iam non móritur, mors illi ultra non dominábitur, allelúia.

    La collecte proposée est la suivante: Omnípotens sempitérne Deus, quem patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur.
    Ma version papier du Missale Romanum de 2002 me donne, elle, la collecte suivante : Fac, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, qui paschálibus remédiis innováti, similitúdinem terréni paréntis evásimus, ad formam cæléstis transferámur auctóris.

    Ensuite, il n’y a pas de Super Oblata et de Postcommunion. L’antienne de communion est aussi différente des textes officiels. Les seules choses qui correspondent sont les textes de la première lecture et de l’Évangile. Et il n’y a pas de psaume responsorial ou graduel.

    Merci de votre réponse.

    1. Merci M. l’abbé pour votre remarque qui appelle une réponse en plusieurs points :
      -1 : la collecte mentionnée sur notre site est fautive. C’est celle de l’editio typica altera du Missale romanum et non pas celle de l’editio typica tertia qui, aussi curieux que ça paraisse, a changé. Ce sera corrigé d’ici peu. Je ne vous cache pas qu’un travail important a été nécessaire pour la traduction des textes du triduum donc le contrôle qualité pour les jours suivants n’a pas encore pu être fait.
      -2 : Les textes des propres sont ceux de la messe chantée c’est à dire en conformité avec l’ordo cantus missae tel que retranscrit dans le Graduale romanum. Et en effet, oui ils différent parfois sensiblement de ceux de la messe lue, tel qu’ils apparaissent dans le Missale romanum. Il y a des différences importantes entre l’ordo de la messe lue et l’ordo de la messe chantée. Par exemple, à la messe lue la séquence est dite avant l’alléluia, alors qu’à la messe chantée elle est chantée après. Mais ce n’est pas tout. Les textes eux mêmes diffèrent souvent fortement. Et enfin une différence qui n’est pas mineure, à la messe lue il n’y a pas d’antienne d’offertoire puisque par construction le prêtre ne peut pas à la fois réaliser les rites de l’offertoire (preparatio donorum) et en même temps réciter l’antienne. C’est pourquoi dans beaucoup de nos pages nous mettons « modifications aux messes lues » pour montrer les différences qui la plupart du temps sont importantes ; nous avons opté pour cette présentation parce que que la forme typique de la messe est bien sûr la messe chantée et non pas la messe lue, c’est à dire celle qui est mentionnée dans de Missale romanum post conciliaire qui rappelons-le n’est en aucun cas un « missel plénier ». En l’occurrence ici, vous regarderez votre Graduale romanum à la page 216 et vous verrez que l’introït du lundi de la 2ème semaine de Pâques à la messe chantée est bien « Accipite Iucunditatem ». Pour la communion à la page 218 le Graduale romanum indique bien « Spiritus tibi vult spirat ». Par ailleurs il n’y a pas de graduel, et c’est normal : au temps pascal à partir de l’octave, il est remplacé par un alléluia. Les dimanches de Pâques il y a donc 2 alléluia (le 2ème dimanche de Pâques a donc l’Al. après la première lecture : « in die resurrectionis meae » et après la 2ème lecture l’Al. « post dies octo ». En semaine, on ne garde que le premier, le texte du second étant intimement lié à la célébration de l’octave de Pâques et au texte de l’Evangile – Io (20,19-31) – qui est chanté au 2ème dimanche de Pâques.
      Sur cette question de la distinction entre messe chantée et messe lue, je vous invite à consulter ces trois articles qui j’espère font à peu près le tour de la question : http://www.scholasaintmaur.net/chanter-la-messe/ http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/chanter-la-messe-2eme-partie/ https://www.scholasaintmaur.net/chanter-la-messe-3eme-partie/
      -3 : sur certains formulaires il manque les super oblata, post communion, ainsi que les modifications aux messes lues qui sont au nombre de 4 (antienne à l’introït, psaume responsorial, verset avant l’Evangile, antienne à la communion). C’est le cas pour ce lundi de la 2ème semaine de Pâques, où ces éléments ne sont pas (encore) renseignés. Nous faisons au mieux au fur et à mesure de l’année. Ce sera complété prochainement.

      Merci de votre aide pour mettre à jour ces textes et le cas échéant nous signaler certaines erreurs d’ordo.

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