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Martyrologe du mercredi 11 décembre 2019

Martyrologe
Le 11 décembre
1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux... fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée.
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents.
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres.
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence.
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François.
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence.
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs.
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn.
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.

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Invitatoire du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria III Mardi
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regem ventúrum Dóminum, veníte, adorémus.Ant. Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du mercredi 11 décembre 2019


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Rerum creátor óptime
rectórque noster, réspice;
nos a quiéte nóxia
mersos sopóre líbera.

Te, sancte Christe, póscimus;
ignósce tu crimínibus,
ad confiténdum súrgimus
morásque noctis rúmpimus.

Mentes manúsque tóllimus,
Prophéta sicut nóctibus
nobis geréndum præcipit
Paulúsque gestis cénsuit.

Vides malum quod géssimus;
occúlta nostra pándimus,
preces geméntes fúndimus;
dimítte quod peccávimus.

Sit, Christe, rex piíssime,
tibi Patríque glória
cum Spíritu Paráclito,
in sempitérna sæcula. Amen.
Très bon créateur de ce monde,
notre maître, regarde-nous :
libère nous de la torpeur,
du sommeil qui nous engourdit.

Au Christ, c'est Toi que nous prions,
daigne nous pardonner nos fautes ;
rompant la longueur de la nuit,
nous voici prêt à Te louer.

Nous élevons nos mains, nos cœurs,
comme le prophète a prescrit
de le faire au cours de la nuit,
et suivant l'exemple de Paul.

Tu vois quel mal nous avons fait,
nous dévoilons le plus caché ;
en gémissant, nous te prions
de nous remettre nos péchés.

O Christ, ô roi plein de bonté,
gloire à Toi et gloire à Ton Père,
avec l'Esprit consolateur,
à travers les siècles sans fin.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Da nobis Dómine, * auxílium de tribulatióne.Ant. 1 Donne-nous, Seigneur, le secours dans la tribulation.
Psalmus 59 (60) Psaume 59 (60)
Post calamitatem oratio Prière après une calamité
In mundo pressuram habetis, sed confidite, ego vici mundum (Io 16, 33). Vous aurez des épreuves dans le monde, mais prenez confiance, J'ai vaincu le monde (Io 16, 33).
Deus, reppulísti nos, destruxísti nos. * Irátus es. Convértere ad nos! O Dieu, Tu nous a rejetés, Tu nous a dispersés : Tu étais irrité. Rends-nous Ta faveur !
Concussísti terram, confregísti eam; * sana contritiónes eius, quia commóta est. Tu as ébranlé le pays, Tu l'as déchiré : répare ses brèches, car il chancelle.
Ostendísti pópulo tuo dura, * potásti nos vino vertíginis. Tu as fait voir à Ton peuple de rudes épreuves, Tu nous a fait boire un vin de vertige.
Dedísti metuéntibus te signum, * ut fúgiant a fácie arcus. Mais Tu as donné à ceux qui Te craignent une bannière, afin qu'elle s'élève à cause de Ta vérité.
Ut liberéntur dilécti tui, * salvos fac déxtera tua et exáudi nos. Afin que Tes bien-aimés soient délivrés, sauve par Ta droite, et exauce-nous.
Deus locútus est in sancto suo: † «Lætábor et partíbor Síchimam * et convállem Succoth metíbor. Dieu a parlé dans sa sainteté : « Je tressaillirai de joie. J'aurai Sichem en partage, et je mesurerai la vallée de Succoth.
Meus est Gálaad et meus est Manásses * et Ephraim fortitúdo cápitis mei. Galaad est à moi, à moi Manassé, et Ephraim est l'armure de ma tête.
Iuda sceptrum meum, * Moab olla lavácri mei. Et Juda mon sceptre, Moab est le bassin où je me lave.
Super Idumæam exténdam calceaméntum meum, * super Philistæam vociferábor». Sur Edom je jette ma sandale; terre des Philistins, pousse des acclamations en mon honneur ».
Quis addúcet me in civitátem munítam? * Quis dedúcet me usque in Idumæam? Qui me mènera à la ville forte? Qui me conduira à Edom?
Nonne tu, Deus, qui reppulísti nos, * et non egrediéris, Deus, in virtútibus nostris? N'est-ce pas Toi, ô Dieu, qui nous avais rejetés, ô Dieu, qui ne sortais plus avec nos armées ?
Da nobis auxílium de tribulatióne, * quia vana salus hóminis. Prête-nous Ton secours contre l'oppresseur ! Le secours de l'homme n'est que vanité.
In Deo faciémus virtútem, * et ipse conculcábit tribulántes nos. Avec Dieu nous accomplirons des exploits ; Il écrasera nos ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 60 (61) Psaume 60 (61)
Exsulis oratio Prière de l'exilé
Oratio iusti æterna sperantis (S. Hilarius). Prière du juste attendant l'éternité (S. Hilaire).
Exáudi, Deus, deprecatiónem meam, * inténde oratióni meæ. O Dieu, entends mes cris, sois attentif à ma prière.
A fínibus terræ ad te clamávi, † dum anxiarétur cor meum. * In petram inaccéssam mihi deduc me! De l'extrémité de la terre je crie vers Toi, dans l'angoisse de mon coeur ; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre.
Quia factus es spes mea, * turris fortitúdinis a fácie inimíci. Car Tu es pour moi un refuge, une tour puissante contre l'ennemi.
Inhabitábo in tabernáculo tuo in sæcula, * prótegar in velaménto alárum tuárum, Je voudrais demeurer à jamais dans Ta tente, me réfugier à l'abri de Tes ailes !
quóniam tu, Deus meus, exaudísti vota mea, * dedísti hereditátem timéntium nomen tuum. Car Toi, ô Dieu, Tu exauces mes voeux, Tu m'as donné l'héritage de ceux qui révèrent Ton nom.
Dies super dies regis adícies, * annos eius usque in diem generatiónis et generatiónis. Ajoute des jours aux jours du roi, que ses années se prolongent d'âge en âge !
Sédeat in ætérnum in conspéctu Dei; * misericórdia et véritas servent eum. Qu'il demeure sur le trône éternellement devant Dieu ; ordonne à Ta bonté et à Ta vérité de le garder !
Sic psalmum dicam nómini tuo in sæculum sæculi, * ut reddam vota mea de die in diem. Alors je célébrerai Ton nom à jamais, et j'accomplirai mes voeux chaque jour.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Da nobis Dómine, * auxílium de tribulatióne.Ant. Donne-nous, Seigneur, le secours dans la tribulation.
Ant. 2 Benedícite, gentes, * Deum nostrum.Ant. 2 Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 61 (62) Psaume 61 (62)
Pax in Deo Paix en Dieu
Deus spei repleat vos omni pace in credendo (Rom 15, 13). Que le Dieu de l'espérance vous donne en plénitude, dans votre acte de foi, la joie et la paix. (Rom 15, 13).
In Deo tantum quiésce, ánima mea, * ab ipso enim salutáre meum. Oui, à Dieu mon âme en paix s'abandonne, de Lui vient mon secours.
Verúmtamen ipse refúgium meum et salutáre meum, * præsídium meum, non movébor ámplius. Oui, Il est mon refuge et mon salut ; Il est ma forteresse : je ne serai pas tout à fait ébranlé.
Quoúsque irrúitis in hóminem, ? contúnditis univérsi vos * tamquam paríetem inclinátum et macériam depúlsam? Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, pour l'abattre tous ensemble, comme une clôture qui penche, comme une muraille qui s'écroule?
Verúmtamen de excélso suo cogitavérunt depéllere; delectabántur mendácio. * Ore suo benedicébant et corde suo maledicébant. Oui, ils complotent pour le précipiter de sa hauteur ; ils se plaisent au mensonge ; ils bénissent de leur bouche, et ils maudissent dans leur coeur.
In Deo tantum quiésce, ánima mea, * quóniam ab ipso patiéntia mea. Oui, ô mon âme, à Dieu abandonne-toi en paix; car de Lui vient mon endurance.
Verúmtamen ipse Deus meus et salutáre meum, * præsídium meum, non movébor. Oui, Il est mon Dieu et mon salut ; Il est ma forteresse : je ne chancellerai point.
In Deo salutáre meum et glória mea; * Deus fortitúdinis meæ, et refúgium meum in Deo est. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu .
Speráte in eo, omnis congregátio pópuli, ? effúndite coram illo corda vestra; * Deus refúgium nobis. En tout temps, ô peuple, confie-toi en Lui ; épanchez devant Lui vos coeurs : Dieu est notre refuge.
Verúmtamen vánitas fílii Adam, * mendácium fílii hóminum. Oui, les mortels sont vanité, les fils de l'homme sont mensonge ;
In statéram si conscéndant, * super fumum leves sunt omnes. dans la balance ils monteraient, tous ensemble plus légers qu'un souffle.
Nolíte speráre in violéntia ? et in rapína nolíte décipi; * divítiæ si áffluant, nolíte cor appónere. N'espérez pas dans la violence, et ne vous confiez pas dans la rapine ; Si vos richesses s'accroissent, n'y attachez pas votre coeur.
Semel locútus est Deus, * duo hæc audívi: Dieu a dit une parole, ou deux, que j'ai entendues :
quia potéstas Deo est, ? et tibi, Dómine, misericórdia; * quia tu reddes unicuíque iuxta ópera sua. La puissance est à Dieu ; à Toi aussi, Seigneur, la miséricorde. Car Tu rends à chacun selon ses oeuvres.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius)
Iubiláte Deo, omnis terra,  psalmum dícite glóriae nóminis eíus, * glorificáte laudem eíus.
Dícite Deo: “Quam terribília sunt ópera tua. * Prae multitúdine virtútis tuae blandiéntur tibi inimíci tui.
Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo.”
Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum. Convértit mare in áridam, et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi laetábimur in ipso.
Qui dominátur in virtúte sua in aetérnum, óculi eíus super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis. Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eíus;
qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum. Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
Imposuísti hómines super cápita nostra, transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
Introíbo in domum tuam in holocáustis; * reddam tibi vota mea,
quae protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
Veníte, audíte, et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimae meae.
Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meae.
Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Benedícite, gentes, * Deum nostrum.Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
Ant. 3 In ecclésiis * benedícite Dómino.Ant. 3 Dans les assemblées, bénissez le Seigneur.
Psalmus 67
Triumphalis ingressus Domini
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,10).
I
Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus. * Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
Et iústi laeténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in laetítia.
Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
Iubiláte in conspéctu eíus;  pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
étiam caeli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
“Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
Et vos dormítis inter médias caulas: * alae colúmbae nitent argénto, et pennae eíus pallóre auri.
Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
Mons Dei mons Basan, mons cacúminum mons Basan. *
Ut quid invidétis, montes cacúminum, monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
Praecédunt cantóres, postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculae tympanístriae.
“In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, príncipes Iúdae cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
Manda, Deus, virtúti tuae; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
Íncrepa feram arúndinis, congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
Díssipa gentes, quae bella volunt. Vénient optimátes ex Aegýpto, * Aethiópia praevéniet manus suas Deo.
Regna terrae, cantáte Deo, psállite Dómino, psállite Deo, qui fertur super caelum caeli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
Tribúite virtútem Deo. Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suae. * Benedíctus Deus!
Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In ecclésiis * benedícite Dómino.Ant. Dans les assemblées, bénissez le Seigneur.
℣. Omnes mirabántur in verbis grátiæ.
℟. Quæ procedébant de ore ipsius.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
A vinculis peccatórum nostrórum absólvat nos omnipotens et miséricors Dóminus. ℟. Amen. Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux dissolve les liens de nos péchés.
Lectio brevis (Sap 1, 1-2) Lecture brève (Sap 1, 1-2)
Dilígite iustítiam, qui iudicátis terram, sentíte de Dómino in bonitáte et in simplicitáte cordis quærite illum, quóniam invenítur ab his, qui non tentant illum, se autem maniféstat eis, qui fidem habent in illum. Aimez la justice, vous qui jugez la terre. Ayez du Seigneur des sentiments dignes de Lui, et cherchez-Le dans la simplicité du coeur; car ceux qui ne Le tentent pas Le trouvent, et Il Se manifeste à ceux qui ont confiance en Lui.
℟. In te, Dómine, sperávi: * Non confúndar in ætérnum. ℣. In iustítia tua libera et éripe me. ℣. Glória Patri, et Filio, et Spíritui Sancto. ℟. En Toi, Seigneur, j'ai espéré : * je ne serai jamais confondu. ℣. Dans Ta justice libère-moi et délivre-moi. ℣. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Faciet Dóminus exercítuum ómnibus pópulis in monte hoc convívium pínguium, convívium vini meri, pínguium medullatórum, vini deliquáti. Et præcipitábit in monte isto fáciem vínculi colligáti super omnes pópulos et telam quam ordítus est super omnes natiónes. Præcipitábit mortem in sempitérnum et abstérget Dóminus Deus lácrimam ab omni fácie et oppróbrium pópuli sui áuferet de univérsa terra, quia Dóminus locútus est. Le Seigneur des armées prépare pour tous les peuples, sur cette montagne, un festin de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes mœlleuses, de vins dépouillés. Il a détruit sur cette montagne le voile qui voilait tous les peuples et le tissu tendu sur toutes les nations; il a fait disparaître la mort à jamais. Le Seigneur Dieu a essuyé les pleurs sur tous les visages, il ôtera l'opprobre de son peuple sur toute la terre, car le Seigneur a parlé.
℟. Ierúsalem, plantábis víneam in móntibus tuis et exsultábis quia dies Dómini véniet: surge, Sion, convértere ad Deum tuum; gaude et lætáre Iacob, * Quia de médio géntium Salvátor tuus véniet. ℣. Deus a Líbano véniet et Sanctus de monte umbróso et condénso. * Quia de. ℟. Jérusalem, tu planteras la vigne sur tes montagnes, et tu exulteras de bonheur, car il vient, le Jour du Seigneur. Lève-toi, Sion, et reviens à ton Dieu; Jacob, tressaille de joie et d'allégresse: * Voici ton Sauveur; il vient du milieu des nations! ℣. Dieu vient du Liban; le Saint, du mont boisé, ténébreux! * Voici.
Lectio II Lecture II
Et dicétur in die illa: " Ecce Deus noster iste, exspectávimus eum, ut salváret nos; iste Dominus, sustinúimus eum: exsultábimus et lætábimur in salutári eius. Quia requiéscet manus Dómini in monte isto ". Et triturábitur Moab in loco suo, sícuti terúntur páleæ in sterquilínio; et exténdet manus suas in médio eius, sicut exténdit natans ad natándum; et humiliábitur supérbia eius cum allisióne mánuum eius. Et firmum muniméntum murórum tuórum evértit, deiécit, prostrávit in terram usque ad púlverem. Et on dira, en ce jour-là: « Voyez, c'est notre Dieu, en lui nous espérions pour qu'il nous sauve; c'est le Seigneur, nous espérions en lui. Exultons, réjouissons-nous du salut qu'il nous a donné. Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. » Et Moab sera foulé sur place, comme on foule la paille dans la fosse à fumier. Il étend les mains, au milieu de la montagne, comme le nageur les étend pour nager. Mais il rabaissera son orgueil, malgré les efforts de ses mains. Et la place forte inaccessible de tes remparts, il l'a abattue, abaissée, renversée à terre, dans la poussière.
℟. Ecce véniet Dóminus, protéctor noster, Sanctus Israel, * Corónam regni habens in cápite suo. ℣. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Corónam. ℟. Voici venir le Seigneur, le Saint d'Israël, c'est lui notre secours! * Sa tête est couronnée du diadème royal. ℣. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance, * Sa tête.
Lectio III Lecture III
In die illa cantábitur cánticum istud in terra Iudæ: " Urbs fortis nobis in salútem; pósuit muros et antemurále. Aperíte portas, et ingrediátur gens iusta, quæ servat fidem. Propósitum eius est firmum; servábis pacem, quia in te sperávit. Speráte in Dóminum in sæculis ætérnis, Dóminus est petra ætérna. Quia evértit habitántes in excélso, civitátem sublímem humiliábit; humiliábit eam usque ad terram, détrahet eam usque ad púlverem. Conculcábit eam pes, pedes páuperis, gressus egenórum. " En ce jour-là, on chantera ce chant au pays de Juda: « Nous avons une ville forte; pour nous protéger, il a mis mur et avant-mur. Ouvrez les portes! Qu'elle entre, la nation juste qui observe la fidélité. C'est un dessein arrêté: tu assureras la paix, la paix qui t'est confiée. Confiez-vous dans le Seigneur à jamais! Car le Seigneur est un rocher, éternellement. C'est lui qui a précipité les habitants des hauteurs, la cité élevée; il l'abaisse, il l'abaisse jusqu'à terre, il lui fait mordre la poussière. Elle sera foulée aux pieds, par les pieds du malheureux, par les pas du faible. »
℟. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolábor vos, dicit Dóminus: et de Ierúsalem civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium: * Et vidébitis et gaudébit cor vestrum. ℣. Dabo in Sion salútem, et in Ierúsalem glóriam meam. * Et vidébitis. ℣. Glória Patri. * Et vidébitis. ℟. Comme une mère console ses enfants, je vous consolerai, dit le Seigneur; et de Jérusalem, cité que j'ai choisie, viendra pour vous le secours attendu: * Vous le verrez, vous serez dans la joie! ℣. À Sion, je donnerai le salut; à Jérusalem, je donnerai ma gloire! * Vous le verrez. ℣. Gloire au Père. * Vous le verrez.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 68
Zelus domus tuae comedit me
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
I
Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquae usque ad guttur meum.
Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
Laborávi clamans, raucae factae sunt fauces meae; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quae non rápui, tunc exsolvébam.
Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
Non confundántur super me, * qui quaerunt te, Deus Israel.
Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meae.
Quóniam zelus domus tuae comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
In multitúdine misericórdiae tuae exáudi me, * in veritáte salútis tuae.
Éripe me de luto, ut non infígar, erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
Non me demérgat fluctus aquárum, neque absórbeat me profúndum, * neque úrgeat super me púteus os suum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me. Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; * oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum. Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
Effúnde super eos iram tuam, * et furor irae tuae comprehéndat eos.
Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet. Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam. Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.
Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas. Vídeant húmiles et laeténtur; * quǽrite Deum, et vivet cor vestrum,
quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
Laudent illum caeli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
Quóniam Deus salvam fáciet Sion et aedificábit civitátes Iúdae; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
Et semen servórum eíus hereditábunt eam; * et, qui díligunt nomen eíus, habitábunt in ea.
Non me demérgat fluctus aquárum, neque absórbeat me profúndum, * neque úrgeat super me púteus os suum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 69 (70) Psaume 69 (70)
Deus, in adiutorium meum intende Dieu, viens à mon aide
Domine, salva nos, perimus (Mt 8, 25). Seigneur, sauve-nous, nous périssons (Mt 8, 25).
Deus, in adiutórium meum inténde; * Dómine, ad adiuvándum me festína. Dieu, viens à mon aide, Seigneur, vite à mon secours.
Confundántur et revereántur, * qui quærunt ánimam meam. Qu'ils soient honteux et confus, ceux qui cherchent mon âme.
Avertántur retrórsum et erubéscant, * qui volunt mihi mala. Qu'ils reculent et rougissent ceux qui désirent ma perte.
Convertántur propter confusiónem suam, * qui dicunt mihi: «Euge, euge». Qu'ils retournent en arrière à cause de leur honte, ceux qui disent : « Ah, Ah».
Exsúltent et læténtur in te omnes, qui quærunt te, * et dicant semper: «Magnificétur Deus» qui díligunt salutáre tuum. Qu'ils soient dans l'allégresse et se réjouissent en Toi tous ceux qui Te cherchent. Qu'ils disent sans cesse : « Dieu soit magnifié », ceux qui aiment Ton salut.
Ego vero egénus et pauper sum; * Deus, ad me festína. Moi, je suis indigent et pauvre ; ô Dieu, hâte-Toi vers moi.
Adiútor meus et liberátor meus es tu; * Dómine, ne moréris. Tu es mon aide et mon libérateur; Seigneur, ne tarde pas.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 70 (71) Psaume 70 (71)
Domine, spes mea a iuventute mea Seigneur, mon espoir lors de ma jeunesse
Spe gaudentes, in tribulatione patientes (Rom 12,12). Joyeux dans l'espérance, patients dans l'épreuve (Rom 12,12).
In te, Dómine, sperávi, * non confúndar in ætérnum. En Toi, Seigneur, j'ai placé mon espérance; que jamais je ne sois confondu !
In iustítia tua líbera me et éripe me; * inclína ad me aurem tuam et salva me. Dans Ta justice délivre-moi et sauve-moi ! Incline vers moi Ton oreille et secours-moi !
Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias, Sois pour moi un rocher inaccessible, où je puisse toujours me retirer.
quóniam fortitúdo mea * et refúgium meum es tu. Tu as commandé de me sauver, car Tu es mon rocher et ma forteresse.
Deus meus, éripe me de manu peccatóris * et de manu contra legem agéntis et iníqui. Mon Dieu, délivre-moi de la main du méchant, de la main de l'homme inique et cruel.
Quóniam tu es exspectátio mea, Dómine; * Dómine, spes mea a iuventúte mea. Car Tu es mon espérance Seigneur le Seigneur, l'objet de ma confiance depuis ma jeunesse.
Super te inníxus sum ex útero, † de ventre matris meæ tu es suscéptor meus; * in te laus mea semper. C'est sur Toi que je m'appuie depuis ma naissance, Toi qui m'as fait sortir du sein maternel : Tu es ma louange à jamais !
Tamquam prodígium factus sum multis, * et tu adiútor fortis. Je suis pour la foule comme un prodige, mais Toi, Tu es mon puissant refuge.
Repleátur os meum laude tua, * tota die magnitúdine tua. Que ma bouche soit pleine de Ta louange, que chaque jour elle exalte Ta magnificence !
Ne proícias me in témpore senectútis; * cum defécerit virtus mea, ne derelínquas me. Ne me rejette pas aux jours de ma vieillesse ; au déclin de mes forces ne m'abandonne pas.
Quia dixérunt inimíci mei mihi, † et, qui observábant ánimam meam, * consílium fecérunt in unum Car mes ennemis conspirent contre moi, et ceux qui épient mon âme se concertent entre eux,
dicéntes: «Deus derelíquit eum! † Persequímini et comprehéndite eum, * quia non est qui erípiat». disant : " Dieu l'a abandonné ! Poursuivez-le; saisissez-le ; il n'y a personne pour le défendre ! "
Deus, ne elongéris a me; * Deus meus, in auxílium meum festína. O Dieu, ne T'éloigne pas de moi ; mon Dieu, hâte-Toi de me secourir !
Confundántur et defíciant adversántes ánimæ meæ; * operiántur confusióne et pudóre, qui quærunt mala mihi. Qu'ils soient confus qu'ils périssent, ceux qui en veulent à ma vie ! Qu'ils soient couverts de honte et d'opprobre, ceux qui cherchent ma perte
Ego autem semper sperábo * et adíciam super omnem laudem tuam. Pour moi, j'espérerai toujours ; toutes Tes louanges, j'en ajouterai de nouvelles.
Os meum annuntiábit iustítiam tuam, † tota die salutáre tuum: * quæ dinumeráre nescívi. Ma bouche publiera Ta justice, tout le jour Tes faveurs ; car je n'en connais pas le nombre.
Véniam ad poténtias Dómini; * Dómine, memorábor iustítiæ tuæ solíus. Je dirai Tes œuvres puissantes, Seigneur le Seigneur; je rappellerai Ta justice, la Tienne seule.
Deus, docuísti me a iuventúte mea; * et usque nunc annuntiábo mirabília tua. O Dieu, Tu m'as instruit dés ma jeunesse, et jusqu'à ce jour je proclame Tes merveilles.
Et usque in senéctam et sénium, * Deus, ne derelínquas me, Jusqu'au jour de la vieillesse et des cheveux blancs, O Dieu, ne m'abandonne pas,
donec annúntiem bráchium tuum * generatióni omni, quæ ventúra est. afin que je fasse connaître Ta force à la génération présente, Ta puissance à la génération future.
Poténtia tua et iustítia tua, Deus, † usque in altíssima, qui fecísti magnália: * Deus, quis símilis tibi? Ta justice, ô Dieu, atteint jusqu'au ciel, Toi qui accomplis de grandes choses, - ô Dieu, qui est semblable à Toi?
Quantas ostendísti mihi tribulatiónes multas et malas; † íterum vivificásti me * et de abyssis terræ íterum reduxísti me. Toi qui nous a causé des épreuves nombreuses et terribles. Mais tu nous rendras la vie, et des abîmes de la terre tu nous feras remonter.
Multiplicábis magnitúdinem meam * et convérsus consoláberis me. Tu relèveras ma grandeur, et de nouveau Tu me consoleras.
Nam et ego confitébor tibi, † in psaltério veritátem tuam, Deus meus; * psallam tibi in cíthara, Sanctus Israel. Et je Te louerai au son du luth, Je chanterai Ta fidélité, ô mon Dieu, je te chanterai des psaumes sur la cithare, Saint d'Israël.
Exsultábunt lábia mea, cum cantávero tibi, * et ánima mea, quam redemísti; L'allégresse sera sur mes lèvres, quand je te chanterai, et dans mon âme, que Tu as délivrée.
sed et língua mea tota die meditábitur iustítiam tuam, * cum confúsi et revériti fúerint, qui quærunt mala mihi. Et ma langue chaque jour publiera Ta justice, car ils seront confus et ils rougiront, ceux qui cherchent ma perte.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 71 (72) Psaume 71 (72)
Regia Messiæ potestaste Le pouvoir royal du Messie
Apertis thesauris suis, obtulerunt ei munera, aurum et tus et myrrham (Mt 2, 11). Ouvrant leurs coffrets, les mages lui offrirent en présent de l'’or, de l’'encens et de la myrrhe
Deus, iudícium tuum regi da * et iustítiam tuam fílio regis; O Dieu, donne Tes jugements au roi, et Ta justice au fils du roi ;
iúdicet pópulum tuum in iustítia * et páuperes tuos in iudício. qu'Il dirige Ton peuple avec justice, et Tes malheureux avec équité.
Afferant montes pacem pópulo, * et colles iustítiam. Que les montagnes produisent la paix au peuple, ainsi que les collines, par la justice.
Iudicábit páuperes pópuli † et salvos fáciet fílios ínopis * et humiliábit calumniatórem. Qu'Il fasse droit aux malheureux de son peuple, qu'Il assiste les enfants du pauvre, et qu'Il humilie le calomniateur.
Et permanébit cum sole et ante lunam, * in generatióne et generatiónem. Qu'on Te révère, tant que subsistera le soleil, tant que brillera la lune, d'âge en âge.
Descéndet sicut plúvia in gramen * et sicut imber írrigans terram. Qu'Il descende comme la pluie sur le gazon, comme les ondées qui arrosent la terre.
Florébit in diébus eius iustítia et abundántia pacis, * donec auferátur luna. Qu'en Ses jours le juste fleurisse, avec l'abondance de la paix, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de lune.
Et dominábitur a mari usque ad mare * et a Flúmine usque ad términos orbis terrárum. Il dominera d'une mer à l'autre, du Fleuve aux extrémités de la terre.
Coram illo prócident íncolæ desérti, * et inimíci eius terram lingent. Devant Lui se prosterneront les habitants du désert, et Ses ennemis mordront la poussière.
Reges Tharsis et ínsulæ múnera ófferent, * reges Arabum et Saba dona addúcent. Les rois de Tharsis et les îles lui offriront des présents, les rois d'Arabie et de Saba apporteront des dons.
Et adorábunt eum omnes reges, * omnes gentes sérvient ei. Et tous les rois se prosterneront devant Lui, toutes les nations Le serviront.
Quia liberábit ínopem clamántem * et páuperem, cui non erat adiútor. Car Il délivrera le pauvre qui crie vers Lui, et le malheureux dépourvu de tout secours.
Parcet páuperi et ínopi * et ánimas páuperum salvas fáciet. II aura pitié du misérable et de l'indigent, et il sauvera la vie du pauvre.
Ex oppressióne et violéntia rédimet ánimas eórum, * et pretiósus erit sanguis eórum coram illo. Il les affranchira de l'oppression et de la violence, et leur sang aura du prix à ses yeux.
Et vivet, et dábitur ei de auro Arábiæ, † et orábunt pro ipso semper; * tota die benedícent ei. Et Il vivra, et on Lui donnera de l'or d'Arabie; on L'adorera sans cesse, tout le jour on Le bénira.
Et erit ubértas fruménti in terra, * in summis móntium fluctuábit; Que les blés abondent dans le pays, jusqu'au sommet des montagnes !
sicut Líbanus fructus eius * et florébit de civitáte sicut fenum terræ. Que leurs épis s'agitent comme les arbres du Liban, que les hommes fleurissent dans la ville comme l'herbe des champs.
Sit nomen eius benedíctum in sæcula, * ante solem permanébit nomen eius. Que Son nom soit béni dans les siècles, tant que brillera le soleil, que Son nom se propage.
Et benedicéntur in ipso omnes tribus terræ, * omnes gentes magnificábunt eum. Qu'on cherche en Lui la bénédiction ! Que toutes les nations Le proclament heureux !
Benedíctus Dóminus Deus, Deus Israel, * qui facit mirabília solus. Béni soit le Seigneur Dieu, le Dieu d'Israël, qui seul fait des prodiges.
Et benedíctum nomen maiestátis eius in ætérnum; * et replébitur maiestáte eius omnis terra. Fiat, fiat. Béni soit à jamais Son nom de majesté. Que toute la terre soit remplie de Sa majesté. Amen, Amen.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 72
Cur iustus vexetur
Beatus est, qui non fuerit scandalizatus in me (Mt II,6).
Quam bonus rectis est Deus, * Deus his, qui mundo sunt corde!
Mei autem paene moti sunt pedes, * pæne effúsi sunt gressus mei,
quia zelávi super gloriántes, * pacem peccatórum videns.
Quia non sunt eis impediménta, * sanus et pinguis est venter eórum.
In labóre mortálium non sunt * et cum homínibus non flagellántur.
Ídeo quasi torques est eis supérbia, * et tamquam induméntum opéruit eos violéntia.
Prodit quasi ex ádipe iníquitas eórum, * erúmpunt cogitatiónes cordis.
Subsannavérunt et locúti sunt nequítiam, * iniquitátem ab excélso locúti sunt.
Posuérunt in cælo os suum, * et lingua eórum transívit in terra.
Ídeo in alto sedent, * et aquae plenæ non pervénient ad eos.
Et dixérunt: “Quómodo scit Deus, * et si est sciéntia in Excélso?”
Ecce ipsi peccatóres et abundántes in sǽculo * multiplicavérunt divítias.
Et dixi: “Ergo sine causa mundávi cor meum * et lavi in innocéntia manus meas;
et fui flagellátus tota die, * et castigátio mea in matutínis.”
Si dixíssem: “Lóquar ut illi”, * ecce generatiónem filiórum tuórum prodidíssem.
Et cogitábam, ut cognóscerem hoc; * labor erat in óculis meis,
donec intrávi in sanctuárium Dei * et intelléxi novíssima eórum.
Verúmtamen in lúbrico posuísti eos, * deiecísti eos in ruínas.
Quómodo facti sunt in desolatiónem! * Súbito defecérunt, periérunt prae horróre.
Velut sómnium evigilántis, Dómine, * surgens imáginem ipsórum contémnes.
Quia exacerbátum est cor meum, * et renes mei compúncti sunt;
et ego insípiens factus sum et nescívi: * ut iuméntum factus sum apud te.
Ego autem semper tecum; * tenuísti manum déxteram meam.
In consílio tuo dedúces me * et póstea cum glória suscípies me.
Quis enim mihi est in cælo? * Et tecum nihil vólui super terram.
Defécit caro mea et cor meum; * Deus cordis mei, et pars mea Deus in ætérnum.
Quia ecce, qui elóngant se a te, períbunt; * perdidísti omnes, qui fornicántur abs te.
Mihi autem adhærére Deo bonum est, * pónere in Dómino Deo spem meam,
ut annúntiem omnes operatiónes tuas * in portis fíliæ Sion.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
℣. Sustínuit ánima mea in verbo eius.
℟. Sperávit ánima mea in Dómino.
℣. Mon âme s'en tient à Sa parole.
℟. Mon âme a espéré dans le Seigneur.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio brevis (1 Petr 4, 10-11) Lecture brève (1 Petr 4, 10-11)
Unusquísque, sicut accépit donatiónem, in altérutrum illam administrántes sicut boni dispensatóres multifórmis grátiæ Dei. Si quis lóquitur, quasi sermónes Dei; si quis minístrat, tamquam ex virtúte, quam largítur Deus, ut in ómnibus glorificétur Deus per Iesum Christum. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, comme de bons gérants de la grâce de Dieu sous toutes ses formes: si quelqu'un a le don de parler, qu'il dise la parole de Dieu; s'il a le don du service, qu'il s'en acquitte avec la force que Dieu communique. Ainsi, en toute chose, Dieu recevra sa gloire par Jésus Christ.
 Vel:  Ou :
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 3, 19: SC 211, 370-376) Traité de saint Irénée contre les hérésies
Lectio I Lecture I
Qui nude tantum hóminem Iesum dicunt ex Ioseph generátum, perseverántes in servitúte prístinæ inobœdiéntiæ, moriúntur, nondum commíxti Verbo Dei Patris, neque per Fílium percipiéntes libertátem, quemádmodum ipse ait: Si Fílius vos manumíserit, vere líberi éritis. Ignorántes enim eum, qui ex Vírgine est Emmánuel, privántur múnere eius quod est vita ætérna; non recipiéntes autem Verbum incorruptiónis, persevérant in carne mortáli et sunt debitóres mortis, antídotum vitæ non accipiéntes. Eux qui prétendent que Jésus n'est qu'un pur homme engendré de Joseph demeurent dans l'esclavage de l'an )tique désobéissance et y meurent, n'ayant pas encore été mélangés au Verbe de Dieu le Père et n'ayant pas eu part à la liberté qui nous vient par le Fils, selon ce qu'il dit lui-même: Si le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres. Méconnaissant, en effet, l'Emmanuel né de la Vierge, ils se privent de son don, qui est la vie éternelle; n'ayant pas reçu le Verbe d'incorruptibilité, ils demeurent dans la chair mortelle; ils sont les débiteurs de la mort, pour n'avoir pas accueilli l'antidote de vie.
℟. Rex noster advéniet Christus, * Quem Ioánnes prædicávit Agnum esse ventúrum. ℣. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. * Quem Ioánnes. ℟. Il viendra le Christ, notre roi; * Il est l'Agneau dont Jean avait annoncé la venue: ℣. Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde! * Il est.
Lectio II Lecture II
Ad quos Verbum ait, suum munus grátiæ narrans: Ego dixi: " Dii estis et fílii Altíssimi omnes; vos autem sicut hómines moriémini ". Ad quos indubitáte dicit, qui non percípiunt munus adoptiónis, sed contémnunt incarnatiónem puræ generatiónis Verbi Dei, fraudántes hóminem ab ea ascensióne quæ est ad Deum et ingráti exsisténtes Verbo Dei qui incarnátus est propter ipsos. Propter hoc enim Verbum Dei homo, et qui Fílius Dei est Fílius hóminis factus est, ut homo, commíxtus Verbo Dei et adoptiónem percípiens, fiat fílius Dei. C'est à eux que le Verbe dit, expliquant le don qu'il fait de sa grâce: J'ai dit: « Vous êtes tous des dieux et des fils du Très-Haut; mais vous, comme des hommes, vous mourrez ». Il adresse ces paroles à ceux qui, refusant de recevoir le don de l'adoption filiale, méprisent cette naissance sans tache que fut l'incarnation du Verbe de Dieu, privent l'homme de son ascension vers Dieu et ne témoignent qu'ingratitude au Verbe de Dieu qui s'est incarné pour eux. Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s'est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l'homme: c'est pour que l'homme, en se mélangeant au Verbe et en recevant ainsi l'adoption filiale, devienne fils de Dieu.
℟. Ecce Dóminus véniet cum splendóre descéndens, et virtus eius cum eo, * Visitáre pópulum suum in pace, et constitúere super eum vitam sempitérnam. ℣. Ecce Dóminus noster cum virtúte véniet, * Visitáre pópulum. ℟. Voici venir le Seigneur, il descend, entouré de sa splendeur, il vient, accompagné de sa puissance, * Visiter son peuple dans la paix, lui assurer la vie éternelle. ℣. Voici notre Seigneur, il vient avec puissance, * Visiter.
Lectio III Lecture III
Non enim poterámus áliter percípere incorruptélam et immortalitátem nisi adúniti fuissémus incorruptélæ et immortalitáti. Quemádmodum autem adunári possémus incorruptélæ et immortalitáti nisi prius incorruptéla et immortálitas facta fuísset id quod et nos, ut absorberétur quod erat corruptíbile ab incorruptéla et quod erat mortále ab immortalitáte, uti filiórum adoptiónem perciperémus? Propter hoc: Generatiónem eius quis enarrábit? Quóniam homo est, et quis agnóscet eum? Cognóscit autem illum is cui Pater, qui est in cælis revelávit, ut intéllegat quóniam is qui non ex voluntáte carnis neque ex voluntáte viri natus est Fílius hóminis, hic est Christus Fílius Dei vivi. Nous ne pouvions, en effet, avoir part à l'incorruptibilité et à l'immortalité que si nous étions unis à l'incorruptibilité et à l'immortalité. Mais comment aurions-nous pu être unis à l'incorruptibilité et à l'immortalité, si l'incorruptibilité et l'immortalité ne s'étaient préalablement faites cela même que nous sommes, afin que ce qui était corruptible fût absorbé par l'incorruptibilité, et ce qui était mortel par l'immortalité, afin que nous recevions l'adoption filiale? C'est pourquoi qui racontera sa génération? Car il est homme, et pourtant qui le connaîtra? Seul le connaît celui à qui le Père qui est dans les cieux l'a révélé, lui faisant comprendre que le Fils de l'homme, qui n'est pas né de la volonté de la chair ni de la volonté de l'homme, est le Christ, le Fils du Dieu vivant.
℟. Ecce ab Austro vénio, ego Dóminus Deus vester, * Visitáre vos in pace. ℣. Aspíciam vos et créscere fáciam; multiplicabímini et firmábo pactum meum vobíscum. * Visitáre vos. ℣. Glória Patri. * Visitáre vos. ℟. Me voici, j'arrive du désert, je suis le Seigneur votre Dieu, * Je viens vous visiter dans la paix. ℣. Je poserai sur vous mon regard, et vous fructifierez; vous vous multiplierez, et j'affermirai mon alliance avec vous. * Je viens. ℣. Gloire au Père. * Je viens.
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secundum Mattháeum (11,28-30)
In illo tempore: Respondens Iesus dixit: Veníte ad me, omnes, qui laborátis et oneráti estis, et ego refíciam vos. Tóllite íugum meum super vos et díscite a me, quia mitis sum et húmilis corde, et inveniétis réquiem animábus vestris. Íugum enim meum suáve, et onus meum leve est.” En ce temps là : Jésus, en répondant, dit : Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai. Prenez Mon joug sur vous, et recevez Mes leçons, parce que Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Car Mon joug est doux, et Mon fardeau léger.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
Tout ce fragment des synoptiques est en harmonie singulière avec l'évangile de saint Jean. La relation de Père et de Fils est accusée avec précision, non pas seulement par l'énoncé des relations divines, mais par l’affirmation d'une glorieuse communauté de richesses : « Toutes choses m'ont été données par mon Père ; et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils a bien voulu le révéler. » D'autres textes évangéliques exposent la même doctrine : Data est mihi omnis potestas in caelo et in terra (Mt., xxviii, 18). Pater diligit Filium, et omnia dédit in manu ejus (Jo., m, 35). Sciens quia omnia dédit ei Pater in manus (Jo., XIII, 3). Sicut dedisti ei potestatem omnis carnis, ut omne quod dedisti ei det eis vitam aeternam (Jo., xvii, 2), nemo venit ad Patrem nisi per me. (Jo., xiv, 6). « Toutes choses m'ont été données » : le bien incréé de la divinité, le bien créé de l'union hypostatique ; toute vérité, toute grâce, tout pouvoir de communiquer la vérité, la grâce, le bonheur. Rien ne manque au Seigneur. Parce qu'il est Fils, il a reçu tout : c'est la condition personnelle du Fils ; mais parce qu'il est Fils, il possède tout : c'est la condition essentielle du Fils.
Et cette plénitude constituée chez le Fils par le Père est telle que le mystère de la naissance, de la personne, de l'office du Fils de Dieu n'est connu que par le Père, à l'exclusion de tout être créé. Il va de soi que des propositions négatives telles que celle-ci doivent être entendues sainement. On voit bien que la pensée du Seigneur est d'exclure le créé de la connaissance plénière du Fils de Dieu ; le créé, disons-nous, non l'incréé : le nisi Pater n'exclut pas l'Esprit de Dieu. Si l'on prenait la proposition matériellement, le Fils ne se connaîtrait pas lui-même, et n'aurait conscience ni d'être Fils, ni d'être le Messie ! Il faut raisonner de même au sujet de la seconde partie de l'assertion évangélique. Au fond, c'est l'affirmation du caractère absolument transcendant et gracieux de l'ordre surnaturel. L'ordre naturel nous conduit à Dieu cause de Dieu même : l'ordre surnaturel, sans démentir le premier, nous conduit jusqu'à la vie de Dieu ad intra, jusqu'au Dieu Trinité. Et ce, non pas seulement afin qu'il nous soit possible de diriger nos œuvres vers lui : car l'ordre naturel le demandait aussi ; mais afin de nous faire connaître, dans le temps, le lieu même de notre éternité ; afin que l'Incarnation et la Pentecôte nous fussent intelligibles ; afin que nous comprissions bien à quel titre nous sommes en Dieu : Videte qualem caritatem dédit nobis Pater, ut filii Dei nominemur et simus (I Jo., m, 1).
Nul ne connaît le Père dans sa tendresse souveraine et dans son dessein sur le monde, si ce n'est le Fils. Ici encore, entendons correctement l'Écriture : le Père, en effet, se connaît, et le Saint-Esprit connaît le Père ; il n'y a pas, d'ailleurs, trois intelligences, ni même trois intellections en Dieu. Nisi Filius : oui ; mais le Fils n'a pas consenti à garder pour soi la connaissance qu'il possède du Père. Il nous a dit que la vie éternelle consiste dans cette connaissance : Haec est vita aeterna, ut cognoscant te, solum Deum verum, et quem misisti, Jesum Christum (Jo., xvii, 3). Et cette connaissance est celle de la vision, mais elle est aussi celle de la foi. Connaître Dieu, c'est savoir qu'il est Père, qu'il a un Fils, que ce Fils est Notre-Seigneur Jésus-Christ, que nous sommes par notre foi et notre baptême en ce Fils, et en lui à Dieu. C'est toute la joie du cœur de l'homme. — Heureux ceux à qui le Père a donné et commenté le mystère du Christ ! Heureux ceux à qui le Christ a révélé les secrets du Père ! Le Seigneur, selon saint Luc, proclame lui-même cette Béatitude. S'adressant à ses disciples en particulier, c'est-à-dire à eux spécialement ou dans l'intimité de cette conversation céleste, il leur dit : « Bienheureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous le déclare, beaucoup de prophètes et de rois auraient voulu contempler ce que vous avez maintenant sous les yeux, et ils ne l'ont pas vu ; entendre ce que vous entendez, et ils ne l'ont point entendu ». (Cf. I Petr., I, 10-13). Le même texte se lit dans le premier évangile, au chapitre xiii (16-17).
Saint Matthieu termine par le Venite ad me omnes, qui se relie admirablement à ce qui précède. Le motif de chercher le Seigneur ne vient-il pas, en effet, de nous être indiqué : ... et qui voluerii Filius revelare? Est-ce que nous ne désirons pas connaître le Père, par et dans son Fils ? Est-ce que la prière de saint Philippe n'est pas notre prière à tous ? Le Fils de Dieu n'est descendu en ce monde que pour la provoquer. Nous sommes très loin des réserves et des précautions de l'Ancien Testament, où Dieu semblait créer autour de sa majesté redoutable un glacis infranchissable. Par son ordre, Moïse disait au peuple : « Gardez-vous de gravir la montagne ou d'en toucher même la lisière : quiconque approchera sera mis à mort » (Ex., xix, 12). Ce serait mal concevoir l'économie chrétienne que d'en éliminer le respect, mais la terreur désormais a disparu. « Venez à moi, tous... » Tous sont invités, tous peuvent approcher. Ne sont exclues que les âmes qui s'exilent elles-mêmes. Pourtant, il y a des privilégiés dans cette vocation : ceux qui travaillent, ceux qui portent un fardeau. Sans doute, le labeur physique et la souffrance corporelle trouveront un soulagement auprès du Seigneur : mais toute la doctrine de ce passage nous laisse entendre que c'est d’un autre travail et d'une autre peine qu'il est surtout question. Il s'agit de l'effort légitime que l'homme doit dépenser pour gagner sa vie morale ; il s'agit du fardeau inerte et mort qu'il porte sur lui comme péché, comme tendances au mal, comme tristesse, comme appréhension au sujet de Dieu et de l'avenir. Encore faut-il que ce travail existe, que cette peine soit ressentie, que l'homme prenne conscience de ce qui lui manque, et que, dans l'ordre moral comme dans l'ordre matériel, la mise en branle de son activité lui vienne de sa pauvreté même et de tout ce qu'il sent lui faire défaut. « Venez à moi, vous tous qui peinez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai. »
La parole du Seigneur, en même temps qu'elle témoigne d'une compassion infinie, enveloppe une part d'ironie à l'adresse de ces Juifs orgueilleux et opulents, qui non seulement n'avaient besoin de rien, mais se montraient toujours disposés à augmenter, par leurs exigences, le fardeau des faibles. La Loi était pesante : ils l'alourdissaient encore. Ils accroissaient donc, autant qu'il était en eux, le nombre de ceux qui souffraient, et que le Seigneur appelle enfin à lui, sachant la Synagogue incapable de les soulager et de les relever. C'est moi, dit le Seigneur, qui reposerai vos âmes. C'est moi seul qui leur donnerai le délassement infini, la liberté, l'affranchissement de toute crainte. Secouez le joug ancien, l'intolérable, selon saint Pierre (Act., xv, 10). Prenez mon joug à moi. Un joug, c'est une doctrine ; un joug, c'est l'engagement à un travail commun. Est-ce qu'il vous déplairait de travailler pour moi ? Car j'ai porté le joug le premier. Je me suis même efforcé d'en attirer sur moi tout le poids. Si vous y consentez, dorénavant vous serez à moi, vous serez miens. On ne fera plus de différence entre vous et moi. Mon Père lui-même ne distinguera plus. Vous aurez mon signe sur le front : vous serez mes disciples. Au lieu de vous mettre à l'école de la Synagogue, qui a les yeux voilés, du monde, qui ne sait rien, et du premier docteur venu, vous apprendrez de moi, qui suis « la lumière éclairant tout homme ici-bas », ce que seul je puis vous apprendre.
Discite a me doit être compris, en effet, d'une façon absolue : « Soyez mes disciples, accueillez mes enseignements. » Sans doute, il est d'usage que les prédicateurs, à la suite de saint Augustin, regardent le quia mitis sum et humilis corde comme la matière de renseignement du Seigneur : Discite a me, non mundum judicare, non cuncta visibilia et invisibilia creare, non in ipso mundo miracula facere, et mortuos suscitare, sed : quoniam mitis sum et humilis corde (S. Aug., Sernio ad populum lxix). La pensée est belle, mais ne traduit pas exactement le texte évangélique. Je suis, dit Jésus, le maître qu'il faut aux petits, aux humbles, à tous ceux qui souffrent. Tandis que la Synagogue est rude, exigeante, âpre et hautaine, je suis, moi, doux et humble de cœur, condescendant, affectueux. Près de moi vous trouverez enfin le repos de vos âmes ; car mon joug est doux et mon fardeau léger. Mon joug fait la liberté de ceux qui le portent ; mon fardeau, loin d'alourdir la marche, fait courir avec empressement : saint Augustin le compare aux ailes de l'oiseau : Viam mandatorum tuorum cucurri, cum dilatasti cor meum.

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Laudes du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Vox clara ecce íntonat, Une voix éclatante retentit,
obscúra quæque íncrepat: qui menace toute obscurité;
procul fugéntur sómnia; qu'au loin s'enfuient les songes,
ab æthre Christus prómicat. du ciel le Christ s'avance.
Mens iam resúrgat tórpida Qu'à l'instant l'esprit engourdi
quæ sorde exstat sáucia s'éveille des impuretés qui le souillent ;
sidus refúlget iam novum, déjà un astre nouveau resplendit,
ut tollat omne nóxium. pour enlever tout méfait.
E sursum Agnus míttitur D'en-haut, l'Agneau est envoyé
laxáre gratis débitum; pour remettre gratuitement notre dette ;
omnes pro indulgéntia tous devant tant d'indulgence,
vocem demus cum lácrimis, mêlons nos larmes à nos chants.
Secúndo ut cum fúlserit Lorsqu'Il brillera de nouveau
mundúmque horror cínxerit, et que le monde sera saisi de terreur,
non pro reátu púniat, qu'Il ne nous punisse pas pour nos péchés,
sed nos pius tunc prótegat. mais nous protège avec tendresse.
Summo Parénti glória Gloire au Père souverain,
Natóque sit victória, victoire au Fils né de Lui,
et Flámini laus débita digne louange au Souffle divin,
per sæculórum sæcula. Amen. dans les siècles des siècles.
Ant. 1 Deus, in sancto via tua: quis Deus magnus sicut Deus noster?Ant. 1 Dieu, dans Ta voie sainte ; quel Dieu est grand comme notre Dieu ?
Psalmus 76 (77) Psaume 76 (77)
Operum Domini recordatio Souvenir des oeuvres de Dieu
In omnibus tribulationem patimur, sed non angustiamur (2 Cor 4, 8). Nous sommes pressés de toute part, mais non accablés (2 Cor 4, 8).
Voce mea ad Dóminum clamávi; * voce mea ad Deum, et inténdit mihi. Ma voix crie vers Dieu ; ma voix s'élève vers Dieu et Il m'entend.
In die tribulatiónis meæ Deum exquisívi, † manus meæ nocte expánsæ sunt * et non fatigántur. Au jour de ma détresse, je cherche le Seigneur; mes mains sont étendues la nuit sans se lasser.
Rénuit consolári ánima mea; † memor sum Dei et ingemísco, * exérceor, et déficit spíritus meus. Mon âme refuse toute consolation, je me souviens de Dieu, et je gémis, je médite, et mon esprit est abattu.
Vígiles tenuísti pálpebras óculi mei; * turbátus sum et non sum locútus. Tu tiens mes paupières ouvertes ; et, dans mon agitation, je ne puis parler.
Cogitávi dies antíquos * et annos ætérnos in mente hábui. Alors je pense aux jours anciens, aux années d'autrefois.
Meditátus sum nocte cum corde meo * et exercitábar, et scopébam spíritum meum. Je me rappelle mes cantiques pendant la nuit, je réfléchis au dedans de mon cœur, et mon esprit se demande :
Numquid in ætérnum proíciet Deus, * aut non appónet ut complacítior sit adhuc? Le Seigneur rejettera-t-Il pour toujours, ne sera-t-Il plus favorable ?
Aut defíciet in finem misericórdia sua, * cessábit verbum a generatióne in generatiónem? Sa bonté est-elle épuisée pour jamais, en est-ce fait de ses promesses pour les âges futurs ?
Aut obliviscétur miseréri Deus, * aut continébit in ira sua misericórdias suas? Dieu a-t-Il oublié sa clémence,a-t-Il, dans Sa colère, retiré Sa miséricorde?
Et dixi: «Hoc vulnus meum, * mutátio déxteræ Excélsi». Et j'ai dit: « Maintenant je commence. Ce changement vient de la droite du Très-Haut».
Memor ero óperum Dómini, * memor ero ab inítio mirabílium tuórum. Je veux rappeler les œuvres du Seigneur, car je me souviens de Tes merveilles d'autrefois,
Et meditábor in ómnibus opéribus tuis * et in adinventiónibus tuis exercébor. Je veux réfléchir sur toutes Tes œuvres, et méditer sur Tes hauts faits.
Deus, in sancto via tua; * quis deus magnus sicut Deus noster? O Dieu, Tes voies sont saintes : quel Dieu est grand comme notre Dieu?
Tu es Deus, qui facis mirabília, * notam fecísti in pópulis virtútem tuam. Tu es le Dieu qui fait des prodiges ; Tu as manifesté Ta puissance parmi les nations.
Redemísti in bráchio tuo pópulum tuum, * fílios Iacob et Ioseph. Par Ton bras, Tu as délivré Ton peuple, les fils de Jacob et de Joseph.
Vidérunt te aquæ, Deus, † vidérunt te aquæ et doluérunt; * étenim commótæ sunt abyssi. Les eaux T'ont vu, ô Dieu, les eaux T'ont vu, et elles ont tremblé; les abîmes se sont émus.
Effudérunt aquas núbila, † vocem dedérunt nubes, * étenim sagíttæ tuæ tránseunt. Les nuées déversèrent leurs eaux, les nues firent entendre leur voix, et Tes flèches volèrent de toutes parts.
Vox tonítrui tui in rota; † illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, * commóta est et contrémuit terra. Ton tonnerre retentit dans le tourbillon ; les éclairs illuminèrent le monde ; Ta terre frémit et trembla.
In mari via tua et sémitæ tuæ in aquis multis; * et vestígia tua non cognoscúntur. La mer fut ton chemin, les grandes eaux Ton sentier, et l'on ne put reconnaître Tes traces.
Deduxísti sicut oves pópulum tuum * in manu Móysi et Aaron. Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus, in sancto via tua: quis Deus magnus sicut Deus noster?Ant. Dieu, dans Ta voie sainte ; quel Dieu est grand comme notre Dieu ?
Ant. 2 Exsultávit cor meum in Dómino, qui humíliat et súblevat.Ant. 2 Mon cœur a exulté dans le Seigneur, Celui qui humilie et relève.
Canticum (1 Sam 2, 1-10) AT3 Cantique (1 Sam 2, 1-10) AT 3
Humilium exsultatio in Deo Exultation des humbles en Dieu
Deposuit potentes de sede et exaltavit humiles; esurientes implevit bonis (Lc 1, 52-53). Il a déposé les puissants de leur trône, et exalté les humbles, Il comble de biens les affamés (Lc 1, 52-53).
Exsultávit cor meum in Dómino, * exaltátum est cornu meum in Deo meo; Mon coeur exulte à cause du Seigneur; mon front s'est relevé grâce à mon Dieu ;
dilatátum est os meum super inimícos meos, * quóniam lætáta sum in salutári tuo. Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche : oui, je me réjouis de Ta victoire!
Non est sanctus ut est Dóminus; † neque enim est álius extra te, * et non est fortis sicut Deus noster. Il n'est pas de Saint pareil au Seigneur. Pas d'autre Dieu que Toi!- Pas de Rocher pareil à notre Dieu!
Nolíte multiplicáre loqui sublímia gloriántes. * Recédant supérba de ore vestro, Assez de paroles hautaines. Pas d'insolence à la bouche,
quia Deus scientiárum Dóminus est, * et ab eo ponderántur actiónes. car le Seigneur est le Dieu qui sait, qui pèse nos actes.
Arcus fórtium confráctus est, * et infírmi accíncti sunt róbore. L'arc des forts sera brisé, mais le faible se revêt de vigueur.
Saturáti prius pro pane se locavérunt, * et famélici non eguérunt ámplius. Les plus comblés s'embauchent pour du pain, et les affamés se reposent.
Stérilis péperit plúrimos, * et, quæ multos habébat fílios, emárcuit. Quand la stérile enfante sept fois, la femme aux fils nombreux dépérit.
Dóminus mortíficat et vivíficat, * dedúcit ad inférnum et redúcit. Le Seigneur fait mourir et vivre, Il fait descendre à l'abîme et en ramène.
Dóminus páuperem facit et ditat, * humíliat et súblevat; Le Seigneur rend pauvre et riche; Il abaisse et Il élève.
súscitat de púlvere egénum * et de stércore élevat páuperem, De la poussière Il relève le faible, Il retire le pauvre de la cendre,
ut sédeat cum princípibus * et sólium glóriæ téneat. pour qu'il siège parmi les princes et reçoive un trône de gloire.
Dómini enim sunt cárdines terræ, * et pósuit super eos orbem. Au Seigneur, les colonnes de la terre, sur elles Il a posé le monde.
Pedes sanctórum suórum servábit, † et ímpii in ténebris conticéscent, * quia non in fortitúdine sua roborábitur vir. Il veille sur les pas de Ses fidèles, et les méchants périront dans les ténèbres. La force ne rend pas l'homme vainqueur:
Dóminus cónteret adversários suos; * super ipsos in cælis tonábit. les adversaires du Seigneur seront brisés. Le Très-Haut tonnera dans les cieux;
Dóminus iudicábit fines terræ † et dabit impérium regi suo * et sublimábit cornu christi sui. Le Seigneur jugera la terre entière et Il donnera la puissance à Son roi, il relèvera le front de Son messie.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exsultávit cor meum in Dómino, qui humíliat et súblevat.Ant. Mon cœur a exulté dans le Seigneur, Celui qui humilie et relève.
Ant. 3 Dóminus regnávit, exsúltet terra.Ant. 3 Le Seigneur règne, qu'exulte la terre.
Psalmus 96 (97) Psaume 96 (97)
Gloria Domini in iudicio Gloire de Dieu dans sa justice
Hic psalmus salutem mundi significat et fidem omnium gentium in ipsum (S. Athanasius). Ce psaume signifie le salut du monde et la foi de toute nation en lui (S. Athanase).
Dóminus regnávit! Exsúltet terra, * † læténtur ínsulæ multæ. Le Seigneur est roi : que la terre soit dans l'allégresse, que les îles nombreuses se réjouissent.
Nubes et calígo in circúitu eius, * iustítia et iudícium firmaméntum sedis eius. La nuée et l'ombre l'environnent, la justice et l'équité sont la base de Son trône.
Ignis ante ipsum præcédet * et inflammábit in circúitu inimícos eius. Le feu s'avance devant Lui, et dévore à l'entour Ses adversaires.
Illustrárunt fúlgura eius orbem terræ: * vidit et contrémuit terra. Ses éclairs illuminent le monde : la terre le voit et tremble.
Montes sicut cera fluxérunt a fácie Dómini, * a fácie Dómini omnis terra. Les montagnes se fondent comme la cire devant le Seigneur, devant le Seigneur de toute la terre.
Annuntiavérunt cæli iustítiam eius, * et vidérunt omnes pópuli glóriam eius. Les cieux proclament Sa justice, et tous les peuples contemplent Sa gloire.
Confundántur omnes, qui adórant sculptília † et qui gloriántur in simulácris suis. * Adoráte eum, omnes ángeli eius. Ils seront confondus tous les adorateurs d'images, qui sont fiers de leurs idoles. Tous les anges se prosternent devant Lui.
Audívit et lætáta est Sion, † et exsultavérunt fíliæ Iudæ * propter iudícia tua, Dómine. Sion a entendu et s'est réjouie, les filles de Juda sont dans l'allégresse, à cause de Tes jugements, Seigneur.
Quóniam tu Dóminus, Altíssimus super omnem terram, * nimis exaltátus es super omnes deos. Car Toi, Seigneur, Tu es le Très-Haut sur toute la terre, Tu es souverainement élevé au dessus de tous les dieux.
Qui dilígitis Dóminum, odíte malum; † custódit ipse ánimas sanctórum suórum, * de manu peccatóris liberábit eos. Vous qui aimez le Seigneur, haïssez le mal; Il garde les âmes de Ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants.
Lux orta est iusto, * et rectis corde lætítia. La lumière est semée pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit.
Lætámini, iusti, in Dómino * et confitémini memóriæ sanctitátis eius Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur, et rendez gloire à Son Saint Nom.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dóminus regnávit, exsúltet terra.Ant. Le Seigneur règne, qu'exulte la terre.
Lectio brevis (Is 7, 14b-15) Lecture brève (Is 7, 14b-15)
Ecce Virgo concípiet et páriet fílium, et vocábit nomen eius Emmánuel; butyrum et mel cómedet, ut ipse sciat reprobáre malum et elígere bonum. Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et on Lui donne le nom d'Emmanuel. Il mangera de la crème et du miel, jusqu'à ce qu'Il sache rejeter le mal et choisir le bien.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Super te, Ierúsalem,* Oriétur Dóminus. Super te.
℣. Et glória eius in te vidébitur.* Oriétur Dóminus. Glória Patri. Super te.
℟. Sur toi, Jérusalem,* Se lève le Seigneur. Sur toi. ℣. Et Sa gloire se manifeste en toi.* Se lève le Seigneur. Gloire au Père. Sur toi.
Ant. Super sólium David et super regnum eius sedébit in ætérnum, allelúia.Ant. Au dessus du trône de David et de son royaume, Il siègera dans l'éternité, alléluia.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Super sólium David et super regnum eius sedébit in ætérnum, allelúia.Ant. Au dessus du trône de David et de son royaume, Il siègera dans l'éternité, alléluia.
PrecesPrières litaniques
Benedíctus Deus salvátor noster, qui usque ad consummatiónem sæculi se ómnibus diébus cum Ecclésia sua mansúrum promísit. Ideo ei grátias agéntes clamémus: Béni soit Dieu notre Sauveur, qui a promis à son Eglise de rester avec elle chaque jour jusqu’à la fin des temps. Ainsi, acclamons-le en rendant grâces :
Mane nobíscum, Dómine. Au matin, reste avec nous, Seigneur.
Mane nobíscum, Dómine, toto die, Au matin, reste avec nous, Seigneur, et pour toute la journée,
numquam declínet a nobis sol grátiæ tuæ. Que jamais ne s’éloigne de nous le soleil de ta grâce.
Hunc diem tibi tamquam oblatiónem consecrámus, Consacrons à toi ce jour comme un sacrifice,
dum nos nihil pravi factúros aut probatúros pollicémur. Faisons la promesse de ne rien faire ou de ne rien tenter de mauvais.
Fac, Dómine, ut donum lucis hic totus dies evádat, Fais, Seigneur, que toute cette journée s’achève comme don de ta lumière,
ut simus sal terræ et lux mundi. Que nous soyons sel de la terre et lumière du monde.
Spíritus Sancti tui cáritas dírigat corda et lábia nostra, Que l’amour de ton Esprit Saint dirige nos cœurs et nos langues,
ut in tua iustítia semper et laude maneámus. Afin que nous demeurions toujours en ta justice et ta louange.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Nunc, Sancte, nobis, Spíritus, Esprit très Saint, daigne en cette heure,
unum Patri cum Fílio, uni au Père, uni au Fils,
dignáre promptus íngeri descendre Toi-même sur nous
nostro refúsus péctori. et Te répandre dans nos âmes.
 
Os, lingua, mens, sensus, vigor Que notre coeur et notre bouche,
confessionem pérsonent, que tout en nous dise la foi !
flamméscat igne cáritas, Embrase-nous de charité ;
accéndat ardor próximos. que ce feu brûle aussi nos proches !
 
Per te sciámus da Patrem, Fais-nous connaître Dieu le Père,
noscámus atque Fílium, fais-nous apprendre aussi le Fils
te utriúsque Spíritum et croire en tout temps que Tu es
credámus omni témpore. Amen. l'unique Esprit de l'Un et l'Autre. Amen.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 57-64 Psaume 118 (119), 57-64
VIII (Heth) VIII (Heth)
Pórtio mea Dóminus: * dixi custodíre verba tua. Ma part, le Seigneur, je le dis, c'est de garder Tes paroles.
Deprecátus sum fáciem tuam in toto corde meo; * miserére mei secúndum elóquium tuum. Je T'implore de tout mon cœur; aie pitié de moi selon Ta parole.
Cogitávi vias meas * et convérti pedes meos in testimónia tua. Je réfléchis à mes voies, et je ramène mes pas vers Tes enseignements.
Festinávi et non sum morátus, * ut custódiam præcépta tua. Je me hâte, je ne diffère point d'observer Tes commandements.
Funes peccatórum circumpléxi sunt me, * et legem tuam non sum oblítus. Les pièges des méchants m'environnent, et je n'oublie point Ta loi.
Média nocte surgébam ad confiténdum tibi * super iudícia iustítiæ tuæ. Au milieu de la nuit, je me lève pour Te louer, à cause des jugements de Ta justice.
Párticeps ego sum ómnium timéntium te * et custodiéntium mandáta tua. Je suis l'ami de tous ceux qui Te craignent, et de ceux qui gardent Tes ordonnances.
Misericórdia tua, Dómine, plena est terra; * iustificatiónes tuas doce me. La terre est pleine de Ta bonté, le Seigneur: enseigne-moi Tes lois.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 54 (55) Psaume 54 (55)
Contra perfidum amicum Contre un ami perfide
Coepit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33). Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
I I
Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam † et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me. O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris. J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi. Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me. Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor. La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam? Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine. voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte». Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte. Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, † iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus. Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
II II
Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique; Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo. ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi : je me cacherais devant lui.
Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus, Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu. Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
[Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes, [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol !
quóniam nequítiae in habitáculis eórum, in médio eórum. ] Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me. Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam. Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me. Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sæcula. Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui est avant les siècles.
Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum. Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit foedus suum. il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus: De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti. Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto. Remets ton sort au Seigneur, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus. Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine. les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en toi ma confiance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Is 2, 11) Lecture brève (Is 2, 11)
Oculi sublímes hóminis humiliabúntur, et incurvábitur altitúdo virórum; exaltábitur autem Dóminus solus in die illa. Les yeux hautains du mortel seront abaissés, et l'orgueil de l'homme sera humilié, et le Seigneur sera exalté, lui seul, en ce jour-là.
℣. Timébunt gentes nomen tuum, Dómine.
℟. Et omnes reges terræ glóriam tuam.
℣. Les nations craindront Ton nom Seigneur.
℟. Et tous les rois Ta gloire.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 3 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Missam
A la Messe


Introitus Introït
Isai. 30, 30 Isai. 30, 30
PÓPULUS Sion, ecce Dóminus véniet ad salvándas gentes: et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suae in laetítia cordis vestri. Ps. 79, 2 Qui regis Israël, inténde: qui dedúcis, velut ovem, Ioseph. Peuple de Sion, voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations ; et le Seigneur fera entendre Sa voix pleine de majesté, et votre cœur sera dans la joie. Ps. Écoute-nous, ô Toi qui gouvernes Israël, qui conduis Joseph comme une brebis!
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Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri lsaíæ prophétæ (40,25-31)
"Cui assimilábitis me, quasi aequális ei sim ego?”, dicit Sanctus. Leváte in excélsum óculos vestros et vidéte: Quis creávit haec? Qui edúcit in número milítiam eórum et omnes ex nómine vocat; prae multitúdine fortitúdinis et róboris virtutísque eíus neque unum deest. Quare dicis, Iácob, et lóqueris, Israel: “Abscóndita est via mea a Dómino, et a Deo meo iudícium meum transit?” Numquid nescis? Aut non audísti? Deus sempitérnus Dóminus, qui creávit términos terrae; non defíciet neque laborábit, nec est investigátio sapiéntiae eíus. Qui dat lasso virtútem et inválido robur multíplicat. Defícient púeri et laborábunt, et iuvénes lapsu labéntur; qui autem sperant in Dómino, mutábunt fortitúdinem, assúment pennas sicut áquilae, current et non laborábunt, ambulábunt et non defícient. "A qui M'avez-vous assimilé et égalé?" dit le Saint. Levez vos yeux en haut, et voyez qui a créé ces choses, qui fait marcher en ordre l'armée des astres, et qui les appelle tous par leur nom; Il excelle tellement en grandeur, en vertu et en puissance, que pas un d'eux ne fait défaut. Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi dis-tu, Israël : Ma voie est cachée au Seigneur, et mon droit passe inaperçu devant mon Dieu? Ne le sais-tu pas, ou ne l'as-tu pas appris? Dieu est le Seigneur éternel qui a créé les extrémités de la terre; Il ne Se lasse point, Il ne Se fatigue pas, et Sa sagesse est impénétrable. Il donne de la force à celui qui est fatigué, et Il multiplie la force et la vigueur de ceux qui sont en défaillance. Les adolescents se lassent et se fatiguent, et les jeunes gens tombent de faiblesse; mais ceux qui espèrent au Seigneur renouvellent leur force; ils prendront des ailes comme l'aigle, ils courront sans se fatiguer, et ils marcheront sans se lasser.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Ps. 49, 2-3 et 5 Ps. 49, 2-3 et 5
℟. Ex Sion spécies decóris eius: Deus maniféste véniet. ℣. Congregáte illi sanctos eius, qui ordinavérunt testaméntum eius super sacrifícia. ℟. C'est de Sion que va briller l'éclat de Sa beauté : Il va paraître au grand jour, notre Dieu. ℣. Rassemblez autour de Lui Ses Saints, tous ceux qui ont contracté avec Lui une alliance scellée par le sacrifice.
Allelúia Alléluia
Matth. 11, 28
℟. Allelúia. ℣. Veníte ad me, omnes qui laborátis, et oneráti estis: et ego refíciam vos. ℟. Alléluia. ℣. Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai.
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secundum Mattháeum (11,28-30)
In illo tempore: Respondens Iesus dixit: Veníte ad me, omnes, qui laborátis et oneráti estis, et ego refíciam vos. Tóllite íugum meum super vos et díscite a me, quia mitis sum et húmilis corde, et inveniétis réquiem animábus vestris. Íugum enim meum suáve, et onus meum leve est.” En ce temps là : Jésus, en répondant, dit : Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai. Prenez Mon joug sur vous, et recevez Mes leçons, parce que Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Car Mon joug est doux, et Mon fardeau léger.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Offertorium
Offertoire
Ps. 84, 7-8
Deus, tu convértens vivificábis nos, et plebs tua laetábitur in te: osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam, et salutáre tuum da nobis. O Dieu, Tu Te tourneras vers nous, et Tu nous rendras la vie ; et Ton peuple se réjouira en Toi. Montre-nous, Seigneur, Ta miséricorde, et donne-nous Ton Salut.
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
PRÆFATIO I DE ADVENTU Ière PREFACE DE L'AVENT
De duobus adventibus Christi Des deux avènements du Christ
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus: per Christum Dóminum nostrum.
Qui, primo advéntu in humilitáte carnis assúmptæ, dispositiónis antíquæ munus implévit, nobísque salútis perpétuæ trámitem reserávit: ut, cum secúndo vénerit in suae glória maiestátis, manifésto demum múnere capiámus, quod vigilántes nunc audémus exspectáre promíssum.
Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Dominatiónibus, cumque omni milítia caeléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes:
Vraiment, il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous, toujours et partout de Te rendre grâces : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout puissant : par le Christ notre Seigneur.
Lui qui lors de Son premier Avènement a pris chair dans l'humilité, S'est acquitté du devoir qui Lui incombait par Ta disposition ancienne, et nous a ouvert le chemin du salut éternel ; c'est pourquoi lors de Sa seconde venue dans la gloire, de Sa majesté, nous recevrons de façon manifeste Son don, que nous osons désormais espérer et pour laquelle nous veillons.
C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, ainsi qu'avec toute l'armée de la milice céleste, nous Te chantons une hymne de gloire, en disant sans fin :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Bar. 5, 5 ; 4, 36 Bar. 5, 5 ; 4, 36
Ierúsalem, surge, et sta in excélso, et vide iucunditátem, quae véniet tibi a Deo tuo. Lève-toi , Jérusalem , et monte sur un lieu élevé : et considère les délices que ton Dieu versera en toi.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de sexte du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rector potens, verax Deus, Maître puissant, Dieu Vérité,
qui témperas rerum vices, Tu règles la marche du temps,
splendóre mane ínstruis Tu formes l'aube en sa clarté,
et ígnibus merídiem. au midi Tu donnes ses flammes.
Exstíngue flammas lítium, Éteins le feu des dissensions,
aufer calórem nóxium, calme la fièvre du péché,
confer salútem córporum apporte à nos corps la santé
verámque pacem córdium. à nos cœurs, la paix véritable.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 57-64 Psaume 118 (119), 57-64
VIII (Heth) VIII (Heth)
Pórtio mea Dóminus: * dixi custodíre verba tua. Ma part, le Seigneur, je le dis, c'est de garder Tes paroles.
Deprecátus sum fáciem tuam in toto corde meo; * miserére mei secúndum elóquium tuum. Je T'implore de tout mon cœur; aie pitié de moi selon Ta parole.
Cogitávi vias meas * et convérti pedes meos in testimónia tua. Je réfléchis à mes voies, et je ramène mes pas vers Tes enseignements.
Festinávi et non sum morátus, * ut custódiam præcépta tua. Je me hâte, je ne diffère point d'observer Tes commandements.
Funes peccatórum circumpléxi sunt me, * et legem tuam non sum oblítus. Les pièges des méchants m'environnent, et je n'oublie point Ta loi.
Média nocte surgébam ad confiténdum tibi * super iudícia iustítiæ tuæ. Au milieu de la nuit, je me lève pour Te louer, à cause des jugements de Ta justice.
Párticeps ego sum ómnium timéntium te * et custodiéntium mandáta tua. Je suis l'ami de tous ceux qui Te craignent, et de ceux qui gardent Tes ordonnances.
Misericórdia tua, Dómine, plena est terra; * iustificatiónes tuas doce me. La terre est pleine de Ta bonté, le Seigneur: enseigne-moi Tes lois.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 54 (55) Psaume 54 (55)
Contra perfidum amicum Contre un ami perfide
Coepit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33). Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
I I
Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam † et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me. O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris. J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi. Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me. Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor. La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam? Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine. voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte». Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte. Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, † iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus. Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
II II
Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique; Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo. ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi : je me cacherais devant lui.
Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus, Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu. Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
[Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes, [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol !
quóniam nequítiae in habitáculis eórum, in médio eórum. ] Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me. Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam. Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me. Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sæcula. Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui est avant les siècles.
Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum. Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit foedus suum. il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus: De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti. Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto. Remets ton sort au Seigneur, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus. Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine. les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en toi ma confiance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Is 12, 2) Lecture brève (Is 12, 2)
Ecce Deus salútis meæ, fiduciáliter agam et non timébo, quia fortitúdo mea et laus mea Dóminus, et factus est mihi in salútem. Voici le Dieu de ma délivrance ; j'ai confiance et te ne crains pas ; car ma force et ma louange c'est le Seigneur ; Il a été pour moi le salut.
℣. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui.
℟. Vísita nos in salutári tuo.
℣. Souviens-Toi de nous, Seigneur, dans Tes largesses pour Ton peuple.
℟. Visite-nous dans Ton Salut.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Office de none du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Rerum, Deus, tenax vigor, Dieu fort, soutien de l'univers,
immótus in te pérmanens, qui est en Toi sans changement,
lucis diúrnae témpora Tu fixes dans leur succession
succéssibus detérminans, les temps que le soleil mesure.
Largíre clarum véspere, Donne-nous un soir lumineux
quo vita numquam décidat, où la vie ne décline pas,
sed praémium mortis sacrae où, pour le fruit de la Sainte Mort,
perénnis instet glória. resplendira toujours la gloire.
Praesta, Pater piíssime, Exauce-nous, Père très bon,
Patríque compar Unice, et Toi, le Fils égal au Père,
cum Spíritu Paráclito avec l'Esprit consolateur,
regnans per omne sæculum. Amen. régnant pour les siècles des siècles.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 118 (119), 57-64 Psaume 118 (119), 57-64
VIII (Heth) VIII (Heth)
Pórtio mea Dóminus: * dixi custodíre verba tua. Ma part, le Seigneur, je le dis, c'est de garder Tes paroles.
Deprecátus sum fáciem tuam in toto corde meo; * miserére mei secúndum elóquium tuum. Je T'implore de tout mon cœur; aie pitié de moi selon Ta parole.
Cogitávi vias meas * et convérti pedes meos in testimónia tua. Je réfléchis à mes voies, et je ramène mes pas vers Tes enseignements.
Festinávi et non sum morátus, * ut custódiam præcépta tua. Je me hâte, je ne diffère point d'observer Tes commandements.
Funes peccatórum circumpléxi sunt me, * et legem tuam non sum oblítus. Les pièges des méchants m'environnent, et je n'oublie point Ta loi.
Média nocte surgébam ad confiténdum tibi * super iudícia iustítiæ tuæ. Au milieu de la nuit, je me lève pour Te louer, à cause des jugements de Ta justice.
Párticeps ego sum ómnium timéntium te * et custodiéntium mandáta tua. Je suis l'ami de tous ceux qui Te craignent, et de ceux qui gardent Tes ordonnances.
Misericórdia tua, Dómine, plena est terra; * iustificatiónes tuas doce me. La terre est pleine de Ta bonté, le Seigneur: enseigne-moi Tes lois.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 54 (55) Psaume 54 (55)
Contra perfidum amicum Contre un ami perfide
Coepit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33). Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
I I
Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam † et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me. O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris. J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi. Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me. Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor. La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam? Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine. voici que je fuirais bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte». Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte. Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, † iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus. Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
II II
Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique; Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo. ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi : je me cacherais devant lui.
Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus, Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu. Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
[Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes, [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol !
quóniam nequítiae in habitáculis eórum, in médio eórum. ] Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me. Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam. Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et il entendra ma voix.
Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me. Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sæcula. Dieu entendra, et il les humiliera, lui qui est avant les siècles.
Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum. Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit foedus suum. il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec lui, il viole son alliance.
Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus: De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti. Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto. Remets ton sort au Seigneur, et il te soutiendra ; il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus. Et toi, ô Dieu, tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine. les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en toi ma confiance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Lectio brevis (Dan 9, 19) Lecture brève (Dan 9, 19)
Exáudi, Dómine; placáre, Dómine; atténde et fac; ne moréris propter temetípsum, Deus meus, quia nomen tuum invocátum est super civitátem et super pópulum tuum. Seigneur, entends ; Seigneur, pardonne ; Seigneur, sois attentif et agis ; ne tarde pas, à cause de toi même, ô mon Dieu ; car ton nom a été prononcé sur ta ville et ton peuple.
℣. Veni, Dómine, et noli tardáre.
℟. Reláxa facínora plebi tuæ.
℣. Viens Seigneur, ne tarde pas.
℟. Efface les délits de Ton peuple.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Prophétæ prædicavérunt nasci Salvatórem de Vírgine María.Ant. 1 Les prophètes ont prédi la naissance du Sauveur de la Vierge Marie.
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Gábriel ángelus locútus est Maríæ, dicens: Ave, grátia plena; Dóminus tecum; benedícta tu inter mulíeres.Ant. 2 L'ange Gabriel s'adressa à Marie en disant : Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 María dixit: Qualis est ista salutátio? quia conturbáta est ánima mea, et quia paritúra sum Regem, qui claustrum virginitátis meæ non violábit.Ant. 3 Marie dit : quelle est cette salutation ? Mon âme est troublée, et parce que je suis enceinte du Roi, qui n'a pas brisé le sceau de ma virginité.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Vêpres du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Hymnus Hymne
Cónditor alme síderum, Bienfaisant Créateur des cieux,
ætérna lux credéntium, Pour toujours soleil des croyants,
Christe, redémptor ómnium, O Rédempteur du genre humain,
exáudi preces súpplicum. Christ entends nos voix suppliantes.
Qui cóndolens intéritu Compatissant devant la mort
mortis períre sæculum, Dont notre siècle périssait
salvásti mundum lánguidum, Tu sauvas le monde épuisé
donans reis remédium, Donnant aux pécheurs le remède.
Vergénte mundi véspere, Comme un époux dans le soleil
uti sponsus de thálamo, Quand le monde allait vers sa nuit,
egréssus honestíssima Tu sortis du jardin fermé
Vírginis matris cláusula. D'une Vierge, mère et bénie.
Cuius forti poténtiæ Devant Ta souveraineté
genu curvántur ómnia; Tout être fléchit le genou;
cæléstia, terréstria Tout dans le ciel et ici-bas
nutu faténtur súbdita. S'avoue soumis à Ta puissance.
Te, Sancte, fide quæsumus, Notre foi T'implore, ô très saint,
ventúre iudex sæculi, Toi qui viendras juger ce temps,
consérva nos in témpore de nous protéger aujourd'hui
hostis a telo pérfidi. Du trait de l'ennemi perfide.
Sit, Christe, rex piíssime, O Christ, ô roi plein de bonté
tibi Patríque glória Gloire à Toi et gloire à Ton Père
cum Spíritu Paráclito, Avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sæcula. Amen. A travers l'infini des siècles!
Ant. 1 Exspectémus beátam spem et advéntum glóriæ Salvatóris nostri.Ant. 1 Nous attendons l'heureuse espérance de l'avènement de la gloire de notre Sauveur.
Psalmus 61 (62) Psaume 61 (62)
Pax in Deo Paix en Dieu
Deus spei repleat vos omni pace in credendo (Rom 15, 13). Que le Dieu de l'espérance vous donne en plénitude, dans votre acte de foi, la joie et la paix. (Rom 15, 13).
In Deo tantum quiésce, ánima mea, * ab ipso enim salutáre meum. Oui, à Dieu mon âme en paix s'abandonne, de Lui vient mon secours.
Verúmtamen ipse refúgium meum et salutáre meum, * præsídium meum, non movébor ámplius. Oui, Il est mon refuge et mon salut ; Il est ma forteresse : je ne serai pas tout à fait ébranlé.
Quoúsque irrúitis in hóminem, ? contúnditis univérsi vos * tamquam paríetem inclinátum et macériam depúlsam? Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, pour l'abattre tous ensemble, comme une clôture qui penche, comme une muraille qui s'écroule?
Verúmtamen de excélso suo cogitavérunt depéllere; delectabántur mendácio. * Ore suo benedicébant et corde suo maledicébant. Oui, ils complotent pour le précipiter de sa hauteur ; ils se plaisent au mensonge ; ils bénissent de leur bouche, et ils maudissent dans leur coeur.
In Deo tantum quiésce, ánima mea, * quóniam ab ipso patiéntia mea. Oui, ô mon âme, à Dieu abandonne-toi en paix; car de Lui vient mon endurance.
Verúmtamen ipse Deus meus et salutáre meum, * præsídium meum, non movébor. Oui, Il est mon Dieu et mon salut ; Il est ma forteresse : je ne chancellerai point.
In Deo salutáre meum et glória mea; * Deus fortitúdinis meæ, et refúgium meum in Deo est. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu .
Speráte in eo, omnis congregátio pópuli, ? effúndite coram illo corda vestra; * Deus refúgium nobis. En tout temps, ô peuple, confie-toi en Lui ; épanchez devant Lui vos coeurs : Dieu est notre refuge.
Verúmtamen vánitas fílii Adam, * mendácium fílii hóminum. Oui, les mortels sont vanité, les fils de l'homme sont mensonge ;
In statéram si conscéndant, * super fumum leves sunt omnes. dans la balance ils monteraient, tous ensemble plus légers qu'un souffle.
Nolíte speráre in violéntia ? et in rapína nolíte décipi; * divítiæ si áffluant, nolíte cor appónere. N'espérez pas dans la violence, et ne vous confiez pas dans la rapine ; Si vos richesses s'accroissent, n'y attachez pas votre coeur.
Semel locútus est Deus, * duo hæc audívi: Dieu a dit une parole, ou deux, que j'ai entendues :
quia potéstas Deo est, ? et tibi, Dómine, misericórdia; * quia tu reddes unicuíque iuxta ópera sua. La puissance est à Dieu ; à Toi aussi, Seigneur, la miséricorde. Car Tu rends à chacun selon ses oeuvres.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exspectémus beátam spem et advéntum glóriæ Salvatóris nostri.Ant. Nous attendons l'heureuse espérance de l'avènement de la gloire de notre Sauveur.
Ant. 2 Illúminet vultum suum super nos Deus, et benedícat nobis.Ant. 2 Illumine Ton visage sur nous, Dieu, et bénis-nous.
Psalmus 66 (67) Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteantur Toutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28). Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage,
ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous.
Læténtur et exsúltent gentes, † quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Confiteántur tibi pópuli, Deus, * confiteántur tibi pópuli omnes. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous.
Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu,
benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Illúminet vultum suum super nos Deus, et benedícat nobis.Ant. Illumine Ton visage sur nous, Dieu, et bénis-nous.
Ant. 3 In ipso cóndita sunt univérsa, et ómnia in ipso constant.Ant. 3 En Lui tout fut créé, et tout subsiste en Lui.
Canticum (Cf. Col 1, 12-20) NT6 Cantique (Cf. Col 1, 12-20) NT6
Christus primogenitus omnis creaturæ et primogenitus ex mortuis Le Christ, premier-né de toutes créatures, premier-né d'entre les morts
Grátias agámus Deo Patri, * qui idóneos nos fecit in partem sortis sanctórum in lúmine; Rendons grâce à Dieu le Père, Lui qui nous a donné d'avoir part à l'héritage des saints, dans la lumière;
qui erípuit nos de potestáte tenebrárum * et tránstulit in regnum Fílii dilectiónis suæ, nous arrachant à la puissance des ténèbres, Il nous a placés dans le Royaume de Son Fils bien-aimé,
in quo habémus redemptiónem, * remissiónem peccatórum; en Lui nous avons le rachat, le pardon des péchés;
qui est imágo Dei invisíbilis, * primogénitus omnis creatúræ, Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature.
quia in ipso cóndita sunt univérsa † in cælis et in terra, * visibília et invisibília, en Lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre, les êtres visibles et invisibles,
sive throni sive dominatiónes * sive principátus sive potestátes. puissances, principautés, souverainetés, dominations, tout est créé par Lui et pour Lui.
Omnia per ipsum et in ipsum creáta sunt, † et ipse est ante ómnia, * et ómnia in ipso constant. Il est avant toute chose, et tout subsiste en Lui.
Et ipse est caput córporis Ecclésiæ; † qui est princípium, primogénitus ex mórtuis, * ut sit in ómnibus ipse primátum tenens, Il est aussi la tête du corps, la tête de l'Église: c'est Lui le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin qu'il ait en tout la primauté,
quia in ipso complácuit omnem plenitúdinem habitáre * et per eum reconciliáre ómnia in ipsum, car Dieu a jugé bon qu'habite en Lui toute plénitude et que tout, par le Christ, Lui soit enfin réconcilié,
pacíficans per sánguinem crucis eius, * sive quæ in terris sive quæ in cælis sunt. faisant la paix par le sang de Sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In ipso cóndita sunt univérsa, et ómnia in ipso constant.Ant. En Lui tout fut créé, et tout subsiste en Lui.
Lectio brevis (1 Cor 4, 5) Lecture brève (1 Cor 4, 5)
Nolíte ante tempus quidquam iudicáre quoadúsque véniat Dóminus, qui et illuminábit abscóndita tenebrárum et manifestábit consília córdium. Et tunc laus erit unicuíque a Deo.
C'est pourquoi ne jugez de rien avant le temps jusqu'à ce que vienne le Seigneur : Il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et manifestera les desseins des cœoeurs, et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.

 Responsorium breve Répons bref 
℟. Veni ad liberándum nos,* Dómine Deus virtútum. Veni.
℣. Osténde fáciem tuam, et salvi érimus.* Dómine Deus virtútum. Glória Patri. Veni.
℟. Viens nous libérer,* Seigneur, Dieu de force. Viens.
℣. Montre-nous Ta face, et nous serons sauvés.* Seigneur, Dieu de force. Gloire au Père. Viens.
Ant. Sion, renováberis, et vidébis iustum tuum, qui ventúrus est in te.Ant. Sion, tu seras renouvelée, et tu verras ton juste qui arrive en toi.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sion, renováberis, et vidébis iustum tuum, qui ventúrus est in te.Ant. Sion, tu seras renouvelée, et tu verras ton juste qui arrive en toi.
PrecesPrières litaniques
Iubilémus Deo nostro, fratres caríssimi, qui máxime in benefíciis pópulo suo elargiéndis congáudet, et cum ánimi fervóre precémur: Grátiam et pacem multíplica, Dómine.
Ætérne Deus, cui mille anni sunt tamquam dies hestérna, quæ prætériit,
esse vitam quasi florem mane germinántem, véspere autem arescéntem nos memoráre concéde.
Manna tuum pópulo largíre, ne esúriat,
et aquam vivam, ne sítiat in ætérnum.
Fac ut fidéles tui quæ sursum sunt quærant et sápiant,
étiam témpora óperis et ótii in tuam glóriam vertant.
Aerem nobis, Dómine, largíre propítium,
quo uberióres percipiámus fructus terræ.
(vel: Ab ómnibus noxis líbera nos, Dómine,
et copiósam benedictiónem super domus nostras effúnde).
Visiónem vultus tui largíre defúnctis,
et eius contemplatióne nos redde beátos.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens Deus, qui nos præcipis iter Christo Dómino præparáre, concéde propítius, ut nullis infirmitátibus fatigémur, qui cæléstis médici consolántem præséntiam sustinémus. Per Dóminum. Dieu tout-puissant, qui nous commandes de préparer un chemin au Christ Seigneur, accorde-nous, dans Ta bonté, de n'être abattus par aucune infirmité, nous qui attendons la présence consolatrice du médecin céleste.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du mercredi 11 décembre 2019

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria IV Mercredi
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia. Allelúia.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Christe, qui, splendor et dies O Christ, la splendeur et le jour,
noctis tenébras détegis, qui chasses l'ombre de la nuit,
lucísque lumen créderis, nous croyons que Tu es lumière,
lumen beátis prædicans, promettant lumière aux élus.
Precámur, sancte Dómine, Seigneur très saint, nous T'en prions,
hac nocte nos custódias; en cette nuit protège-nous ;
sit nobis in te réquies, fais que nous reposions en Toi,
quiétas horas tríbue. donne-nous des heures de paix.
Somno si dantur óculi, Nos yeux se livrent au sommeil ;
cor semper ad te vígilet; que nos cœurs veillent pour T'attendre;
tuáque dextra prótegas protège de Ton bras puissant
fidéles, qui te díligunt. ceux qui Te gardent leur amour.
Defénsor noster, áspice, Regarde-nous ô Défenseur,
insidiántes réprime, repousse au loin ceux qui nous guettent,
gubérna tuos fámulos, daigne guider Tes serviteurs
quos sánguine mercátus es. que Tu rachetas par Ton sang.
Sit Christe, rex piíssime O Christ, ô Roi plein de bonté,
tibi Patríque glória gloire à Toi et gloire à Ton Père,
cum Spíritu Paráclito, avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sǽcula. Amen. à travers les siècles sans fin. Amen.
Ant. 1 Esto mihi in Deum protectórem et in domum refúgii.Ant. 1 Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge afin que Tu me sauves.
Psalmus 30 Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia Supplication confiante de l'affligé.
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23,46) Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
In te, Dómine, sperávi, non confúndar in aetérnum; * in iustítia tua líbera me. J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me. Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
Esto mihi in rupem praesídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias. Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me. Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea. Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis. Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi. Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
Exsultábo et laetábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam; Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
agnovísti necessitátes ánimae meae nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos. Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in maeróre óculus meus, * ánima mea et venter meus. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
Quóniam defécit in dolóre vita mea, * et anni mei in gemítibus; Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt. Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me. Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum. Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu; J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt. Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: “Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meae.” Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
Éripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me; mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua. Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno. Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer;
Muta fiant lábia dolósa, quae loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne. que les lèvres trompeuses deviennent muettes, elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, * avec orgueil et insolence.
Quam magna multitúdo dulcédinis tuae, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum. Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuae * a conturbatióne hóminum; Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum. Tu les protégeras dans Ton tabernacle contre les langues qui les attaquent.
Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
Ego autem dixi in trepidatióne mea: * “Praecísus sum a conspéctu oculórum tuórum.” Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meae, * dum clamárem ad te. C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
Dilígite Dóminum, omnes sancti eíus: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino. Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Esto mihi in Deum protectórem et in domum refúgii.Ant. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge afin que Tu me sauves.
Ant. 2 De profúndis clamávi ad te, Dómine.Ant. 2 Des profondeurs, j'ai crié vers Toi, Seigneur.
Psalmus 129 (130) Psaume 129 (130)
De profundis clamavi Du fond des abîmes, je crie
Ipse salvum faciet populum suum a peccatis eorum (Mt 1, 21). Voici qu'Il libérera Son peuple de ses péchés (Mt 1,21)
De profúndis clamávi ad te, Dómine; * Dómine, exáudi vocem meam. Du fond des abîmes je crie vers Toi, Seigneur; . Seigneur, exauce ma voix.
Fiant aures tuæ intendéntes * in vocem deprecatiónis meæ. Que Tes oreilles soient attentives à la voix de ma supplication.
Si iniquitátes observáveris, Dómine, * Dómine, quis sustinébit? Si Tu examines nos iniquités, Seigneur, Seigneur, qui subsistera devant Toi ?
Quia apud te propitiátio est, * ut timeámus te. Mais auprès de Toi est la miséricorde, et à cause de Ta loi j'ai espéré en Toi.
Sustínui te, Dómine, * sustínuit ánima mea in verbo eius; Mon âme s'est soutenue par Sa parole;
sperávit ánima mea in Dómino * magis quam custódes auróram. Mon âme a espéré au Seigneur. Depuis la veille du matin
Magis quam custódes auróram * speret Israel in Dómino, jusqu'à la nuit, qu'Israël espère au Seigneur;
quia apud Dóminum misericórdia, * et copiósa apud eum redémptio. car auprès du Seigneur est la miséricorde, et on trouve en Lui une rédemption abondante.
Et ipse rédimet Israel * ex ómnibus iniquitátibus eíus. Il rachètera Lui-même Israël de toutes ses iniquités.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. De profúndis clamávi ad te, Dómine.Ant. Des profondeurs, j'ai crié vers Toi, Seigneur.
Lectio brevis (Eph 4, 26-27) Lecture brève (Eph 4, 26-27)
Nolíte peccáre; sol non óccidat super iracúndiam vestram, et nolíte locum dare Diábolo. Ne péchez point ; que le soleil ne se couche point sur votre colère, et ne donnez pas accès au Diable.
℟. In manus tuas, Dómine, * Comméndo spíritum meum. In manus. ℣. Redemísti nos, Dómine Deus veritátis. * Comméndo spíritum meum. Glória Patri. In manus. ℟. En Tes mains, Seigneur, * je remets mon esprit. En Tes mains. ℣. Tu nous as rachetés, Seigneur Dieu de vérité * Je remets mon esprit. Gloire au Père. En Tes mains.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Dómine Iesu Christe, qui iugum suave te sequentibus onusque leve pérhibes mitis et humilis † dignare huius diei vota et opera nostra suscipere et quietem tribuere * qua tuo nos facias servitio promptiores. Qui vivis et regnas in sæcula sæculórum.Seigneur Jésus-Christ, dont le joug est suave et le fardeau doux pour ceux qui, doux et humbes, Te suivent, daigne en ce jour accueillir nos oeuvres et voeux et accorde-nous le repos qui nous rendra prompts à Te servir.Qui vivis et regnas in sæcula sæculórum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Alma Redemptóris Mater, quæ pérvia cæli porta manes, et stella maris, succúrre cadénti, Tendre mère du Rédempteur,
qui demeurez la porte ouverte du Ciel,
et l’étoile de la mer, portez secours au peuple qui succombe
súrgere qui curat, pópulo; tu, quæ genuísti, natúra miránte, tuum sanctum Genitórem, et cherche à se relever :
Vous qui avez engendré, à la surprise de la nature,
votre saint Créateur,
Virgo prius ac postérius, Gabriélis ab ore sumens illud Ave, peccatórum miserére. [étant] vierge avant et après [l’enfantement], et, de la bouche de Gabriel,
recevant cette salutation,
ayez pitié des pécheurs.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Comment doivent être utilisés les moyens de communication sociale?
2493-24992512
L’information dans les médias doit être au service du bien commun; dans son contenu, elle doit toujours être vraie et, en sauvegardant la justice et la charité, intégrale. D’autre part, elle doit s’exprimer d’une manière honnête et opportune, respectant scrupuleusement les lois morales, les droits légitimes et la dignité de la personne.

Quelle relation y a-t-il entre vérité, beauté et art sacré?
2500-25032513
La vérité est belle en elle-même. Elle comporte la splendeur de la beauté spirituelle. Outre la parole, il existe de nombreuses formes d’expression de la vérité, en particulier les œuvres d’art. Elles sont le fruit d’un talent donné par Dieu et de l’effort de l’homme. L’Art sacré, pour être vrai et beau, doit évoquer et glorifier le mystère du Dieu révélé dans le Christ et conduire à l’adoration et à l’amour du Dieu créateur et sauveur, Beauté suréminente de Vérité et d’Amour.
LE NEUVIÈME COMMANDEMENT :TU NE
DÉSIRERAS PAS LA FEMME DE TON PROCHAIN
Que demande le neuvième commandement?
2514-25162528-2530
Le neuvième commandement requiert de vaincre la concupiscence charnelle dans les pensées et les désirs. Le combat contre la concupiscence passe par la purification du cœur et par la pratique de la vertu de tempérance.
Qu’interdit le neuvième commandement?
2517-25192531-2532
Le neuvième commandement interdit de cultiver des pensées et les désirs concernant les actes défendus par le sixième commandement.

Comment parvient-on à la pureté du cœur?
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Avec la grâce de Dieu et en luttant contres les désirs désordonnés, le baptisé parvient à la pureté du cœur par la vertu et le don de chasteté, la pureté d’intention, la transparence du regard, extérieur et intérieur, la
discipline des sentiments et de l’imagination, la prière.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (a)
AU NOUVEAU VENU dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre, « éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. » Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et la difficulté de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, 4on lui concédera l’entrée et il passera quelques jours à l’hôtellerie. Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment, sous la conduite d’un ancien apte à gagner les âmes, qui les surveillera avec la plus grande attention. On observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu. S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : « Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. » S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. S’il tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle. Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il lui était loisible de récuser ou d’assumer.
Nous entrons avec ce chapitre et jusqu’au LXVle inclusivement dans une portion assez nettement définie de la Règle : celle qui est relative au recrutement d’abord, puis au groupement hiérarchique et au bon ordre du monastère. Et, pour épuiser la question du recrutement, N. B. Père parlera successivement des novices en général, des enfants, des prêtres, des moines étrangers. Quant au présent chapitre, qui nous expose les formes générales selon lesquelles se recrute une communauté, il comprend trois grandes subdivisions : l’accueil des candidats ; leur probation ou le noviciat ; leur admission définitive. Et cette dernière partie traite des formes solennelles de l’admission, puis de la disposition que le moine doit faire de tous ses biens. Autant de questions dont la gravité et l’intérêt nous invitent à donner quelque étendue au commentaire.

Noviter, veniens quis ad conversionem, non ei facilis tribuatur ingressus, sed sicut ait Apostolus Probate spiritus si ex Deo sunt. Ergo si veniens perseveraverit pulsans et ilIatas sibi injurias et difficultatem ingressus post quatuor aut quinque dies visus fuerit patienter portare et persistere petitioni suae, annuatur ei ingressus, et sit in cella hospitum paucis diebus
Au nouveau venu dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre,“ éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. ” Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et les difficultés de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, on lui concédera l’entrée. et il passera quelques jours à l’hôtellerie.


Noviter veniens quis ad conversionem... La conversion dont il est parlé ici est simplement la vie religieuse, définie par sa direction vers Dieu.
Cette façon de s’exprimer est conforme à la langue ecclésiastique du temps ; et elle est vraiment belle : l’homme se détourne du péché, du siècle et de ses frivolités, pour s’orienter vers la réalité suprême et vers la Beauté incréée. La première démarche de l’homme qui se présente au monastère et chez Dieu n’est d’ailleurs qu’une réponse à l’appel de Dieu même, à la vocation.

LA VOCATION. - Il faut limiter l’emploi de ce terme et ne pas lui faire désigner un exercice quelconque de notre activité. On dit : la vocation militaire, la vocation d’ingénieur, la vocation au mariage ou la vocation commune. Ce sont des états de fait, de choix strictement personnel ; c’est le fruit des circonstances, des aptitudes, des goûts. Sans doute ces choix n’échappent pas aux directions providentielles, néanmoins ils n’impliquent pas une invitation toute particulière de Dieu, comme dans le cas de la vocation proprement dite, laquelle comprend trois éléments : un appel spécial de Dieu, - à un état surnaturel plus élevé, - auquel la créature intelligente doit répondre dans une libre coopération. Et en ce sens il n’y a que trois vocations : la vocation à la foi pour les hérétiques et les infidèles : elle est universelle et obligatoire sous peine du salut ; - la vocation religieuse, qui est, comme nous espérons le montrer, universelle et pourtant de conseil ; - la vocation ecclésiastique, qui est spéciale et s’adresse à de rares individus nominativement choisis parmi le peuple chrétien et désignés par l’Église : Nous n’avons à nous occuper ici que de la vocation religieuse.
On pourrait distinguer une vocation générale à la vie religieuse et une vocation individuelle. La première consiste dans l’invitation universelle adressée par le Seigneur à tous les fidèles : Si quis vult . post me venire (MATTH., XVl, 24) ; Si vis perfectus esse (Ibid., XlX, 21). Cette vocation est donnée une fois pour toutes, et la parole du Seigneur n’a jamais été retirée. Et ni l’État, ni l’Église n’y peuvent rien. Dieu a invité les âmes, il leur a ouvert les portes de la perfection. Ce n’est pas seulement une permission, un laisser-faire ; c’est une invitation positive adressée à toute l’Église. Tout être baptisé est suffisamment appelé de Dieu pour aller jusqu’au bout de son baptême. Mais, en fait, l’offre du Seigneur ne parvient pas efficacement à tous : soit parce que l’âme est inattentive ; soit parce qu’elle ne consent pas à suivre le conseil divin ; soit parce que., à l’heure où parvient à son oreille l’invite de Dieu, il se trouve qu’elle a pris sur soi des servitudes qui lui interdisent désormais d’y répondre ; soit parce qu’elle est dépourvue de certaines dispositions d’âme ou de corps strictement requises. Dieu respecte le jeu et la marche des causes secondes, et il se trouve, pratiquement, qu’une élite seule est en état de suivre son appel : Non omnes capiunt verbum istud, sec quibus datum est. Qui potest capere, capiat.
Le principe doctrinal de la vocation universelle étant soigneusement sauvegardé, il demeure donc vrai qu’il y a une vocation individuelle et qu’on peut appeler de privilège. Encore faut-il bien s’entendre sur le caractère de cette vocation dite spéciale. Il ne viendra en effet à la pensée de personne que la vocation à la vie religieuse ne puisse être signifiée qu’au moyen d’un appel positif, d’une révélation, d’une intimation surnaturelle, impérieuse : Tu seras religieux. La vocation n’est pas non plus, nécessairement, le précepte du confesseur. Le confesseur peut conseiller, il peut et doit éclairer, il peut peser les chances de succès, parce qu’il connaît les dispositions : mais il ne saurait donner un ordre, ni dans un sens ni dans l’autre : Dieu lui-même n’en donne pas. Les âmes sent libres. Il y a une imprudence infinie et une absence de respect pour les âmes à prétendre se substituer à elles pour le choix d’un état de vie, alors que les conséquences de cette démarche se feront sentir dans le temps et dans l’éternité. Les parents, les directeurs faiseurs, meneurs et étourdis, porteront-ils, eux, la responsabilité de la décision qu’ils ont imposée, de vive force, à une âme trop docile ou trop confiante ? La vocation est chose personnelle.
Mais encore, quelle est la forme sous laquelle Dieu s’adresse aux âmes pour les amener à lui ? Il n’est pas possible de renfermer dans le cache rigide d’une formule ou d’une énumération quelconque la variété infinie de ses procédés. Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de cœur vers la vie religieuse, l’amour du chant, des beaux offices : elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gens. Mais cet attrait sensible n’est pas un élément indispensable. Quelquefois, c’est une impression qui date de l’enfance nous n’avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère ; l’exemple d’un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c’est un idéal de perfection qui soudain s’impose à nous.
La vocation peut consister dans une appréciation tout intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d’une volonté résolue qui se dit : Puisque c’est mieux, je le ferai. C’est peut-être la forme la plus pure de la vocation. Parfois l’homme est guide par une sorte d’attrait pratique et utilitaire : Je n’aurai plus de visite ; à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison ! J’aurai le loisir de la prière, de l’étude, je vivrai en paix 1 Cette sorte de vocation est celle de l’âge mûr, et qui s’est blessé déjà au contact des choses.
Ou bien c’est la souffrance qui guide les âmes vers Dieu ; ou encore le malaise, l’inquiétude morale, l’incapacité de se trouver bien ailleurs. Le Seigneur, lorsqu’il veut nous ordonner à ses fins, sème une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie ; et nous ne trouvons que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui, chemin, comme dit le Prophète, jalonné de pierres taillées
Conclusit vias meas lapidibus quadris (THREN., III, 9). Enfin, il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstracto une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d’obligation : c’est lorsque l’expérience nous a forcés de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite. Bref, la vocation ne manque jamais ; l’appel de Dieu revêt tant de formes qu’il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de très bonnes raisons d’entrer
Encore faut-il bien remarquer, et la lettre même de la sainte Règle nous y invite, que tous ces procédés divers selon lesquels l’appel universel se manifeste à chacun, ne constituent pourtant que l’élément matériel et déterminable de la vocation ; ce qui en fait l’élément formel et déterminant, c’est la volonté ferme d’aller vers Dieu et vers la perfection. Si vis perfectus esse. Le voulez-vous ? Quis est homo qui volt vitam et cupit videre dies bonos ? a dit saint Benoît dans le Prologue. C’est, somme toute, l’élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. Car, des deux autres éléments, manifestation concrète du conseil divin et aptitudes personnelles, nous avons dit que le premier ne manque jamais ; nous pourrions presque ajouter que les aptitudes se créent parfois ou du moins se développent lorsque la volonté s’est fixée généreusement. Et ceci nous explique pourquoi les prescriptions de N. B. Père relatives à l’adoption du postulant et à la formation du novice ont pour dessein unique d’éprouver sa volonté.
Est-il nécessaire de délibérer longuement, de consulter beaucoup ? Saint Thomas répond que non Sur quoi porterait, dit-il, la délibération ? sur l’excellence de la résolution à prendre ? mais on ne saurait contester que ce soit un bien, un très grand bien ; et en douter, ne fût-ce qu’un instant, serait donner un démenti au Seigneur. Délibérer sur vos forces, c’est-à-dire si vous avez ce qu’il faut pour faire face à votre résolution ? Parmi vos amis, les uns vous diront : Ce que vous faites est une folie, c’est chose impossible à votre nature ! Les autres, mieux avisés, reprendront : Mais n’avez-vous pas les ressources de votre volonté, qui sont illimitées et moyennant la prière, n’avez-vous pas surtout les forces de Dieu, qui sont infinies ? Des enfants l’ont fait, des femmes l’ont fait : Non poteris quod isti, quod istae ? Saint Thomas admet que la délibération puisse porter sur trois points : Notre santé est-elle suffisante ? Avons-nous des dettes ? Quelle est la forme de vie religieuse qui nous convient le mieux ? Là-dessus on peut consulter, interroger, mais peu de personnes, et qui soient discrètes, prudentes, compétentes ès choses surnaturelle, renseignées sur le caractère de la vie monastique, même prédisposées en sa faveur. On peut délibérer aussi avec soi-même, mais rapidement. Et il faut surtout aviser aux moyens les plus expéditifs pour se débarrasser de tous empêchements.
Après avoir reconnu ce qu’est la vocation religieuse en général, il ne sera pas superflu de dire un mot des aptitudes requises pour aborder sans témérité la vie contemplative, et plus spécialement la vie contemplative monastique et bénédictine. Il suffit d’avoir une âme immortelle et baptisée, et d’être dès lors doué de ces facultés surnaturelles dont la contemplation est le propre exercice. La condition paraît simple et facilement réalisé ? en effet ; elle est néanmoins la principale de toutes, la fondamentale, on pourrait presque dire l’unique, avec celle d’une volonté déterminée.
Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qu’il importe de demander au candidat à la vie contemplative, c’est un certain équilibre de tempérament, qui n’est pas toujours très commun dans notre siècle d’impulsifs et de névrosés. Celui qui se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l’honneur et des attentions qu’il mérite, serait d’assez triste augure ; l’hypertrophie du moi peut être le premier indice de la folie. Au resté, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.
Il n’est pas besoin d’être Platon ou Aristote pour faire œuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd’hui dans la vie contemplative et parmi les pères de chœur, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l’intelligence, - ce qui est interdit par le Saint-Siège, - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l’étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu’à la. contemplation pure, ou bien parce que, selon l’Apôtre. “ la science gonfle ”. Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l’ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu’une certaine forme de piété.
Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère notre subsistance est assurée ; nous n’avons pas l’aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l’action porte avec elle. Si le contemplatif n’est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l’amour du canne, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l’action extérieure, pour un ministère qu’il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille : nous n’avons pas à assurer l’avenir de nos frères, de nos sœurs, de nos neveux ou nièces ; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n’avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d’âme : les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l’Abbé.

Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l’Ecclésiastique : Pulchritudinis studium habentes, pacificantes in domibus suis : les justes antiques avaient le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l’ordre dans leur maison. Le souci de la beauté n’implique pas forcément des goûts d’artiste et des aptitudes aux beaux-arts ; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d’un monde auquel on a renoncé. La courtoisie, la distinction dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté ; de même l’amour éclairé de l’office divin, de ses rites et de ses chants.

L’ACCUEIL DES CANDIDATS. - Quelqu’un estime que le Seigneur l’appelle à la vie bénédictine ; il se “ convertit ” ; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s’ouvre pas de suite, et l’accueil est très réservé, presque maussade : Non ei facilis tribuatur ingressus. Il en allait de même chez les Pères d’Orient . La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir, pêle-mêle, tous ceux qui se présentent. On ne les connaît pas d’ordinaire ; on ignore leur passé, on ignore les motifs secrets qui les portent à se faire moines, on ignore s’ils possèdent les qualités requises. Et à l’époque de N. B. Père, on avait des raisons particulières d’y regarder de très près. A côté de personnages connus ou munis de lettres de recommandation, il survenait des inconnus, des esclaves, des barbares, d’anciens soldats ; peut-être aussi, les trempes étaient-elles moins fines, en général, que dans l’Orient.
De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu. Or, il n’est pas prudent de recruter au hasard une troupe d’élite. Il n’y faut point ce ; non-valeurs qui encombrent et alourdissent la marche de l’ensemble. Il n’est pas sage de chercher à avoir du monde à tout prix ; Dieu n’a pas besoin de gros bataillons : les trois cents soldats de Gédéon suffisent. On n’a pas le droit non plus d’induire les âmes à s’imposer des obligations disproportionnées, ni de léguer à ceux qui viendront après nous les ennuis qui naissent d’adoptions indiscrètes. Aussi bien, recevoir tout le monde ou à peu près n’est pas un procédé pour avoir beaucoup de sujets, la condition moyennant laquelle un monastère se recrute, étant précisément cette dignité et cette bonne édification que des éléments de hasard sont incapables de procurer. L’histoire monastique est là pour attester que le manque de sévérité dans les accueils a contribué largement à la décadence de certaines maisons . En résumé, il y va tout à la fois de l’intérêt de Dieu et de celui de l’Église ; il y va de l’intérêt du monastère dans le présent comme dans l’avenir, et de l’intérêt des candidats eux-mêmes. Sans doute, les motifs spéciaux qu’on avait jadis de se montrer un peu austères n’existent plus aujourd’hui ; il n’y a plus d’esclaves et ce sont des chrétiens qui se présentent, souvent même des clercs et des prêtres ; on sait ce qu’ils sont, grâce aux lettres testimoniales prescrites par le Droit et aux informations privées. Néanmoins, les motifs d’ordre général demeurent. L’expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu’on accueille n’aboutissent pas. Il y a une telle sagesse dans les dispositions de la sainte Règle que l’année de noviciat et les formes de probation qu’elle exige ont été adoptées par l’Église et étendues à la variété des Ordres religieux.
Si N. B. Père met tant de réserve à recevoir ceux qui frappent à la porte, moins encore songe-t-il à des procédés qui rappellent le recrutement militaire. N’y a-t-il pas des sollicitations tellement instantes qu’elles forcent pour ainsi dire le candidat à s’exécuter ? Nous ignorerons toujours les battues générales à la recherche de postulants ou les réclames alléchantes. Malgré les invitations gracieuses, et encore qu’il n’y ait sur ce point aucune règle absolue, nous n’irons point dans les collèges et les séminaires pour y prélever l’accroissement de nos communautés. La Providence a ses moyens pour faire connaître aux âmes tel monastère où elle les veut. Mais il reste, sans pour cela pratiquer le compelle intrare, qu’il est légitime et louable d’exhorter à embrasser la vie religieuse une "âme qui paraît prédisposée : c’est la doctrine de saint Thomas . Il n’est pas indiscret non plus de presser avec douceur et mesure quelqu’un qui est visiblement appelé, marais qui temporise sans motif sérieux. Il faut savoir ail besoin aider, encourager et, comme le dira bientôt N. B. Père, “ gagner des âmes ”.
A un certain point de vite, l’adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse : on ne peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n’avez rien, je suppose, de ce qu’il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire ; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l’enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que toutes les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu’une aptitude : la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu’on est résolu à développer les énergies de son baptême. Nous l’avons remarqué déjà c’est dans la vigueur de la volonté que consiste l’élément formel de la vocation religieuse en général ; c’est sur la volonté du candidat que doit s’exercer principalement la curiosité des supérieurs. Plus notre existence est uniforme, retirée du monde, dégagée du torrent moderne qui porte vers le tapage, la montre et l’action, en contradiction ouverte avec le tempérament que les influences sociales ont créé chez presque tous nos contemporains, moins nous pouvons consentir à abaisser les exigences de cette vie.
Et ce que nous venons de dire est tellement la pensée de saint Benoît qu’il ne semble avoir eu d’autre intention, dans la fixation des épreuves novitiales, que de reconnaître le sérieux, la résolution, la générosité du vouloir . Car si la volonté du candidat est de celles qui veulent et ne veulent pas, vult et non vult piger ; si elle n’a conçu qu’une de ces résolutions indécises au milieu desquelles meurt le paresseux , desideria occidunt pigrum : la nécessité pour lui de faire antichambre, les rebuts mêmes de l’accueil premier feront évanouir en fumée cette apparence de vocation ; et il rebroussera chemin en se félicitant de n’être pas .allé plus avant.
Donc on laissera le postulant frapper à la porte, dit saint Benoît. On entrebâillera celle-ci néanmoins, mais pour lui dire des choses désagréables. On lui notifiera par exemple qu’il est trop vieux, qu’il est trop jeune, qu’il n’a ni assez de santé ni assez d’énergie pour prendre rang parmi les moines, qu’il n’y a pas de place pour lui. Les Pères d’Orient étaient très habiles pour varier ces sortes d’épreuves. Qu’on relise par exemple la réception de Paul le Simple par saint Antoine, ou celle que fit saint Pacôme à Macaire d’Alexandrie déguisé . On comprend pourquoi le moine qui surveillait la porte et avait la. charge d’accueillir les postulants, devait être choisi parmi les plus expérimentés . Au bout de quatre ou cinq jours de ce régime, si le candidat tient bon et demeure, on lui accordera l’entrée : mais seulement l’entrée de l’hôtellerie, qui forme, nous l’avons dit, un corps de bâtiment séparé. Il y restera quelques jours, prescrit la Règle, sans préciser davantage ; et on pourra encore, durant ce délai, s’assurer exactement de ce qu’il est. Selon d’anciennes coutumes monastiques, on l’employait au service des hôtes. Cassien dit qu’après l’admission et la vêture on confie pour un an le candidat à l’hôtelier, puis à un Maître des novices . On remarquera que ce n’est que graduellement et par, étapes, avec mi lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine : la porte, l’hôtellerie, la cella novitiorum et enfin l’entrée in congregatione.

VETURE ET POSTULAT. - Dans l’usage Solesmien actuel, le candidat reste quelques jours à l’hôtellerie ; telle était la coutume à Cluny et à Saint Maur. Puis on lui donne une cellule au noviciat, dont il suit les exercices. Au bout de quinze jours, il peut recevoir l’habit. Mais il comparaît d’abord devant l’Abbé et son conseil. On lui pose un certain nombre de questions concernant l’habileté canonique à la vie religieuse .
Après la vêture, commence la période du postulat. On peut la considérer comme tenant la place des premières épreuves que nos pères faisaient subir aux nouveaux venus, mais à condition de remarquer qu’elle est, ut talis, inconnue de ces mêmes anciens. On chercherait en vain, non seulement chez saint Benoît, mais partout ailleurs, une distinction entre postulat et noviciat. Le postulat est une création des derniers Mauristes. A la suite de l’édit royal de prétendue réforme des Ordres religieux, promulgué par Louis XV en mars 1768, et qui interdisait la profession avant vingt et un ans , la Congrégation de Saint Maur publia en 1770 une nouvelle édition de ses Constitutions. Dans ce texte, la“ première probation” devient un stade régulier et organisé que doivent fournir tous les candidats, sous l’habit religieux et dans des maisons spéciales ; sa durée normale est d’un an, mais elle peut aller jusqu’à quatorze mois ou descendre à six. Les postulants sont confiés à un Director probandorum et à un Zélateur. Leur horaire et leurs exercices sont à peu près les mêmes que ceux des novices, sauf que ces derniers s’appliquent exclusivement à des études propres à développer la piété et à cultiver la mémoire, tandis que, sous la conduite du Zélateur, les postulants ajoutent à l’étude des rubriques, du chant, du Nouveau Testament, de la Règle, etc., celle du latin, du français, du grec, de l’hébreu. Praecepta scite legendi et loquendi, Geographiae, Chronologiae necnon et Ristoriae elementa impertiantur : ita ut, pari gressu, ad virtulem et scientiam informentur. Nos Constitutions, tributaires de Saint-Maur pour l’adoption du postulat, le sont aussi pour la fixation de sa duré. Mais, chez nous, les postulants sont mêlés aux novices et subissent une probation absolument identique.
L’usage du postulat s’est introduit dans plusieurs familles religieuses mais le Droit Canon ne le fait pas obligatoire pour les moines de chœur. Clément Vlll, dans le décret Cum ad regularem (19 mars 1603), avait stipulé que tous les candidats seraient instruits de la Règle, des vœux, du caractère propre de l’institut, avant de recevoir l’habit, c’est-à-dire avant de commencer le noviciat proprement dit. A l’époque de Clément Vlll, en effet, on ne connaissait que deux vêtures, celle du novice et celle du. profès. Aujourd’hui, nous en avons trois : la vêture du séculier, la vêture du novice et la vêture du profès. Or, les deux premières ne sont qu’un dédoublement de la vêture de profession. Et par le seul Cérémonial on voit bien que, maintenant encore, celle-ci est la plus importante et d’une portée définitive. C’est alors seulement que le candidat est invité à choisir entre ses vêtements du siècle et ceux de la religion, que l’habit monastique est donné complet, qu’il reçoit une bénédiction spéciale, qu’on en détaille le symbolisme et la vertu. Et tandis que la vêture du postulant se fait au chapitre, celle du novice au chapitre et à l’église vers la fin de la Messe, la vêture du profès s’accomplit au cours même du Saint Sacrifice.
Chez saint Benoît, qui s’écarte en cela de Cassien , la vêture a d’abord coïncidé avec la profession ; nous le savons par les termes mêmes de notre chapitre LVIII. Le noviciat s’effectuait sous l’habit séculier, qui différait moins qu’aujourd’hui du vêtement religieux ; lorsque la probation était achevée, le novice renonçait aux livrées du siècle, recevait l’habit monastique, et où lui rasait la tête. Tel était alors l’usage commun en Occident, comme en témoignent les Règles de saint Césaire, de saint Aurélien, de saint Ferréol, de saint Fructueux, du Maître, le Ve concile d’Orléans de 549, la nouvelle troisième de Justinien ; le concile d’Aix la Chapelle de 817 en fait encore une loi : Nec tondeatur, nec vestimenta pristina immutet (novitius) priusquam obedientiam promittat. Pourtant, dès le neuvième siècle, s’introduit en Occident l’usage - déjà connu, nous l’avons dît, de certains Orientaux - de donner l’habit et la tonsure dès le début du noviciat . Au onzième siècle, à Cluny, il y a une vêture au commencement de l’année de noviciat. Les Cisterciens adoptèrent cette coutume ; elle passa aussi chez les moniales. Aujourd’hui, à moins qu’une Règle approuvée n’autorise formellement le contraire, ou qu’il y ait dispense spéciale, il est de droit commun que le noviciat se fasse sous l’habit de la religion. Pratiquement enfin, depuis la création du postulat, la vêture est plus encore anticipée .

Postea sit in cella novitiorum, ubi meditetur, et manducet, et dormiat.
Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment.


LE NOVICIAT. - A dater de la vêture novitiale, le candidat fait réellement partie de la famille monastique et jouit des privilèges que le Droit canon reconnaît aux novices.
La maison du noviciat ; dans la pensée de N. B. Père, est distincte de celle des moines, un peu comme l’hôtellerie. Les novices ont leur réfectoire, leur dortoir, un endroit spécial où ils méditent, c’est-à-dire où ils prient et étudient les choses divines. Il est fort probable que saint Benoît ;acceptait le noviciat à l’office et au travail manuel auquel prenait part la communauté entière : l’énumération même de ce qui se fait dans la cella novitiorum le laisse entendre et paraît exclusive d’autres exercices particuliers. Par ailleurs, l’histoire monastique primitive n’affirme rien de bien positif au sujet d’une séparation absolue. A Cluny, quand les novices étaient peu nombreux, ils prenaient leur sommeil et leurs repas avec les profès. Toujours ils assistaient aux offices, dans le bas chœur de l’église. Au chapitre, ils assistaient seulement à l’explication de la Règle.
La séparation des novices et des profès est devenue canonique grâce au décret Cum ad regularem de Clément VIII. Mais il est permis d’observer avec les auteurs que ce décret, comme aussi la constitution Regularis disciplina (12 mars 1596) du même Pape, vise une situation déterminée et spéciale, celle des noviciats de l’Italie et des îles adjacentes désignés par le Saint-Siège ; ces règlements laissent donc intacts les coutumes et privilèges des autres noviciats et ne modifient pas les Constitutions approuvées des diverses familles religieuses. La séparation, chez nous, est en vigueur, et l’entretien non autorisé entre novice et père de chœur est considéré par nos Constitutions comme une coulpe simpliciter gravis. On a voulu ménager aux novices le bénéfice d’une formation unique et les maintenir dans le souci exclusif de leur initiation professionnelle. Mais il est permis d’estimer que cette séparation peut n’avoir pas chez nous le caractère absolu et intransigeant qu’elle affecte dans certaines religions plus modernes. Le monastère bénédictin constitue une famille dont les novices sont les enfants. Ils ne sont pas simplement juxtaposés aux pères ; les relations régulières sont constantes tout le cours de la journée. Avant de les admette à la profession, il est normal que la communauté les observe discrètement et les connaisse. Il reste d’ailleurs que le seul titre de profès du monastère ou même d’ancien ne suffirait pas pour légitimer une intervention directe auprès des novices lorsqu’ils méritent d’être admonestés ou avertis.
C’est encore le caractère familial du monastère qui revendique pour celui-ci le privilège de former lui-même ses novices. A Saint-Maur, une ou deux maisons seulement par province possédaient un noviciat. Le régime d’un seul noviciat pour la Congrégation entière a des avantages réels qui ont décidé plusieurs Ordres où branches d’Ordre à l’adopter. Peut-être obtient-on ainsi une union plus étroite entre les membres des divers monastères. Les petites communautés se trouvent dispensées d’avoir un noviciat, où, le nombre des candidats demeurant très modeste, il faut cependant occuper plusieurs religieux. On est enfin mieux à même d’assurer aux candidats une formation complète et uniforme. Pourtant, les inconvénients sont réels aussi ; et l’usage actuel de notre Congrégation est que chaque supérieur fasse l’éducation de ses enfants : ceci est conforme aux traditions de l’Ordre et à la pensée de saint Benoît, - qui, d’ailleurs, ne songeait nullement à la Congrégation. C’est la reconnaissance de l’autonomie de chaque monastère. Il est loisible néanmoins à un Abbé de confier ses novices à une autre maison ; et un récent Chapitre général souhaitait qu’on suivît partout le même horaire et un directoire commun pour les lectures et les études.

Et senior ei talis deputetur, qui aptus sit ad luerandas animas et qui super eum omnino curiose intendat et sollicitus sit,, si vere Deum quaerit et si sollicitus est ad opus Dei, ad obedientiam, ad opprobria. Praedi centur ei omnia dura et aspera per quae itur ad Deum
Il sera sous la conduite, d’un ancien apte à gagner les âmes, qui le surveillera avec la plus grande attention. Il observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu.


LE MAITRE DES NOVICES. - Entré au noviciat, le candidat se trouve placé sous la gouverne d’un Maître : tel est l’usage universel, aussi ancien que la vie monastique. S’agit-il d’un Maître pour chaque novice, comme chez beaucoup de moines orientaux ? C’est l’opinion d’Haeften et de quelques autres commentateurs. Mais elle est contestable. Saint Basile et Cassien, dont s’inspire N. B. Père, supposent que les novices sont nombreux, et Cassien parle d’un “ ancien dirigeant les dix religieux que l’Abbé lui a confiés Le texte de la règle, comme celui des Institutions, n’a en vue qu’un novice, il le considère individuellement ; mais ce n’est qu’un procédé d’exposition ; en réalité, ce novice peut appartenir à un groupe. A supposer, ce qui n’est aucunement invraisemblable, que les candidats se présentent nombreux au monastère, quel sera le régime dans la cella novitiorum, si chacun doit y avoir son Maître ! De plus, selon la remarque de D. Martène, la séparation des novices d’avec la communauté, indiquée explicitement par la Règle, n’est plus qu’une prescription irréalisable, dès lors que chacun est confié à un ancien.
L’unité, très probable, du Maître des novices ne va pourtant pas, aux yeux de saint Benoît, jusqu’à lui conférer une sorte d’omnipotence. Lorsque le noviciat est noviciat de la Congrégation entière ou de la province, il y a lieu de lui laisser son autonomie, puisqu’elle est justifiée par les Constitutions et les usages. Permettre aux Abbés et supérieurs locaux d’entrer à leur gré dans le noviciat unique d’y exercer leur autorité, ce serait contrevenir à la loi même d’une maison qui appartient à la Congrégation et dont le régime relève de la Diète ou du Chapitre général. Mais lorsque les monastères ont chacun leur noviciat, que le Maître des novices est à la nomination de l’Abbé, et que celui-ci peut toujours, quand il le voudra, se réserver cette charge ; lui refuser la liberté d’intervenir dans les affaires de son noviciat, serait chose tout à la fois audacieuse, contradictoire et inutile. Le Maître des novices me considérera donc jamais sa charge comme un fief qu’il faut garantir jalousement contre les intrusions d’un Abbé qui, selon lui, n’y entendrait rien. Les novices ne sont pas au Maître des novices ; celui-ci représente simplement l’Abbé auprès d’eux. Ce principe incontestable une fois posé, on voit bien que le premier souci d’un Père Maître est de savoir ce que pense l’Abbé et comment il entend l’éducation des siens. Il s’applique à n’être qu’une obéissance, une docilité, une souplesse intelligente et affectueuse. Sa mission est de conduire au Seigneur sans doute, aptus ad lucrandas animas, mais on ne va au Seigneur que par l’Abbé. Il a des disciples et des fils à former peur son Abbé ; il ne cherchera donc, pour son compte, qu’à être disciple et vrai fils. C’est du bon sens ; c’est l’ordre ; c’est la sécurité et la paix de tous ; c’est la condition du progrès réel des novices ; c’est de la loyauté, puisque l’on s’en remet à lui en toute confiance.
Et ce même principe, que le Maître des novices représente l’Abbé auprès des jeunes, détermine la physionomie générale de son activité. Communiant à la paternité de l’Abbé, il aura, avec le respect des âmes, de la tendresse profonde et surnaturelle pour toutes et pour chacune. Il ne dédaignera pas qu’on ait pour lui des égards et de la confiance, à cause des âmes qui ont besoin de cette confiance et de cette soumission pour grandir ; mais il ne s’en prévaudra jamais au point d’accaparer ce qui, somme toute, n’appartient pas même à l’Abbé, mais au Seigneur. Il se persuadera sans effort que c’est le Seigneur et l’Abbé qui opèrent par lui. Il peut choisir comme patron saint Jean-Baptiste, et dire avec lui :
Non sum ego Christus, sed quia misses sum ante illum. Qui habet sponsam, sponsus est ; amicus autem sponsi, qui stat et audit eum, gaudio gaudet propter vocero sponsi. Hoc ergo gaudium meum impletum est. Illum oportet crescere, me autem minui (JOANN., Ill, 28-30).
Saint Benoît veut comme Père Maître un ancien, senior, sinon par l’âge., au moins par la prudence et par l’intelligence des choses surnaturelles. Le rôle d’un Maître est d’enseigner : Loqui et docere magistrum condecet ; et N. B. Père a indiqué lui-même le thème de cet enseignement. C’est tout d’abord et surtout la Règle, les coutumes et les traditions de l’Ordre. La recommandation spéciale faite par N. B. Père à l’Abbé
Et praecipue ut praesentem Regulam in omnibus conservet, intéresse aussi le Maître des novices. Il lui faut présenter aux nouveaux venus et maintenir, avec discrétion, comme avec intransigeance et fermeté, l’esprit véritable de l’institution monastique. Il va de soi que l’enseignement novitial portera aussi sur tout ce qui a trait à la vie intérieure. La sainte Ecriture, la Liturgie, les saints Pères étant la source même de la piété bénédictine, on en donnera le goût dès le noviciat .
N. B. Père demande que le Maître des novices non seulement enseigne et éclaire les âmes, mais qu’au moyen de diverses industries ascétiques, il les réforme ; les tourne vers Dieu, les exerce au bien et à la perfection, les entraîne, en un mot les “ gagne ” au Seigneur . Selon N. B. Père, il doit être curieux, avisé, observateur : Omnino curiose intendat et sollicites sit. Et afin de faciliter cet examen, il convient que le novice ouvre son âme tout entière : il en est parfois qui se taisent résolument, d’autres qui parlent sans fin, et toujours de leur personne ; mieux vaudrait encore être un peu bavard que “ se renfermer ”. L’observation attentive du Père Maître n’est pas ce zèle amer que condamne ailleurs saint Benoît, cette sévérité outrée qui exige de tous, et à toute heure, un maximum de perfection. Nous ne voulons pas non plus de surveillance minutieuse ; à quoi bon peser violemment sur les âmes afin de créer en elles des ferveurs précoces, mais trop souvent factices et peu durables ? à quoi bon les obliger à des analyses psychologiques infinies ? Même, elles sont invitées à déserter la région du moi, et à se tourner doucement vers celle de la Beauté et de la Pureté éternelles : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere (PS. XLIV). Nos vero omnes, revelata facie, gloriam Doinini speculaiates, in eamdem imaginem transformamur a claritate in claritatem, tanquam a Domini spiritu (Il COR., Ill, 18).
Au reste, saint Benoît nous indique lui-même les points de repère qui guideront l’observation du Maître, ce qui est en même temps dessiner le programme du disciple. Si vere Deum quaerit. Cherche-t-il Dieu ? Dieu cherche l’homme : Et quaerens Dominus in multitudine populi, cul haec clamat, operarium suum ; et à son tour, l’homme doit chercher Dieu : Quaerere Deum, si forte attrectent eum out inveniant, quamvis non longe sit ab unoquoque nostrum (ACT., XVll, 27). On ne fait rien d’autre dans la vie monastique. Pourquoi rougirions-nous de cette œuvre-là devant les mondains ? Dieu est le seul être intéressant. Dès la première heure de sa conversion, le postulant doit le bien savoir. Et le Maître des novices verra bientôt si l’âme s’oriente toute dans cette direction.
Cette recherche de Dieu se traduira surtout par un grand zèle pour ,l’office divin : si sollicitas est ad Opus Dei. C’est là que le novice est assuré de trouver le Seigneur, de lui parler, de se mettre à l’unisson avec lui : Sacrificium laudis honori ficabit me et illic iter quo ostendam illi salutare Dei (Ps. XLlX). Parce qu’à L’ŒUVRE de Dieu doit s’employer sa vie entière, le novice s’efforcera de se créer un tempérament liturgique ; et les supérieurs remarqueront s’il est empressé à se rendre à l’église, s’il s’y tient avec esprit de foi et y demeure sans ennui, s’il prévoit et prépare les cérémonies et les lectures.
Dès lors que le novice cherche Dieu, il se souvient aussi que la seule voie qui mène à lui avec sécurité et promptitude est celle de l’obéissance :
Scientes se per hanc obedientiae viam ituros ad Deum (chap. LXXl). Pour saint Benoît, nous le savons, toute vertu se traduit et se résume dans une attitude intérieure qui peut s’appeler obéissance ou humilité. Le Maître des novices doit donc principalement - et toute l’histoire monastique l’y invite - habituer les frères à la docilité profonde, à un respect souverain de l’autorité, très éloigné de toute espèce de contestation même polie, même purement secrète. C’est dans le dessein de briser la superbe que les anciens mettaient en œuvre, chez leurs religieux, des procédés qui parfois nous étonnent un peu .
N. B. Père se souvient sans doute de Cassien et encore de saint Basile lorsqu’il demande à ses novices d’être empressés ad opprobria. Pourtant, sauf les épreuves préliminaires que saint Benoît lui-même impose aux candidats à la porte du monastère (et qui, d’ailleurs, pouvaient avoir chez lui quelque chose de très mesuré), nous ne voyons nulle part dans la sainte Règle d’allusion à certaines vexations volontaires, factices, injustifiées, créées de toutes pièces dans l’intention d’exaspérer la nature humaine. lotis en avons parlé déjà à l’occasion du quatrième degré d’humilité. Nous avons dit que les procédés de Dieu et de la Règle suffisent pour éprouver une âme. Il serait difficile de se sentir à l’aise entre lés mains d’un Abbé qui se croirait tenu en conscience d’être un exercice pour ses moines et les considérerait un peu comme des patients et des souffre-douleur. Les opprobria dont parle saint Benoît, ce sont bien plutôt les épreuves impliquées normalement dans le programme d’une vie religieuse. Les œuvres serviles auxquelles étaient employés les moines, le soin du bétail, les moissons, le défrichage, la cuisine, tout cela constituait autant d’opprobria pour l’orgueil et la délicatesse native des patriciens . De plus, le monastère n’avait nul confort ; on y avait pourvu à la vie, à la propreté, non au bien-être. Enfin, un noble était exposé à coudoyer un de ses anciens esclaves, quelquefois même à recevoir un ordre de lui. On voit aussitôt en quoi consistaient, en quoi consistent encore les opprobria. Telle besogne régulière mortifiera chez vous une mauvaise tendance ? faites-la bravement. Il n’y a que Dieu qui compte : les choses et les événements n’ont pas de couleur ; faire des miracles ou faire la cuisine est tout un : il suffit que la besogne soit commandée et voulue de Dieu. L’âme se porte alors à toutes choses avec le même empressement tranquille. Il est vrai que ce tableau est celui de la vertu parfaite : mais les âmes généreuses s’y établissent vite ou y tendent vigoureusement.
Praedicentur éi omnia dura et aspera per quae itur ad Deum. Rappelons nous, ce qui est dit à la fin du Prologue. Il y a des difficultés réelles dans la vie monastique ; des aspérités et des douleurs sont semées sur la route qui mène à Dieu . Le novice ne tardera pas à s’en apercevoir de lui même. Il faut pourtant lui en parler, afin qu’il n’ait pas trop de surprise et qu’il s’arme de vaillance. Mais cette prédiction doit être discrète, afin de ne pas épouvanter, afin de demeurer fidèle à la vérité, et aussi parce que le postulant, tout entier à la joie de ses premières rencontres avec le Seigneur, tout fier de ses premiers renoncements, ne nous croirait guère ou du moins se méprendrait sur le caractère de ces souffrances. Dieu, par miséricorde, laisse d’ailleurs à dessein bien des choses dans le secret. Il suffit. que le novice soit prêt à tout accepter. Le rituel de sa profession lui renouvellera cette prédiction et sollicitera son acceptation formelle.
Le Maître des novices doit donc dire à peu près ceci : Il y a d’abord les souffrances générales et conventuelles de la vie monastique, laquelle n’a certainement pas été organisée en vue de flatter la nature. Il y a surtout des épreuves spéciales pour chacun. Et toujours la souffrance nous aborde par l’endroit où nous sommes le plus sensibles, le moins préparés. Telles vexations, qui dans le monde n’eussent été rien, deviennent au monastère presque insupportables ; Dieu permet la plupart du temps qu’il y ait disproportion énorme entre la cause de la souffrance et la souffrance ressentie. C’est tel frère, tel père, le Père Abbé surtout, qui devient pour nous un fardeau : “ Il ne me dit rien. Il ne me comprend pas. Il garde pour d’autres toute sa tendresse. On a ici des idées bizarres, et il nous faut les adopter ! Nous avions un système intellectuel, il était bon ; et voici qu’on le trouve trop large, ou trop étroit ; il faut se refaire. Quelle fatigue !... on nourrit son ennui, on en parle, on envenime sa petite blessure, on se décourage. Quelquefois, il semble que la persévérance ne tienne plus qu’à des motifs naturels et mesquins. Quelquefois aussi, la tentation revêt cette forme : “ Pourquoi n’avons-nous pas fait choix d’un autre Ordre ? Après tout, il n’y a pas que la vie monastique et contemplative !
Il existe bien d’autres manières d’être religieux : Dominicain, ou Capucin, ou Jésuite, Dominicain surtout ; Chartreux aussi, parce qu’il y a le silence quasi perpétuel et qu’on ne fréquente personne.
Ajoutons que, dans le monastère, l’absence de distractions et de diversion nous livre entièrement à notre souffrance. Nous l’observions en commentant le Prologue, la souffrance des contemplatifs ressemble au purgatoire : le feu pénètre jusqu’aux moelles, jusqu’aux fibres les plus intimes ; c’est une cuisson lente, à vase clos, à l’étouffée. Tous les mouvements deviennent douloureux, comme d’un homme à qui l’on aurait enlevé l’épiderme : Versa et reversa in tergum et in latera et in ventrem : et dura sunt omnia . Oui, le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. Saint Jean de la Croix explique cela admirablement. Jusqu’au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve. Vivus est sermo Dei et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti ; et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum ; et discretor cogitationum et intentionunt cordis (HEBR., IV, 12) : Même, il y a certaines souffrances privilégiées qui seraient intolérables et mortelles, si le Seigneur ne soutenait par sa grâce ; mais c’est le prélude de l’union à Dieu. N’allons pas croire que nos petites misères de novice soient quelque chose de ces souffrances-là.
Il est un moyen misérable d’échapper aux dura et aspera : se faire une vie tranquille et bourgeoise, s’en aller dans la région de ceux qui ont vécu sans gloire et sans infamie, dont le ciel n’a pas voulu et dont l’enfer ne veut pas dans ses profondeurs, de ceux qui se sauvent tout juste et prosaïquement. Qui parce seminat, parce et metet, et qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet (II COR., IX, 6). On pourra lire, dans le livre de la Vie spirituelle et l’oraison, le chapitre XlV : Première purification. Nous y voyons que “ ceux qui sont oublieux d’eux-mêmes traversent quelquefois très allégrement ces étapes douloureuses, quelque . rudes qu’elles soient ; mais elles paraissent fort pénibles, et le sont en effet doublement, à ceux qui ont trop aimé leur bien-être spirituel”. Ce qu’il faut, par conséquent, c’est demeurer tranquille sur la croix, adorer, laisser le médecin tailler à son gré dans la région malade, faire un effort pour se tenir fidèlement auprès de ce Dieu dont le contact ne blesse que pour guérir. Prenons garde aussi de ne pas grossir notre souffrance par l’imagination et par un repliement sur nous-mêmes qui nous tend et qui nous crispe. Certaines trempes maladives sont portées à rechercher une sorte de joie morbide, et non exempte de pose, dans la souffrance : Nullus dolor amandus est . La douleur n’est jamais que moyen ; et il est souvent en nous telles souffrances, dues à des infidélités, que nous pourrions facilement éliminer. Quant aux autres, il importe beaucoup plus de les bien accepter lorsqu’elles se présentent, que de les solliciter fiévreusement près du Seigneur. In craticulaa te Deum non negavi, et ad ignem applicatus te Christum coufessus stem ; probasti cor meum et visitasti noete, igne me examinasti : et non est inventa in me iniquitas .

Et si promiserit de stabilitatis sae perseverantia, post duorum mensium eirculum legatur ei haec Regula per ordinem et dicatur ei : Ecce lex sub qua militare vis ; si potes observare, ingredere ; si vero non potes liber discede. Si adhuc steterit, tunc ducatur in supradictam cellam novi tiorum et iterum probetur in omni patientia. Et post sex mensium circulum relegatur ei Regula, ut sciat ad quod ingreditur. Et si adhuc stat post quatuor menses iterum relegatur ei eadem Regula
S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : “ Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. ” S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après, un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. Sil tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle.


OPTIONS, PÉTITION ET SCRUTINS. - Saint Benoît ne se préoccupe décidément, chez celui qui se présente, quel la trempe de sa volonté. On ne poussera même plus avant les épreuves novitiales que si le candidat “ promet de persévérer dans sa stabilité ”, si son intention de se donner à Dieu dans le monastère est bien sérieuse. Mais parce que la qualité de notre vouloir est en fonction de notre connaissance ; parce qu’on ne demeure attaché qu’à ce qu’on a choisi librement ; parce qu’on n’est tenu d’accomplir que ce qu’on a promis : pour tous ces motifs de prudence et de sagesse élémentaire, saint Benoît veut qu’on fasse connaître exactement au candidat le code de sa vie nouvelle . L’année de noviciat est jalonnée par cette présentation de la Règle et par une triple option.
D’après le texte de saint Benoît, il semble bien que cette lecture officielle de la Règle, lecture intégrale et suivie, per ordinem, se faisait après deux, ou six, oit quatre mois, sinon dans une même séance, du moins pendant les jours qui précédaient la cérémonie d’option. Les anciennes coutumes mentionnent ces trois lectures et ces trois options . Actuellement, la Règle est lue aux novices au cours des mois de probation. Elle n’est pas lue à chacun en particulier, mais à toute la communauté, trois fois par an chez nous, au chapitre comme au réfectoire. De plus, elle doit être expliquée en entier pendant le stage au noviciat. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 recommandait : Ut monachi omnes, qui possunt, Regulam menioriter discant. Nous avons encore deux cérémonies solennelles d’option : avant la vêture novitiale et avant la profession.
Si cette lecture et cette mise en demeure n’ont point écarté lé candidat, s’il reste ferme, si stat, il est ramené au noviciat et on l’éprouve in omni patientia, c’est-à-dire qu’on se rend compte s’il peut souffrir sans se déconcerter tons les petits ennuis de la vie commune. La patience dont parle ici N. B. Père est plutôt celle du novice que celle de ses maîtres, laquelle d’ailleurs ne doit jamais faire défaut : car il convient d’imiter le Seigneur, qui sait attendre. ‘Nos Constitutions, d’accord en cela avec des Constitutions plus anciennes, telles que celles de Chezal-Benoît et de Saint Maur, prescrivent l’examen des novices par le Chapitre, à certaines dates fixes ; c’est ce que nous appelons le "chapitre des novices" ; nous le tenons aux Quatre-Temps.
La durée dit noviciat proprement dit a été fixée par N. B. Père à un an, comme le prouve l’addition des trois périodes, de deux, six et quatre mois, qui précèdent les options. Quoi qu’il en soit du noviciat chez saint Pacôme , d’autres législateurs,. tels que saint Césaire, saint Fructueux, saint Ferréol, demandaient un an d’épreuve. Faculté était laissée parfois au supérieur de réduire, même notablement, la période de probation. Ces réductions étaient en usage à Cluny, et Pierre le Vénérable les justifie auprès de saint Bernard . Un an était une sage moyenne ; aussi la disposition bénédictine a-t-elle passé au Corpus Juris, dans les Décrétales, et le concile de Trente l’a consacrée . Même, le concile a décidé qu’une profession faite avant l’âge de seize ans et sans une année de noviciat, serait nulle. Sa législation est sévère sur ce point ; s’il manque deux heures oit seulement une par exemple, la profession est considérée comme invalide. On ne pourrait défalquer, pour calculer la durée requise du temps de probation, le trois cent soixante-sixième jour d’une année bissextile. Cette année de probation doit être continue. Mais laissons aux canonistes le soin de discuter toutes ces questions. L’année de noviciat révolue, le candidat est accueilli ou écarté ; il n’est pas irrégulier pourtant que le supérieur proroge de quelques mois la probation. Ces tentatives de la dernière heure, ou l’épreuve d’un second noviciat, n’ont pas d’ordinaire grand succès.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du mercredi 11 décembre 2019 au vendredi 10 janvier 2020

mercredi 11 décembre 2019
Feria IV - Hebdomada II Adventus

FERIE ou S. Damasi I, papae, memoria ad libitum.
St Damase 1er, pape
Pape, il défendit la foi en la Sainte Trinité, chargea St Jérôme de la traduction de la Bible et développa la liturgie (†384) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 12 décembre 2019
Feria V - Hebdomada II Adventus

FERIE ou B. Mariae Virg. De Guadalupe, memoria ad libitum.
Notre Dame de Guadaloupe
Apparition au Mexique en 1531 à Juan Diego, image imprimée sur son vêtement - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 13 décembre 2019
Feria VI - Hebdomada II Adventus

S. Luciae, virginis et martyris, Memoria.

Ste Lucie, vierge et martyre
Vierge et martyre à Syracuse. Vénérée spécialement dans les pays nordiques (†304) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 14 décembre 2019
Sabbato - Hebdomada II Adventus

S. Ioannis a Cruce, presbyteri et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Jean de la Croix, prêtre et docteur de l'Église
Carme, maître spirituel, auteur de Vive Flamme d'Amour, docteur de l'Église (†1591) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 15 décembre 2019
Dominica - Hebdomada III Adventus

Dominica III Adventus.

Ste Marie Crucifiée de Rose
Fondatrice des servantes de la charité. Elle soigna les malades du choléra lors d'une épidémie en Lombardie (†1855) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 16 décembre 2019
Feria II - Hebdomada III Adventus

FERIE
Bx Honoré de Biala
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 17 décembre 2019
Feria III - Hebdomada III Adventus

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St Joseph Manyamet y Vivès
Prêtre à Barcelone, fondateur de deux instituts enseignants. Il fut à l'origine de l'église de la Sainte-Famille (†1901) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 18 décembre 2019
Feria IV - Hebdomada III Adventus

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St Gatien, évêque
Fondateur de l'église de Tours et son premier évêque (†IIIème siècle) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 19 décembre 2019
Feria V - Hebdomada III Adventus

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Bx Urbain V, pape
Un des sept papes d'Avignon, il ramena le siège de la papauté à Rome (†1370) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 20 décembre 2019
Feria VI - Hebdomada III Adventus

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Bx Vincent Romano
Prêtre à Naples, il aida la population à reconstruire la ville en partie détruite par une irruption du Vésuve (†1831) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 21 décembre 2019
Sabbato - Hebdomada III Adventus

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St Pierre Canisius, prêtre et docteur de l'Église
Prêtre et docteur de l’Église (†1597) - Martyrologe du jour
Quatre temps de l'Avent
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 22 décembre 2019
Dominica - Hebdomada IV Adventus

Dominica IV Adventus.

Ste Françoise-Xavière Cabrini
Missionnaire du Sacré-Cœur aux USA, "Mère des émigrants", son activité fut intense en Amérique et en Europe (†1917) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 23 décembre 2019
Feria II - Hebdomada IV Adventus

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St Jean de Kenty, prêtre
Prêtre, théologien, il combattit les erreurs de Jean Hus. Professeur à Cracovie, il fut proche des pauvres (†1473) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 24 décembre 2019
Feria III -

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St Bartolomé-Marie Dalmonte
Prêtre à Bologne, prédicateur, guide spirituel des prêtres et des séminaristes (†1778) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 25 décembre 2019
Feria IV - Infra octavam Nativitatis

IN NATIVITATE DOMINI, Sollemnitas.

NATIVITÉ DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 26 décembre 2019
Feria V - Infra octavam Nativitatis

S. Stephani, protomartyris, Festum.

St Étienne, protomartyr
Diacre et 1er martyr de l'Église († vers 35) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 27 décembre 2019
Feria VI - Infra octavam Nativitatis

S. Ioannis, apostoli et evangelistae, Festum.

St Jean, apôtre et évangéliste
Disciple bien-aimé, apôtre et évangéliste († vers 100) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 28 décembre 2019
Sabbato - Infra octavam Nativitatis

Ss. Innocentium, martyrum, Festum.

Les Saints Innocents, martyrs
Martyrs quelques temps après la naissance de Jésus - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 29 décembre 2019
Dominica - Infra octavam Nativitatis

SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH, Festum.

St Thomas Becket, évêque et martyr
Chancelier du roi Henri II, archevêque de Cantorbéry, il défendit l'indépendance de l'Église. Il fut tué dans sa cathédrale en 1170 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 30 décembre 2019
Feria II - Infra octavam Nativitatis

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Bx Jean-Marie Boccardo, Pretre
Fondateur d'une congrégation de religieuses soignantes et enseignantes, - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 31 décembre 2019
Feria III - Infra octavam Nativitatis

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St Sylvestre 1er, pape
Pape sous Constantin, il fut le constructeur des premières basiliques romaines (†335) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 1 janvier 2020
Feria IV - Infra octavam Nativitatis

In octava Nativitatis SOLLEMNITAS SANCTAE DEI GENITRICIS MARIAE, Sollemnitas.

Octave de la Nativité SOLENNITE DE LA SAINTE MERE DE DIEU, MARIE
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 2 janvier 2020
Feria V - Hebdomada II post Nativitatem

Ss. Basilii et Gregorii Nazianzeni, episcoporum et Ecclesiae doctorum, Memoria.

Sts. Basile et Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l'Église
Évêques et docteurs de l’Église (†379) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 3 janvier 2020
Feria VI - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE ou S. Genofevae, virginis, memoria ad libitum.
Très Saint Nom de Jésus
- Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 4 janvier 2020
Sabbato - Hebdomada II post Nativitatem

FERIE
Ste Angèle de Foligno
Mère de famille du tiers ordre franciscain, elle fut favorisée de grâces exceptionnelles (†1309) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 5 janvier 2020
Dominica - Hebdomada III post Nativitatem

IN EPIPHANIA DOMINI, Sollemnitas.

St Jean Népomucène Neumann
Évêque de Philadelphie, apôtre des émigrés (†1860) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 6 janvier 2020
Feria II - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
EPIPHANIE DU SEIGNEUR
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 7 janvier 2020
Feria III - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE ou S. Raimundi de Penyafort, presbyteri, memoria ad libitum.
St Raymond de Penyafort, prêtre.
Dominicain, il codifia le droit ecclésiastique (†1275) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 8 janvier 2020
Feria IV - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Séverin de Norique
Moine, protecteur de l'Autriche et de la Bavière - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 9 janvier 2020
Feria V - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
Bx Casimir Grelewski
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 10 janvier 2020
Feria VI - Hebdomada III post Nativitatem

FERIE
St Grégoire de Nysse
Évêque, père de l'Église, un des grands maîtres spirituels de tous les temps (†710) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
Les textes français proposés ont pour seul but une meilleure compréhension des textes latins. Ils ne doivent pas être utilisés dans la liturgie en Français.
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