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Martyrologe du lundi 12 août 2019

Martyrologe
Le 12 août.
Mémoire de sainte Jeanne-Françoise de Chantal, religieuse. Elle avait été mariée au baron de Chantal et lui donna six enfants qu’elle éleva avec sollicitude. Après la mort de son mari, sous la direction de saint François de Sales, elle entra avec bonheur dans la voie de la perfection et accomplit des œuvres de charité, pour les pauvres, surtout et les malades. Elle fonda avec lui l’Ordre de la Visitation, qu’elle dirigea avec sagesse, et mourut à Moulins, le 13 décembre 1641.
2.        À Catane en Sicile, l’an 304, saint Euplus, martyr. Dans la persécution de Dioclétien, selon les Actes du martyre, Euplus se présenta spontanément au tribunal, tenant en main le livre des Évangiles. Mis en prison par le gouverneur Calvinianus, et interrogé à plusieurs reprises, il répondit qu’il se faisait gloire de savoir l’Évangile par cœur. Il fut alors frappé de verges jusqu’à la mort.
3.        À Nicomédie, au IVe siècle, les saints martyrs Anicet et Photius.
4*.        À Killala en Irlande, au Ve ou VIe siècle, saint Muredach, vénéré comme le premier évêque du lieu.
5*.        En Irlande, au Ve siècle, à Killeely, sainte Lélie, vierge.
6.        À Brescia en Lombardie, au VIe siècle, saint Herculan, évêque.
7.        Dans l’île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, saint Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.
8*.        À Rhondda au pays de Galles, en 1679, le bienheureux Charles Meehan, prêtre franciscain et martyr. D’origine irlandaise, il fut arrêté alors qu’il traversait ce pays pour gagner l’Irlande, condamné à mort parce que, prêtre, il était passé dans le royaume de Charles II, puis pendu et dépecé.
9*.        À Rome, en 1689, le bienheureux Innocent XI, pape, qui gouverna l’Église avec sagesse, bien que tourmenté par des douleurs et des épreuves pénibles.
10*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
11.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1838, les saints martyrs Jacques Do Mai Nam, prêtre, Antoine Nguyên Dich, paysan, et Michel Nguyên Huy My, médecin, décapités en haine du nom chrétien, après de cruels tourments, sous l’empereur Minh Mang.
12*.        À Hornachuelos près de Cordoue, le bienheureux Victoire Diez y Bustos de Molina, vierge, maîtresse d’école dans l’Institut thérésien, qui professa publiquement sa foi et, en exhortant les autres au martyre, mérita de le subir elle-même.
13*.        À Val di Moro près de Madrid, le bienheureux Flavius (Atila Argüezo Gonzalez), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu.
14*.        À Barbastro en Aragon, le bienheureux Sébastien Calvo Martinez. religieux missionnaire, fils du Coeur immaculé de Marie.
15*.        À Marsa en Catalogne, le bienheureux Antoine Perulles Estivill, de la fraternité des prêtres ouvriers diocésains.
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux prêtres et martyrs, Florian Stepniak, capucin, et Joseph Straszewski, du diocèse de Vladislava. Peu après l’invasion de la Pologne, au début de la Seconde Guerre mondiale, ils furent arrêtés, puis déportés en Allemagne et, après deux ans de mauvais traitements, envoyés à la chambre à gaz.
17*.        À Planegg, près de Munich en Bavière, en 1945, le bienheureux Charles Leisner, prêtre et martyr. Encore diacre, il fut emprisonné à cause de sa profession publique de foi et son service assidu des âmes. Il fut ordonné prêtre, au camp de concentration de Dachau, par un évêque français détenu. Rendu à la liberté vers la fin de la guerre, il mourut des mauvais traitements subis en captivité.
**        En Espagne, en 1936, le bienheureux Manuel Basulto Jiménez, évêque, et cinq compagnons, martyrs de la Guerre Civile Espagnole, lors des persécutions religieuses. (béatifiés le 2 mai 2013 par le pape François)

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Invitatoire du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Præoccupémus fáciem Dómini in confessióne.Ant. Accourrons devant Sa face dans l'action de grâce.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du lundi 12 août 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Somno reféctis ártubus,
spreto cubíli, súrgimus:
nobis, Pater, canéntibus
adésse te depóscimus.

Te lingua primum cóncinat,
te mentis ardor ámbiat,
ut áctuum sequéntium
tu, sancte, sis exórdium.

Cedant tenébræ lúmini
et nox diúrno síderi,
ut culpa, quam nox íntulit,
lucis labáscat múnere.

Precámur ídem súpplices
noxas ut omnes ámputes,
et ore te canéntium
laudéris in perpétuum.

Præsta, Pater piíssime,
Patríque compar Unice,
cum Spíritu Paráclito
regnans per omne sæculum. Amen.
Le sommeil a refait nos forces ;
hors du lit, nous voici debout ;
lorsque nous Te chantons, ô Père,
nous T'en prions, assiste-nous.

Soit le premier que nos voix chantent
et Celui que le cœur désirent ;
sois à l'origine, ô Dieu saint,
de tous nos actes à venir.

Que la ténèbre cède à l'aube,
et la nuit, à l'astre du jour,
pour que les péchés de la nuit
disparaissent dans la lumière.

Nous Te prions et supplions
de nous à nos fautes:
que la louange de nos lèvres
se poursuive en l'éternité.

Exauce-nous, Père très bon,
et Toi, le fils égal au père,
avec l'Esprit consolateur,
régnant pour les siècles des siècles.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Rectos decet * collaudátio.Ant. 1 Aux hommes droits sied la louange.
Psalmus 32 (33) Psaume 32 (33)
Laus Domini providentis Louange au Seigneur dans Sa providence
Omnia per ipsum facta sunt (Io 1, 3). Tout est fait par Lui (Io 1, 3).
Exsultáte, iusti, in Dómino; * rectos decet collaudátio. Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux hommes droits sied la louange.
Confitémini Dómino in cíthara, * in psaltério decem chordárum psállite illi. Célébrez le Seigneur avec la harpe, chantez-Le sur le luth à dix cordes.
Cantáte ei cánticum novum, * bene psállite ei in vociferatióne, Chantez à Sa gloire un cantique nouveau; unissez avec art vos instruments et vos voix.
quia rectum est verbum Dómini, * et ómnia ópera eius in fide. Car la parole du Seigneur est droite, et toutes Ses oeuvres s'accomplissent dans la fidélité.
Díligit iustítiam et iudícium; * misericórdia Dómini plena est terra. Il aime la justice et la droiture ; la terre est remplie de la bonté du Seigneur.
Verbo Dómini cæli facti sunt, * et spíritu oris eius omnis virtus eórum. Par la parole du Seigneur les cieux ont été faits, et toute leur armée par le souffle de Sa bouche.
Cóngregans sicut in utre aquas maris, * ponens in thesáuris abyssos. II rassemble comme en un monceau les eaux de la mer ; Il met dans des réservoirs les flots de l'abîme.
Tímeat Dóminum omnis terra, * a fácie autem eius formídent omnes inhabitántes orbem. Que toute la terre craigne le Seigneur ! Que tous les habitants de l'univers tremblent devant Lui
Quóniam ipse dixit, et facta sunt, * ipse mandávit, et creáta sunt. Car Il a dit, et tout a été fait ; Il a ordonné, et tout a existé.
Dóminus díssipat consília géntium, * írritas facit cogitatiónes populórum. Le Seigneur renverse les desseins des nations; Il réduit à néant les pensées des peuples.
Consílium autem Dómini in ætérnum manet, * cogitatiónes cordis eius in generatióne et generatiónem. Mais les desseins du Seigneur subsistent à jamais, et les pensées de son coeur dans toutes les générations.
Beáta gens, cui Dóminus est Deus, * pópulus, quem elégit in hereditátem sibi. Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, heureux le peuple qu'Il a choisi pour Son héritage !
De cælo respéxit Dóminus, * vidit omnes fílios hóminum. Du haut des cieux le Seigneur regarde, Il voit tous les enfants des hommes ;
De loco habitáculi sui respéxit * super omnes, qui hábitant terram, Du lieu de Sa demeure, Il observe tous les habitants de la terre,
qui finxit singillátim corda eórum, * qui intéllegit ómnia ópera eórum. Lui qui forme leur coeur à tous, qui est attentif à toutes leurs actions.
Non salvátur rex per multam virtútem, * et gigas non liberábitur in multitúdine virtútis suæ. Ce n'est pas le nombre des soldats qui donne au roi la victoire, ce n'est pas une grande force qui fait triompher le guerrier.
Fallax equus ad salútem, * in abundántia autem virtútis suæ non salvábit. Le cheval est impuissant à procurer le salut, et toute sa vigueur n'assure pas la délivrance.
Ecce óculi Dómini super metuéntes eum, * in eos, qui sperant super misericórdia eius, L'oeil du Seigneur est sur ceux qui Le craignent, sur ceux qui espèrent en Sa bonté,
ut éruat a morte ánimas eórum * et alat eos in fame. Pour délivrer leur âme de la mort, et les faire vivre au temps de la famine.
Anima nostra sústinet Dóminum, * quóniam adiútor et protéctor noster est; Notre âme attend avec confiance le Seigneur; Il est notre secours et notre bouclier;
quia in eo lætábitur cor nostrum, * et in nómine sancto eius sperávimus. Car en Lui notre coeur met sa joie, car en Son saint Nom nous mettons notre confiance.
Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, * quemádmodum sperávimus in te. Seigneur, que Ta grâce soit sur nous,  comme nous espérons en Toi !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 33 (34) Psaume 33 (34)
Dominus iustorum salus Le Seigneur est le salut des justes
Gustastis quoniam dulcis Dominus (1 Petr 2, 3). Goûtez comme est doux le Seigneur (1 Petr 2, 3).
Benedícam Dóminum in omni témpore, * semper laus eius in ore meo. Je veux bénir le Seigneur en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche.
In Dómino gloriábitur ánima mea, * áudiant mansuéti et læténtur. Dans le Seigneur mon âme se glorifiera : que les doux entendent et se réjouissent
Magnificáte Dóminum mecum, * et exaltémus nomen eius in idípsum. Exaltez avec moi le Seigneur, ensemble célébrons Son nom !
Exquisívi Dóminum, et exaudívit me * et ex ómnibus terróribus meis erípuit me. J'ai cherché le Seigneur, et Il m'a exaucé, et Il m'a délivré de toutes mes frayeurs.
Respícite ad eum, et illuminámini * et fácies vestræ non confundéntur. Quand on regarde vers Lui, on est rayonnant de Joie, et le visage ne se couvre pas de honte.
Iste pauper clamávit, † et Dóminus exaudívit eum * et de ómnibus tribulatiónibus eius salvávit eum. Ce pauvre a crié, et le Seigneur l'a entendu, et Il l'a sauvé de toutes ses angoisses.
Vallábit ángelus Dómini in circúitu timéntes eum * et erípiet eos. L'ange du Seigneur campe autour de ceux qui Le craignent, et Il les sauve.
Gustáte et vidéte quóniam suávis est Dóminus; * beátus vir, qui sperat in eo. Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon ! Heureux l'homme qui met en lui son refuge !
Timéte Dóminum, sancti eius, * quóniam non est inópia timéntibus eum. Craignez le Seigneur, vous Ses saints, car il n'y a point d'indigence pour ceux qui Le craignent.
Dívites eguérunt et esuriérunt, * inquiréntes autem Dóminum non defícient omni bono. Les riches ont été dans la disette et la faim, mais ceux qui cherchent le Seigneur ne manquent à aucun bien.
Veníte, fílii, audíte me: * timórem Dómini docébo vos. Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur.
Quis est homo, qui vult vitam, * díligit dies, ut vídeat bonum? Quel est l'homme qui aime la vie, qui désire de longs jours pour jouir du bonheur ?
Próhibe línguam tuam a malo, * et lábia tua ne loquátur dolum. Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses;
Divérte a malo et fac bonum, * inquíre pacem et perséquere eam. éloigne-toi du mal et fais le bien, recherche la paix, et poursuis-la.
Oculi Dómini super iustos, * et aures eius in clamórem eórum. Les yeux du Seigneur sont sur les justes; et ses oreilles sont attentives à leurs cris.
Vultus autem Dómini super faciéntes mala, * ut perdat de terra memóriam eórum. La face du Seigneur est contre ceux qui font le mal; pour retrancher de la terre leur souvenir.
Clamavérunt, et Dóminus exaudívit * et ex ómnibus tribulatiónibus eórum liberávit eos. Les justes crient, et le Seigneur les entend, et Il les délivre de toutes leurs angoisses.
Iuxta est Dóminus iis, qui contríto sunt corde, * et confráctos spíritu salvábit. le Seigneur est près de ceux qui ont le coeur brisé, Il sauve ceux dont l'esprit est abattu.
Multæ tribulatiónes iustórum, * et de ómnibus his liberábit eos Dóminus. Nombreux sont les malheurs du juste, mais de tous le Seigneur le délivre.
Custódit ómnia ossa eórum, * unum ex his non conterétur. II garde tous ses os, aucun d'eux ne sera brisé.
Interfíciet peccatórem malítia, * et, qui odérunt iustum, puniéntur. Le mal tue le méchant, et les ennemis du juste sont châtiés.
Rédimet Dóminus ánimas servórum suórum, * et non puniéntur omnes, qui sperant in eo. le Seigneur délivre l'âme de ses serviteurs, et tous ceux qui se réfugient en Lui ne sont pas châtiés.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Rectos decet * collaudátio.Ant. Aux hommes droits sied la louange.
Ant. 2 Expúgna * impugnántes me.Ant. 2 Combats ceux qui me combattent.
Psalmus 34 Psaume 34
Dominus salvator in persecutione
Congregati sunt... et consilium fecerunt, ut Iesum dolo tenerent et occiderent. (Mt 26,3,4)
Iúdica, Dómine, iudicántes me; * impúgna impugnántes me. Juge, Seigneur, ceux qui me font du mal; combats ceux qui me combattent.
Apprehénde clípeum et scutum * et exsúrge in adiutórium mihi. Prends Tes armes et Ton bouclier, et lève-Toi pour me secourir.
Effúnde frámeam et secúrim advérsus eos, qui persequúntur me. * Dic ánimae meae: “Sálus tua ego sum.” Tire Ton épée et barre le passage à ceux qui me persécutent; dis à mon âme: Je suis ton salut.
Confundántur et revereántur * quaeréntes ánimam meam; Qu'ils soient couverts de honte et de confusion, ceux qui en veulent à ma vie.
avertántur retrórsum et confundántur * cogitántes mihi mala. Qu'il reculent et soient confondus, ceux qui méditent le mal contre moi.
Fiant tamquam pulvis ante ventum, * et ángelus Dómini impéllens eos;
fiat via illórum ténebrae et lúbricum, * et ángelus Dómini pérsequens eos.
Qu'ils deviennent comme la poussière emportée par le vent, et que l'Ange du Seigneur les serre de près.
Que leur chemin soit ténébreux et glissant, * et que l'ange du Seigneur les poursuive.
Quóniam gratis abscondérunt mihi láqueum suum, * gratis fodérunt fóveam ánimae meae. Car sans raison ils ont caché un piège pour me perdre; ils ont sans motif outragé mon âme.
Véniat illi calámitas, quam ignórat, et cáptio, quam abscóndit, apprehéndat eum, * et in eándem calamitátem ipse cadat. Qu'un piège dont il ne se doute pas tombe sur lui; que le rets qu'il a caché le saisisse, et qu'il tombe dans son propre filet.
Ánima autem mea exsultábit in Dómino * et delectábitur super salutári suo. Mais mon âme se réjouira dans le Seigneur, et mettra ses délices dans son Sauveur.
Ómnia ossa mea dicent: “Dómine, quis símilis tibi? Tous mes os diront: "Seigneur, qui est semblable à Toi ?
Erípiens ínopem de manu fortiórum eíus, * egénum et páuperem a diripiéntibus eum.” qui arrache le pauvre des mains de ceux qui sont plus forts que lui; l'indigent et le pauvre à ceux qui le dépouillent"
Surgéntes testes iníqui, * quae ignorábam, interrogábant me; Des témoins iniques se sont élevés; ils m'ont interrogé sur ce que j'ignorais.
retribuébant mihi mala pro bonis, * desolátio est ánimae meae. Ils n'ont rendu le mal pour le bien; c'était la stérilité pour mon âme.
Ego autem, cum infirmaréntur, * induébar cilício, Mais moi, quand ils me tourmentaient, je me revêtais d'un cilice.
humiliábam in ieiúnio ánimam meam; * et orátio mea in sinu meo convertebátur. J'humiliais mon âme par le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein.
Quasi pro próximo et quasi pro fratre meo ambulábam, * quasi lugens matrem contristátus incurvábar. J'avais pour eux la même compassion que pour un proche ou un frère; je me courbais comme dans le deuil et la tristesse.
Cum autem vacillárem, laetáti sunt et convenérunt; * convenérunt contra me percutiéntes, et ignorávi. Et ils se sont réjouis, et se sont assemblés contre moi; les malheurs se sont réunis sur moi, sans que j'en connusse la raison.
Diripuérunt et non desistébant; tentavérunt me, subsannavérunt me subsannatióne, * frenduérunt super me déntibus suis. Ils ont été dispersés; mais, sans componction, ils m'ont de nouveau mis à l'épreuve; ils m'ont accablé d'insultes; ils ont grincé des dents contre moi.
Dómine, quámdiu aspícies? Restítue ánimam meam a malignitáte eórum, * a leónibus únicam meam. Seigneur, quand regarderas-Tu ? Sauve mon âme de leur malignité; arrache mon unique à ces lions.
Confitébor tibi in ecclésia magna, * in pópulo multo laudábo te. Je Te célébrerai dans une grande assemblée; je Te louerai au milieu d'un peuple nombreux.
Non supergáudeant mihi inimíci mei mendáces, * qui odérunt me gratis et ánnuunt óculis. Qu'ils ne se réjouissent point à mon sujet, ceux qui m'attaquent injustement, qui me haïssent sans raison et qui clignent des yeux.
Étenim non pacífice loquebántur * et contra mansuétos terrae dolos cogitábant. Car ils me disaient des paroles de paix; mais, parlant dans le pays avec colère, ils méditaient des tromperies.
Et dilatavérunt super me os suum; * dixérunt: “Éuge, éuge, vidérunt óculi nostri.” Et ils ont ouvert au grand large leur bouche contre moi, et ils ont dit: Courage, courage! nos yeux ont vu.
Vidísti, Dómine, ne síleas; * Dómine, ne discédas a me. Tu as vu, Seigneur; ne reste pas en silence; Seigneur, ne T'éloigne pas de moi.
Exsúrge et evígila ad iudícium meum, * Deus meus et Dóminus meus, ad causam meam.
Iúdica me secúndum iustítiam tuam, Dómine Deus meus, * et non supergáudeant mihi.
Levez-Toi et prenez soin de mon droit; mon Dieu et mon Seigneur, défends ma cause.
Juge-moi selon Ta justice, Seigneur mon Dieu, et qu'ils ne se réjouissent pas à mon sujet.
Non dicant in córdibus suis: “Éuge ánimae nostrae”; * nec dicant: “Devorávimus eum.” Qu'ils ne disent pas dans leur coeurs: Courage, courage! réjouissons-nous. Qu'ils ne disent pas: Nous l'avons dévoré.
Erubéscant et revereántur simul, * qui gratulántur malis meis; Qu'ils rougissent et soient confondus, ceux qui se félicitent de mes maux.
induántur confusióne et reveréntia, * qui magna loquúntur super me Qu'ils soient couverts de confusion et de honte, ceux qui parlent avec orgueil contre moi.
Exsúltent et laeténtur, qui volunt iustítiam meam, et dicant semper: “Magnificétur Dóminus, qui vult pacem servi sui.” Qu'il soient dans l'allégresse et la joie, ceux qui veulent ma justification; et qu'ils disent sans cesse: Gloire au Seigneur, ceux qui désirent la paix de Son serviteur.
Et lingua mea meditábitur iustítiam tuam, * tota die laudem tuam. Et ma langue célébrera Ta justice, et Ta louange tout le jour.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Expúgna * impugnántes me.Ant. Combats ceux qui me combattent.
Ant. 3 Revéla * Dómino viam tuam.Ant. 3 Fais connaître, Seigneur, Ton chemin.
Psalmus 36
Sors malorum et iustorum
Beati mites, quoniam ipsi possidebunt terram (Mt 5,5)
I
Noli aemulári in malignántibus * neque zeláveris faciéntes iniquitátem,
quóniam tamquam fenum velóciter aréscent * et quemádmodum herba virens décident.
Spera in Dómino et fac bonitátem, * et inhabitábis terram et pascéris in fide. Delectáre in Dómino, * et dabit tibi petitiónes cordis tui.
Commítte Dómino viam tuam et spera in eo, * et ipse fáciet;
et edúcet quasi lumen iustítiam tuam * et iudícium tuum tamquam merídiem.
Quiésce in Dómino et exspécta eum; noli aemulári in eo, qui prosperátur in via sua, * in hómine, qui mólitur insídias. Désine ab ira et derelínque furórem, * noli aemulári, quod vertit ad malum,
quóniam qui malignántur, exterminabúntur, * sustinéntes autem Dóminum ipsi hereditábunt terram.
Et adhuc pusíllum et non erit peccátor, * et quaeres locum eíus et non invénies.
Mansuéti autem hereditábunt terram * et delectabúntur in multitúdine pacis.
Insidiábitur peccátor iústo * et stridébit super eum déntibus suis.
Dóminus autem irridébit eum, * quóniam próspicit quod véniet dies eíus.
Gládium evaginavérunt peccatóres, * intendérunt arcum suum,
ut deíciant páuperem et ínopem, * ut trucídent recte ambulántes in via.
Gládius eórum intrábit in corda ipsórum, * et arcus eórum confringétur.
Mélius est módicum iústo * super divítias peccatórum multas,
quóniam bráchia peccatórum conteréntur, * confírmat autem iústos Dóminus.
Novit Dóminus dies immaculatórum, * et heréditas eórum in aetérnum erit.
Non confundéntur in témpore malo * et in diébus famis saturabúntur.
Quia peccatóres períbunt, inimíci vero Dómini ut decor campórum defícient, * quemádmodum fumus defícient. Mutuátur peccátor et non solvet, * iústus autem miserétur et tríbuet.
Quia benedícti eíus hereditábunt terram, * maledícti autem eíus exterminabúntur.
A Dómino gressus hóminis confirmántur, * et viam eíus volet.
Cum cecíderit, non collidétur, * quia Dóminus susténtat manum eíus.
Iúnior fui et sénui et non vidi iústum derelíctum * nec semen eíus quaerens panem.
Tota die miserétur et cómmodat, * et semen illíus in benedictióne erit.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Declína a malo et fac bonum, * et inhabitábis in sǽculum sǽculi,
quia Dóminus amat iudícium * et non derelínquet sanctos suos.
Iniústi in aetérnum disperíbunt, * et semen impiórum exterminábitur.
Iústi autem hereditábunt terram * et inhabitábunt in sǽculum sǽculi super eam.
Os iústi meditábitur sapiéntiam, * et lingua eíus loquétur iudícium;
lex Dei eíus in corde ipsíus, * et non vacillábunt gressus eíus.
Consíderat peccátor iústum * et quaerit mortificáre eum;
Dóminus autem non derelínquet eum in mánibus eíus * nec damnábit eum, cum iudicábitur illi.
Exspécta Dóminum et custódi viam eíus, et exaltábit te, ut hereditáte cápias terram; * cum exterminabúntur peccatóres, vidébis.
Vidi ímpium superexaltátum * et elevátum sicut cedrum viréntem;
et transívi, et ecce non erat, * et quaesívi eum, et non est invéntus.
Obsérva innocéntiam et vide aequitátem, * quóniam est postéritas hómini pacífico.
Iniústi autem disperíbunt simul, * postéritas impiórum exterminábitur.
Salus autem iustórum a Dómino, * et protéctor eórum in témpore tribulatiónis.
Et adiuvábit eos Dóminus et liberábit eos et éruet eos a peccatóribus et salvábit eos, * quia speravérunt in eo.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Revéla * Dómino viam tuam.Ant. Fais connaître, Seigneur, Ton chemin.
Ant. 4 Ne in ira tua * árguas me, Dómine.Ant. 4 Ne me reprends pas dans Ta colère Seigneur.
Psalmus 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23,49)
Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
quóniam sagíttae tuae infíxae sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuae, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
Quóniam iniquitátes meae supergréssae sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiae meae.
Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus. Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
Et láqueos posuérunt, qui quaerébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
Quia dixi: “Ne quando supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me.”
Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper. Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem. Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ne in ira tua * árguas me, Dómine.Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère Seigneur.
℣. Da mihi intelléctum, et servábo legem tuam. ℣. Donne moi l'intelligence et je suivrai Ta loi.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Exaudi Dómine Iesu Christe, preces servorum tuórum, et miserére nobis, * qui cum Patre et Spíritu Sancto vivis et regnas in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Lectio brevis (Lam 2,19)
Consúrge, lamentáre in nocte in princípio vigiliárum, effúnde sicut aquam cor tuum ante conspéctum Dómini; leva ad eum manus tuas pro ánima parvulórum tuórum, qui defecérunt in fame in cápite ómnium compitórum.
℟. Gustáte et vidéte * quóniam suávis est Dóminus. ℣. Beátus vir, qui sperat in eo. ℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. ℟. Goutez et voyez comme est bon le Seigneur. ℣. Heureux celui qui espère en Lui. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro secúndo Regum Du second livre des Rois
Naaman princeps milítiæ regis Sýriæ erat vir magnus apud dóminum suum et honorátus; per illum enim dedit Dóminus salútem Sýriæ. Erat autem vir fortis leprósus. Porro de Sýria egréssa fúerat turma et captívam dúxerat de terra Israel puéllam párvulam quæ erat in obséquio uxóris Náaman. Quæ ait ad dóminam suam: "Utinam esset dóminus meus ad prophétam qui est in Samaría! Profécto curáret eum a lepra quam habet." Ingréssus est ítaque Náaman ad dóminum suum et nuntiávit ei dicens: "Sic et sic locúta est puélla de terra Israel." Dixítque ei rex Sýriæ: "Vade, et mittam lítteras ad regem Israel." Qui cum proféctus esset et tulísset secum decem talénta argénti et sex mília siclórum auri et decem mutatória vestimentórum, détulit lítteras ad regem Israel in hæc verba: "Cum accéperis epístulam hanc, scito quod míserim ad te Náaman servum meum, ut cures eum a lepra sua." Cumque legísset rex Israel lítteras, scidit vestiménta sua et ait: "Numquid Deus sum, ut occídere possim et vivificáre, quia iste misit ad me, ut curem hóminem a lepra sua? Animadvértite et vidéte quod occasiónes quærat advérsum me." Naamân, chef de l'armée du roi d'Aram, était un homme en grande considération et faveur auprès de son maître, car c'était par lui que le Seigneur avait accordé la victoire aux Araméens, mais cet homme était lépreux. Or les Araméens, sortis en razzia, avaient enlevé du territoire d'Israël une petite fille qui était entrée au service de la femme de Naamân. Elle dit à sa maîtresse: " Ah! si seulement mon maître s'adressait au prophète de Samarie! Il le délivrerait de sa lèpre. " Naamân alla informer son seigneur: " Voilà, dit-il, de quelle et quelle manière a parlé la jeune fille qui vient du pays d'Israël. " Le roi d'Aram répondit: " Pars donc, je vais envoyer une lettre au roi d'Israël. " Naamân partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or et dix habits de fête. Il présenta au roi d'Israël la lettre, ainsi conçue: " En même temps que te parvient cette lettre, je t'envoie mon serviteur Naamân, pour que tu le délivres de sa lèpre. " A la lecture de la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements et dit: " Suis-je un dieu qui puisse donner la mort et la vie, pour que celui-là me mande de délivrer quelqu'un de sa lèpre? Pour sûr, rendez-vous bien compte qu'il me cherche querelle! "
Quod cum audísset Eliséus vir Dei, scidísse vidélicet regem Israel vestiménta sua, misit ad eum dicens: "Quare scidísti vestiménta tua? Véniat ad me et sciat esse prophétam in Israel." Venit ergo Náaman cum equis et cúrribus et stetit ad óstium domus Eliséi. Misítque ad eum Eliséus núntium dicens: "Vade et laváre sépties in Iordáne; et recípiet sanitátem caro tua, atque mundáberis." Irátus Náaman recedébat dicens: "Putábam quod egrederétur ad me et stans invocáret nomen Dómini Dei sui et tángeret manu sua locum lepræ et curáret me. Numquid non melióres sunt Abana et Pharphar, flúvii Damásci, ómnibus aquis Israel, ut laver in eis et munder?" Cum ergo vertísset se et abíret indígnans, accessérunt ad eum servi sui et locúti sunt ei: "Si rem grandem dixísset tibi prophéta, certe fáceres; quanto magis quia nunc dixit tibi: "Laváre et mundáberis!"" Mais quand Élisée apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il fit dire au roi: " Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Qu'il vienne donc vers moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël. " Naamân arriva avec son attelage et son char et s'arrêta à la porte de la maison d'Élisée, et Élisée envoya un messager lui dire: " Va te baigner sept fois dans le Jourdain, ta chair redeviendra nette. " Naamân, irrité, s'en alla en disant: " Je m'étais dit: Sûrement il sortira et se présentera lui-même, puis il invoquera le nom du Seigneur son Dieu, il agitera la main sur l'endroit malade et délivrera la partie lépreuse. Est-ce que les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d'Israël? Ne pourrais-je pas m'y baigner pour être purifié? " Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s'approchèrent et s'adressèrent à lui en ces termes: " Mon père! Si le prophète t'avait prescrit quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Combien plus, lorsqu'il te dit: "Baigne-toi et tu seras purifié." "
Descéndit Náaman et intínxit se in Iordáne sépties iuxta sermónem viri Dei, et restitúta est caro eius sicut caro púeri párvuli, et mundátus est. Reversúsque ad virum Dei cum univérso comitátu suo venit et stetit coram eo et ait: "Vere scio quod non sit Deus in univérsa terra, nisi tantum in Israel! Obsecro ítaque ut accípias benedictiónem a servo tuo." At ille respóndit: "Vivit Dóminus ante quem sto, non accípiam." Cumque vim fáceret, pénitus non acquiévit. Naamân descendit dans le Jourdain et s'y plongea sept fois, selon la parole d'Élisée: sa chair redevint nette comme la chair d'un petit enfant. Il revint chez Élisée avec toute son escorte, il entra, se présenta devant lui et dit: " Oui, je sais désormais qu'il n'y a pas de Dieu par toute la terre sauf en Israël! Maintenant, accepte, je te prie, un présent de ton serviteur. " Mais Élisée répondit: " Aussi vrai qu'est vivant le Seigneur que je sers, je n'accepterai rien. " Naamân le pressa d'accepter, mais il refusa.
Dixítque Náaman: "Ut vis. Sed, óbsecro, concedátur mihi servo tuo tantum terræ quantum onus duórum burdónum; non enim fáciet ultra servus tuus holocáustum aut víctimam diis aliénis, nisi Dómino. Hoc autem solum ignóscat Dóminus servo tuo, quando ingréditur dóminus meus templum Remmon, ut adóret ibi, et illo inniténte super manum meam, si adorávero in templo Remmon, adoránte eo in eódem loco, ut ignóscat mihi Dóminus servo tuo pro hac re." Qui dixit ei: "Vade in pace." Abiit ergo ab eo viam módicam. Alors Naamân dit: " Puisque c'est non, permets qu'on donne à ton serviteur de quoi charger de terre deux mulets, car ton serviteur n'offrira plus ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au Seigneur. Seulement, que le Seigneur pardonne ceci à ton serviteur: quand mon maître va au temple de Rimmôn pour y adorer, il s'appuie sur mon bras et je me prosterne dans le temple de Rimmôn en même temps qu'il le fait; veuille le Seigneur pardonner cette action à son serviteur! " Élisée lui répondit: " Va en paix ", et Naamân s'éloigna un bout de chemin.
℟. In Deo sperávit cor meum, et adiútus sum, et reflóruit caro mea, * Et ex voluntáte mea confitébor illi. ℣. Ad te, Dómine, clamávi; Deus meus, ne síleas, ne discédas a me. * Et. ℣. Glória Patri. * Et. ℟. Au Seigneur Dieu, mon cœur fait confiance: il m'a guéri, ma chair a refleuri, * De toute mon âme, je lui rends grâce! ℣. C'est toi, Seigneur, que j'appelle; mon Dieu, ne garde pas le silence, ne t'éloigne pas de moi! * De toute mon âme. ℣. Gloire au Père. * De toute mon âme.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allellúia, allelúia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 38
Aegrotantis deprecatio
Vanitati creatura subiecta est ...propter eum qui subiecit in spem (Rom 8,20)
Dixi: “Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me.”
Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
Locútus sum in lingua mea: * “Nótum fac mihi, Dómine, finem meum;
et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea.”
Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitae meae tamquam níhilum ante te.
Étenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Étenim ut imágo pertránsit homo.
Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea. Et nunc quae est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
Ámove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuae ego deféci.
In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuísti hóminem, et tabéscere fecísti, sicut tínea, desiderabília eíus. * Étenim vánitas omnis homo.
Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 39 (40) Psaume 39 (40)
Gratiarum actio et auxilii petitio Action de grâce et demande d'aide
Hostiam et oblationem noluisti, corpus autem aptasti mihi (Hebr 10, 5). Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais Tu m'as formé un corps (Hebr 10,5).
Exspéctans exspectávi Dóminum, * et inténdit mihi. J'ai mis dans le Seigneur toute mon espérance : Il S'est incliné vers moi,
Et exaudívit clamórem meum * et edúxit me de lacu misériæ et de luto fæcis; Il a écouté mes cris. II m'a retiré de la fosse de perdition, de la fange du bourbier.
et státuit super petram pedes meos * et firmávit gressus meos. Il a dressé mes pieds sur le rocher, Il a affermi mes pas.
Et immísit in os meum cánticum novum, * carmen Deo nostro. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu ;
Vidébunt multi et timébunt * et sperábunt in Dómino. beaucoup le voient, et ils révèrent le Seigneur, ils se confient en Lui.
Beátus vir, qui pósuit Dóminum spem suam * et non respéxit supérbos et declinántes in mendácium. Heureux l'homme qui a mis dans le Seigneur sa confiance, et qui ne se tourne pas vers les orgueilleux, et vers ceux que le mensonge égare.
Multa fecísti tu, Dómine Deus meus, mirabília tua, et cogitatiónes tuas pro nobis: * non est qui símilis sit tibi. Tu as multiplié, Seigneur, mon Dieu, Tes merveilles et Tes desseins en notre faveur : nul n'est comparable à Toi.
Si nuntiáre et éloqui volúero, * multiplicabúntur super númerum. Je voudrais les publier et les proclamer, ils surpassent tout récit.
Sacrifícium et oblatiónem noluísti, * aures autem fodísti mihi. Tu ne désires ni sacrifice ni oblation, Tu m'as percé les oreilles.
Holocáustum et pro peccáto non postulásti, * tunc dixi: «Ecce vénio. Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors j'ai dit : « Voici que je viens,
In volúmine libri scriptum est de me. * Fácere voluntátem tuam, avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire Ta volonté,
Deus meus, vólui; * et lex tua in præcórdiis meis». ô mon Dieu, et Ta loi est au fond de mon coeur ».
Annuntiávi iustítiam tuam in ecclésia magna; * ecce lábia mea non prohibébo, Dómine, tu scisti. J'annoncerai la justice dans une grande assemblée ; je ne fermerai pas mes lèvres, Seigneur, Tu le sais.
Iustítiam tuam non abscóndi in corde meo, * veritátem tuam et salutáre tuum dixi. Je ne tiendrai pas Ta justice cachée dans mon coeur ; je publierai Ta fidélité et Ton salut,
Non abscóndi misericórdiam tuam * et veritátem tuam ab ecclésia magna. je ne tairai pas Ta bonté et Ta vérité à la grande assemblée.
Tu autem, Dómine, ne prohíbeas miseratiónes tuas a me; * misericórdia tua et véritas tua semper suscípiant me, Toi, Seigneur, ne me ferme pas Tes miséricordes ; que Ta bonté et Ta vérité me gardent toujours !
quóniam circumdedérunt me mala, quorum non est númerus; comprehendérunt me iniquitátes meæ, * et non pótui vidére. Car des maux sans nombre m'environnent; mes iniquités m'ont saisi, et je ne puis voir ;
Multiplicátæ sunt super capíllos cápitis mei, * et cor meum derelíquit me. elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon coeur m'abandonne.
Compláceat tibi, Dómine, ut éruas me; * Dómine, ad adiuvándum me festína. Qu'il Te plaise, le Seigneur, de me délivrer ! Seigneur, hâte-Toi de me secourir !
[Confundántur et revereántur simul, qui quaerunt ánimam meam, * ut áuferant eam. [Qu'ils soient confus et honteux tous ensemble, ceux qui cherchent mon âme pour la perdre !
Avertántur retrórsum et erubéscant, * qui volunt mihi mala. Qu'ils reculent et rougissent, ceux qui désirent ma ruine !
Obstupéscant propter confusiónem suam, * qui dicunt mihi: “Éuge, éuge.” ] Qu'ils soient dans la stupeur à cause de leur honte, ceux qui me disent : " Ah ! ah!" ]
Exsúltent et læténtur in te omnes quæréntes te * et dicant semper: «Magnificétur Dóminus», qui díligunt salutáre tuum. Qu'ils soient dans l'allégresse et se réjouissent en Toi, tous ceux qui Te cherchent ! Qu'ils disent sans cesse : Gloire au Seigneur, ceux qui aiment Ton salut !
Ego autem egénus et pauper sum; * Dóminus sollícitus est mei. Moi, je suis pauvre et indigent, mais le Seigneur prendra soin de moi.
Adiútor meus et liberátor meus tu es; * Deus meus, ne tardáveris. Tu es mon aide et mon libérateur : mon Dieu, ne tarde pas.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 40 (41) Psaume 40 (41)
Infirmi oratio Prière de l'infirme
Unus ex vobis me tradet, qui manducat mecum (Mc 14, 18). L'un de vous Me livrera, celui qui mange avec Moi (Mc 14, 18).
Beátus, qui intéllegit de egéno, * in die mala liberábit eum Dóminus. Heureux celui qui prend souci du pauvre, au jour du malheur, le Seigneur le délivrera.
Dóminus servábit eum et vivificábit eum † et beátum fáciet eum in terra * et non tradet eum in ánimam inimicórum eius. Le Seigneur le gardera et le fera vivre ; il sera heureux sur la terre, et tu ne le livreras pas au désir de ses ennemis.
Dóminus opem feret illi super lectum dolóris eius; * univérsum stratum eius versábis in infirmitáte eius. Le Seigneur l'assistera sur son lit de douleur; Tu retourneras toute sa couche dans sa maladie.
Ego dixi: «Dómine, miserére mei; * sana ánimam meam, quia peccávi tibi». Moi, je dis : « Seigneur, aie pitié de moi ! guéris mon âme, car j'ai péché contre Toi ».
Inimíci mei dixérunt mala mihi: * «Quando moriétur, et períbit nomen eius?». Et mes ennemis profèrent contre moi des malédictions : « Quand mourra-t-il, quand périra son nom ?».
Et si ingrediebátur, ut visitáret, vana loquebátur; † cor eius congregábat iniquitátem sibi, * egrediebátur foras et detrahébat. Si quelqu'un vient me visiter, il ne profère que mensonges ; son coeur recueille l'iniquité ; quand il s'en va, il parle au dehors.
Simul advérsum me susurrábant omnes inimíci mei; * advérsum me cogitábant mala mihi: Tous mes ennemis chuchotent ensemble contre moi, contre moi ils méditent le malheur.
«Malefícium effúsum est in eo; * et, qui decúmbit, non adíciet ut resúrgat». « Un mal irrémédiable, disent-ils, a fondu sur lui, le voilà couché, il ne se relèvera plus ».
Sed et homo pacis meæ, in quo sperávi, * qui edébat panem meum, levávit contra me calcáneum. Même l'homme qui était mon ami, qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, lève le talon contre moi.
Tu autem, Dómine, miserére mei * et resúscita me, et retríbuam eis. Toi, Seigneur, aie pitié de moi et relève-moi, et je leur rendrai ce qu'ils méritent.
In hoc cognóvi quóniam voluísti me, * quia non gaudébit inimícus meus super me; Je connaîtrai que Tu m'aimes, si mon ennemi ne triomphe pas de moi ;
me autem propter innocéntiam suscepísti * et statuísti me in conspéctu tuo in ætérnum. A cause de mon innocence, Tu m'as soutenu, et Tu m'as établi pour toujours en Ta présence.
Benedíctus Dóminus Deus Israel * a sæculo et usque in sæculum. Fiat, fiat. Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, dans les siècles des siècles. Amen, amen.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 41 (42) Psaume 41 (42)
Desiderium Domini et templi eius Désir de Dieu et de Son temple
Qui sitit, veniat; qui vult, accipiat aquam vitæ (Ap 22, 17). Celui qui a soif, qu'il vienne, et qu'il reçoive l'eau de la vie (Ap 22, 17).
Quemádmodum desíderat cervus ad fontes aquárum, * ita desíderat ánima mea ad te, Deus. Comme le cerf soupire après les sources des eaux, ainsi mon âme soupire vers Toi, mon Dieu.
Sitívit ánima mea ad Deum, Deum vivum; * quando véniam et apparébo ante fáciem Dei? Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. Quand viendrai-je, et paraîtrai-je devant la face de Dieu?
Fuérunt mihi lácrimæ meæ panis die ac nocte, * dum dícitur mihi quotídie: «Ubi est Deus tuus?». Mes larmes ont été ma nourriture le jour et la nuit, pendant qu'on me dit tous les jours: « Où est ton Dieu ?».
Hæc recordátus sum et effúdi in me ánimam meam; † quóniam transíbam in locum tabernáculi admirábilis * usque ad domum Dei, Je me suis souvenu de ces choses, et j'ai répandu mon âme au dedans de moi-même; car je passerai dans le lieu du tabernacle admirable jusqu'à la maison de Dieu,
in voce exsultatiónis et confessiónis, * multitúdinis festa celebrántis. parmi les chants d'allégresse et de louange, pareils au bruit d'un festin.
Quare tristis es, ánima mea, * et quare conturbáris in me? Pourquoi es-tu triste, mon âme, et pourquoi me troubles-tu ?
Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi, * salutáre vultus mei et Deus meus. Espère en Dieu, car je Le louerai encore, Lui le salut de mon visage et mon Dieu.
In meípso ánima mea contristáta est; † proptérea memor ero tui * de terra Iordánis et Hermónim, de monte Misar. Mon âme a été toute troublée en moi-même; c'est pourquoi je me souviendrai de Toi, du pays du Jourdain, de l'Hermon, et du mont Misar.
Abyssus abyssum ínvocat in voce cataractárum tuárum; * omnes gúrgites tui et fluctus tui super me transiérunt. L'abîme appelle l'abîme, au bruit de Tes cataractes ; toutes Tes vagues amoncelées et Tes flots ont passé sur moi.
In die mandávit Dóminus misericórdiam suam, † et nocte cánticum eius apud me est: * orátio ad Deum vitæ meæ. Pendant le jour le Seigneur a envoyé Sa miséricorde, et la nuit Son cantique. Au dedans de moi est une prière pour le Dieu de ma vie.
Dicam Deo: * «Suscéptor meus es. Je dirai à Dieu: « Tu es mon défenseur.
Quare oblítus es mei, et quare contristátus incédo, * dum afflígit me inimícus?». Pourquoi m'as-Tu oublié, et pourquoi faut-il que je marche attristé, tandis que l'ennemi m'afflige ? ».
Dum confringúntur ossa mea, † exprobravérunt mihi, qui tríbulant me, * dum dicunt mihi quotídie: «Ubi est Deus tuus?». Pendant que mes os sont brisés, mes ennemis qui me persécutent m'accablent par leurs reproches, me disant tous les jours: « Où est son Dieu ? ».
Quare tristis es, ánima mea, * et quare conturbáris in me? Pourquoi es-tu triste, mon âme, et pourquoi me troubles-tu ?
Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi, * salutáre vultus mei et Deus meus. Espère en Dieu, car je Le louerai encore, Lui le salut de mon visage et mon Dieu.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 43
Populi calamitates
In his ominibus supervincimus per eum, qui dilexit nos (Rom 8,37)
Deus, áuribus nostris audívimus; patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iácob.
In te inimícos nostros proiécimus, * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos. Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sǽculum.
Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris; * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
Vendidísti pópulum tuum sine lucro * nec dítior factus es in commutatióne eórum. Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meae coopéruit me
a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
Haec ómnia venérunt super nos, nec oblíti sumus te * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum, nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
Quóniam propter te mortificámur tota die, * aestimáti sumus sicut oves occisiónis. Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiae nostrae et tribulatiónis nostrae? Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
Exsúrge, Dómine, adiúva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 44 (45) Psaume 44 (45)
Regis nuptiæ Chant nuptial pour le roi
Ecce Sponsus venit; exite obviam ei (Mt 25, 6). Voici l'époux, sortez à Sa rencontre (Mt 25, 6).
Eructávit cor meum verbum bonum, † dico ego ópera mea regi. * Língua mea cálamus scribæ velóciter scribéntis. De mon cœur jaillit un beau chant ; je dédis mon œuvre au roi. Ma langue est comme le roseau rapide du scribe.
Speciósus forma es præ fíliis hóminum, † diffúsa est grátia in lábiis tuis, * proptérea benedíxit te Deus in ætérnum. Tu es le plus beau des fils de l'homme, la grâce est répandue sur tes lèvres, c'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours.
Accíngere gládio tuo super femur tuum, potentíssime, * magnificéntia tua et ornátu tuo. Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, revêts ta splendeur et ta majesté.
Et ornátu tuo procéde, currum ascénde * propter veritátem et mansuetúdinem et iustítiam. Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, combats pour la vérité, la douceur et la justice.
Et dóceat te mirabília déxtera tua: † sagíttæ tuæ acútæ —pópuli sub te cadent— * in corda inimicórum regis. et que ta droite te fasse accomplir des faits merveilleux. Tes flèches sont aiguës, des peuples tomberont à tes pieds, elles perceront le coeur des ennemis du roi.
Sedes tua, Deus, in sæculum sæculi; * sceptrum æquitátis sceptrum regni tui. Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours ; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture.
Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, † proptérea unxit te Deus, Deus tuus, * óleo lætítiæ præ consórtibus tuis. Tu aimes la justice et tu hais l'iniquité : c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
Myrrha et áloe et cásia ómnia vestiménta tua; * e dómibus ebúrneis chordæ deléctant te. La myrrhe, l'aloès et la casse s'exhalent de tous tes vêtements, des palais d'ivoire, les lyres te réjouissent.
Fíliæ regum in pretiósis tuis; * ástitit regína a dextris tuis ornáta auro ex Ophir. Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées, la reine est à ta droite, parée de l'or d'Ophir.
Audi, fília, et vide, † et inclína aurem tuam * et oblivíscere pópulum tuum et domum patris tui; Ecoute, ma fille, regarde et prête l'oreille : oublie ton peuple et la maison de ton père,
et concupíscet rex spéciem tuam. * Quóniam ipse est dóminus tuus, et adóra eum. et le roi sera épris de ta beauté; car il est ton Seigneur : rends-lui tes hommages.
Fília Tyri cum munéribus; * vultum tuum deprecabúntur dívites plebis. La fille de Tyr, avec des présents, et les plus riches du peuple rechercheront ta faveur. "
Gloriósa nimis fília regis intrínsecus, * textúris áureis circumamícta. Toute resplendissante est la fille du roi dans l'intérieur; son vêtement est fait de tissus d'or.
In véstibus variegátis adducétur regi; * vírgines post eam, próximæ eius, afferúntur tibi. En robe de couleurs variées, elle est présentée au roi ; après elles, des jeunes filles ses compagnes, te sont amenées.
Afferúntur in lætítia et exsultatióne, * adducúntur in domum regis. On les introduit au milieu des réjouissances et de l'allégresse ; elles entrent dans le palais du Roi.
Pro pátribus tuis erunt tibi fílii; * constítues eos príncipes super omnem terram. Tes enfants prendront la place de tes pères ; tu les établiras princes sur toute la terre.
Memor ero nóminis tui * in omni generatióne et generatióne; Je rappellerai ton nom dans tous les âges ;
proptérea pópuli confitebúntur tibi in ætérnum * et in sæculum sæculi. et les peuples te loueront éternellement et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allellúia, allelúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
℣. Dírige me, Dómine, in veritáte tua et doce me.
℟. Quia tu es Deus, salútis meæ.
℣. Dirige-moi, Seigneur, dans Ta vérité et enseigne-moi.
℟. Car Tu es le Dieu de mon salut.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (Ier 15, 16) Lecture brève (Ier 15, 16)
Invénti sunt sermónes tui, et comédi eos, et factum est mihi verbum tuum in gáudium et in lætítiam cordis mei, quóniam invocátum est nomen tuum super me, Dómine Deus exercítuum. Quand je rencontrais Tes paroles, Seigneur, je les dévorais; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que Ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Ambrósii epíscopi De mystériis (Nn. 19-21: SC 25 bis, 113) Traité de saint Ambroise sur les mystères
Tibi ante prædíctum est ut non hoc solum créderes quod vidébas, ne forte et tu díceres: "Hoc est illud magnum mystérium quod óculus non vidit nec auris audívit nec in cor hóminis ascéndit? Aquas vídeo quas vidébam cotídie, istæ me habent mundáre in quas sæpe descéndi et numquam mundátus sum?" Hinc cognósce quod aqua non mundat sine Spíritu. On t'a déjà dit de ne pas croire seulement ce que tu voyais, de peur que tu ne dises toi aussi: " C'est là le grand mystère que l'œil n'a pas vu ni l'oreille entendu et qui n'est pas monté au cœur de l'homme? Je vois de l'eau que je voyais tous les jours: peuvent-elles me purifier, ces eaux dans lesquelles je suis souvent descendu sans être jamais purifié? " Apprends par là que l'eau ne purifie pas sans l'Esprit.
Ideóque legísti quod tres testes in baptísmate unum sunt: aqua, sanguis et Spíritus, quia si unum horum détrahas, non stat baptísmatis sacraméntum. Quid est enim aqua sine cruce Christi nisi eleméntum commúne sine ullo sacraménti proféctu? Nec íterum sine aqua regeneratiónis mystérium est: Nisi enim quis renátus fúerit ex aqua et Spíritu, non potest introíre in regnum Dei. Credit autem étiam catechúmenus in crucem Dómini Iesu qua et ipse signátur, sed nisi baptizátus fúerit in nómine Patris et Fílii et Spíritus Sancti, remissiónem non potest accípere peccatórum nec spiritális grátiæ munus hauríre. C'est pour cela aussi que tu as lu que trois témoins au baptême ne font qu'un: l'eau, le sang et l'Esprit. Car si tu en retires un, il n'y a plus de sacrement du baptême. Qu'est, en effet, l'eau sans la croix du Christ, sinon un élément ordinaire sans aucune utilité pour le sacrement? Et de même, sans eau il n'y a pas de mystère de la régénération. A moins en effet d'être né de nouveau de l'eau et de l'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Le catéchumène croit, lui aussi, en la croix du Seigneur Jésus dont il est marqué; mais s'il n'a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, il ne peut recevoir la rémission de ses péchés, ni puiser le don de la grâce spirituelle.
Ergo ille Syrus sépties mersit in lege, tu autem baptizátus es in nómine Trinitátis. Conféssus es Patrem - recordáre quid féceris - conféssus es Fílium, conféssus es Spíritum. Tene órdinem rerum. In hac fide, mundo mórtuus es, Deo resurrexísti, et quasi in illo mundi consepúltus eleménto, peccáto mórtuus ad vitam es resuscitátus ætérnam. Crede ergo quia non sunt vácuæ aquæ. Donc ce Syrien se plongea sept fois dans la Loi; toi, tu as été baptisé au nom de la Trinité. Tu as confessé le Père, - souviens-toi de ce que tu as fait - tu as confessé le Fils, tu as confessé l'Esprit. Retiens la suite des faits. Dans cette foi tu es mort au monde et ressuscité pour Dieu et, en quelque sorte, enseveli en même temps dans cet élément du monde, mort au péché, tu es ressuscité pour la vie éternelle. Crois donc que ce n'est pas de l'eau sans force ou dénuée de vertu.
℟. Státuit Dóminus supra petram pedes meos, et diréxit gressus meos Deus meus, * Et immísit in os meum cánticum novum. ℣. Exspéctans exspectávi Dóminum, et respéxit me; et exaudívit deprecatiónem meam. * Et immísit. ℣. Glória Patri. * Et immísit. ℟. Le Seigneur m'a fait reprendre pied sur le roc, mon Dieu a raffermi mes pas; * Dans ma bouche il a mis un chant nouveau. ℣. D'un grand espoir j'espérais le Seigneur: il s'est penché vers moi pour entendre mon cri. * Dans ma bouche. ℣. Gloire au Père. * Dans ma bouche.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Omnípotens sempitérne Deus, quem, docénte Spíritu Sancto, patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d’entrer dans l'héritage qui nous est promis.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
 Evangelium  Evangile
Matthaeus (17,22-27)
In illo tempore: Conversántibus autem eis in Galilǽa, dixit illis Iésus: “Fílius hóminis tradéndus est in manus hóminum, et occídent eum, et tértio die resúrget.” Et contristáti sunt veheménter. Et cum veníssent Caphárnaum, accessérunt, qui didráchma accipiébant, ad Petrum et dixérunt: “Magíster vester non solvit didráchma?” Ait: “Étiam.” Et cum intrásset domum, praevénit eum Iésus dicens: “Quid tibi vidétur, Simon? Reges terrae a quibus accípiunt tribútum vel censum? A fíliis suis an ab aliénis?” Cum autem ille dixísset: “Ab aliénis”, dixit illi Iésus: “Ergo líberi sunt fílii. Ut autem non scandalizémus eos, vade ad mare et mitte hamum; et eum piscem, qui primus ascénderit, tolle; et, apérto ore, eíus invénies statérem. Illum sumens, da eis pro me et te.”
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Commentaire par Dom Paul Delatte (1848-1937), osb, abbé de saint Pierre de Solesmes

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Laudes du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Splendor patérnæ glóriæ, Splendeur de la gloire du Père,
de luce lucem próferens, Lumière exprimant la lumière,
lux lucis et fons lúminis, Lumière et source de lumière
diem dies illúminans, jour qui rend lumineux les jours
Verúsque sol, illábere Viens à nous soleil véritable,
micans nitóre pérpeti, étincelant pour les siècles
iubárque Sancti Spíritus pénètre nos intelligences
infúnde nostris sénsibus. des rayons de Ton Esprit saint.
Votis vocémus et Patrem, Invoquons maintenant le Père,
Patrem perénnis glóriæ, le Père à la gloire éternelle,
Patrem poténtis grátiæ, le Père de grâce puissante :
culpam reléget lúbricam. qu'Il nous préserve de tomber.
Infórmet actus strénuos, Qu'Il dirige toutes nos forces
dentem retúndat ínvidi, Brise les dents de l'Adversaire
casus secúndet ásperos, Dans l'épreuve, qu'Il nous soutienne,
donet geréndi grátiam. donne sa grâce pour agir.
Mentem gubérnet et regat Qu'Il gouverne et guide nos âmes
casto, fidéli córpore; en des corps chastes et fidèles ;
fides calóre férveat, que notre foi brûle, fervent,
fraudis venéna nésciat. bien loin des poisons du Menteur.
Christúsque nobis sit cibus, Que le Christ soit nourriture,
potúsque noster sit fides; que la foi soit notre breuvage
læti bibámus sóbriam que nous goûtions, pleins d'allégresse
ebrietátem Spíritus. la sobre ivresse de l'Esprit !
Lætus dies hic tránseat; Quel jour dans la joie s'écoule,
pudor sit ut dilúculum, Notre pudeur soit comme l'aube,
fides velut merídies, Tel midi, que la foi rayonne,
crepúsculum mens nésciat. que nos cœurs ignorent le soir.
Auróra cursus próvehit; A l'aurore, Il prend sa course;
Auróra totus pródeat, à l'aurore, tout entier Il s'avance
in Patre totus Fílius Le Fils tout entier dans le Père ;
et totus in Verbo Pater. Amen. Tout entier, le Père en son Fils !
Ant. 1 Beáti qui hábitant in domo tua, Dómine.Ant. 1 Heureux ceux qui habitent dans Ta maison, Seigneur.
Psalmus 83 (84) Psaume 83 (84)
Desiderium templi Domini Désir du temple de Dieu
Non habemus hic manentem civitatem, sed futuram inquirimus (Hebr 13, 14). Nous n'avons pas ici bas de cité permanente mais nous cherchons celle qui est à venir (Hebr 13, 14).
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum! * Concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini Que Ta demeure est aimable, Seigneur des armées ! Mon âme s'épuise en soupirant sur les parvis du Seigneur;
Cor meum et caro mea * exsultavérunt in Deum vivum. mon cœur et ma chair tressaillent vers le Dieu vivant.
Etenim passer invénit sibi domum, ? et turtur nidum sibi, ubi ponat pullos suos: * altária tua, Dómine virtútum, rex meus et Deus meus. Le passereau même trouve une demeure, et l'hirondelle un nid où elle repose ses petits : Tes autels, Seigneur des armées, mon roi et mon Dieu !
Beáti, qui hábitant in domo tua: * in perpétuum laudábunt te. Heureux ceux qui habitent Ta maison ! Ils peuvent Te louer encore.
Beátus vir, cuius est auxílium abs te, * ascensiónes in corde suo dispósuit. Heureux les hommes qui ont en Toi leur force ; ils ne pensent qu'aux saintes montées.
Transeúntes per vallem sitiéntem in fontem ponent eam, * étenim benedictiónibus véstiet eam plúvia matutína. Lorsqu'ils traversent la vallée de la soif ils la changent en un lieu plein de sources, et la pluie d'automne la couvre aussi de bénédictions.
Ibunt de virtúte in virtútem, * vidébitur Deus deórum in Sion. Pendant la marche s'accroît la vigueur, et ils paraissent devant Dieu à Sion :
Dómine Deus virtútum, exáudi oratiónem meam; * áuribus pércipe, Deus Iacob. Seigneur, Dieu des armées, disent-ils, écoute ma prière ; prête l'oreille, Dieu de Jacob.
Protéctor noster áspice, Deus, * et réspice in fáciem christi tui. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu, et regarde la face de ton Oint !
Quia mélior est dies una in átriis tuis super mília, ? elégi ad limen esse in domo Dei mei * magis quam habitáre in tabernáculis peccatórum. Car un jour dans Tes parvis vaut mieux que mille; je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu; plutôt que d'habiter sous les tentes des pécheurs.
Quia sol et scutum est Dóminus Deus, ? grátiam et glóriam dabit Dóminus; * non privábit bonis eos, qui ámbulant in innocéntia. Car le Seigneur Dieu est un soleil et un bouclier; Le Seigneur donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'innocence.
Dómine virtútum, * beátus homo, qui sperat in te. Seigneur des armées, heureux celui qui se confie en Toi !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Beáti qui hábitant in domo tua, Dómine.Ant. Heureux ceux qui habitent dans Ta maison, Seigneur.
Ant. 2 Veníte, et ascendámus ad montem Dómini.Ant. 2 Venez, montons à la montagne du Seigneur.
Canticum (Is 2, 2-5) AT17 Cantique (Is 2, 2-5) AT17
Mons domus Domini in vertice montium La montagne de la maison du Seigneur
Omnes gentes venient et adorabunt in conspectu tuo (Ap 15, 4). Toutes les nations viendront et adoreront en Ta présence (Ap 15, 4).
Erit in novíssimis diébus * præparátus mons domus Dómini in vértice móntium, Il arrivera, à la fin des jours, qu'à la Montagne de la maison du Seigneur au sommet des montagnes
et elevábitur super colles, * et fluent ad eum omnes gentes. et élevée au-dessus des collines, des nations nombreuses viendront
Et ibunt pópuli multi et dicent: † «Veníte et ascendámus ad montem Dómini, * ad domum Dei Iacob, et diront: Venez et montons à la montagne du Seigneur à la maison du Dieu de Jacob
quia de Sion exíbit lex * et verbum Dómini de Ierúsalem. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole du Seigneur.
Et iudicábit gentes * et árguet pópulos multos, Il sera l'arbitre des peuples et le juge de nations nombreuses.
et conflábunt gládios suos in vómeres * et lánceas suas in falces; Ils forgeront leurs épées en socs de charrue; et leurs lances en faucilles.
non levábit gens contra gentem gládium, * nec exercebúntur ultra ad proelium. Une nation ne lèvera plus l'épée contre l'autre, et l'on n'apprendra plus la guerre.
Domus Iacob, veníte, * et ambulémus in lúmine Dómini. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière du Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Veníte, et ascendámus ad montem Dómini.Ant. Venez, montons à la montagne du Seigneur.
Ant. 3 Cantáte Dómino, benedícite nómini eius.Ant. 3 Chantez le Seigneur, et bénissez Son nom.
Psalmus 95 (96) Psaume 95 (96)
Dominus rex et iudex omnis terræ Le Seigneur est roi et juge de toute la terre
Cantabant quasi canticum novum ante sedem in conspectu Agni (Cf. Ap 14, 3). Ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône en présence de l'Agneau (Cf. Ap 14, 3).
Cantáte Dómino cánticum novum, * cantáte Dómino, omnis terra. Chantez au Seigneur un cantique nouveau ! Chantez au Seigneur, toute la terre !
Cantáte Dómino, benedícite nómini eius, * annuntiáte de die in diem salutáre eius. Chantez au Seigneur, bénissez Son nom ! Annoncez de jour en jour Son salut,
Annuntiáte inter gentes glóriam eius, * in ómnibus pópulis mirabília eius. Racontez Sa gloire parmi les nations, Ses merveilles parmi tous les peuples.
Quóniam magnus Dóminus et laudábilis nimis, * terríbilis est super omnes deos. Car le Seigneur est grand et digne de toute louange, Il est redoutable par dessus tous les dieux,
Quóniam omnes dii géntium inánia, * Dóminus autem cælos fecit. car tous les dieux des peuples sont néant. Mais le Seigneur a fait les cieux.
Magnificéntia et pulchritúdo in conspéctu eius, * poténtia et decor in sanctuário eius. La splendeur et la magnificence sont devant Lui, la puissance et la majesté sont dans Son sanctuaire.
Afférte Dómino, famíliæ populórum, ? afférte Dómino glóriam et poténtiam, * afférte Dómino glóriam nóminis eius. Rendez au Seigneur, famille des peuples, rendez au Seigneur gloire et puissance ! Rendez au Seigneur la gloire due à Son nom !
Tóllite hóstias et introíte in átria eius, * adoráte Dóminum in splendóre sancto. Apportez l'offrande et venez dans Ses parvis, prosternez vous devant le Seigneur avec l'ornement sacré.
Contremíscite a fácie eius, univérsa terra, * dícite in géntibus: «Dóminus regnavit!». Tremblez devant Lui, vous, habitants de toute la terre, dites parmi les nations : "le Seigneur est roi" ;
Etenim corréxit orbem terræ, qui non commovébitur; * iudicábit pópulos in æquitáte. aussi le monde sera stable et ne chancellera pas ; Il jugera les peuples avec droiture.
Læténtur cæli et exsúltet terra, ? sonet mare et plenitúdo eius; * gaudébunt campi et ómnia, quæ in eis sunt. Que les cieux se réjouissent et que la terre soit dans l'allégresse ! Que la mer s'agite avec tout ce qu'elle contient ! Que la campagne s'égaie avec tout ce qu'elle renferme,
Tunc exsultábunt ómnia ligna silvárum ? a fácie Dómini, quia venit, * quóniam venit iudicáre terram. que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie devant le Seigneur , car Il vient ! Car Il vient pour juger la terre;
Iudicábit orbem terræ in iustítia * et pópulos in veritáte sua. Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon Sa vérité
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Cantáte Dómino, benedícite nómini eius.Ant. Chantez le Seigneur, et bénissez Son nom.
Lectio brevis (Iac 2, 12-13) Lecture brève (Iac 2, 12-13)
Sic loquímini et sic fácite sicut per legem libertátis iudicándi. Iudícium enim sine misericórdia illi, qui non fecit misericórdiam; superexúltat misericórdia iudício. Parlez et agissez comme des gens qui vont être jugés par une loi de liberté. Car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde, mais la miséricorde se moque du jugement.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Benedíctus Dóminus * A sǽculo et usque in sǽculum. Benedíctus. ℣. Qui facit mirabília solus. * A sǽculo et usque in sǽculum. Glória Patri. ℟. Le Seigneur est béni * dans les siècles des siècles. ℣. Lui seul a fait des merveilles. * dans les siècles des siècles. Gloire au Père.
Ant. Benedíctus Dóminus Deus noster.Ant. Béni soit le Seigneur notre Dieu.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Benedíctus Dóminus Deus noster.Ant. Béni soit le Seigneur notre Dieu.
PrecesPrières litaniques
Salvátor noster fecit nos regnum et sacerdótium, ut hóstias Deo acceptábiles offerámus. Grati ígitur eum invocémus: Serva nos in tuo ministério, Dómine.
Christe, sacérdos ætérne, qui sanctum pópulo tuo sacerdótium concessísti,
concéde, ut spiritáles hóstias Deo acceptábiles iúgiter offerámus.
Spíritus tui fructus nobis largíre propítius,
patiéntiam, benignitátem et mansuetúdinem.
Da nobis te amáre, ut te, qui es cáritas, possideámus,
et bene ágere, ut per vitam étiam nostram te laudémus.
Quæ frátribus nostris sunt utília, nos quærere concéde,
ut salútem facílius consequántur.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Dirígere et sanctificáre, régere et gubernáre dignáre, Dómine Deus, Rex cæli et terræ, hódie corda et córpora nostra, sensus, sermónes et actus nostros in lege tua et in opéribus mandatórum tuórum, ut hic et in ætérnum, te auxiliánte, salvi et líberi esse mereámur. Per Dóminum. Seigneur, Roi du ciel et de la terre, dirige et sanctifie ordonne et gouverne aujourd'hui nos coeurs et nos corps nos pensées, nos paroles et nos actions: fais-nous suivre Ta volonté et Tes ordres afin qu'ici bas et pour toujours nous vivions, par Ta grâce, libres et sauvés.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Nunc, Sancte, nobis, Spíritus, Esprit très Saint, daigne en cette heure,
unum Patri cum Fílio, uni au Père, uni au Fils,
dignáre promptus íngeri descendre Toi-même sur nous
nostro refúsus péctori. et Te répandre dans nos âmes.
 
Os, lingua, mens, sensus, vigor Que notre coeur et notre bouche,
confessionem pérsonent, que tout en nous dise la foi !
flamméscat igne cáritas, Embrase-nous de charité ;
accéndat ardor próximos. que ce feu brûle aussi nos proches !
 
Per te sciámus da Patrem, Fais-nous connaître Dieu le Père,
noscámus atque Fílium, fais-nous apprendre aussi le Fils
te utriúsque Spíritum et croire en tout temps que Tu es
credámus omni témpore. Amen. l'unique Esprit de l'Un et l'Autre. Amen.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 118 (119), 89-96 Psaume 118 (119), 89-96
Mandatum novum do vobis, ut diligatis invicem sicut dilexi vos (Cf. Io 13, 34). Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les un ses autres comme Je vous ai aimés (Cf. Io 13, 34).
XII (Lamed) XII (Lamed)
In ætérnum, Dómine, * verbum tuum constitútum est in cælo. A jamais, Seigneur, Ta parole est établie dans les cieux.
In generatiónem et generatiónem véritas tua; * firmásti terram, et pérmanet. D'âge en âge Ta fidélité demeure; Tu as fondé la terre, et elle subsiste.
Secúndum iudícia tua pérmanent hódie, * quóniam ómnia sérviunt tibi. C'est d'après Tes lois que tout subsiste jusqu'à ce jour, car tout obéit à Tes ordres.
Nisi quod lex tua delectátio mea est, * tunc forte periíssem in humiliatióne mea. Si Ta loi ne faisait mes délices, déjà j'aurais péri de honte
In ætérnum non oblivíscar mandáta tua, * quia in ipsis vivificásti me. Je n'oublierai jamais Tes ordonnances, car c'est par elles que Tu m'as rendu la vie.
Tuus sum ego: salvum me fac, * quóniam mandáta tua exquisívi. Je suis à Toi: sauve-moi, car je recherche Tes préceptes.
Me exspectavérunt peccatóres, ut pérderent me; * testimónia tua intelléxi. Les méchants m'attendent pour me faire périr: je suis attentif à Tes enseignements.
Omni consummatióni vidi finem, * latum præcéptum tuum nimis. J'ai vu des bornes à tout ce qui est parfait; Ton commandement n'a point de limites.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 70 (71) Psaume 70 (71)
Domine, spes mea a iuventute mea Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse
Spe gaudentes, in tribulatione patientes (Rom 12,12). Joyeux dans l'espérance, patients dans l'épreuve (Rom 12,12).
I I
In te, Dómine, sperávi, * non confúndar in ætérnum. En Toi, Seigneur, j'ai placé mon espérance; que jamais je ne sois confondu !
In iustítia tua líbera me et éripe me; * inclína ad me aurem tuam et salva me. Dans Ta justice délivre-moi et sauve-moi ! Incline vers moi Ton oreille et secours-moi !
Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias, Sois pour moi un rocher inaccessible, où je puisse toujours me retirer.
quóniam fortitúdo mea * et refúgium meum es tu. Tu as commandé de me sauver, car Tu es mon rocher et ma forteresse.
Deus meus, éripe me de manu peccatóris * et de manu contra legem agéntis et iníqui. Mon Dieu, délivre-moi de la main du méchant, de la main de l'homme inique et cruel.
Quóniam tu es exspectátio mea, Dómine; * Dómine, spes mea a iuventúte mea. Car Tu es mon espérance Seigneur le Seigneur, l'objet de ma confiance depuis ma jeunesse.
Super te inníxus sum ex útero, † de ventre matris meæ tu es suscéptor meus; * in te laus mea semper. C'est sur Toi que je m'appuie depuis ma naissance, Toi qui m'as fait sortir du sein maternel : Tu es ma louange à jamais !
Tamquam prodígium factus sum multis, * et tu adiútor fortis. Je suis pour la foule comme un prodige, mais Toi, Tu es mon puissant refuge.
Repleátur os meum laude tua, * tota die magnitúdine tua. Que ma bouche soit pleine de Ta louange, que chaque jour elle exalte Ta magnificence !
Ne proícias me in témpore senectútis; * cum defécerit virtus mea, ne derelínquas me. Ne me rejette pas aux jours de ma vieillesse ; au déclin de mes forces ne m'abandonne pas.
Quia dixérunt inimíci mei mihi, † et, qui observábant ánimam meam, * consílium fecérunt in unum Car mes ennemis conspirent contre moi, et ceux qui épient mon âme se concertent entre eux,
dicéntes: «Deus derelíquit eum! † Persequímini et comprehéndite eum, * quia non est qui erípiat». disant : " Dieu l'a abandonné ! Poursuivez-le; saisissez-le ; il n'y a personne pour le défendre ! "
Deus, ne elongéris a me; * Deus meus, in auxílium meum festína. O Dieu, ne T'éloigne pas de moi ; mon Dieu, hâte-Toi de me secourir !
Confundántur et defíciant adversántes ánimæ meæ; * operiántur confusióne et pudóre, qui quærunt mala mihi. Qu'ils soient confus qu'ils périssent, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Ant. 3 Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. 3 Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
II II
Ego autem semper sperábo * et adíciam super omnem laudem tuam. Pour moi, j'espérerai toujours ; toutes Tes louanges, j'en ajouterai de nouvelles.
Os meum annuntiábit iustítiam tuam, † tota die salutáre tuum: * quæ dinumeráre nescívi. Ma bouche publiera Ta justice, tout le jour Tes faveurs ; car je n'en connais pas le nombre.
Véniam ad poténtias Dómini; * Dómine, memorábor iustítiæ tuæ solíus. Je dirai Tes œuvres puissantes, Seigneur ; ô Seigneur, je rappellerai Ta justice, la Tienne seule.
Deus, docuísti me a iuventúte mea; * et usque nunc annuntiábo mirabília tua. O Dieu, Tu m'as instruit dés ma jeunesse, et jusqu'à ce jour je proclame Tes merveilles.
Et usque in senéctam et sénium, * Deus, ne derelínquas me, Jusqu'au jour de la vieillesse et des cheveux blancs, O Dieu, ne m'abandonne pas,
donec annúntiem bráchium tuum * generatióni omni, quæ ventúra est. afin que je fasse connaître Ta force à la génération présente, Ta puissance à la génération future.
Poténtia tua et iustítia tua, Deus, † usque in altíssima, qui fecísti magnália: * Deus, quis símilis tibi? Ta justice, ô Dieu, atteint jusqu'au ciel, Toi qui accomplis de grandes choses, - ô Dieu, qui est semblable à Toi?
Quantas ostendísti mihi tribulatiónes multas et malas; † íterum vivificásti me * et de abyssis terræ íterum reduxísti me. Toi qui nous a causé des épreuves nombreuses et terribles. Mais Tu nous rendras la vie, et des abîmes de la terre Tu nous feras remonter.
Multiplicábis magnitúdinem meam * et convérsus consoláberis me. Tu relèveras ma grandeur, et de nouveau Tu me consoleras.
Nam et ego confitébor tibi, in psaltério veritátem tuam, Deus meus; * psallam tibi in cíthara, Sanctus Israel. Et je Te louerai au son du luth, Je chanterai Ta fidélité, ô mon Dieu, je Te chanterai des psaumes sur la cithare, Saint d'Israël.
Exsultábunt lábia mea, cum cantávero tibi, * et ánima mea, quam redemísti; L'allégresse sera sur mes lèvres, quand je Te chanterai, et dans mon âme, que Tu as délivrée.
sed et língua mea tota die meditábitur iustítiam tuam, * cum confúsi et revériti fúerint, qui quærunt mala mihi. Et ma langue chaque jour publiera Ta justice, car ils seront confus et ils rougiront, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
Lectio brevis (2 Cor 13, 11) Lecture brève (Rom 13, 8. 10)
Fratres, gaudéte, perfécti estóte, exhortámini ínvicem, idem sápite, pacem habéte, et Deus dilectiónis et pacis erit vobíscum. Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous.
℣. Oculi Dómini super iustos. ℣. Les yeux du Seigneur sont sur les Justes.
℟. Et aures eius in clamórem eórum. ℟. Et Ses oreilles écoutent leurs clameurs.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 3 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introit
Ps. 73, 20, 19 et 23
RÉSPICE, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem: exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quaeréntium te. Ps. ibid., 1 Ut quid, Deus, repulísti in finem: irátus est furor tuus super oves páscuae tuae ? ℣. Glória Patri. Aie égard à Ton alliance, Seigneur, n’abandonne pas à la fin les âmes de Tes pauvres. Lève-Toi, Seigneur et juge Ta cause, et n’oublie pas les appels de ceux qui Te cherchent. Ps. ibid. A Pourquoi, ô Dieu, nous as-Tu rejetés finalement ? Pourquoi Ta colère s’est-elle allumée contre les brebis de Tes pâturages ?
Collecta Collecte
Omnípotens sempitérne Deus, quem, docénte Spíritu Sancto, patérno nómine invocáre præsúmimus, pérfice in córdibus nostris spíritum adoptiónis filiórum, ut promíssam hereditátem íngredi mereámur. Per Dóminum. Dieu éternel et tout-puissant, dont nous sommes fiers d'invoquer le nom paternel, achève en nos cœurs l'esprit d'adoption de Tes fils pour que nous méritions d’entrer dans l'héritage qui nous est promis.
Lectio I Ière lecture
Deuteronomium (10,12-22)
Locutus est Moyses populo dicens: Et nunc, Israel, quid Dóminus Deus tuus petit a te, nisi ut tímeas Dóminum Deum tuum et ámbules in viis eíus et díligas eum ac sérvias Dómino Deo tuo in toto corde tuo et in tota ánima tua custodiásque mandáta Dómini et praecépta eíus, quae ego hódie praecípio, ut bene sit tibi? En Dómini Dei tui caelum est et caelum caeli, terra et ómnia, quae in ea sunt; et tamen pátribus tuis conglutinátus est Dóminus et amávit eos elegítque semen eórum post eos, id est vos, de cunctis géntibus, sicut hódie comprobátur. Circumcídite ígitur praepútium cordis vestri et cervícem vestram, ne indurétis ámplius, quia Dóminus Deus vester ipse est Deus deórum et Dóminus dominántium, Deus magnus, potens et terríbilis, qui persónam non áccipit nec múnera, facit iudícium pupíllo et víduae, amat peregrínum et dat ei victum atque vestítum. Et vos ergo, amáte peregrínos, quia et ipsi fuístis ádvenae in terra Aegýpti. Dóminum Deum tuum timébis et ei sérvies, ipsi adhaerébis iurabísque in nómine illíus. Ipse est laus tua et Deus tuus, qui fecit tibi haec magnália et terribília, quae vidérunt óculi tui. In septuagínta animábus descendérunt patres tui in Aegýptum; et ecce nunc multiplicávit te Dóminus Deus tuus sicut astra caeli.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 73, 20, 19 et 22
℟. Réspice, Dómine, in testaméntum tuum: et ánimas páuperum tuórum ne obliviscáris in finem. ℣. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam: memor esto oppróbrii servórum tuórum. ℟. Aie égard à Ton alliance, Seigneur, n’abandonne pas à la fin les âmes de Tes pauvres. ℣. Lève-Toi, Seigneur et juge Ta cause, et n’oublie pas les opprobres de Tes serviteurs.
Allelúia. Alléluia
Ps. 89, 1 Ps. 89,1
℟. Allelúia. ℣. Dómine, refúgium factus es nobis a generatióne et progénie. ℟. Alléluia. ℣. Le Seigneur S’est fait notre refuge de génération en génération.
 Evangelium  Evangile
Matthaeus (17,22-27)
In illo tempore: Conversántibus autem eis in Galilǽa, dixit illis Iésus: “Fílius hóminis tradéndus est in manus hóminum, et occídent eum, et tértio die resúrget.” Et contristáti sunt veheménter. Et cum veníssent Caphárnaum, accessérunt, qui didráchma accipiébant, ad Petrum et dixérunt: “Magíster vester non solvit didráchma?” Ait: “Étiam.” Et cum intrásset domum, praevénit eum Iésus dicens: “Quid tibi vidétur, Simon? Reges terrae a quibus accípiunt tribútum vel censum? A fíliis suis an ab aliénis?” Cum autem ille dixísset: “Ab aliénis”, dixit illi Iésus: “Ergo líberi sunt fílii. Ut autem non scandalizémus eos, vade ad mare et mitte hamum; et eum piscem, qui primus ascénderit, tolle; et, apérto ore, eíus invénies statérem. Illum sumens, da eis pro me et te.”
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 30, 15-16
In te sperávi, Dómine ; dixi: Tu es Deus meus, in mánibus tuis témpora mea. J’ai espéré en Toi, Seigneur, j’ai dit : Tu es mon Dieu, mes jours sont entre Tes mains.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Ecclésiæ tuæ, Dómine, múnera placátus assúme, quæ et miséricors offerénda tribuísti, et in nostræ salútis poténter éfficis transíre mystérium. Per Christum.
Communio Communion
Ioann. 6, 52
Panis, quem ego dédero, caro mea est pro saéculi vita. Le pain, que Je donnerai, c’est Ma chair pour la vie du monde.
Post communionem Post communion
Sacramentórum tuórum, Dómine, commúnio sumpta nos salvet, et in tuæ veritátis luce confírmet. Per Christum.
Modifications aux messes lues :
Ant. ad introitum
Cf. Ps 73, 20.19.22.23
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.
Ant. ad communionem
Ps 147, 12.14
Lauda, Ierúsalem, Dóminum, qui ádipe fruménti sátiat te.
Vel: Cf. Io 6, 51
Panis, quem ego dédero, caro mea est pro sæculi vita, dicit Dóminus.

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Office de sexte du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rector potens, verax Deus, Maître puissant, Dieu Vérité,
qui témperas rerum vices, Tu règles la marche du temps,
splendóre mane ínstruis Tu formes l'aube en sa clarté,
et ígnibus merídiem. au midi Tu donnes ses flammes.
Exstíngue flammas lítium, Éteins le feu des dissensions,
aufer calórem nóxium, calme la fièvre du péché,
confer salútem córporum apporte à nos corps la santé
verámque pacem córdium. à nos cœurs, la paix véritable.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 118 (119), 89-96 Psaume 118 (119), 89-96
Mandatum novum do vobis, ut diligatis invicem sicut dilexi vos (Cf. Io 13, 34). Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les un ses autres comme Je vous ai aimés (Cf. Io 13, 34).
XII (Lamed) XII (Lamed)
In ætérnum, Dómine, * verbum tuum constitútum est in cælo. A jamais, Seigneur, Ta parole est établie dans les cieux.
In generatiónem et generatiónem véritas tua; * firmásti terram, et pérmanet. D'âge en âge Ta fidélité demeure; Tu as fondé la terre, et elle subsiste.
Secúndum iudícia tua pérmanent hódie, * quóniam ómnia sérviunt tibi. C'est d'après Tes lois que tout subsiste jusqu'à ce jour, car tout obéit à Tes ordres.
Nisi quod lex tua delectátio mea est, * tunc forte periíssem in humiliatióne mea. Si Ta loi ne faisait mes délices, déjà j'aurais péri de honte
In ætérnum non oblivíscar mandáta tua, * quia in ipsis vivificásti me. Je n'oublierai jamais Tes ordonnances, car c'est par elles que Tu m'as rendu la vie.
Tuus sum ego: salvum me fac, * quóniam mandáta tua exquisívi. Je suis à Toi: sauve-moi, car je recherche Tes préceptes.
Me exspectavérunt peccatóres, ut pérderent me; * testimónia tua intelléxi. Les méchants m'attendent pour me faire périr: je suis attentif à Tes enseignements.
Omni consummatióni vidi finem, * latum præcéptum tuum nimis. J'ai vu des bornes à tout ce qui est parfait; Ton commandement n'a point de limites.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 70 (71) Psaume 70 (71)
Domine, spes mea a iuventute mea Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse
Spe gaudentes, in tribulatione patientes (Rom 12,12). Joyeux dans l'espérance, patients dans l'épreuve (Rom 12,12).
I I
In te, Dómine, sperávi, * non confúndar in ætérnum. En Toi, Seigneur, j'ai placé mon espérance; que jamais je ne sois confondu !
In iustítia tua líbera me et éripe me; * inclína ad me aurem tuam et salva me. Dans Ta justice délivre-moi et sauve-moi ! Incline vers moi Ton oreille et secours-moi !
Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias, Sois pour moi un rocher inaccessible, où je puisse toujours me retirer.
quóniam fortitúdo mea * et refúgium meum es tu. Tu as commandé de me sauver, car Tu es mon rocher et ma forteresse.
Deus meus, éripe me de manu peccatóris * et de manu contra legem agéntis et iníqui. Mon Dieu, délivre-moi de la main du méchant, de la main de l'homme inique et cruel.
Quóniam tu es exspectátio mea, Dómine; * Dómine, spes mea a iuventúte mea. Car Tu es mon espérance Seigneur le Seigneur, l'objet de ma confiance depuis ma jeunesse.
Super te inníxus sum ex útero, † de ventre matris meæ tu es suscéptor meus; * in te laus mea semper. C'est sur Toi que je m'appuie depuis ma naissance, Toi qui m'as fait sortir du sein maternel : Tu es ma louange à jamais !
Tamquam prodígium factus sum multis, * et tu adiútor fortis. Je suis pour la foule comme un prodige, mais Toi, Tu es mon puissant refuge.
Repleátur os meum laude tua, * tota die magnitúdine tua. Que ma bouche soit pleine de Ta louange, que chaque jour elle exalte Ta magnificence !
Ne proícias me in témpore senectútis; * cum defécerit virtus mea, ne derelínquas me. Ne me rejette pas aux jours de ma vieillesse ; au déclin de mes forces ne m'abandonne pas.
Quia dixérunt inimíci mei mihi, † et, qui observábant ánimam meam, * consílium fecérunt in unum Car mes ennemis conspirent contre moi, et ceux qui épient mon âme se concertent entre eux,
dicéntes: «Deus derelíquit eum! † Persequímini et comprehéndite eum, * quia non est qui erípiat». disant : " Dieu l'a abandonné ! Poursuivez-le; saisissez-le ; il n'y a personne pour le défendre ! "
Deus, ne elongéris a me; * Deus meus, in auxílium meum festína. O Dieu, ne T'éloigne pas de moi ; mon Dieu, hâte-Toi de me secourir !
Confundántur et defíciant adversántes ánimæ meæ; * operiántur confusióne et pudóre, qui quærunt mala mihi. Qu'ils soient confus qu'ils périssent, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Ant. 3 Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. 3 Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
II II
Ego autem semper sperábo * et adíciam super omnem laudem tuam. Pour moi, j'espérerai toujours ; toutes Tes louanges, j'en ajouterai de nouvelles.
Os meum annuntiábit iustítiam tuam, † tota die salutáre tuum: * quæ dinumeráre nescívi. Ma bouche publiera Ta justice, tout le jour Tes faveurs ; car je n'en connais pas le nombre.
Véniam ad poténtias Dómini; * Dómine, memorábor iustítiæ tuæ solíus. Je dirai Tes œuvres puissantes, Seigneur ; ô Seigneur, je rappellerai Ta justice, la Tienne seule.
Deus, docuísti me a iuventúte mea; * et usque nunc annuntiábo mirabília tua. O Dieu, Tu m'as instruit dés ma jeunesse, et jusqu'à ce jour je proclame Tes merveilles.
Et usque in senéctam et sénium, * Deus, ne derelínquas me, Jusqu'au jour de la vieillesse et des cheveux blancs, O Dieu, ne m'abandonne pas,
donec annúntiem bráchium tuum * generatióni omni, quæ ventúra est. afin que je fasse connaître Ta force à la génération présente, Ta puissance à la génération future.
Poténtia tua et iustítia tua, Deus, † usque in altíssima, qui fecísti magnália: * Deus, quis símilis tibi? Ta justice, ô Dieu, atteint jusqu'au ciel, Toi qui accomplis de grandes choses, - ô Dieu, qui est semblable à Toi?
Quantas ostendísti mihi tribulatiónes multas et malas; † íterum vivificásti me * et de abyssis terræ íterum reduxísti me. Toi qui nous a causé des épreuves nombreuses et terribles. Mais Tu nous rendras la vie, et des abîmes de la terre Tu nous feras remonter.
Multiplicábis magnitúdinem meam * et convérsus consoláberis me. Tu relèveras ma grandeur, et de nouveau Tu me consoleras.
Nam et ego confitébor tibi, in psaltério veritátem tuam, Deus meus; * psallam tibi in cíthara, Sanctus Israel. Et je Te louerai au son du luth, Je chanterai Ta fidélité, ô mon Dieu, je Te chanterai des psaumes sur la cithare, Saint d'Israël.
Exsultábunt lábia mea, cum cantávero tibi, * et ánima mea, quam redemísti; L'allégresse sera sur mes lèvres, quand je Te chanterai, et dans mon âme, que Tu as délivrée.
sed et língua mea tota die meditábitur iustítiam tuam, * cum confúsi et revériti fúerint, qui quærunt mala mihi. Et ma langue chaque jour publiera Ta justice, car ils seront confus et ils rougiront, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
Lectio brevis (Rom 6, 22) Lecture brève (Iac 1, 19b-20. 26)
Nunc liberáti a peccáto, servi autem facti Deo, habétis fructum vestrum in sanctificatiónem, finem vero vitam ætérnam! Maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus les esclaves de Dieu, vous y récoltez la sainteté, et cela aboutit à la vie éternelle.
℣. Deus, tu convérsus vivificábis nos. ℣. Dieu, Tu reviens pour nous vivifier.
℟. Et plebs tua lætábitur in te. ℟. Et Ton peuple se réjouira en Toi.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. 3 Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Office de none du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rerum, Deus, tenax vigor, Dieu fort, soutien de l'univers,
immótus in te pérmanens, qui est en Toi sans changement,
lucis diúrnae témpora Tu fixes dans leur succession
succéssibus detérminans, les temps que le soleil mesure.
Largíre clarum véspere, Donne-nous un soir lumineux
quo vita numquam décidat, où la vie ne décline pas,
sed praémium mortis sacrae où, pour le fruit de la Sainte Mort,
perénnis instet glória. resplendira toujours la gloire.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 118 (119), 89-96 Psaume 118 (119), 89-96
Mandatum novum do vobis, ut diligatis invicem sicut dilexi vos (Cf. Io 13, 34). Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les un ses autres comme Je vous ai aimés (Cf. Io 13, 34).
XII (Lamed) XII (Lamed)
In ætérnum, Dómine, * verbum tuum constitútum est in cælo. A jamais, Seigneur, Ta parole est établie dans les cieux.
In generatiónem et generatiónem véritas tua; * firmásti terram, et pérmanet. D'âge en âge Ta fidélité demeure; Tu as fondé la terre, et elle subsiste.
Secúndum iudícia tua pérmanent hódie, * quóniam ómnia sérviunt tibi. C'est d'après Tes lois que tout subsiste jusqu'à ce jour, car tout obéit à Tes ordres.
Nisi quod lex tua delectátio mea est, * tunc forte periíssem in humiliatióne mea. Si Ta loi ne faisait mes délices, déjà j'aurais péri de honte
In ætérnum non oblivíscar mandáta tua, * quia in ipsis vivificásti me. Je n'oublierai jamais Tes ordonnances, car c'est par elles que Tu m'as rendu la vie.
Tuus sum ego: salvum me fac, * quóniam mandáta tua exquisívi. Je suis à Toi: sauve-moi, car je recherche Tes préceptes.
Me exspectavérunt peccatóres, ut pérderent me; * testimónia tua intelléxi. Les méchants m'attendent pour me faire périr: je suis attentif à Tes enseignements.
Omni consummatióni vidi finem, * latum præcéptum tuum nimis. J'ai vu des bornes à tout ce qui est parfait; Ton commandement n'a point de limites.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 70 (71) Psaume 70 (71)
Domine, spes mea a iuventute mea Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse
Spe gaudentes, in tribulatione patientes (Rom 12,12). Joyeux dans l'espérance, patients dans l'épreuve (Rom 12,12).
I I
In te, Dómine, sperávi, * non confúndar in ætérnum. En Toi, Seigneur, j'ai placé mon espérance; que jamais je ne sois confondu !
In iustítia tua líbera me et éripe me; * inclína ad me aurem tuam et salva me. Dans Ta justice délivre-moi et sauve-moi ! Incline vers moi Ton oreille et secours-moi !
Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias, Sois pour moi un rocher inaccessible, où je puisse toujours me retirer.
quóniam fortitúdo mea * et refúgium meum es tu. Tu as commandé de me sauver, car Tu es mon rocher et ma forteresse.
Deus meus, éripe me de manu peccatóris * et de manu contra legem agéntis et iníqui. Mon Dieu, délivre-moi de la main du méchant, de la main de l'homme inique et cruel.
Quóniam tu es exspectátio mea, Dómine; * Dómine, spes mea a iuventúte mea. Car Tu es mon espérance Seigneur le Seigneur, l'objet de ma confiance depuis ma jeunesse.
Super te inníxus sum ex útero, † de ventre matris meæ tu es suscéptor meus; * in te laus mea semper. C'est sur Toi que je m'appuie depuis ma naissance, Toi qui m'as fait sortir du sein maternel : Tu es ma louange à jamais !
Tamquam prodígium factus sum multis, * et tu adiútor fortis. Je suis pour la foule comme un prodige, mais Toi, Tu es mon puissant refuge.
Repleátur os meum laude tua, * tota die magnitúdine tua. Que ma bouche soit pleine de Ta louange, que chaque jour elle exalte Ta magnificence !
Ne proícias me in témpore senectútis; * cum defécerit virtus mea, ne derelínquas me. Ne me rejette pas aux jours de ma vieillesse ; au déclin de mes forces ne m'abandonne pas.
Quia dixérunt inimíci mei mihi, † et, qui observábant ánimam meam, * consílium fecérunt in unum Car mes ennemis conspirent contre moi, et ceux qui épient mon âme se concertent entre eux,
dicéntes: «Deus derelíquit eum! † Persequímini et comprehéndite eum, * quia non est qui erípiat». disant : " Dieu l'a abandonné ! Poursuivez-le; saisissez-le ; il n'y a personne pour le défendre ! "
Deus, ne elongéris a me; * Deus meus, in auxílium meum festína. O Dieu, ne T'éloigne pas de moi ; mon Dieu, hâte-Toi de me secourir !
Confundántur et defíciant adversántes ánimæ meæ; * operiántur confusióne et pudóre, qui quærunt mala mihi. Qu'ils soient confus qu'ils périssent, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Ant. 3 Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. 3 Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
II II
Ego autem semper sperábo * et adíciam super omnem laudem tuam. Pour moi, j'espérerai toujours ; toutes Tes louanges, j'en ajouterai de nouvelles.
Os meum annuntiábit iustítiam tuam, † tota die salutáre tuum: * quæ dinumeráre nescívi. Ma bouche publiera Ta justice, tout le jour Tes faveurs ; car je n'en connais pas le nombre.
Véniam ad poténtias Dómini; * Dómine, memorábor iustítiæ tuæ solíus. Je dirai Tes œuvres puissantes, Seigneur ; ô Seigneur, je rappellerai Ta justice, la Tienne seule.
Deus, docuísti me a iuventúte mea; * et usque nunc annuntiábo mirabília tua. O Dieu, Tu m'as instruit dés ma jeunesse, et jusqu'à ce jour je proclame Tes merveilles.
Et usque in senéctam et sénium, * Deus, ne derelínquas me, Jusqu'au jour de la vieillesse et des cheveux blancs, O Dieu, ne m'abandonne pas,
donec annúntiem bráchium tuum * generatióni omni, quæ ventúra est. afin que je fasse connaître Ta force à la génération présente, Ta puissance à la génération future.
Poténtia tua et iustítia tua, Deus, † usque in altíssima, qui fecísti magnália: * Deus, quis símilis tibi? Ta justice, ô Dieu, atteint jusqu'au ciel, Toi qui accomplis de grandes choses, - ô Dieu, qui est semblable à Toi?
Quantas ostendísti mihi tribulatiónes multas et malas; † íterum vivificásti me * et de abyssis terræ íterum reduxísti me. Toi qui nous a causé des épreuves nombreuses et terribles. Mais Tu nous rendras la vie, et des abîmes de la terre Tu nous feras remonter.
Multiplicábis magnitúdinem meam * et convérsus consoláberis me. Tu relèveras ma grandeur, et de nouveau Tu me consoleras.
Nam et ego confitébor tibi, in psaltério veritátem tuam, Deus meus; * psallam tibi in cíthara, Sanctus Israel. Et je Te louerai au son du luth, Je chanterai Ta fidélité, ô mon Dieu, je Te chanterai des psaumes sur la cithare, Saint d'Israël.
Exsultábunt lábia mea, cum cantávero tibi, * et ánima mea, quam redemísti; L'allégresse sera sur mes lèvres, quand je Te chanterai, et dans mon âme, que Tu as délivrée.
sed et língua mea tota die meditábitur iustítiam tuam, * cum confúsi et revériti fúerint, qui quærunt mala mihi. Et ma langue chaque jour publiera Ta justice, car ils seront confus et ils rougiront, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
Lectio brevis (Col 1, 21-22) Lecture brève (Col 1, 21-22)
Vos, cum essétis aliquándo alienáti et inimíci sensu in opéribus malis, nunc autem reconciliávit Deus in córpore carnis Christi per mortem exhibére vos sanctos et immaculátos et irreprehensíbiles coram ipso. Vous étiez jadis étrangers à Dieu, vous étiez même ses ennemis, avec cette mentalité qui vous poussait à faire le mal. Et voilà que, maintenant, Dieu vous a réconciliés avec Lui, grâce au corps humain du Christ et par Sa mort, pour vous introduire en Sa présence, saints, irréprochables et inattaquables.
℣. Psállite Dómino, sancti eius. ℣. Jouez pour le Seigneur, vous, Ses saints.
℟. Et confitémini memóriæ sanctitátis eius. ℟. Et rendez-grâce en faisant mémoire de Sa Sainteté.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Mandáta tua exquisívi, Dómine; in ipsis vivificásti me.Ant. 1 J'ai aimé Tes commandements, Seigneur, ils m'ont vivifié.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, spes mea a iuventúte mea.Ant. 2 Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Usque in senéctam, Deus, ne derelínquas me.Ant. 3 Jusqu'au jour de la vieillesse, O Dieu, ne m'abandonne pas.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Vêpres du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Imménse cæli cónditor, Créateur infini du ciel,
qui, mixta ne confúnderent, pour que les eaux ne se mélangent pas,
aquæ fluénta dívidens, Tu les as divisées entre elles
cælum dedísti límitem, et leur as établi le ciel pour limite.
Firmans locum cæléstibus Tu as fixé leur place aux eaux du ciel,
simúlque terræ rívulis, comme aux rivières de la terre,
ut unda flammas témperet, afin que l'eau modère les flammes
terræ solum ne díssipet: et ne dissolve pas la terre ferme.
Infúnde nunc, piíssime, Répands maintenant en nous, Dieu très bon,
donum perénnis grátiæ, le don de la grâce éternelle,
fraudis novæ ne cásibus de peur que sous les coups d'une nouvelle ruse,
nos error átterat vetus. l'antique erreur ne nous abatte.
Lucem fides invéniat, Que la foi trouve la lumière,
sic lúminis iubar ferat; qu'elle brille du même éclat ;
hæc vana cuncta térreat, qu'elle écrase tout ce qui est vain,
hanc falsa nulla cómprimant. que rien de faux ne la retienne.
Præsta, Pater piíssime, Exauce-nous Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi aussi, Unique égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. qui règne pour tous les siècles. Amen.
Ant. 1 Oculi nostri semper ad Dóminum, donec misereátur nostri.Ant. 1 Nos yeux sont toujours fixés vers le Seigneur, pour qu'Il nous fasse miséricorde.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Oculi nostri semper ad Dóminum, donec misereátur nostri.Ant. Nos yeux sont toujours fixés vers le Seigneur, pour qu'Il nous fasse miséricorde.
Ant. 2 Adiutórium nostrum in nómine Dómini, qui fecit cælum et terram.Ant. 2 Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Adiutórium nostrum in nómine Dómini, qui fecit cælum et terram.Ant. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Ant. 3 In Fílio suo elégit nos Deus in adoptiónem filiórum.Ant. 3 En Son Fils, Dieu nous a choisis comme fils adoptifs.
Canticum (Eph 1, 3-10) NT 4 Cantique (Eph 1, 3-10) NT 4
De Deo salvatore Au Dieu sauveur
Benedíctus Deus et Pater Dómini nostri Iesu Christi, * qui benedíxit nos in omni benedictióne spiritáli in cæléstibus in Christo, Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les cieux,
sicut elégit nos in ipso ante mundi constitutiónem, † ut essémus sancti et immaculáti * in conspéctu eius in caritáte, c'est en Lui qu'il nous a choisis dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et immaculés devant Lui dans la charité,
qui prædestinávit nos in adoptiónem filiórum † per Iesum Christum in ipsum, * secúndum beneplácitum voluntátis suæ, nous ayant, dans Son amour, prédestinés à être Ses fils adoptifs par Jésus-Christ, selon Sa libre volonté,
in laudem glóriæ grátiæ suæ, * in qua gratificávit nos in Dilécto, en faisant ainsi éclater la gloire de Sa grâce, par laquelle Il nous a rendus agréables à Ses yeux en Son [Fils] bien-aimé.
in quo habémus redemptiónem per sánguinem eius, * remissiónem peccatórum, C'est en Lui que nous avons la rédemption acquise par Son sang, la rémission des péchés,
secúndum divítias grátiæ eius, † qua superabundávit in nobis * in omni sapiéntia et prudéntia, selon la richesse de Sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence,
notum fáciens nobis mystérium voluntátis suæ, * secúndum beneplácitum eius, en nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le libre dessein que s'était proposé Sa bonté,
quod propósuit in eo, * in dispensatiónem plenitúdinis témporum: pour le réaliser lorsque la plénitude des temps serait accomplie :
recapituláre ómnia in Christo, * quæ in cælis et quæ in terra. à savoir, de réunir toutes choses en Jésus-Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In Fílio suo elégit nos Deus in adoptiónem filiórum.Ant. En Son Fils, Dieu nous a choisis comme fils adoptifs.
Lectio brevis (Iac 4, 11-12) Lecture brève (Iac 4, 11-12)
Nolíte detráhere altérutrum, fratres; qui détrahit fratri aut qui iúdicat fratrem suum, détrahit legi et iúdicat legem; si autem iúdicas legem, non es factor legis sed iudex. Unus est legislátor et iudex, qui potest salváre et pérdere; tu autem quis es, qui iúdicas próximum? Frères, cessez de dire du mal les uns des autres; dire du mal de son frère ou juger son frère, c'est dire du mal de la Loi et juger la Loi. Or, si tu juges la Loi, tu n'en es plus le fidèle sujet, tu en es le juge. Un seul est à la fois législateur et juge, celui qui a le pouvoir de sauver et de perdre. Pour qui te prends-tu donc, toi qui juges ton prochain?
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Sana ánimam meam,  * Quia peccávi tibi. Sana. ℣. Ego dixi: Dómine, miserére mei.  * Quia peccávi tibi. Glória Patri. Sana. ℟. Guéris mon âme, * Car j'ai péché contre Toi. Guéris. ℣. J'ai dit : Seigneur aie pitié de moi. * Car j'ai péché contre Toi. Gloire au Père. Guéris.
Ant. Magníficat ánima mea Dóminum, quia respéxit Deus humilitátem meam.Ant. Mon âme exalte le Seigneur, car Dieu a vu mon humilité.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Magníficat ánima mea Dóminum, quia respéxit Deus humilitátem meam.Ant. Mon âme exalte le Seigneur, car Dieu a vu mon humilité.
PrecesPrières litaniques
Salvátor noster fecit nos regnum et sacerdótium, ut hóstias Deo acceptábiles offerámus. Grati ígitur eum invocémus: Serva nos in tuo ministério, Dómine.
Christe, sacérdos ætérne, qui sanctum pópulo tuo sacerdótium concessísti,
concéde, ut spiritáles hóstias Deo acceptábiles iúgiter offerámus.
Spíritus tui fructus nobis largíre propítius,
patiéntiam, benignitátem et mansuetúdinem.
Da nobis te amáre, ut te, qui es cáritas, possideámus,
et bene ágere, ut per vitam étiam nostram te laudémus.
Quæ frátribus nostris sunt utília, nos quærere concéde,
ut salútem facílius consequántur.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Deus, qui lumen indefíciens mérito prædicáris, nobis, ad hanc horam addúctis, et ténebras, quǽsumus, illumináre, et delícta dignáre propitiátus ignóscere. Per Dóminum. O Dieu, vraiment reconnu comme la lumière impérissable, parvenus à cette heure, nous Te supplions : illumine nos ténèbres et daigne dans Ta bonté nous pardonner nos offenses.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du lundi 12 août 2019

Hebdomada XIX per annum XIXème semaine dans l'année
Feria II Lundi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Te lucis ante términum, Avant que le jour ne s'éteigne,
rerum creátor, póscimus, nous Te prions, Créateur de toute chose,
ut sólita cleméntia dans Ta bonté de toujours,
sis præsul ad custódiam. veille sur nous, garde-nous.
Te corda nostra sómnient, Que nos cœurs rêvent de Toi,
te per sopórem séntiant, qu'ils songent à Toi pendant le sommeil,
tuámque semper glóriam qu'ils chantent encore Ta gloire
vicína luce cóncinant. à l'approche de la lumière.
Vitam salúbrem tríbue, Accorde-nous une vie saine,
nostrum calórem réfice réchauffe-nous intérieurement,
tætram noctis calíginem que Ta clarté illumine
tua collústret cláritas. les tristes ténèbres de la nuit.
Præsta, Pater omnípotens, Exauce-nous, Père tout-puissant,
per Iesum Christum Dóminum, par Jésus-Christ le Seigneur,
qui tecum in perpétuum qui avec Toi et le Saint-Esprit
regnat cum Sancto Spíritu. Amen. règne éternellement. Amen.
Ant. 1 Tu, Dómine Deus, pátiens et multæ misericórdiæ.Ant. 1 Toi, Seigneur, Tu es patient et plein de miséricorde.
Psalmus 85 (86) Psaume 85 (86)
Pauperis in rebus adversis oratio Prière des pauvres face à l'adversaire
Benedictus Deus, qui consolatur nos in omni tribulatione nostra (2 Cor 1, 3. 4). Béni soit Dieu qui nous console dans toutes nos tribulations (2 Cor 1, 3. 4).
Inclína, Dómine, aurem tuam et exáudi me, * quóniam inops et pauper sum ego. Incline Ton oreille, Seigneur, et exauce-moi, car je suis indigent et pauvre.
Custódi ánimam meam, quóniam sanctus sum; * salvum fac servum tuum, Deus meus, sperántem in te. Garde mon âme, car je suis pieux ; sauve Ton serviteur, ô mon Dieu, il met sa confiance en Toi.
Miserére mei, Dómine,* quóniam ad te clamávi tota die. Aie pitié de moi, Seigneur, parce que vers Toi j'ai crié tout le jour.
Lætífica ánimam servi tui, * quóniam ad te, Dómine, ánimam meam levávi. Réjouis l'âme de Ton serviteur, car vers Toi Seigneur, j'ai élevé mon âme.
Quóniam tu, Dómine, suávis et mitis * et multæ misericórdiæ ómnibus invocántibus te. Car Tu es bon, Seigneur, et clément, et plein de compassion pour tous ceux qui T'invoquent.
Auribus pércipe, Dómine, oratiónem meam* et inténde voci deprecatiónis meæ. Prête l'oreille, Seigneur, à ma prière, et sois attentif à la voix de mes supplications.
In die tribulatiónis meæ clamávi ad te, * quia exáudies me. Je T'invoque au jour de ma détresse, et Tu m'exauceras.
Non est símilis tui in diis, Dómine, * et nihil sicut ópera tua. Nul ne T'égale parmi les dieux, Seigneur, rien ne ressemble à Tes œuvres.
Omnes gentes, quascúmque fecísti, vénient † et adorábunt coram te, Dómine, * et glorificábunt nomen tuum, Toutes les nations que Tu as faites viendront se prosterner devant Toi, Seigneur, et rendre gloire à Ton nom,
quóniam magnus es tu et fáciens mirabília: * tu es Deus solus. car Tu es grand et Tu opères des prodiges : Toi seul, Tu es Dieu.
Doce me, Dómine, viam tuam, * et ingrédiar in veritáte tua; Enseigne-moi tes voies, Seigneur ; je veux marcher dans Ta fidélité ;
simplex fac cor meum, * ut tímeat nomen tuum. rends mon cœur simple, pour qu'il craigne Ton nom.
Confitébor tibi, Dómine Deus meus, in toto corde meo * et glorificábo nomen tuum in ætérnum, Je Te louerai de tout mon cœur, Seigneur, mon Dieu et je glorifierai Ton nom pour l'éternité.
quia misericórdia tua magna est super me, * et eruísti ánimam meam ex inférno inferióri. Car Ta miséricorde est grande envers moi, Tu as tiré mon âme du fond de l'enfer.
Deus, supérbi insurrexérunt super me, † et synagóga poténtium quæsiérunt ánimam meam, * et non proposuérunt te in conspéctu suo. O Dieu, des orgueilleux se sont insurgés contre moi, et l'assemblée des puissants a cherché mon âme, et ils ne T'ont pas placé devant leur regard.
Et tu, Dómine, Deus miserátor et miséricors * pátiens et multæ misericórdiæ et veritátis, Mais Toi, Seigneur, Tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, patient, de grande miséricorde et vérité.
réspice in me et miserére mei; † da fortitúdinem tuam púero tuo * et salvum fac fílium ancíllæ tuæ. Tourne vers moi Tes regards et aie pitié de moi ; donne Ta force à Ton serviteur, et sauve le fils de Ta servante.
Fac mecum signum in bonum, † ut vídeant, qui odérunt me, et confundántur, * quóniam tu, Dómine, adiuvísti me et consolátus es me.. Signale Ta bonté envers moi, que mes ennemis le voient et soient confondus, car c'est Toi, le Seigneur, qui m'assistes et me consoles.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tu, Dómine Deus, pátiens et multæ misericórdiæ.Ant. Toi, Seigneur, Tu es patient et plein de miséricorde.
Lectio brevis (1 Th 5, 9-10) Lecture brève (1 Th 5, 9-10)
Pósuit nos Deus in acquisitiónem salútis per Dóminum nostrum Iesum Christum, qui mórtuus est pro nobis, ut sive vigilémus sive dormiámus, simul cum illo vivámus. Dieu nous a destinés à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ,  qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions avec Lui.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Quiétem, Dómine, corpóribus nostris tríbue salutárem, † et quæ fúdimus hódie sémina per labórem, * fac ut messem gérminent sempitérnam. Per Christum Dóminum nostrum.Donne, Seigneur, le salut et le repos à nos corps, et ce que notre labeur a aujourd'hui fondé, fais qu'il germe pour la moisson éternelle.Per Christum Dóminum nostrum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Salve, Regína, mater misericórdiæ; Salut, ô Reine, mère de la miséricorde,
vita, dulcédo et spes nostra, salve. vie, douceur et notre espérance, salut !
Ad te clamámus, éxsules fílii Evæ. Enfants d'Ève exilés, nous crions vers vous.
Ad te suspirámus, geméntes et flentes Vers vous, nous soupirons parmi les cris et les pleurs
in hac lacrimárum valle. de cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, O vous notre avocate,
illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte. tournez vers nous votre regard plein de miséricorde.
Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles,
nobis post hoc exsílium osténde. Montrez-Le nous à l'issue de cet exil.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. O clémente, ô bonne, ô douce vierge Marie.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Comment s’exercent la justice et la solidarité entre les nations?
2437-2441
Au niveau international, toutes les nations et toutes les institutions doivent agir dans la solidarité et la subsidiarité, dans le but d’éliminer ou au moins de réduire la misère, l’inégalité des ressources et des moyens
économiques, les injustices économiques et sociales, l’exploitation des hommes, l’accroissement de la dette des pays pauvres, les mécanismes pervers qui font obstacle au développement des pays les moins avancés.
Comment les chrétiens participent-ils à la vie politique et sociale?
2442
Les fidèles laïcs interviennent directement dans la vie politique et sociale en animant avec un esprit chrétien les réalités temporelles et en collaborant avec tous, comme authentiques témoins de l’Évangile et artisans de paix et de justice.
De quoi s’inspire l’amour pour les pauvres?
2443-24492462-2463
L’amour envers les pauvres s’inspire de l’Évangile des béatitudes et de l’exemple de Jésus dans son attention constante envers les pauvres. Jésus a dit : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). L’amour envers les pauvres passe par l’engagement contre la pauvreté matérielle et contre les multiples formes de pauvreté culturelle, morale et religieuse. Les œuvres de miséricorde,
spirituelles et corporelles, et les nombreuses institutions de bienfaisance nées au long des siècles sont un témoignage concret de l’amour préférentiel pour les pauvres qui caractérise les disciples de Jésus.

LE HUITIÈME COMMANDEMENT : TU NE FERAS PAS DE FAUX TÉMOIGNAGES
Quel est le devoir de l’homme à l’égard de la vérité?
2464-24702504
Toute personne est appelée à la sincérité et à la véracité dans sa conduite et dans ses paroles. Chacun a l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer, ordonnant toute sa vie selon les exigences de la vérité. En Jésus Christ la vérité de Dieu s’est manifestée tout entière. Il est la Vérité.
Qui le suit vit dans l’Esprit de vérité et fuit la duplicité, la simulation et
l’hypocrisie.
Comment rend-on témoignage à la vérité?
2471-24742505-2506
Le chrétien doit témoigner de la vérité évangélique dans tous les domaines de son activité publique et privée, même au prix du sacrifice de sa vie, si cela est nécessaire. Le martyre est le témoignage suprême rendu à la vérité de la foi.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
Caput 58 - DE DISCIPLINA SUSCIPIENDORUM FRATRUM (b) 58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (b)
Suscipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversatione morum suorum et obœdientia, coram Deo et sanctis eius, ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridit. De qua promissione sua faciat petitionem ad nomen sanctorum quorum reliquiæ ibi sunt et abbatis præsentis. Quam petitionem manu sua scribat, aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat et ille novicius signum faciat et manu sua eam super altare ponat. Quam dum inposuerit, incipiat ipse novicius mox hunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam, et ne confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat, adiungentes gloria Patri. Tunc ille frater novicius prosternatur singulorum pedibus ut orent pro eo, et iam ex illa die in congregatione reputetur. Res, si quas habet, aut eroget prius pauperibus aut facta sollemniter donatione conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus, quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum scit. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando suadenti diabolo consenserit ut egrediatur de monasterio quod absit tunc exutus rebus monasterii proiciatur. Illam tamen petitionem eius, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur. Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice luimême signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y a voir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : « Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon attente. » Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et ajoutera Gloria Patri. Alors le frère novice se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté. S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.
Le propre choix du candidat ne suffit pas pour lui donner accès à la profession : il faut encore le consentement de la famille religieuse, et, selon nos usages, c’est lui que, vers la fin de son année de probation, le novice vient implorer humblement, à genoux, au milieu du chapitre. Dans l’antiquité monastique, le candidat faisait aussi une suprême requête et était interrogé sur ses dispositions. Nos Constitutions, en prescrivant une démarche analogue, sont tributaires de Saint-Maur et d’autres Congrégations bénédictines , mais avec cette différence que la cérémonie ne comprend plus que la lecture d’une longue et solennelle formule. Remarquons d’ailleurs que les termes “ faire pétition n’ont pas tout à fait, dans l’usage moderne, la même signification que dans la Règle. La Petitio, dans là pensée de N. B. Père et dans la coutume de son temps, est tout à la fois une requête d’admission, une promesse, et la cédule, l’acte écrit et signé qui témoigne à jamais des engagements contractés . Cette pétition écrite était alors précédée, semble-t-il, d’une promesse verbale : Promittat de stabilitate sua... De qua promissione sua faciat petitioneni... Par la suite, et la teneur même des documents le montre bien, la promesse verbale ne vint parfois qu’après la rédaction de l’instrument juridique.
Dans la promesse verbale, on se bornait à reproduire le texte de la Règle : Promitto de stabilitate mea, etc. Quant à la formule écrite oit pétition, courte sans doute elle aussi à l’origine, elle avait pris de l’ampleur dès le septième siècle : c’était un petit discours où le novice décrivait tout te sérieux de l’épreuve qu’il avait subie, où il demandait accès chez Dieu et chez ses serviteurs, où il affirmait ses bonnes résolutions, où il faisait mention des saints, des reliques, de l’Abbé, et où il terminait comme nous le faisons nous-mêmes dans notre charte. Plus tard, on abrégea la grande formule. Et on commença aussi à confondre la cédule ou pétition avec la formule verbale prononcée avant ou après. Il se fit des deux une fusion sous forme de résumé : c’est la teneur de la charte actuelle. La formule verbale des huitième neuvième siècles est citée ejus, in quantum mihi ipse Deus dederit adjutorium, Deo et vobis promitto custodire, et in quo possum, ipso auxiliante, conservo . Notre formule de pétition n’est qu’une antique cédule do profession un peu abrégée et adaptée à sa destination nouvelle ; ou, plus exactement, c’est une compilation formée avec divers documents de même nature .
On chercherait vainement dans les pétitions d’autrefois cette mention des suffrages de la communauté que comporte la nôtre. C’est que le novice était admis à la profession en vertu d’une décision de l’Abbé ; c’était au père de famille qu’il appartenait de donner place chez lui au fils nouveau-né. L’Abbé se portait garant, devant la communauté, des bonnes dispositions du candidat qu’il accueillait. Il était ici-bas le témoin par excellence des promesses de la profession, comme l’étaient au ciel les saints dent on possédait les reliques. Aussi entendrons-nous saint Benoît prescrire d’émettre la pétition “ au nom des saints... et de l’Abbé présent ” ; celui-ci la recevait au nom du Seigneur, et le candidat devenait vraiment son fils. Du reste, l’Abbé ne manquait pas de prendre l’avis de la communauté . Selon les Statuts de Lanfranc il demande aux frères s’il y a lieu de procéder à la profession ; même indication dans le Cérémonial de Bursfeld ; et les “ chapitres des novices ”, dont nous avons dit un mot, étaient destinés à éclairer l’Abbé. Mais enfin c’est lui qui décide, et il n’y a pas de vote ; s’il est autrefois question de “ scrutin ”, c’est seulement au sens étymologique d’examen . Aujourd’hui encore, la décision de l’Abbé dans l’admission est prépondérante, non pas tant à cause du double suffrage que lui accordent les Constitutions que parce que c’est lui qui présente, et qui présente celui-là seulement dont il est moralement sûr. (Voir le canon 543 du nouveau Code.)

LES VŒUX DE RELIGION. - Avant d’aborder la troisième portion du chapitre, et afin de n’avoir pas à interrompre la description des rites de la profession, nous pouvons rappeler très succinctement la doctrine des vœux de religion et regarder de près la formule dont se servent les Bénédictins.
La perfection surnaturelle de l’homme réside essentiellement dans la charité ; non pas initiale, mais dominante et souveraine ; elle consiste dans un degré éminent de charité, ou même dans l’ensemble complexe de tout ce qui nous unit à Dieu profondément, solidement, de façon stable et continue. Et la vie parfaite est définie par sa tendance à la perfection, par un modus vivendi destiné à réaliser et à accroître la perfection.
Or,. celle-ci s’obtient par l’accomplissement intégral et généreux des préceptes, lesquels ne sont tous que le morcellement de la loi de charité. Mais on n’arrive pourtant à cette observation accomplie des préceptes et à la charité éminente que grâce à la pratique de certains conseils. Le conseil, par son côté négatif, garantit le précepte et, du même coup, défend et protège la charité ; par son côté positif, il accroît la charité en même temps qu’il en est le fruit ; il est à la fois facteur et indice de perfection. La vie parfaite, la vie de perfection est donc, assurée par la pratique des conseils ; c’est ainsi que l’exercice des conseils est caractéristique de la vie parfaite. Mais la vie parfaite peut exister même dans le monde, elle n’est pas forcément vie religieuse. Celle-ci est “ l’état de perfection ”, c’est-à-dire la vie parfaite organisée, et comprenant. certains éléments spéciaux ; il y a lieu de dire un mot de chacun d’eux.
Rappelons d’abord que la vie religieuse n’est pas distincte de la vie chrétienne ; elle n’est pas quelque chose de nouveau et de surajouté au christianisme ; elle en est un état, la condition achevée et comme l’épanouissement. Cet état n’est pas purement intérieur, mais il est aussi de caractère visible et externe. - Il implique une stabilité, une permanence de droit et légale. - La vie religieuse est instituée en vue de la perfection personnelle, au moins premièrement. - On y entre par une résolution et une démarche personnelle. - Et cette obligation est contractée en des termes précis, sous forme extérieure et visible, de façon saisissable par l’Église.
Elle est contractée en vue du bien surajouté aux préceptes, c’est à dire en vue des conseils, des œuvres qui préparent, exercent et accroissent la perfection. Les conseils auxquels la vie religieuse nous oblige ne sont pas simplement intérieurs ; ce ne sont pas non plus tous les conseils, mais premièrement les trois grands conseils évangéliques, avec le bien qui est déterminé pour chaque forme de vie religieuse par sa fin propre et sa législation particulière. Pauvreté, chasteté, obéissance c’est tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé tout à la fois un procédé d’affranchissement par l’immolation des trois grandes convoitises ; une donation à Dieu de l’homme tout entier avec. ses biens extérieurs et son corps et son âme ; c’est enfin un procédé d’union à Dieu, car, selon la doctrine des théologiens, les vœux de religion ont, en même temps que le caractère de garantie et de sécurité, celui d’offrande et d’holocauste. Il y aurait beaucoup à dire au sujet des vœux : d’autant que la notion exacte de leur portée et de leur dignité est aujourd’hui souvent méconnue. Le vœu ajoute réellement quelque chose à l’œuvre bonne, et il est un instrument très efficace de perfection il crée un lien qui, de sa nature, affranchit définitivement celui qui l’émet, un lien qui, d’intention, fixe la volonté dans le bien promis ; grâce à lui, l’œuvre bonne devient un acte de culte et d’adoration ; et, par le vœu, non seulement le fruit, mais la sève et l’arbre même sont consacrés à Dieu . La profession n’est autre chose que l’émission des vœux de religion.
Mais, pour que la donation de nous-mêmes par les trois vœux substantiels de religion nous constitue religieux, il faut qu’elle soit, au nom de Dieu, acceptée par l’Église ; et l’Église est en ce cas représentée par le prélat ou toute autre personne compétente. La profession étant ; comme nous l’expliquerons, un contrat, l’intervention des deux parties est indispensable.
La profession doit être émise et les vœux exercés ,sous une Règle approuvée par l’église : celle de saint Basile, de saint Benoît, de saint Augustin, de saint François ; à l’une ou l’autre de ces Règles s’ajoutent aujourd’hui des Constitutions. Les Papes ont accordé à quelques Ordres de vivre sous une Règle propre ne se réclamant point de l’une des quatre mentionnées à l’instant. Aujourd’hui, enfin, la vie religieuse requiert, en vertu de dispositions canoniques, la soumission à un supérieur et aussi une vie commune dont l’intimité varie suivant les Ordres.
Sans entrer dans les détails de la distinction entre vœux simples et vœux solennels, il est bon pourtant d’en dire un mot. La solennité n’est pas la perpétuité ; car il existe des vœux simples dont la perpétuité est parfaite, sine ex parte voventis, et c’est le cas pour nous, sive ex parte acceptantis, par exemple les moniales en France, en Belgique, aux États Unis. La solennité ne consiste pas davantage dans l’incapacité qu’entraîne le vœu solennel d’accomplir les actes contraires au vœu, incapacité qui rend ces actes, non pas seulement illicites, mois nuls et invalides : ce n’est là qu’un élément conséquent. Encore ce caractère n’est-il pas universel, puisque les vœux simples des scolastiques et des coadjuteurs de la .Compagnie de Jésus entraînent le même effet d’incapacité. La solennité n’est rien non plus d’intrinsèque au vœu : simple ou solennel, celui-ci oblige devant Dieu et le for interne de la conscience de la même. façon et sous les mêmes peines. Elle consiste moins encore dans les cérémonies liturgiques qui accompagnent l’émission des vœux. La solennité est un élément oui appartient au for externe : c’est une efficacité spéciale attachée par l’Église au vœu qu’elle déclare solennel. Le profès de vœux solennels est accepté par l’Église au nom de Dieu et réputé par elle comme consacré d’une façon irrévocable ; c’est l’Église qui constitue la solennité, qui décide que les vœux émis dans telles ou telles conditions seront simples ou solennels. Par les vœux solennels le religieux est attaché définitivement à l’Ordre ; il devient participant de tous ses privilèges comme aussi de toutes ses charges. Mais puisque c’est de la volonté de l’Église que vient la solennité, elle peut dispenser, en tout ou en partie, des obligations qui résultent des vœux solennels ; et elle le fait parfois . Nous ne sommes appelés à prononcer ces vœux qu’après trois ans de profession (

Vota emittantur ad iormam Ordinis Benedictini, scilicet de stabilitate, conversione morum et obedientia juxta Regulam sancti Patris Benedicti in sensu Constitutionum, observandam. Ainsi s’expriment nos Constitutions .La stabilité. Il faut se souvenir qu’un des principaux desseins de N. B. Père était de réagir contre les formes défigurées de la vie monastique, spécialement contre la gyrovagie. C’était la grande plaie. Encore que perpétuels, les vœux de religion devenaient souvent illusoires, lorsqu’on se mettait à courir le monde et à changer de monastère au gré du caprice. La législation monastique admettait trop aisément ces changements de monastère . Saint Basile, sans méconnaître qu’il existe par fois des raisons sérieuses de passer dans une autre maison, pose néanmoins les principes de la stabilité dans le monastère . L’instabilitas est flétrie par Cassien . Saint Césaire d’Arles donne la stabilité comme condition première d’admission : In primis, si quis ad conversionem venerit, ea conditionp excipiatur, ut usque ad mortem suam ibi perseveret . Le IVe concile œcuménique de Chalcédoine (451) avait interdit aux moines de quitter leur monastère sans l’autorisation de l’évêque , et le concile d’Agde (506) déclare l’appartenance du religieux à sa maison et à son Abbé . Mais il semble bien que saint Benoît ait, le premier, résolu de lier par un vœu formel le moine au monastère ; et dans le texte de la Règle qui énumère les objets de la promesse, le vœu de stabilité tient le premier rang.
Stabilité a donc le sens précis d’une permanence dans la famille surnaturelle chez laquelle on émet profession, d’une permanence dans le monastère, et non pas seulement le sens général de persévérance dans le bien ou dans la vie religieuse. Ex illa die non liceat egredi de monasterio, dit saint Benoît. Dès le Prologue, il avait mentionné rapidement la persévérance jusqu’à la mort dans le monastère à la fin du chapitre IV, la clôture monastique avec la stabilité dans l’assemblée des frères était présentée comme l’atelier unique où peuvent être mis en œuvre avec succès les instruments de l’art spirituel. Au chapitre LXl enfin, saint Benoît indique le procédé qu’il faut suivre pour venir en aide aux victimes de la gyrovagie, s’il y a espoir de guérison.
La stabilité monastique n’est pas la claustration rigoureuse des moniales ; elle ne s’oppose ni à une sortie autorisée par l’Abbé, ni même, aujourd’hui du moins, au passage dans une autre maison de la Congrégation, lorsque les supérieurs y consentent. Nous vouons la stabilité “ selon nos Constitutions ” : or, celles-ci prévoient les cas où un moine peut, au moyen d’une déclaration authentique, se stabiliser dans un monastère autre que celui de sa profession : c’est lorsqu’il a quitté régulièrement celui-ci, ou pour son bien personnel, ou pour venir en aide à une communauté, ou pour une fondation nouvelle. Si la stabilité entrait en conflit avec l’obéissance, cette dernière devrait l’emporter ; car,’ encore une fois, la stabilité qu’on avouée n’entraîne point l’inamovibilité absolue. On peut dire que la stabilité consiste dans l’appartenance profonde et durable à une famille, normalement au monastère même de sa profession.
La conversion des mœurs. D’une façon générale, c’est l’adieu à la vie de péché, à la vie mondaine, avec direction de notre activité vers les choses surnaturelles. Mais nous devons prendre ces termes dans le sens même que l’on y attachait à l’époque de N. B. Père : la conversion des mœurs, c’est la vie religieuse elle-même, considérée dans les éléments sans lesquels elle ne saurait exister, spécialement la chasteté et la pauvreté (l’obéissance aura bientôt sa mention formelle). Ne nous étonnons pas que notre formule de profession ne contienne rien d’explicite sur la pauvreté et la chasteté : cette omission est traditionnelle et se retrouve dans les branches diverses de l’Ordre . Les Chartreux, les Chanoines réguliers, les Carmes, les Frères Prêcheurs n’ont pas davantage la mention expresse des trois vœux ; quelques-uns n’ont même que celui d’obéissance . Les Basiliens ne font vœu que de chasteté.
L’obéissance méritait bien d’être l’objet d’un engagement spécial elle est la forme la plus élevée de la conversion des mœurs ; c’est le sacrifice de l’âme et de la volonté ; elle renferme à elle seule toute la vie surnaturelle et toute la vie religieuse. De plus, le dessein bien arrêté de séparer les cénobites d’avec les anachorètes d’une part, et d’autre part d’avec les sarabaites, invitait saint Benoît à faire promettre explicitement l’obéissance. Bernard du Cassin a ingénieusement observé qu’en soulignant ainsi les vœux de stabilité, de conversion des mœurs et d’obéissance, N. B. Père distinguait à la fois ses moines et des gyrovagues par la stabilité, et des sarabaïtes par la conversion des mœurs, et des anachorètes par l’obéissance à un supérieur et à une règle écrite.
Nous émettons nos vœux “ selon la Règle de saint Benoît, telle que l’interprètent nos Constitutions ”. Ceci appelle plusieurs remarques.
Nous ne vouons pas tous les conseils, ce qui serait assez malaisé à tenir, puisque certains s’excluent et se contredisent (la pauvreté et l’aumône, par exemple), et que leur nombre est infini. Nous l’avons remarqué déjà : chaque forme de vie religieuse est basée sur l’observance des trois grands conseils substantiels, auxquels s’ajoutent les conseils appropriés au but de l’institut. Par la profession bénédictine, nous nous engageons à vivre selon la Règle de saint Benoît : il ne s’agira donc jamais d’aller faire une cueillette dans les autres Règles, au hasard de nos dévotions. Encore moins avons-nous qualité pour ajouter ou retrancher quoi que ce soit, en vue d’une plus grande perfection de la communauté, à notre Règle et aux Constitutions. Ni l’Abbé, ni le Supérieur général, ni le Chapitre général tout seuls ne, les peuvent modifier notablement ; ils ont seulement compétence pour interpréter, proposer des changements et les essayer. Cette vie bénédictine, qui est notre devoir, est aussi notre droit. Même lorsqu’il s’agit des vœux essentiels, - la chasteté mise à part, - l’obéissance et la pauvreté sont comprises et pratiquées dans chaque Ordre de façon un peu spéciale : or, nous avons droit au caractère propre de la Règle bénédictine. Et l’idéal de notre observance demeure attaché à cette compréhension exacte de l’esprit de N. B. Père. Prenons garde néanmoins : car il est si facile à l’égoïsme, à la sottise, à l’illusion, de suggérer à un moine que son supérieur n’a pas la vraie pensée de saint Benoît, ou bien qu’il outrepasse ses droits !
Nous faisons profession de vivre “ selon la Règle ” : mais dans quelle mesure la Règle nous oblige-t-elle ? L’observance fidèle est-elle simplement affaire de logique individuelle, de haute convenance, d’honneur, -ou bien la conscience est-elle engagée et jusqu’à quel point ? La question est délicate, complexe et fort pratique. Nous ne pouvons ici que donner quelques conclusions.
La Règle religieuse entraîne obligation. - Obligation, et dans les conditions théologiques ordinaires, pour toutes les prescriptions de droit naturel, de droit divin positif, de droit ecclésiastique qu’elle renferme et qu’elle promulgue à ses sujets. - Obligation de conscience, plus, ou moins grave, en tout ce qui constitue la matière des vœux : la violation, en ce cas, ayant malice de sacrilège. Nous ne vouons pas la Règle, simpliciter : autrement, tout ce qu’elle contient serait matière des vœux, mais seulement de vivre secundum Regulam. - Obligation de conscience pour les cas particuliers où la Règle, ou bien le supérieur, prescriraient avec des formules impératives qui en appellent au vœu d’obéissance.
Parmi les Règles, il en est qui prennent soin de spécifier duels sont les points qui obligent sous peine de péché mortel ou véniel. D’autres déclarent que, sauf les cas énumérés plus haut, elles n’obligent pas sous peine de péché, sed solum ad poenam taxatam sustinendam. Les antres enfin, et c’est le cas des Règles anciennes, de la nôtre en particulier, ne spécifient rien. Il n’était pas dans l’esprit du temps de faire de la casuistique, et il est probable qu’on ne songeait pas qu’il pût s’élever des contestations sur ce point.
Il y en eut pourtant parmi les théologiens de l’Ordre . Sans entrer dans le vif de la discussion, il faut reconnaître que N B. Père a prétendu faire de sa Règle autre chose qu’une série de conseils facultatifs de perfection, autre chose même qu’une sorte de règlement de police, qu’un système d’amendes personnelles destiné à nous inspirer par sa rigueur quelque crainte de la transgression. Ses moines ne sont pas des esclaves, obéissant à la menace du fouet ; l’Abbé n’est pas un préfet de discipline. Pratiquement, et quoi qu’il en soit de l’obligation de la Règle par elle-même , il est peu d’infractions à cette Règle qui ne deviennent fautes théologiques en vertu d’une malice provenant d’ailleurs. Souvent le motif secret qui détermine la transgression revêt une couleur immorale : la paresse, l’orgueil, la gourmandise. Il y a aussi le mépris formel de tel ou tel point de l’observance mépris qui pourrait constituer une faute grave s’il s’étendait à toute la Règle. De plus, il peut y avoir scandale plus ou moins sérieux, contribution au relâchement de la discipline générale. Les illusions sur tout cela sont faciles, et des habitudes d’inobservance ordinaire se créent aisément, en particulier pour le silence, pour les études, pour la prière : c’est alors qu’on s’engage sur la pente du mépris.
Il faut de la délicatesse de conscience en ces matières, non du scrupule, ni rien d’une rigidité maladroite, qui méconnaît les nuances et cette sage “ épikie ” dont parlent les moralistes. Surtout, n’oublions pas que la tendance vers la perfection est pour nous une réelle obligation de conscience et que nous l’avons vouée solennellement ; que la Règle est la forme même de cette perfection promise, et que son caractère libéral et discret n’est point une licence donnée à notre égoïsme de se ressaisir en détail. Pour des fils, il n’est besoin que de savoir ce qu’aime leur Père et ce qu’il attend d’eux.

Et si habita secum deliberatione, promiserit se omnia custodire et cuncta sibi imperata servare, tunc suscipiatur in congregatione, sciens lege Regulae constitutum, quod ei ex illa die non liceat egredi de monasterio nec collum excutere de sub jugo Regulae, quam sub tam morosa deliberatione licuit ei recusare aut suscipere
Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il. lui était loisible de récuser ou d’assumer.


CARACTÈRE ET CONSÉQUENCES DE LA PROFESSION. - Avant même de décrire la profession monastique, saint Benoît indique brièvement-ce qui se passe lorsque l’épreuve novitiale est achevée et que le candidat s’est décidé : il promet d’observer toute la Règle ; il est accueilli dans l’assemblée des frères ; et son engagement est irrévocable. N. B. Père marque surtout ici avec force le caractère et les conséquences morales d’un acte auquel le novice a pu se préparer en toute maturité. Les conséquences relatives aux biens matériels ne seront mentionnées qu’à la fin du chapitre.
La profession est un acte sérieux. On a en du loisir pour y songer et pour délibérer, un loisir notable et largement suffisant, tam morosa deliberatio. On a été invité à peser le pour et le contre, mis en demeure de décliner ou d’accepter le fardeau : licuit recusare aut suscipere. Avant de sec s’engager, on a examiné une dernière fois la chose dans la région profonde de son âme, habita secum deliberatione. La profession ne ressemble guère à un acte pour rire, à une petite scène coquettement frangée, mais ne tirant pas à conséquence !
Elle a principalement le caractère d’une oblation : nous le voyons bien par la formule même qui l’accompagne : Suscipe me, Domine, par le moment de la Messe où elle s’accomplit, par le texte même de la Règle. Or, selon saint Benoît, cette donation doit être plénière, engageant l’homme tout entier, dans son être comme dans son agir : au point que N. B. Père fonde sur ce caractère absolu de la donation l’impossibilité pour le moine de posséder ensuite quoi que ce soit : Quibus nec corpora sua nec volutantes licet habere in propria potestate (chap. XXXIII), et dans le dernier paragraphe du présent chapitre : ... nec proprii corporis. C’est un sacrifice où la victime est consumée toute. Nul ne songe, le jour de sa profession, à faire des réserves, à marchander honteusement avec le Seigneur, à prévoir tel ou tel point de la Règle qui n’obligera pas. Ce jour-là, nous ne prenons pas même de garanties contre les exigences éventuelles et les excès possibles de l’autorité. Ce jour-là, nous disons : “ Seigneur, j’écris ma charte en petits caractères, afin que dans le blanc et la marge vous puisiez écrire tout ce que vous voudrez : vous n’êtes pas de ceux avec qui l’on discute. Vous y mettrez l’inopiné, le douloureux, l’impossible : il n’importe, vous serez obéi Notre engagement est ce que nous l’avons fait. Nous aurons à en rendre compte selon sa valeur réelle, et non d’après les ,atténuations et les adoucissements postérieurs : Ex verbis tuis justificaberis, et ex verbis tuis condemnaberis (MATTH., XII, 37).
La profession est donc un engagement d’honneur ou plutôt de stricte justice. Quand la parole est donnée, il faut la tenir, - même quand elle est donnée au Dieu vivant. Nous le verrons plus loin, la profession est aussi un contrat et un double contrat : avec Dieu qui nous donne sa vie en échange de la nôtre, avec notre famille monastique qui nous donne part à tous ses biens surnaturels, moyennant promesse de soumission et de fidélité. Venir dire ensuite, pratiquement, que nos contrats ne tiennent pas, c’est se moquer de Dieu, dit saint Benoît, rappelant un mot de l’Apôtre (GAL., Vl, 7) : Ut si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet.
Enfin, la profession est un acte définitif et irrévocable . Avons-nous entendu contracter un engagement résiliable ? Et puis,, cette appartenance de l’âme à Dieu et de Dieu à l’âme qu’implique la profession peut elle avoir un caractère de précarité et de temporaire ? Quand on aime, on ne prévoit pas le jour où l’on cessera d’aimer. Il y en a pour l’éternité. Saint Benoît avait d’ailleurs un motif spécial d’ajouter la remarque :
Sciens quod ei ex illa die, etc Encore une fois, il ne veut pas de ces moines gyrovagues qui vont et viennent à leur gré, ni des sarabaites. Et il avertit nettement ceux qui se présentent chez lui des conditions de la vie religieuse qu’on y mène : on ne peut plus sortir, on est stable, on demeure sous le joug d’une Règle .

LE CÉRÉMONIAL DE LA PROFESSION. - Après une petite croisade de prières privées et conventuelles , on arrive enfin au jour béni de la profession, jour unique pour l’âme, avec celui du baptême et celui de l’entrée dans l’éternité. Au chapitre, où le convent s’est rendu après Tierce, le novice se présente pour une dernière pétition et élection. . Fili, legem nosti sub qua militare vis, scis ad quid ingrederis... Nunc, ecce coram te vestes primi lui saecularis status ; ecce sacrae Religionis indumenta : elige coram Deo et sanctis ejus, quaenam ex iis ambit et desiderat anima tua. Après le choix des habits monastiques, la procession revient à l’oratoire. C’est là qu’aura lieu la profession : saint Benoît l’a réglé ainsi, car elle est éminemment une fonction religieuse et liturgique. Elle a lieu au cours de la Messe et au moment de l’Offertoire. N. B. Père ne le dit point, mais tout porte à croire que tel était bien l’usage de son temps.
Remarquons qu’il fait placer la charte sur l’autel sans doute avec les offrandes des fidèles, car, au chapitre suivant, il prescrit que la pétition de l’enfant offert par ses parents soit enveloppée, avec sa main et avec l’oblation (des fidèles), dans la nappe de l’autel : Et cum oblations ipsam petitionem et manum pueri involvant in palla altaris et sic eum offerant. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 interprète ainsi le cum oblatione du chapitre LlX. La plus vénérable tradition place la profession pendant le Saint Sacrifice. Au huitième siècle, saint Théodore de Cantorbéry, dans son Capitulaire, dit que la profession a lieu pendant la Messe que célèbre l’Abbé . Même usage à Cluny , et en général un peu partout. Les Statuts de Lanfranc laissent au choix de l’Abbé de bénir le moine avant l’Introït s’il ne célèbre pas la Messe, ou après l’évangile, qu’il célèbre ou non mais on voit bien par ce qui suit que la seconde manière est plus goûtée. Presque partout, en effet, la profession était .émise après l’évangile ou le Credo, avant l’Offertoire. Dans son premier Commentaire de la Règle, Pierre Boherius dit cependant que la fonction a lieu post Offertorium . A Saint-Maur, la profession venait aussi après I’Offertoire.
L’usage de quelques Congrégations modernes est de faire profession en dehors de la Messe ; celles qui la font inter Missam sont autorisées, par un décret de 1894, à adopter le cérémonial des Jésuites, lequel consiste à émettre ses vœux devant le prêtre tenant la sainte Hostie, immédiatement avant de recevoir la communion . Il est permis d’estimer que l’ancien usage est plus profondément symbolique.
Avant ‘de décrire la cérémonie de profession, nous devons rechercher ce qu’elle était avant N. B. Père. Les canonistes, distinguant entre profession tacite et profession expresse, remarquent que la première a été primitivement seule en usage : elle consistait en des actes équivalant à la profession formelle et ayant la valeur d’un engagement. On peut dire que la prise ou la réception de l’habit monastique, et souvent aussi la tonsure, ont suffi, dans les premiers siècles, pour constituer un religieux ou une moniale les ermites faisaient profession plus simplement encore ; ordinairement on faisait en sorte de recevoir l’habit des mains d’un ancien. Parfois même, une moniale illustre le donnait à un homme c’est ainsi qu’Évagre du Pont le reçut de Mélanie l’Ancienne . La tradition de l’habit religieux chez les moines fut sans doute de bonne heure accompagnée de prières et entourée d’une certaine solennité ; mais nous sommes à son sujet moins bien renseignés que sur la velatio et la consecratio virginum, dont la liturgie est très ancienne. Saint Pacôme dit seulement qu’après les épreuves préliminaires le candidat sera remis aux frères : Tunc nudabunt eum vestimentis saecularibus et induent habita monachoruna, tradentque ostiario, ut orationis tempore adducat eum in conspectum omnium fratrum ; sedebitque in loco in quo ci praeceptum fuerit . Saint Nil ne fournit qu’une indication par trop sommaire lorsqu’il dit : Quando igitur monaehorion venerandum habitum induisti ? Quis Abbas, bona dicens verba, manum apposuit ? Il est difficile de déterminer le cérémonial usité chez saint Basile. Il y avait des témoins. Il y avait des interrogations posées au novice, et une profession clara et perspicua. Il y avait sans doute aussi une formule consacrée : Quant à la promesse écrite, le plus ancien spécimen que nous en ayons est, paraît-il, l’engagement que fit signer à ses moines Schenoudi d’Atripé, dans la Haute Thébaïde ( 452) Saint Isidore demande lui aussi un écrit et Mabillon a cité une formule de ce pactum . Même usage chez saint Fructueux (septième siècle) .
Quoi qu’il en soit des coutumes dont s’est inspiré saint Benoît, et des coïncidences qui existent, par exemple, entre le cérémonial bénédictin et celui que donne saint Denys au chapitre Vl de sa Hiérarchie ecclésiastique, il est incontestable que N. B. Père a fait ici encore œuvre profondément originale. Il a organisé, il a défini, il a fait de la profession monastique un acte juridique complet et très solennel. Nous reconnaissons là le Romain, le Romain de haute et forte race. Ce fut la disposition commune de tous les peuples, et en particulier des Hébreux, d’entourer les contrats de garanties, d’actes symboliques, de témoins, afin d’en bien déterminer le sens et d’en assurer l’exécution fidèle ; mais nulle part plus qu’à Rome les actes publics et privés n’étaient accompagnés d’un luxe de formes, dont la scrupuleuse observation engageait sous peine de nullité. La nécessité de réagir contre l’inconstance des sarabaites et des gyrovagues s’allia à ces dispositions de race pour dicter à N. B. Père son cérémonial .
La profession bénédictine est donc surtout un contrat, un contrat bilatéral, passé entre le novice d’une part. Dieu et les frères d’autre part je me donne tout entier et à jamais à Dieu et à l’Ordre monastique, pour que Dieu et l’Ordre monastique m’admettent à leur communion, me mettent en possession de leur vie. C’est une adoption dans la famille de Dieu : celui qui se présente s’appelle suscipiendus ; il se donne pour être reçu et accueilli : et le fait de la réception le rend fils de la famille.

Suseipiendus autem in oratorio coram omnibus promittat de stabilitate sua et conversione morum suorum et obedientia, coram Deo et sanctis ejus si aliquando aliter fecerit, ab eo se damnandum sciat quem irridet. De qua promissione sua faciat petitionern ad nomen sanctorum quorum reliquix ibi sunt et abbatis praesentis. Quam petitionem manu sug scribat ; aut certe, si non scit litteras, alter ab eo rogatus scribat ; et ille novitius signum faciat et manu sua eam super altare ponat Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox Nunc versum : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivam : et non confundas me ab exspectatione mea. Quem versum omnis congregatio tertio respondeat adjungentes Gloria Patri. Tunc ipse frater novitius prosternatur singulorum pedibus, ut orent pro eo, et jam ex illa hora in congregatione reputetur
Celui qui doit être reçu fera à l’oratoire, devant tous, une promesse concernant sa stabilité, sa pratique de la vie monastique et l’obéissance, en, ut présence de Dieu et de ses saints, en sorte que, si un jour il agissait autrement, il .se sache condamné par celui dont il s’est moqué. De sa bouche : je ne veux souiller mon corps d’aucune manière, je ne veux pas voler, je na veux pas me parjurer, je ne veux pas mentir, je ne veux pas faire le mal en secret. promesse il dressera un acte au nom des saints dont les reliques sont en ce lieu et au nom de l’abbé présent. Il écrira cet acte de sa propre main ou, s’il est illettré, un autre l’écrira sur sa demande et le novice lui-même signera et le posera de sa main sur l’autel. Après l’y avoir posé, le novice commencera aussitôt ce verset : Reçois moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai ; ne me déçois pas dans mon , attente. Toute la communauté reprendra trois fois ce verset et, ajoutera le Gloria. Alors le frère novice, se prosternera aux pieds de chacun, afin qu’on prie pour lui, et à partir de ce jour il fera partie de la communauté.


Un contrat, un acte public tel que la profession exige des témoins. Il y a des témoins au ciel : coram Deo et Sanctis ejus ; il y en a sur la terre : l’Abbé, les frères, tous les fidèles présents. Rien ne se fera en cachette. Mais tout d’abord, selon notre usage, le candidat est interrogé solennellement sur ses dispositions vis-à-vis des engagements qu’il va contracter. Les choses se passent de même avant le baptême, avant la consécration épiscopale. Promittat de stabilitate sua . Il y a eu des examens, des scrutins préliminaires, durant l’année de noviciat : mais il en faut un définitif. Le candidat répond par une série de Volo à des questions précises et nettes. Cette promesse orale est aujourd’hui complétée par la lecture de la charte.
Car il y a une charte, ce que saint Benoît appelle la petitio, une garantie juridique nouvelle, suppléant à ce que les paroles ont nécessairement de fugitif. N. B. Père veille à ce qu’elle constitue un instrument en bonne et due forme. -Elle est écrite de la main même du candidat. S’il ne sait pas écrire, il devra prier l’un de ses frères de l’écrire en son nom. - Elle est située. L’expression “ faire pétition au nom des saints dont les reliques sont dans le monastère ” signifie sans doute qu’on prend pour témoins et garants les saints de l’abbaye, ceux qui font plus spécialement partie de la famille monastique, qui sont plus présents, qui sont des protecteurs attitrés. Mais c’est du même coup situer la profession aux yeux de Dieu et des bienheureux, et même aux yeux des hommes ; car, selon la pensée de nos pères, de même qu’il n’y a pas de monastère sans église, il n’y a ,pas non plus d’église sans reliques : un monastère est le monastère riche de telles et telles reliques. - Elle est datée, datée surtout par le nom de l’Abbé présent, de l’Abbé d’alors, et Abbatis praesentis ; c’est sous le gouvernement de tel Abbé que cette profession a été émise. - Elle est signée. Le novice y met un signe ou le signe : ce qui indique non pas forcément le nom, la signature, mais peut-être un signe conventionnel quelconque, adopté par chacun pour l’attestation de ses actes privés et que pouvaient tracer les illettrés eux-mêmes. Le “ signe ” par excellence, très employé jadis comme signature, c’est la croix. On a signé longtemps la charte de profession par une simple croix ; il en est encore ainsi dans la plupart des Congrégations de notre Ordre. Pourtant, il y a dans l’antiquité monastique quelques cas de signatures avec le nom . Hildemar dit que le novice doit écrire son nom, ou bien, si non scit luteras tracer le signe de la croix en présence des frères .
C’est sur l’autel même, sur la pierre où s’offre et s’immole Notre Seigneur Jésus-Christ, que le novice, même s’il est laïc, signe sa charte de profession. Et, saint Benoît veut que, de sa propre main, il l’y dépose. Désormais, la promesse et l’offrande du novice sont choses sacrées. Enfin, pour que la pétition résiste davantage à l’usure du temps, nous l’écrivons sur parchemin, comme tous les actes ecclésiastiques très importants. Selon N. B. Père lui-même, on la conservera aux archives du monastère, et on ne la rendra jamais au moine .
Quam dum posuerit, incipiat ipse novitius mox hune versum : Suscipe me. Après toutes les garanties juridiques dont nous avons parlé, vient une prière destinée à en assurer l’efficacité.
N. B. Père, qui connaissait à fond le Psautier, n’a pas trouvé de formule plus opportune que ce simple verset du psaume CXVlll. Le novice est debout, en face, de Dieu. Successivement il s’adresse à chacune des trois Personnes divines. Et le sens général de sa prière, chantée et rendue plus expressive encore par les gestes liturgiques, est sans doute celui d’une affirmation suprême de l’oblation, mais surtout une humble et confiante demande d’acceptation. Après avoir accompli tout ce qui est en son pouvoir, le novice supplie le Seigneur de remplir à son tour les engagements qu’entraîne pour lui le contrat. Ces engagements, c’est de recevoir, c’est d’accueillir. Dieu a donné sa parole ; sa fidélité est engagée. Le novice est sûr que Dieu ne se dérobera pas, il ne se défie pas de lui, il ne prend pas de précautions contre lui. Mais, le front dans la poussière, il lui demande qu’il en soit bien ainsi et qu’il daigne le prendre pour fils. Si nous nous dérobons nous-mêmes, le contrat est violé et sans fruit
Dieu est joué, et nous déçus et frustrés. C’est donc, au fond, contre sa propre fragilité que le novice entend se prémunir : Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum, et vivam : et non confudas me ab exspectatione mea. Faites que je sois réellement “ donné ” et “ reçu ”, vraiment reçu parce que vraiment donné, et que l’un et l’autre nous puissions tenir notre parole. Et mon offrande et la vôtre, tout repose entre vos mains bénies.
Il semble que la réponse de Dieu ne tarde pas. Elle a d’abord pour traduction visible l’accueil des frères, l’incorporation à la société des enfants de Dieu. Cette incorporation se manifeste tout aussitôt après le chant du premier Suscipe : car tous les frères le reprennent en chœur ; et ils ne disent point Susçipe eum, mais Suscipe me : il y a donc déjà union vitale ; et c’est, avec le jeune profès, la communauté entière qui présente l’oblation. Toute la tradition a entendu le tertio de la Règle dans le sens d’une triple répétition. Le Suscipe collectif se termine, comme l’a voulu saint Benoît, par la louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit ; il n’est pas besoin d’insister sur là propos de cette doxologie.
Après des prières conventuelles où sont énumérés les principaux devoirs du profès et sollicitées toutes les grâces qui permettront d’y faire face , ont lieu la bénédiction et l’imposition des habits monastiques. La vêture, dont N. B. Père parlera quelques lignes plus bas, s’accomplissait chez lui à l’oratoire, sans doute à la fin de la cérémonie. Les usages ont varié sur ce dernier point ; on l’a rejetée parfois après la Communion. La vêture a toujours été, nous l’avons dit déjà, partie essentielle du cérémonial de profession ; souvent même elle a suffi à elle seule . C’est avant la vêture que nous chantons, comme à Saint-Maur et ailleurs, le Veni Creator : elle est donc spécialement confiée, par appropriation, à la Personne divine qui unit et qui consomme. C’est la prise de possession totale par Dieu . Aussi chante-t-on après la vêture l’antienne
Confirma hoc, Deus.
La vêture est la traduction extérieure de la transformation opérée au dedans : l’homme ancien, l’homme pécheur, a été anéanti ; il a fait placé à l’homme nouveau, à celui qui vit de Dieu et pour Dieu : nova creatura. C’est la restauration, la réédition et l’achèvement de ce qui s’était fait au baptême ; alors aussi on avait donné au néophyte un vêtement spécial et symbolique. Rationabiliter dici potest, remarque saint Thomas, quod per ingressum religionis, aliquis consequatur remissionem omnium peccatorum... Unde legitur in Vitis Patrum quod eamdem gratiam consequuntur religionem intrantes quam consequuntur baptizati . La tradition est unanime pour envisager la profession comme un “ second baptême” ; et chacun aura profit à rechercher les analogies qui existent entre la profession et le baptême quant aux rites et à la doctrine .
L’habit monastique signifie l’état d’innocence parfaite et d’enfance spirituelle : Sint ei operimentum peccatorum suorum, dit l’une des oraisons de vêture ; il signifie. la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ nous pénétrant, nous enveloppant entièrement : Quicumque enim in Christo baptizati estis, Christum induistis (GAL., III, 27) : c’est surtout la boule qui symbolise cette grâce unique et l’appartenance à la société des parfaits dont on portera désormais les livrées. L’habit est tout ensemble indice de cette appartenance, et procédé, instrument d’isolement du monde, fortisque armatura ac tuta defensio, dit encore le rituel. Il symbolise enfin (on le voit mieux dans le cérémonial de la consécration des Vierges) l’ornement et la parure de l’âme épouse ; car la profession peut aussi être envisagée comme une fête nuptiale. Et de même qu’en remettant la robe blanche au baptisé, l’Église l’invitait à la garder sans tache jusqu’au jour des noces éternelles, l’Abbé demande de même pour le jeune profès : Ad caeleste convivium suavissimi Sponsi, Domini Nostri Jesu Christi, perenniter regnaturus, cum nuptiali veste delectabiliter introduci.
La tradition monastique veut que le profès garde la coule (et autrefois il demeurait couvert du capuchon) pendant les jours qui suivent immédiatement ce second baptême : ainsi les nouveaux baptisés conservaient-ils quelque temps leurs vêtements blancs et le bonnet ou le bandeau . L’Abbé découvrait la tête au temps marqué ; et toujours comme au baptême, c’était une petite cérémonie liturgique, qui avait lieu d’ordinaire à l’église, après la Messe conventuelle, quelquefois au chapitre.
Le Seigneur a donc “ adopté ” le profès ; celui-ci appartient désormais à la famille de Dieu. Mais la famille de Dieu, c’est, avec la société des trois Personnes, celle des membres de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est l’Église. Le baptême nous a faits tous “ un ” dans le Christ ; la profession, à son tour, nous agrège à la société de ceux qui sont spécialement voués à Dieu, et entre lesquels il y a, comme dans la primitive église, communauté de biens, de prières, de travaux. Le Suscipe me du convent manifestait déjà, nous l’avons dit, cette union ; mais saint Benoît a voulu qu’il y eût un rite formel d’adoption au sein de la famille monastique. Et de même qu’au jour du baptême c’est en devenant enfants de l’Église que les hommes deviennent enfants de Dieu et communient à la vie surnaturelle : de même aussi, le jour de la profession, c’est en devenant enfants du monastère qu’ils participent à la vie surnaturelle parfaite. Lorsque le profès a sollicité la prière de l’Abbé et reçu de lui le baiser paternel, les moines viennent tous embrasser l’élu, qui leur demande, selon le texte même de la sainte Règle, de prier pour lui ; et ils lui répondent un cordial Proficiat . Tandis qu’à Saint-Maur et partout ailleurs le profès passait dans les stalles pour cette cérémonie, au Mont Cassin les frères venaient à lui, et c’est à genoux qu’on se donnait la paix, pour bien marquer le, respect surnaturel et la sainte tendresse de tous ces consacrés. Tel est, aussi notre usage .
La profession est achevé. Selon le rite attesté par les plus anciens documents, par exemple chez Paul Diacre et Hildemar, le néophyte se prosterne devant l’autel, “ tout enveloppé ” dans sa coule, notent des rituels, comme celui de Saint-Maur. Mortui estis et vita vestra est abscondita cum Christo in Deo (COL., lll, 3). Consepulti sumus cum illo per baptismum in mortem (Rom., Vl, 4). C’est afin de traduire de façon expressive cette idée de mort que la coutume monastique moderne a imaginé d’introduire la cérémonie du drap mortuaire et des cierges allumés. D. Guéranger s’est excusé, dans ses conférences, d’avoir conservé un usage “ dont les fidèles tirent quelque édification ”, mais qu’il reconnaissait un peu trop théâtral et susceptible de faire mal comprendre ce qu’a produit réellement la profession. Il n’y a pas là, en effet, que le cadavre du vieil homme : il y a aussi et surtout un vivant, un renouvelé ; il y a une hostie vivante, “ une hostie pure, sainte et immaculée ”, réunie à celle de l’autel, présentée et acceptée comme elle, enveloppée par le diacre dans un même parfum d’encens.
Et la Messe continue. Immobile et silencieux comme l’Agneau de Dieu, le jeune profès se laisse immoler et consommer mystiquement par le Pontife éternel. Ah ! la douce Messe ! Ah ! la douce communion ! Toute la vie monastique devrait ressembler à cette Messe de la profession. Supplices te rogamus, omnipotens Deus, juge haec perlerri, per menus sancti Angeli tui in sublime altare tuum, in conspectu divinae Majestatis tuas... Puis c’est le Pater, un appel à la Tendresse, à la Beauté, à la Pureté incréée, une demande tranquille et complète. La sainte communion achève l’illumination baptismale : de même le profès doit, conformément à nos plus anciennes coutumes, recevoir le Corps et le Sang du Seigneur ; et, toujours comme les néophytes, il communiera chaque jour de sa période in albis.
Enfin le jeune profès est mis officiellement en possession de sa stalle, au chœur. C’est la consécration des droits acquis par la profession ; désormais le moine gardera le rang que celle-ci lui assigne. Sa vraie place est donc maintenant au chœur : c’est pour la Louange qu’il a été choisi et bénit. A la moniale, le Prélat fait même une tradition solennelle du livre de l’office divin. Cependant, notre Cérémonial, d’accord une fois de plus avec la tradition, vent que pendant trois jours le néophyte ne remplisse seul aucune fonction du chœur. Autrefois même, il gardait un complet silence, caché nuit et jour dans sa coule, s’entretenant avec le Seigneur .

Res si quas habet, tut eroget prius pauperibus, tut facta solemniter donatione, conferat monasterio, nihil sibi reservans ex omnibus : quippe qui ex illo die nec proprii corporis potestatem se habiturum seiat. Mox ergo in oratorio exuatur rebus propriis quibus vestitus est et induatur rebus monasterii. Illa autem vestimenta quibus exutus est, reponantur in vestiario conservanda, ut si aliquando, suadente diabolo, consenserit ut egrediattir de monasterio (quod absit), tunc exutus rebus monasterii projiciatur. Illam tamen petitionem, quam desuper altare abbas tulit, non recipiat, sed in monasterio reservetur
S’il a des biens, il les aura donnés auparavant aux pauvres ou attribués au monastère par une donation en forme, sans se réserver rien du tout, d’autant qu’à partir de ce jour, il le sait, il n’aura même plus la libre disposition de son propre corps. Qu’il soit donc dépouillé aussitôt dans l’oratoire des effets personnels dont il était vêtu et qu’on lui mette des vêtements du monastère. Les vêtements qu’on lui a enlevés seront déposés au vestiaire et conservés afin que, si un jour, à l’instigation du diable, il se décidait, par malheur, à sortir du monastère, il soit dépouillé de l’habit monastique, avant d’être chassé. Cependant on ne lui rendra pas l’acte de sa profession, que l’abbé aura repris sur l’autel, mais on le conservera au monastère.


DlSPOSlTlONS RELATIVES AUX BIENS. - Que va faire le moine de ses biens, s’il en a ? N. B. Père y pourvoit en terminant le chapitre, et ses prescriptions sont l’écho de l’enseignement des anciens .
Eroget prius : c’est-à-dire avant la profession, ou bien avant l’imposition des vêtements monastiques dont il sera parlé bientôt. De ses biens présents, de ses biens futurs, le candidat peut et doit disposer librement. Il a le choix entre les bénéficiaires : on ne lui demande que de rendre sa désappropriation complète et définitive, sans se rien réserver ni au dedans ni au dehors, sans s’assurer le bénéfice de petites pensions. Toutes les Règles monastiques ont insisté avec force, nous le savons, sur l’incompatibilité d’une possession quelconque avec la vraie vie religieuse.
Saint Benoît ne dit mot des parents. Il ne semble pas que les anciens fussent très partisans de ces donations à la, famille. Saint Césaire, par exemple, s’en explique dans sa deuxième lettre ad Caesariam Abbatissamm . La profession monastique consacre au. Seigneur l’homme tout entier ; ses biens font, en quelque sorte, partie de lui : le meilleur usage qu’en puisse faire le candidat est donc de les offrir tous à Dieu dans la personne de ses pauvres. C’est le conseil formel du Seigneur Vende... et da pauperibus ; et c’est ce à quoi songe d’abord saint Benoît : aut croget prius pauperibus. Évidemment, si les parents sont dans le besoin, c’est par eux que devront commencer les largesses. Il est légitime aussi de sonner al ! monastère : le monastère est de notre parenté, le monastère est pauvre. Aussi N. B. Père, sans prétendre qu’il faille rien réclamer du candidat ou de sa famille, sans négliger d’insinuer ici et au chapitre suivant qu’il faut se comporter en tout ceci avec beaucoup de mesure, est-il moins sévère que Cassien et saint Basile : le premier veut que l’on n’accepte rien du novice, l’autre ne parle que de donation faite aux pauvres et déconseille de rien accepter des parents .
La tradition monastique s’est conformée à la pensée de N. B. Père et à sa réserve. Il est curieux d’entendre le petit dialogue qui s’engageait, chez Paul Diacre et chez Hildemar, entre l’Abbé et le novice . Dans l’usage actuel, une pension durant le noviciat est permise, mai. ; nullement exigée. On petit n’apporter que sa “ bonne volonté p, comme dit le fondateur de Cluny. La dot des moniales est souvent condition sine qua non de la subsistance du monastère, et cet usage est approuvé par le Saint-Siège. Mais l’Église, tout en reconnaissant aux monastères le droit d’agréer les donations de ceux qui vont faire profession, a toujours pris soin de prévenir toutes manœuvres et conventions simoniaques. Le concile de Trente détermine l’époque où le novice doit disposer de ses biens : c’est deux mois seulement avant la profession, - deux mois, aujourd’hui, avant la profession solennelle.
La donation prescrite par saint Benoît semblerait, d’après la Règle, avoir lieu au cours même de la cérémonie de profession. Mais le texte peut s’entendre autrement. Il n’est pas impossible d’ailleurs que, toutes choses ayant été réglées d’avance, on affirmât solennellement, au cours de la profession, vouloir disposer de ses biens de telle et telle manière ; peut-être faut-il entendre ainsi un passage de la Règle du Maître .
Saint Benoît demande que, s’il s’agit de donation au monastère, elle se fasse dans les formes juridiques reçues, afin qu’il conste clairement de l’intention du donateur, afin que l’appui de la loi soit assuré, afin qu’on puisse défendre le monastère contre les évictions et les procès. Le Maître veut que l’acte de donation, dressé lors de l’entrée du candidat, soit contresigné par les religieux témoins, l’évêque, le prêtre, le diacre, les clercs du lieu, et déposé sur l’autel . D. Martène a établi que ce fait de placer sur l’autel les chartes de donation n’est pas un cas isolé ; il nous reste quelques-unes des formules employées . Nihil sibi reservans... : saint Benoît s’était déjà exprimé à peu près dans les mêmes termes au chapitre XXXIII, et nous avons alors expliqué sa pensée.
Mox ergo... Afin de réaliser complètement et de traduire à l’extérieur cette incapacité foncière, le nouveau profès est dépouillé, dans l’oratoire même, de ses vêtements séculiers et revêtu de ceux du monastère. Par conséquent, le noviciat se faisait bien, au temps de saint Benoît, sous l’habit séculier, comme nous l’avons noté plus haut. Saint Benoît utilise ici encore des textes de saint Pacôme et de Cassien ; comme eux, il veut que les vêtements du siècle soient déposés au vestiaire. Sans doute ils ne demeureront pas en réserve indéfiniment, car, en cas de désertion, on pouvait aisément leur trouver un équivalent.
Ces sorties du monastère, en dépit du vœu de stabilité, se produisaient alors assez souvent pour que saint Benoît ait songé à déterminer combien de fois on consentirait à recevoir celui qui est sorti ou qui a été rejeté par sa faute (chap. XXlX). Pour certaines natures violentes, la tentation était assez forte pour qu’on prît contre ,elles des précautions utiles. Il n’est pas rare de rencontrer dans les anciens rituels de profession la demande que les candidats adressent à l’Abbé de les verrouiller solidement le jour où le diable les solliciterait à quitter le monastère, ou de les ramener de force s’ils ont déserté. L’Abbé avait à sa disposition un code pénal et des prisons. Mais N. B. Père n’a point prescrit de contrainte ni de coercition contre le fugitif ; pourtant, il ne lui laisse pas emporter, on ne sait où, le vêtement de la sainte profession ; le fuyard n’y a plus droit ; le porter dans le siècle ferait scandale ; et saint Benoît veut éviter aussi qu’il se prévale de son habit, comme les gyrovagues, pour être accueilli dans un autre monastère. Le Droit canon a fixé la discipline relative aux expulsés et aux sécularisés ; il a conservé la règle monastique qui leur interdit le port de l’habit religieux.
On rend donc, dit saint Benoît, la vieille dépouille séculière : mais on ne rendra jamais cette chose que le déserteur voudrait peut-être emporter ou lacérer : sa charte, sa charte recueillie par l’Abbé sur l’autel du Seigneur, et qui témoignera éternellement en faveur des droits de Dieu, contre le violateur du contrat.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du lundi 12 août 2019 au mercredi 11 septembre 2019

lundi 12 août 2019
Feria II - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou S. Ioannae Franciscae de Chantal, religiosae, memoria ad libitum.
Ste Jeanne-Françoise de Chantal, religieuse
Veuve, disciple de St François de Sales, première supérieure des Visitandines (†1641) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 13 août 2019
Feria III - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou Ss. Pontiani, papae, et Hippolyti, presbyteri, martyrum, memoria ad libitum.
Sts Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre, martyrs
Opposés, la persécution les réunit. Le pape et le théologien moururent martyrs en Sardaigne en 235 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 14 août 2019
Feria IV - Hebdomada XIX per annum

S. Maximiliani Mariae Kolbe, presbyteri et martyris, Memoria.

St Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr
Prêtre franciscain, "homme de l'Immaculée Conception ", il donna sa vie à Auschwitz en 1941 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 15 août 2019
Feria V - Hebdomada XIX per annum

IN ASSUMPTIONE B. Mariae V., patronae principalis Galliae, Sollemnitas.

ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Marie entra corps et âme dans le paradis - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 16 août 2019
Feria VI - Hebdomada XIX per annum

FERIE ou S. Stephani Hungariae, memoria ad libitum.
St Étienne de Hongrie
Roi de Hongrie, couronné à Noël de l'an 1000, aidé par son épouse Gisèle, il évangélisa son peuple (†1038) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 17 août 2019
Sabbato - Hebdomada XIX per annum

FERIE
Ste Jeanne Delanoue
Religieuse, fondatrice d'un Ordre au service de ceux qui souffrent (†1736) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 18 août 2019
Dominica - Hebdomada XX per annum

Dominica XX per annum.

Ste Hélène
Mère de Constantin (†328) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 19 août 2019
Feria II - Hebdomada XX per annum

FERIE ou S. Ioannis Eudes, presbyteri, memoria ad libitum.
St Jean Eudes, prêtre
Prêtre de l'Oratoire, fondateur de la congrégation dite des pères eudistes, promoteur du culte du Sacré-Cœur (†1680) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 20 août 2019
Feria III - Hebdomada XX per annum

S. Bernardi, abbatis et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Bernard, abbé et docteur de l'Église
Abbé cistercien de Clairvaux, donna à son Ordre une nouvelle impulsion. Docteur de l'Église, dit marial (†1153) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 21 août 2019
Feria IV - Hebdomada XX per annum

S. Pii X, papae, Memoria.

St Pie X, pape
Pape, doux et pieux, il dut condamner les erreurs dites modernes. Il invita les chrétiens à communier plus souvent (†1914) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 22 août 2019
Feria V - Hebdomada XX per annum

B. Mariae Virginis Reginae, Memoria.

Bienheureuse Vierge Marie, reine.
Mémoire instituée par le pape Pie XII en 1954, elle rappelle que Marie participe à un titre tout spécial à la royauté du Christ. - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 23 août 2019
Feria VI - Hebdomada XX per annum

FERIE ou S. Rosae de Lima, virginis, memoria ad libitum.
Ste Rose de Lima
Tertiaire dominicaine, offrit sa vie pour la conversion des Indiens (†1617) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 24 août 2019
Sabbato - Hebdomada XX per annum

S. Bartholomaei, apostoli, Festum.

St Barthélemy, apôtre
Apôtre, souvent confondu avec Nathanaël, serait mort martyr, écorché vif - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 25 août 2019
Dominica - Hebdomada XXI per annum

Dominica XXI per annum.

St Louis
Roi de France, il vécut l'idéal franciscain, est mort en Croisade devant Tunis (†1270) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 26 août 2019
Feria II - Hebdomada XXI per annum

FERIE ou S. Cesarii Arelatensis, episcopi., memoria ad libitum.
St Césaire d'Arles, évêque
Evêque, père de l'Eglise, il défendit ses fidèles face aux babares (+ 1543) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 27 août 2019
Feria III - Hebdomada XXI per annum

S. Monicae, Memoria.

Ste Monique
Mère de St Augustin, par ses prières et sa patience a converti sa famille (†387) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 28 août 2019
Feria IV - Hebdomada XXI per annum

S. Augustini, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Augustin, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Hippone, théologien de la grâce, docteur de l'Église (†430) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 29 août 2019
Feria V - Hebdomada XXI per annum

In Passione S. Ioannis Baptistae, martyris, Memoria.

Passion de St Jean-Baptiste
Le précurseur par sa mort a annoncé la passion du Christ. Arrêté par Hérode, il fut décapité à la demande de Salomé - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 30 août 2019
Feria VI - Hebdomada XXI per annum

FERIE
Ste Jeanne Jugan
Fondatrice des petites sœurs de pauvres (+1879) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 31 août 2019
Sabbato - Hebdomada XXI per annum

FERIE
Bx Edmige et ses compagnons
Frères des écoles chrétiennes, morts martyrs en Espagne en 1936 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 1 septembre 2019
Dominica - Hebdomada XXII per annum

Dominica XXII per annum.

St Gilles
D'origine grecque, il vécut en ermite près de Nîmes et fonda une abbaye qui porte aujourd'hui son nom (†721) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 2 septembre 2019
Feria II - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Martyrs de septembre
191 chrétiens ont été massacrés à Paris le 2 septembre 1792 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 3 septembre 2019
Feria III - Hebdomada XXII per annum

S. Gregorii Magni, papae et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église
Pape, il fut un homme de prière et d'action, soulagea la misère du peuple romain, embellit la liturgie, docteur de l’Église (†604) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 4 septembre 2019
Feria IV - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bse Marie Sainte-Cécile
Dina Bélanger fut une grande pianiste. Elle abandonna la gloire et devint religieuse soignante, elle mourut au Canada en 1929 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 5 septembre 2019
Feria V - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bse Térésa de Calcutta
Religieuse, fondatrice des Filles de la Charité (†1997) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 6 septembre 2019
Feria VI - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Bertrand de Garrigues
Un des premiers compagnons de St Dominique, mort dans le Vaucluse (†1230) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 7 septembre 2019
Sabbato - Hebdomada XXII per annum

FERIE
Bx Jean-Baptiste Mazzuconi
Martyr en Océanie en 1855 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 8 septembre 2019
Dominica - Hebdomada XXIII per annum

Dominica XXIII per annum.

Nativité de la bienheureuse Vierge Marie
Fête de la naissance de Marie, mère de Notre Seigneur Jésus Christ - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 9 septembre 2019
Feria II - Hebdomada XXIII per annum

FERIE ou S. Petri Claver, presbyteri, memoria ad libitum.
St Pierre Claver, prêtre
Jésuite d'origine catalane, a consacré sa vie à soulager les souffrances des esclaves victimes du trafic vers les "Indes occidentales " (†1654) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 10 septembre 2019
Feria III - Hebdomada XXIII per annum

FERIE
Bx martyrs du Japon
Missionnaires franciscains, morts dans l'année 1622 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 11 septembre 2019
Feria IV - Hebdomada XXIII per annum

FERIE
St Jean-Gabriel Perboyre
Né près de Cahors, lazariste, missionnaire en Chine, il fut dénoncé comme chrétien et mourut pendu à un poteau (†1840) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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