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Martyrologe du samedi 11 avril 2020

Martyrologe
Vendredi Saint et Samedi Saint
La lecture du Martyrologe est supprimée (est omise)
Le 11 avril
1. Mémoire de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr. Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1097, il fut assassiné, alors qu’il célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.
2. Commémoraison de saint Antipas, le témoin fidèle, qui fut mis à mort à Pergame en Asie, pour le nom de Jésus, comme le dit saint Jean dans l’Apocalypse.
3. Commémoraison de saint Philippe, évêque de Gortyne en Crète. À l’époque des empereurs Marc-Antoine Verus et de Lucius Aurèle Commode, il protégea l’Église qui lui était confiée de la fureur des païens et des pièges des hérétiques. Il mourut vers 180.
4. À Samone en Dalmatie, saint Domnion, évêque et martyr, dont on rapporte qu’il fut mis à mort dans la persécution de Dioclétien, en 304.
5. Près de Gaza en Palestine, vers 540, saint Barsanuphe, anachorète. D’origine égyptienne, d’une austérité de vie extraordinaire, rempli du don de conseil, il ne communiquait avec les autres que par écrit.
6. À Spolète en Ombrie, vers 500, saint Isaac, moine, venu de Syrie, fondateur du monastère de Monteluco, dont le pape saint Grégoire le Grand a rappelé les vertus.
7*. En Calabre, l’an 1119, le bienheureux Latuin, compagnon de saint Bruno et son successeur, qui fut un excellent interprète de l’esprit du fondateur dans l’établissement des monastères de l’Ordre de la Chartreuse.
8*. Près de Coimbra au Portugal, en 1229, la bienheureuse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier, qui fonda le monastère de moniales cisterciennes de Cellas et y prit elle-même l’habit religieux.
9*. À Cuneo dans le Piémont, vers 1495, le bienheureux Ange de Chivasso, prêtre de l’Ordre des Mineurs, d’une doctrine, d’une prudence et d’une charité remarquables.
10*. À Londres, en 1608, le bienheureux Georges Gervase, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît et martyr. Élevé au collège anglais de Douai, il revint en Angleterre après son ordination sacerdotale, sous le roi Jacques Ier, et bien que deux fois capturé dans le temps où il exerça son ministère pastoral, il demeura fidèle à la foi catholique jusqu’à la potence.
11. À Lucques en Toscane, l’an 1905, sainte Gemma Galgani, vierge. Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.
12*. À Lucques également, en 1914, la bienheureuse Hélène Guerra, vierge, qui fonda la Congrégation des Oblates du Saint-Esprit pour l’éducation des jeunes filles et invita de manière admirable les fidèles à coopérer avec l’Esprit Saint dans l’économie du salut.
13*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Symphorien Ducki, religieux capucin et martyr. Sous l’occupation de son pays par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec les autres religieux de son couvent, plongé plusieurs fois dans l’eau glacée et enfin massacré par les vigiles du camp.

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Invitatoire du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Feria III Mardi
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Invitatorium
Ad Invitatorium
A la liturgie lue :
Ante Officium quod a solo persolvitur, dici potest sequens oratio:Avant l'office récité seul, on peut dire la prière suivante :
Aperi, Dómine, os meum ad benedicéndum nomen sanctum tuum; munda cor meum ab ómnibus vanis, pervérsis et aliénis cogitatiónibus; intelléctum illúmina, afféctum inflámma, ut digne, atténte ac devóte hoc Offícium recitáre váleam, et exaudíri mérear ante conspéctum divínæ maiestátis tuæ. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.Ouvre mes lèvres, Seigneur, afin qu’elles bénissent Ton saint Nom, purifie aussi mon cœur de toute pensée vaine, mauvaise, étrangère. Éclaire mon intelligence, enflamme mon amour, afin que je puisse réciter cet office avec respect, attention et dévotion, et mériter d’être exaucé en présence de Ta divine majesté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
℣. Dómine, lábia mea apéries. ℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.℣. Seigneur, ouvre mes lèvres. ℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Psalmus 94 (95)Psaume 94 (95)
Invitatio ad laudem DeiInvitation à la louange de Dieu
Adhortamini vosmetipsos per singulos dies, donec illud «hodie» vocatur (Hebr 3, 13).Exhortez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet « aujourd'hui ».
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Veníte, exsultémus Dómino; iubilémus Deo salutári nostro. Præoccupémus fáciem eius in confessióne et in psalmis iubilémus ei.Venez, exultons pour le Seigneur, jubilons pour Dieu, notre salut. Accourons devant Sa face dans l'action de grâce, dans des psaumes, jubilons pour Lui.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Quóniam Deus magnus Dóminus et rex magnus super omnes deos. Quia in manu eius sunt profúnda terræ, et altitúdines móntium ipsíus sunt. Quóniam ipsíus est mare, et ipse fecit illud, et siccam manus eius formavérunt. Parce que le Seigneur est le grand Dieu ; le grand Roi au-dessus de tous les dieux. Car dans Sa main sont les profondeurs de la terre, et que les hauteurs des montagnes sont à Lui. Parce qu'à Lui est la mer, et que c'est Lui-même qui l'a faite, et que Ses mains ont formé le continent.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Veníte, adorémus et procidámus et génua flectámus ante Dóminum, qui fecit nos, quia ipse est Deus noster, et nos pópulus páscuæ eius et oves manus eius. Venez, adorons, prosternons - nous devant Dieu, et fléchissons les genoux devant le Seigneur qui nous a faits, parce que Lui-même est notre Dieu, et que nous sommes Son peuple et les brebis de Sa main.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Utinam hódie vocem eius audiátis: «Nolíte obduráre corda vestra, sicut in Meríba secúndum diem Massa in desérto, ubi tentavérunt me patres vestri: probavérunt me, etsi vidérunt ópera mea. Si seulement aujourd'hui, vous entendiez Sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs, comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où Me tentèrent vos pères ; ils M'éprouvèrent, alors qu'ils avaient vu Mes oeuvres.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Quadragínta annis tæduit me generatiónis illíus, et dixi: Pópulus errántium corde sunt isti. Et ipsi non cognovérunt vias meas; ídeo iurávi in ira mea: Non introíbunt in réquiem meam». Pendant quarante ans, J'ai été le dégoût de cette génération et J'ai dit : ils sont un peuple errant de coeur ; et eux, ils n'ont point connu Mes voies : c'est pourquoi Je leur ai juré dans Ma colère, ils n'entreront pas dans Mon repos.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.

Si le psaume 94 est récité pendant la liturgie de ce jour, à une des heures suivantes, on peut prendre un autre psaume comme invitatoire, au choix :
vel:ou :
Psalmus 99 (100)Psaume 99 (100)
Gaudium in templum ingredientiumJoie de l’entrée dans le temple
Redemptos iubet Dominus victoriæ carmen canere (S. Athanasius). Le Seigneur invite les rachetés à entonner un chant de victoire (S. Athanase).
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Iubiláte Dómino, omnis terra, * servíte Dómino in lætítia; introíte in conspéctu eius * in exsultatióne. Acclamez Dieu, toute la terre; servez le Seigneur avec joie. Entrez en Sa présence * avec allégresse.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Scitóte quóniam Dóminus ipse est Deus;  ipse fecit nos, et ipsíus sumus, * pópulus eius et oves páscuæ eius. Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu; c'est Lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes. Nous sommes Son peuple, et les brebis de Son pâturage.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Introíte portas eius in confessióne,  átria eius in hymnis, * confitémini illi, benedícite nómini eius. Franchissez Ses portes avec des louanges, Ses parvis en chantant des hymnes; célébrez-le, bénissez Son nom.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Quóniam suávis est Dóminus;  in ætérnum misericórdia eius, * et usque in generatiónem et generatiónem véritas eius. car le Seigneur est suave; Sa miséricorde est éternelle, * et Sa vérité demeure de génération en génération.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 66 (67)Psaume 66 (67)
Omnes gentes Domino confiteanturToutes les nations rendront gloire au Seigneur
Notum sit vobis quoniam gentibus missum est hoc salutare Dei (Act 28, 28).Sachez que le salut de Dieu a été envoyé aux gentils (Act 28, 28).
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Deus misereátur nostri et benedícat nobis; * illúminet vultum suum super nos, ut cognoscátur in terra via tua, * in ómnibus géntibus salutáre tuum. Que Dieu nous soit favorable et qu'Il nous bénisse; qu'Il illumine sur nous Son visage, afin que l'on connaisse sur la terre Ta voie, et parmi toutes les nations Ton salut.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Læténtur et exsúltent gentes,  quóniam iúdicas pópulos in æquitáte * et gentes in terra dírigis. Que les peuples Te louent, ô Dieu ; que les peuples Te louent tous. Que les nations se réjouissent, qu'elles soient dans l'allégresse ; car Tu juges les peuples avec droiture, et Tu conduis les nations sur la terre.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Confiteántur tibi pópuli, Deus; * confiteántur tibi pópuli omnes. Terra dedit fructum suum; * benedícat nos Deus, Deus noster, benedícat nos Deus, * et métuant eum omnes fines terræ. Que les peuples Te louent, ô Dieu, que les peuples Te louent tous. La terre a donné son fruit ; que nous bénisse Dieu, notre Dieu, que Dieu nous bénisse, et que toutes les extrémités de la terre Le révèrent.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
vel:ou :
Psalmus 23 (24)Psaume 23 (24)
Domini in templum adventusAvènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu’il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde,  qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Attóllite, portæ, cápita vestra,  et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Christum Dóminum pro nobis passum et sepúltum veníte, adorémus.Ant. Le Christ Seigneur, qui a souffert et été enseveli pour nous, venez, adorons.
Psalmus cum sua antiphona, pro opportunitate, omitti potest quando Invitatorium Laudibus matutinis præponendum est. Le psaume [invitatoire] avec son antienne, si c'est opportun, peut être omis lorsque l'invitatoire précède immédiatement les Laudes du matin.

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Vigiles (OSB) du samedi 11 avril 2020


Avertissement : l'affichage de cet office est encore incomplet. Il manque des traductions et seul le psautier est renseigné. Le propre du temps et des saints n'est pas encore entièrement disponible. Aidez-nous pour les traductions, merci.
Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Vigilas
Ad Vigilias
Ter dicitur: On dit trois fois :
℣. Dómine, lábia mea apéries.
℟. Et os meum annuntiábit laudem tuam.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres.
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
Sequens psalmus dicitur quotidie et anteponitur psalmo 94, si Vigiliæ incipiunt ab invitatorio. Le psaume suivant se dit chaque jour avant le psaume 94 si les Vigiles commencent par l'invitatoire.
Psalmus 3 Psaume 3
Dominus protector meus Le Seigneur est mon protecteur
Dormivit et somnum cepit et resurrexit, quoniam Dominus suscepit eum (S. Irenæus). Il S'est couché et Il S'est endormi, et Il est ressuscité car le Seigneur L'a soutenu.
Dómine, quid multiplicáti sunt, qui tríbulant me? * Multi insúrgunt advérsum me, Seigneur, pourquoi ceux qui me persécutent se sont-ils multipliés? Une multitude s'élève contre moi.
multi dicunt ánimæ meæ: * «Non est salus ipsi in Deo». Beaucoup disent à mon âme: Il n'y a pas de salut pour elle dans son Dieu.
Tu autem, Dómine, protéctor meus es, * glória mea et exáltans caput meum. Mais Toi, Seigneur, Tu es mon protecteur et ma gloire, et Tu me relèves la tête.
Voce mea ad Dóminum clamávi, * et exaudívit me de monte sancto suo. De ma voix j'ai crié vers le Seigneur, et Il m'a exaucé du haut de Sa montagne sainte.
Ego obdormívi et soporátus sum, * exsurréxi, quia Dóminus suscépit me. Je me suis endormi, et j'ai été assoupi; et je me suis levé, parce que le Seigneur a été mon soutien.
Non timébo mília pópuli circumdántis me. * Exsúrge, Dómine, salvum me fac, Deus meus; Je ne craindrai point les milliers d'hommes du peuple qui m'environnent. Lève-Toi, Seigneur; sauve-moi, mon Dieu.
quóniam tu percussísti in maxíllam omnes adversántes mihi, * dentes peccatórum contrivísti. Car Tu as frappé tous ceux qui s'opposaient à moi sans raison; Tu as brisé les dents des pécheurs.
Dómini est salus, * et super pópulum tuum benedíctio tua. Le salut vient du Seigneur; et c'est Toi qui bénis Ton peuple.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus
Summæ Deus cleméntiæ
mundíque factor máchinæ,
qui trinus almo númine
unúsque firmas ómnia,
Nostros piis cum cánticis
fletus benígne súscipe,
quo corde puro sórdibus
te perfruámur lárgius.
Lumbos adúre cóngruis
tu caritátis ígnibus,
accíncti ut adsint pérpetim
tuísque prompti advéntibus,
Ut, quique horas nóctium
nunc concinéndo rúmpimus,
donis beátæ pátriæ
ditémur omnes áffatim.
Præsta, Pater piíssime,
Patríque compar Unice,
cum Spíritu Paráclito
regnans per omne sǽculum. Amen.
IN I NOCTURNO AU Ier NOCTURNE
Ant. 1 Clamor meus * as te véniat, Deus.Ant. 1 Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
Psalmus 101 Psaume 101
Exsulis vota et preces
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat. Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
Non abscóndas fáciem tuam a me; in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam. Ne détourne pas de moi ton visage ; en quelque jour que je sois affligé (dans la tribulation), incline vers moi votre oreille.
In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me. En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt. Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme le bois du foyer (une broutille).
Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum. J’ai été frappé comme (une) l’herbe, et mon cœur s’est desséché (flétri), parce que j’ai oublié de manger mon pain.
A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meae. A force de pousser des (la voix de mes) gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto. Je suis devenu semblable au pélican du désert ; je suis devenu comme le hibou des maisons (dans sa demeure). J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant. Tout le jour mes ennemis me faisaient des reproches (m’outrageaient), et ceux qui me louaient (auparavant) conspiraient avec serment (faisaient des imprécations) contre moi.
Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam, Parce que je mangeais (de) la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes (pleurs) ;
a fácie irae et increpatiónis tuae, * quia élevans allisísti me. à cause (l’aspect) de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé (brisé).
Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui. Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
Tu autem, Dómine, in aetérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem. Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
Tu exsúrgens miseréberis Sion, quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus, Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car il est (le temps est venu, le) temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur. Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et (la vue de) sa terre les attendrit.
Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terrae glóriam tuam, Et les nations craindront (révéreront) Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
quia aedificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua. parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum. Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière (demande).
Scribántur haec pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum. Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé (naîtra) louera le Seigneur
Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de caelo in terram aspéxit, parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis; pour entendre les gémissements des captifs (détenus dans les fers), pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem, afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino. lorsque les (des) peuples et les (des) rois s’assembleront pour servir (conjointement) le Seigneur.
Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos. Il lui (a) dit dans (le temps de) Sa force : Faites-moi connaître le petit nombre de mes jours.
Dicam: “Deus meus,  ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui. J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours ; Tes années durent d’âge en âge.
Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt caeli. Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur. Ils périront, mais Toi, Tu demeuras (toujours), et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un manteau (un habit dont on se couvre), et ils seront changés ;
Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient. mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.” Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera stable (dirigée) à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 102 Psaume 102
Laus miserentis Domini
Per viscera misericordiae Dei visitavit nos Oriens ex alto (cf. Lc1,78).
Bénedic, ánima mea, Dómino, * et ómnia, quae intra me sunt, nómini sancto eíus. Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au-dedans de moi bénisse Son saint Nom.
Bénedic, ánima mea, Dómino * et noli oblivísci omnes retributiónes eíus. Mon âme, bénis le Seigneur, et n’oublie jamais tous Ses bienfaits.
Qui propitiátur ómnibus iniquitátibus tuis, * qui sanat omnes infirmitátes tuas; C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, et qui guérit toutes tes maladies.
qui rédimit de intéritu vitam tuam, * qui corónat te in misericórdia et miseratiónibus; C’est Lui qui rachète ta vie de la mort, qui te couronne de miséricorde et de grâces (bontés).
qui replet in bonis aetátem tuam: * renovábitur ut áquilae iuvéntus tua. C’est Lui qui remplit tes désirs en te comblant de biens ; ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle.
Fáciens iustítias Dóminus * et iudícium ómnibus iniúriam patiéntibus. Le Seigneur fait miséricorde, et Il rend justice à tous ceux qui souffrent la violence (une injustice).
Notas fecit vias suas Móysi, * fíliis Israel adinventiónes suas. Il a fait connaître Ses voies à Moïse, (et) ses volontés aux enfants d’Israël.
Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multae misericórdiae. Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, patient (lent à punir) et très (bien) miséricordieux.
Non in perpétuum conténdet * neque in aetérnum irascétur. Il ne S’irritera pas perpétuellement, et ne menacera pas sans fin.
Non secúndum peccáta nostra fecit nobis * neque secúndum iniquitátes nostras retríbuit nobis. Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et Il ne nous a pas punis (rétribués) selon nos iniquités.
Quóniam, quantum exaltátur caelum a terra, * praeváluit misericórdia eíus super timéntes eum; Car autant le ciel est élevé (selon la hauteur des cieux) au-dessus de la terre, autant Il a affermi (corroboré) Sa miséricorde sur ceux qui Le craignent.
quantum distat ortus ab occidénte, * longe fecit a nobis iniquitátes nostras. Autant l’orient est éloigné du couchant (de l’occident), autant Il a éloigné de nous nos iniquités.
Quómodo miserétur pater filiórum, * misértus est Dóminus timéntibus se. Comme un père a compassion de Ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de ceux qui Le craignent.
Quóniam ipse cognóvit figméntum nostrum, * recordátus est quóniam pulvis sumus. Car Il sait (lui-même) de quoi nous sommes formés ; Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
Homo: sicut fenum dies eíus, * tamquam flos agri sic efflorébit. Les jours de l’homme passent comme l’herbe ; il fleurit(ra) comme la fleur des champs.
Spirat ventus in illum, et non subsístet, * et non cognóscet eum ámplius locus eíus. Qu’un souffle passe sur lui (elle), et il (elle) n’est (ne sera) plus, et le lieu qu’il (elle) occupait (on ?) ne le reconnaît plus.
Misericórdia autem Dómini ab aetérno et usque in aetérnum super timéntes eum; * et iustítia illíus in fílios filiórum, Mais la miséricorde du Seigneur S’étend de l’éternité à l’éternité sur ceux qui Le craignent. Et Sa justice Se répand sur les enfants des enfants (fils des fils)
in eos, qui servant testaméntum eíus * et mémores sunt mandatórum ipsíus ad faciéndum ea. de ceux qui gardent Son alliance, et qui se souviennent de Ses préceptes (commandements), pour les accomplir.
Dóminus in caelo parávit sedem suam, * et regnum ipsíus ómnibus dominábitur. Le Seigneur a préparé Son trône dans le ciel, et tout sera assujetti à Son empire.
Benedícite Dómino, omnes ángeli eíus, poténtes virtúte, faciéntes verbum illíus * in audiéndo vocem sermónum eíus. Bénissez le Seigneur, vous tous, Ses anges, qui êtes puissants et forts (puissants en force) ; qui exécutez Sa parole, pour obéir à la voix de Ses ordres.
Benedícite Dómino, omnes virtútes eíus,* minístri eíus, qui fácitis voluntátem eíus. Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses armées (célestes) ; vous, Ses ministres, qui faites Sa volonté.
Benedícite Dómino, ómnia ópera eíus, in omni loco dominatiónis eíus. * Bénedic, ánima mea, Dómino. Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination. Mon âme, bénis le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Clamor meus * as te véniat, Deus.Ant. Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
Ant. 2 Benedic, * ánima mea Dómino.Ant. 2 Mon âme, bénis le Seigneur.
Psalmus 103 (104) Psaume 103 (104)
Hymnus ad Dominum creatorem
Si quis in Christo nova creatura; vetera transierunt, ecce, facta sunt nova (2 Cor 5, 17).
I I
  Bénedic, ánima mea, Dómino. * Dómine Deus meus, magnificátus es veheménter! Mon âme, bénis le Seigneur. Seigneur mon Dieu, Tu as fait paraître magnifiquement Ta grandeur.
  Maiestátem et decórem induísti, * amíctus lúmine sicut vestiménto. Tu T’es revêtu de majesté et de splendeur (as revêtu la louange et l’honneur), enveloppé de lumière comme d’un vêtement.
  Exténdens cælum sicut velum, * qui éxstruis in aquis cenácula tua. Tu étends le ciel comme une tente ; Tu couvres d’eaux les parties supérieures ;
  Qui ponis nubem ascénsum tuum, * qui ámbulas super pennas ventórum. Tu montes sur les nuées, et Tu marches sur les ailes des vents ;
  Qui facis ángelos tuos spíritus * et minístros tuos ignem uréntem. Tu fais de Tes anges des vents (rapides), et de Tes ministres un feu brûlant.
  Qui fundásti terram super stabilitátem suam, * non inclinábitur in sæculum sæculi. Tu as fondé la terre sur sa base (solide), elle ne sera jamais renversée.
  Abyssus sicut vestiméntum opéruit eam, * super montes stabant aquæ. L’abîme l’enveloppe comme un vêtement ; les (des) eaux s’élève(ro)nt au-dessus des montagnes.
  Ab increpatióne tua fúgiunt, * a voce tonítrui tui formídant. Mais devant Ta menace (réprimande) elles fuiront ; la voix de Ton tonnerre les épouvantera.
  Ascéndunt in montes et descéndunt in valles, * in locum, quem statuísti eis. Les (Des) montagnes s’élèvent, et les (des) vallées descendent au lieu que Tu leur as fixé.
  Términum posuísti, quem non transgrediéntur, * neque converténtur operíre terram. Tu leur as prescrit des bornes qu’elles ne passeront point, et elles ne reviendront pas couvrir la terre.
  Qui emíttis fontes in torréntes; * inter médium móntium pertransíbunt, Tu fais jaillir les (des) sources (fontaines) dans les vallées ; les eaux s’écoule(ro)nt entre les montagnes.
  potábunt omnes béstias agri, * exstínguent ónagri sitim suam. Toutes les bêtes des champs s’y abreuve(ro)nt ; les ânes sauvages soupire(ro)nt après elles dans leur soif.
  Super ea vólucres cæli habitábunt, * de médio ramórum dabunt voces. Au-dessus d’elles habite(ro)nt les oiseaux du ciel ; ils f(er)ont entendre leurs voix du milieu des rochers.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
  Rigas montes de cenáculis tuis, * de fructu óperum tuórum sátias terram. Tu arrosas les montagnes des eaux qui tombent d’en haut (avec les eaux supérieures du ciel) ; la terre sera rassasiée du fruit de Tes œuvres.
  Prodúcis fenum iuméntis *  et herbam servitúti hóminum, Tu fais croître l’herbe (du foin) pour les bêtes, et les plantes (de l’herbe) pour l’usage de l’homme.
  edúcens panem de terra * et vinum, quod lætíficat cor hóminis; Tu fais sortir le pain de la terre, et le vin qui réjouit le cœur de l’homme.
  exhílarans fáciem in óleo, * panis autem cor hóminis confírmat. Vous lui donnez l’huile, pour qu’elle répande la joie sur son visage ; et le pain, pour qu’il fortifie son cœur.
  Saturabúntur ligna Dómini *  et cedri Líbani, quas plantávit. Les arbres de la campagne se rassasient, aussi bien que les cèdres du Liban, qu’il a plantés.
  Illic pásseres nidificábunt, * eródii domus in vértice eárum. C’est là que les oiseaux font leurs nids. La demeure (nid) du héron domine les autres (est le premier de tous).
  Montes excélsi cervis, * petræ refúgium hyrácibus. Les hautes montagnes sont (servent de retraite) pour les cerfs, et les rochers pour les hérissons.
  Fecit lunam ad témpora signánda, * sol cognóvit occásum suum. Il a fait la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît l’heure de son coucher.
  Posuísti ténebras, et facta est nox: * in ipsa reptábunt omnes béstiæ silvæ, Tu as répandu les ténèbres, et la nuit est venue ; c’est alors (durant la nuit) que toutes les bêtes de la forêt se mettent en mouvement.
  cátuli leónum rugiéntes, ut rápiant *  et quærant a Deo escam sibi. Les petits des lions rugisse(ro)nt après leur proie, et demande(a)nt à Dieu leur nourriture.
  Oritur sol, et congregántur, * et in cubílibus suis recúmbunt. Le soleil se lève (s’est levé), et ils se rassemblent (sont rassemblés), et vont se coucher dans leurs tanières.
  Exit homo ad opus suum * et ad operatiónem suam usque ad vésperum. L’homme sort pour son ouvrage et pour son travail jusqu’au soir.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Benedic, * ánima mea Dómino.Ant. Mon âme, bénis le Seigneur.
Ant. 3 Lætétur * cor quæréntium Dóminum.Ant. 3 Que se réjouisse le ceour de ceux qui cherchent le Seigneur.
Psalmus 104 Psaume 104
Dominus promissionibus fidelis le Seigneur des promesses fidèles
Apostoli gentibus manifestant mirabilia Dei in adventu eius (S. Athanasius). Les apôtres des nations manifesteront les merveilles de Dieu lors de son avènement (S. Athanase)
I I
Confitémini Dómino et invocáte nomen eíus, * annuntiáte inter gentes ópera eíus. Célébrez (Louez) le Seigneur et invoquez Son nom ; annoncez Ses œuvres parmi les nations.
Cantáte ei et psállite ei, * meditámini in ómnibus mirabílibus eíus. Chantez et jouez des instruments (du psaltérion) en Son honneur ; racontez toutes Ses merveilles.
Laudámini in nómine sancto eíus, * laetétur cor quaeréntium Dóminum. Glorifiez-vous dans Son saint Nom ; que le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur se réjouisse.
Quǽrite Dóminum et poténtiam eíus, * quǽrite fáciem eíus semper.  Cherchez le Seigneur, et soyez remplis de force, cherchez sans cesse Son visage.
Mementóte mirabílium eíus, quae fecit, * prodígia eíus et iudícia oris eíus, Souvenez-vous des merveilles qu’Il a accomplies, de Ses prodiges et des jugements (sortis) de Sa bouche ;
semen Ábraham, servi eíus, * fílii Iácob, elécti eíus. ô vous, race (postérité) d’Abraham, Son serviteur ; vous, enfants de Jacob, Ses élus.
Ipse Dóminus Deus noster; in univérsa terra iudícia eíus. C’est Lui qui est le Seigneur notre Dieu ; Ses jugements s’exercent dans toute la terre.
Memor fuit in sǽculum testaménti sui, * verbi, quod mandávit in mille generatiónes, Il S’est souvenu pour toujours de Son alliance, de la parole qu’Il a prononcée pour mille générations ;
quod dispósuit cum Ábraham, * et iuraménti sui ad Ísaac. de ce qu’Il a promis à Abraham, et de Son serment à Isaac ;
Et státuit illud Iácob in praecéptum * et Israel in testaméntum aetérnum et Il en a fait une loi pour Jacob, et une alliance éternelle pour Israël,
dicens: “Tíbi dabo terram Chánaan * funículum hereditátis vestrae.” en disant : Je te donnerai la terre de Chanaan, pour la part (cordeau) de ton (votre) héritage.
Cum essent número brevi, * paucíssimi et peregríni in ea, Et ils étaient alors en petit nombre, (très peu nombreux,) et étrangers dans le pays.
et pertransírent de gente in gentem * et de regno ad pópulum álterum, Et ils voyageaient de nation en nation, et d’un royaume à un autre peuple.
non permísit hóminem nocére eis * et corrípuit pro eis reges: Il ne permit point qu’aucun homme leur fît du mal, et Il réprimanda (châtia même) des rois à cause d’eux.
“Nólite tángere christos meos * et in prophétis meis nolíte malignári.” Gardez-vous de toucher à Mes oints, et ne maltraitez pas Mes prophètes.
Et vocávit famem super terram * et omne báculum panis contrívit. Et Il appela la famine sur la terre, et il brisa toute la force que procure le (tout soutien de) pain.
Misit ante eos virum, * in servum venumdátus est Ióseph. Il envoya devant eux un homme ; Joseph (qui) fut vendu comme esclave.
Strinxérunt in compédibus pedes eíus, * in ferrum intrávit collum eíus, On l’humilia en enchaînant ses pieds ; le (un) fer transperça son âme,
donec veníret verbum eíus, * elóquium Dómini purgáret eum.  jusqu’à ce que sa parole fût accomplie. La parole du Seigneur l’enflamma.
Misit rex et solvit eum, * princeps populórum, et dimísit eum; Le roi envoya et le délia ; le prince des peuples le renvoya libre.
constítuit eum dóminum domus suae * et príncipem omnis possessiónis suae, Il l’établit le maître de Sa maison, et le prince de tout ce qu’Il possédait,
ut erudíret príncipes eíus sicut semetípsum * et senes eíus prudéntiam docéret. afin qu’il instruisît Ses princes comme lui-même, et qu’il apprît la sagesse à Ses vieillards.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Et intrávit Israel in Aegýptum, * et Iácob peregrínus fuit in terra Cham. Et Israël entra en Egypte, et Jacob séjourna (comme étranger) dans la terre de Cham.
Et auxit pópulum suum veheménter * et confortávit eum super inimícos eíus. Et Dieu (y) multiplia extraordinairement Son peuple, et le rendit plus puissant que Ses ennemis.
Convértit cor eórum, ut odírent pópulum eíus * et dolum fácerent in servos eíus. Il changea leur cœur, de sorte qu’ils haïrent Son peuple, et qu’ils usèrent de perfidie (employèrent la fraude) envers Ses serviteurs.
Misit Móysen servum suum, * Áaron, quem elégit. Il envoya Moïse Son serviteur, et Aaron qu’il avait (aussi) choisi.
Pósuit in eis verba signórum suórum * et prodigiórum in terra Cham. Il mit en eux Sa puissance, pour accomplir (leur donna l’ordre) des signes et des prodiges dans la terre de Cham.
Misit ténebras et obscurávit, * et restitérunt sermónibus eíus. Il envoya les (des) ténèbres, et fit l’obscurité ; et ils ne résistèrent point à Ses ordres (rétracta pas Ses paroles).
Convértit aquas eórum in sánguinem * et óccidit pisces eórum. Il changea leurs eaux en sang, et fit périr leurs poissons.
Édidit terra eórum ranas * in penetrálibus regum ipsórum. Leur terre produisit des grenouilles (qui pénétrèrent) jusque dans les chambres des rois eux-mêmes.
Dixit, et venit coenomyía * et scínifes in ómnibus fínibus eórum. Il parla, et les (des myriades de) mouches et les (des) moucherons envahirent tout leur territoire.
Pósuit plúvias eórum grándinem, * ignem comburéntem in terra ipsórum. Il leur donna pour pluies de la grêle, et (envoya) un feu qui brûlait tout dans leur pays.
Et percússit víneas eórum etficúlneas eórum * et contrívit lignum fínium eórum. Et Il frappa leurs vignes et leurs figuiers, et Il brisa tous les arbres de leurs contrées.
Dixit, et venit locústa * et bruchus, cuíus non erat númerus, Il parla, et la sauterelle arriva, des sauterelles (la chenille qui était) sans nombre ;
et comédit omne fenum in terra eórum * et comédit fructum terrae eórum. et elles mangèrent toute l’herbe de leur terre, et elles dévorèrent tous les fruits de leur pays.
Et percússit omne primogénitum in terra eórum, * primítias omnis róboris eórum. Et il frappa tous les premiers-nés de leur contrée, (et) les prémices de tout leur travail.
Et edúxit eos cum argénto et auro; * et non erat in tríbubus eórum infírmus. Et il fit sortir les Hébreux avec de l’argent et de l’or, et il n’y avait pas de (un seul) malade(s) dans leurs tribus.
Laetáta est Aegýptus in profectióne eórum, * quia incúbuit timor eórum super eos. L’Egypte fut réjouie de leur départ, car la frayeur qu’elle avait d’eux l’avait saisie.
Expándit nubem in protectiónem * et ignem, ut lucéret eis per noctem. Il étendit une nuée pour les mettre à couvert, et un feu pour les éclairer pendant la nuit.
Petiérunt, et venit cotúrnix, * et pane caeli saturávit eos. Ils demandèrent, et les cailles arrivèrent (la caille vint), et Il les rassasia du pain du ciel.
Dirúpit petram, et fluxérunt aquae, * abiérunt in sicco flúmina. Il fendit la pierre (un rocher), et les (des) eaux jaillirent ; des fleuves se répandirent dans le désert (lieu sec).
Quóniam memor fuit verbi sancti sui * ad Ábraham púerum suum. Car Il se souvint de Sa sainte parole, qu’Il avait donnée à Abraham Son serviteur.
Et edúxit pópulum suum in exsultatióne, * eléctos suos in laetítia. Et Il fit sortir son peuple avec allégresse, et Ses élus avec des transports de joie.
Et dedit illis regiónes géntium, * et labóres populórum possedérunt, Il leur donna les pays des nations, et ils possédèrent les travaux des peuples,
ut custódiant iustificatiónes eíus * et leges eíus servent. afin qu’ils gardassent Ses préceptes, et qu’ils recherchassent Sa loi.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Lætétur * cor quæréntium Dóminum.Ant. Que se réjouisse le ceour de ceux qui cherchent le Seigneur.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
A cunctis vítiis et peccátis absólvat nos virtus Santæ Trinitátis. ℟. Amen.
Lectio brevis (Eccli1 2,2-3)
Bénefac iústo et invénies retributiónem magnam et, si non ab ipso, certe a Dómino. Non est enim ei bene, qui assíduus est in malis et eleemósynas non dat, quóniam et Altíssimus ódio habet peccatóres et misértus est paeniténtibus.
℟. Dómine, exáudi * oratíonem meam. ℣. Et clamor meus ad te véniat. ℣. Glória Patri, et Fílio, et Spiritui Sancto. ℟. Seigneur exauce * ma prière. ℣. Et que mon cri parvienne jus'à Toi. ℣. Gloire au Père, et au Fils, et à l'Esprit saint.
 Vel:  Ou :
Lectio biblica cum ℟.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Commentário Orígenis presbýteri in Epístulam ad Romános (Lib. 5: PG 14, 1048-1049) Commentaire d'Origène sur l'Épître aux Romains
Lectio I Lecture I
Si autem mórtui sumus cum Christo, crédimus quia et convivémus ei... Quod enim mórtuus est, peccáto mórtuus est semel, quod autem vivit, vivit Deo. In ómnibus quæ supra dixit Apóstolus, hoc osténdere vóluit, quia si Christus mórtuus est prior peccáto, et nos mórtui sumus peccáto cum ipso. Et cum dicit: In morte ipsíus baptizáti sumus, et: Complantáti sumus similitúdini mortis eius, per hæc ómnia osténdit quia mórtui sumus cum Christo peccáto, ex eo quod Christus quidem pro peccátis nostris mórtuus est secúndum Scriptúras; et unicuíque credéntium mortem peccáti ipsíus tamquam munus quoddam fídei ex sua morte donávit, his scílicet qui cum ipso se mórtuos et crucifíxos et consepúltos ei credunt, et per hæc peccátum in eis tamquam in mórtuis non potest operári, atque ita dicúntur mórtui esse peccáto. Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui... Oui, ce qui est mort au péché est mort une fois pour toutes; vivant, c'est pour Dieu qu'il vit. Dans tout ce que l'Apôtre vient de dire, il a voulu montrer que si le Christ est mort le premier au péché, nous sommes nous aussi morts au péché avec lui. Quand il dit: Nous avons été baptisés dans sa mort, et: Nous sommes devenus un même être avec lui, assimilés à sa mort, il montre par ces textes que nous sommes morts au péché avec le Christ, puisque le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures. En vertu de sa mort, il octroie à chacun des croyants la mort de son péché comme récompense de sa foi: pour ceux qui lui donnent leur foi et acceptent de mourir, d'être crucifiés et ensevelis avec lui, le péché ne peut agir sur eux car ils sont morts; aussi dit-on qu'ils sont morts au péché.
℟. Recéssit pastor noster, fons aquæ vivæ, ad cuius tránsitum sol obscurátus est; nam et ille captus est, qui captívum tenébat primum hóminem. * Hódie portas mortis et seras páriter Salvátor noster disrúpit. ℣. Ante cuius conspéctum mors fugit, ad cuius vocem mórtui resúrgunt; vidéntes autem eum, portæ mortis confráctæ sunt. * Hódie. ℟. Il s'en est allé, notre pasteur, lui, la source des eaux vives, lui dont la mort avait obscurci le soleil; car voici prisonnier celui qui retenait prisonnier le premier homme: * Aujourd'hui notre Sauveur a brisé les portes et les verrous de la mort. ℣. À son aspect, la mort s'enfuit; au son de sa voix, les morts ressuscitent; à sa vue, les portes de la mort s'effondrent. * Aujourd'hui.
Lectio II Lecture II
Idcírco ergo præsénti sermóne Apóstolus conclusiónem facit ómnium quæ in superióribus astrúxerat et dicit: Si mórtui sumus cum Christo, per hæc scílicet quæ supérius osténdimus, crédimus quia et convivémus ei. Non dixit: " Et convíximus " , sicut dixit: Mórtui sumus, sed: Convivémus, ut osténdat quia mors in præsénti operátur, vita autem in futúro, tunc scílicet cum Christo manifestátus fúerit, qui est vita nostra abscóndita in Deo. Nunc ergo, ut ipse Paulus docet, mors in nobis operátur. Sed et ipsa mors quæ operátur in nobis, vidétur mihi áliquas habére differéntias. Le passage de l'Apôtre est la conclusion de toutes les affirmations précédentes quand il dit: Si nous sommes morts avec le Christ, étant donné ce que nous avons expliqué plus haut, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Il ne dit pas: " Nous avons acquis la vie " , de même qu'il avait dit: Nous sommes passés par la mort, mais: Nous vivrons, afin de montrer que la mort agit actuellement mais que la vie est en attente, à l'heure où le Christ se manifestera, lui qui est notre vie cachée en Dieu. Actuellement donc, suivant l'enseignement de Paul, la mort agit en nous. Mais il me semble qu'on doit faire quelques distinctions quand on parle de cette mort qui agit en nous.
℟. O vos omnes qui transítis per viam, atténdite et vidéte * Si est dolor símilis sicut dolor meus. ℣. Atténdite, univérsi pópuli, et vidéte * Si est. ℟. Ô vous tous, qui passez par le chemin, considérez et voyez * S'il est douleur pareille à ma douleur. ℣. Regardez, vous, tous les peuples, et voyez * S'il est.
Lectio III Lecture III
Sicut enim in Christo áliud fuit tempus mortis de qua dícitur: Et exclámans voce magna exspirávit, et áliud est cum in sepúlcro pósitus clauso óstio iácuit, áliud vero cum requisítus in monuménto non est invéntus, quia iam resurréxerat, cuius resurrectiónis inítium visíbile nulli hóminum fuit; ita étiam in nobis qui crédimus ei, triplex ista rátio mortis habénda est. Et primo quidem confessióne vocis ostendénda in nobis est mors Christi, cum corde quidem créditur ad iustítiam, ore autem conféssio fit ad salútem. Secúndo vero, in mortificatióne membrórum quæ sunt super terram, cum semper mortificatiónem Christi in córpore nostro nunc circumférimus; et hoc est quod dicit, quia mors in nobis operátur. Tértio vero, cum iam resúrgimus a mórtuis, et in novitáte vitæ ambulámus. Et ut brévius ac lucídius explicémus, prima, dies mortis est renuntiásse sæculo; secúnda, renuntiásse étiam vítiis carnis; plenitúdo vero perfectiónis in lúmine sapiéntiæ, tértia, resurrectiónis est dies. Pour le Christ, autre fut le temps de la mort, dont il est dit: Et criant d'une voix forte, il rendit l'esprit, autre celui où il gisait dans le tombeau scellé, autre enfin celui où l'on vint le chercher au tombeau sans pouvoir le trouver, car il était déjà ressuscité; et ce premier moment de la résurrection ne fut perçu par personne. Il en va de même pour nous qui croyons en lui: la mort a un triple sens. La mort du Christ se vérifie d'abord en nous quand nous lui disons notre foi, car c'est en croyant par le cœur que l'on devient juste, mais c'est par la parole que l'on obtient le salut. En second lieu, c'est en mortifiant nos membres terrestres, quand nous nous mettons à porter dans notre corps la mort du Christ; et c'est ce qu'il veut dire quand il affirme que la mort agit en nous. Le troisième sens concerne le moment où ressuscités des morts nous marchons dans une vie nouvelle. Pour tout dire brièvement et avec clarté, la mort a trois étapes: la première est le renoncement au monde, la seconde va jusqu'à renoncer aux vices de la chair; quant à la plénitude de la perfection qui se réalise dans la lumière de la sagesse, c'est la troisième étape et c'est le jour de la résurrection.
℟. Ecce quómodo móritur iustus, et nemo pércipit corde; et viri iusti tollúntur, et nemo consíderat. A fácie iniquitátis sublátus est iustus, * Et erit in pace memória eius. ℣. In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius. * Et erit. ℣. Glória Patri. * Et erit. ℟. Voici comment le juste périt, et nul ne prend la chose à cœur; les hommes de bien sont enlevés, sans que nul n'y prenne garde. C'est en considération de l'iniquité que le juste est enlevé, * Et c'est dans la paix qu'on évoque sa mémoire. ℣. Dans la paix il a fixé sa tente, et sa demeure à Sion. * Et c'est dans la paix. ℣. Gloire au Père. * Et c'est dans la paix.
IN II NOCTURNO AU IIe NOCTURNE
Ant. 1 Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. 1 Alléluia, alléluia, alléluia.
Psalmus 105 Psaume 105
Bonitas Domini et populi infidelitas Bonté de Dieu et infidélité du peuple
Haec scripta sunt ad correptionem nostram, in quos fines saeculorum devenerunt (I Cor 10,11). Toutes ces choses ont été écrites pour notre instruction, à nous pour qui est venue la fin des siècles.
I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sǽculum misericórdia eíus. Célébrez le Seigneur, parce qu'Il est bon et que Sa miséricorde est éternelle.
Quis loquétur poténtias Dómini, * audítas fáciet omnes laudes eíus? Qui racontera les oeuvres de puissance du Seigneur? Qui fera entendre toutes Ses louanges?
Beáti, qui custódiunt iudícium * et fáciunt iustítiam in omni témpore. Heureux ceux qui gardent l'équité, et qui pratiquent la justice en tout temps.
Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui, * vísita nos in salutári tuo, Souviens-Toi de nous, Seigneur, dans Ta bienveillance pour Ton peuple; visite-nous par Ton salut:
ut videámus bona electórum tuórum, ut laetémur in laetítia gentis tuae, * ut gloriémur cum hereditáte tua. afin que nous voyions le bonheur de Tes élus, que nous nous réjouissions de la joie de Ton peuple, et que Tu soies loué avec Ton héritage.
Peccávimus cum pátribus nostris, * iniúste égimus, iniquitátem fécimus. Nous avons péché avec nos pères, nous avons agi injustement, nous avons commis l'iniquité.
Patres nostri in Aegýpto non intellexérunt mirabília tua, non fuérunt mémores multitúdinis misericordiárum tuárum * et irritavérunt ascendéntes in mare, mare Rubrum. Nos pères n'ont pas compris Tes merveilles en Egypte; ils ne se sont pas souvenus de la multitude de Tes miséricordes. Et ils T'ont irrité lorsqu'ils montèrent vers la mer, la mer Rouge.
Et salvávit eos propter nomen suum, * ut notam fáceret poténtiam suam. Mais Dieu les sauva à cause de Son Nom, afin de faire connaître Sa puissance.
Et incrépuit mare Rubrum, et exsiccátum est, * et dedúxit eos in abýssis sicut in desérto. Il menaça la mer Rouge, et elle se dessécha; Il les fit marcher au milieu des abîmes, comme dans le désert.
Et salvávit eos de manu odiéntis * et redémit eos de manu inimíci. Et Il les sauva des mains de ceux qui les haïssaient, et Il les délivra des mains de l'ennemi.
Et opéruit aqua tribulántes eos: * unus ex eis non remánsit. Et l'eau engloutit leurs oppresseurs, il n'en resta pas un seul.
Et credidérunt verbis eíus * et cantavérunt laudem eíus. Alors ils crurent à Ses paroles, et ils firent retentir Sa louange.
Cito oblíti sunt óperum eíus et non sustinuérunt consílium eíus; Mais bientôt ils oublièrent Ses oeuvres, et ils n'attendirent pas l'accomplissement de Ses desseins.
et concupiérunt concupiscéntiam in desérto * et tentavérunt Deum in inaquóso. Ils se livrèrent à la convoitise dans le désert, et tentèrent Dieu dans la contrée sans eau.
Et dedit eis petitiónem ipsórum * et misit saturitátem in ánimas eórum. Il leur accorda leur demande, et envoya de quoi se rassasier.
Et zeláti sunt Móysen in castris, * Áaron sanctum Dómini. Et ils irritèrent Moïse dans le camp, et Aaron, le saint du Seigneur.
Apérta est terra et deglutívit Dathan * et opéruit super congregatiónem Abíram. La terre s'entr'ouvrit et engloutit Dathan, et couvrit la troupe d'Abiron.
Et exársit ignis in synagóga eórum, * flamma combússit peccatóres. Un feu s'alluma contre leur bande; la flamme consuma les méchants.
Et fecérunt vítulum in Horeb * et adoravérunt scúlptile; Et ils firent un veau à Horeb, et adorèrent une image sculptée.
et mutavérunt glóriam suam * in similitúdinem tauri comedéntis fenum. Et ils échangèrent leur gloire contre la figure d'un veau qui broute l'herbe.
Oblíti sunt Deum, qui salvávit eos, * qui fecit magnália in Aegýpto, Ils oublièrent le Dieu qui les avait sauvés, qui avait fait de grandes choses en Egypte,
mirabília in terra Cham, * terribília in mari Rubro. des prodiges dans la terre de Cham, des choses terribles dans la mer Rouge.
Et dixit quia dispérderet eos, * nisi affuísset Móyses eléctus eíus: Et Il parlait de les exterminer, si Moïse, Son élu,
stetit in confractióne in conspéctu eíus, * ut avérteret iram eíus, ne destrúeret eos. ne se fût tenu sur la brèche, devant Lui, pour détourner Sa colère, et empêcher qu'Il ne les exterminât.
Et pro níhilo habuérunt terram desiderábilem, * non credidérunt verbo eíus. Et ils n'eurent que du mépris pour sa terre si désirable. Ils ne crurent point à Sa parole.
Et murmuravérunt in tabernáculis suis, * non exaudiérunt vocem Dómini. Ils murmurèrent dans leurs tentes, et n'écoutèrent point la voix du Seigneur.
Et elevávit manum suam super eos, * ut prostérneret eos in desérto Et Il leva Sa main sur eux, pour les exterminer dans le désert,
et ut deíceret semen eórum in natiónibus * et dispérgeret eos in regiónibus. pour rejeter leur race parmi les nations, et les disperser en divers pays.
Et adhaesérunt Baálphegor * et comedérunt sacrifícia mortuórum; Ils se consacrèrent à Béelphegor, et mangèrent des sacrifices offerts à des dieux sans vie.
et irritavérunt eum in adinventiónibus suis, * et irrúpit in eos ruína. Et ils irritèrent le Seigneur par leurs oeuvres criminelles, et la ruine s'accumula parmi eux.
Et stetit Phínees et fecit iudícium, * et cessávit quassátio,  Phinées se leva et apaisa le Seigneur, et le fléau cessa.
et reputátum est ei in iustítiam * in generatiónem et generatiónem usque in sempitérnum. Et ce zèle lui a été imputé à justice, de génération en génération à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Et irritavérunt eum ad aquas Meríba, * et vexátus est Móyses propter eos,
quia exacerbavérunt spíritum eíus, * et témere locútus est in lábiis suis.
Non disperdidérunt gentes, * quas dixit Dóminus illis.
Et commíxti sunt inter gentes et didicérunt ópera eórum.
Et serviérunt sculptílibus eórum, * et factum est illis in scándalum.
Et immolavérunt fílios suos * et fílias suas daemóniis.
Et effudérunt sánguinem innocéntem, sánguinem filiórum suórum et filiárum suárum, * quas sacrificavérunt sculptílibus Chánaan.
Et infécta est terra in sanguínibus, et contamináti sunt in opéribus suis * et fornicáti sunt in adinventiónibus suis.
Et exársit ira Dóminus in pópulum suum * et abominátus est hereditátem suam
et trádidit eos in manus géntium, * et domináti sunt eórum, qui odérunt eos.
Et tribulavérunt eos inimíci eórum, * et humiliáti sunt sub mánibus eórum.
Sæpe liberávit eos; ipsi autem exacerbavérunt eum in consílio suo * et corruérunt in iniquitátibus suis.
Et vidit tribulatiónem eórum, * cum audívit clamórem eórum.
Et memor fuit testaménti sui * et paenítuit eum secúndum multitúdinem misericórdiae suæ.
Et dedit eos in miseratiónes * in conspéctu ómnium, qui captívos dúxerant eos.
Salvos nos fac, Dómine Deus noster, * et cóngrega nos de natiónibus, ut confiteámur nómini sancto tuo et gloriémur in laude tua.
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, a sǽculo et usque in sǽculum. * Et dicet omnis pópulus: " Fiat, fiat ".
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 106
Pro liberatione gratiarum actio
Verbum misit Deus filiis Israel, annuntians pacem per Iesum Christum (Act 10,36).
I
Confitémini Dómino, quóniam bonus, * quóniam in sǽculum misericórdia eíus.
Dicant, qui redémpti sunt a Dómino, * quos redémit de manu adversárii
et de regiónibus congregávit eos, a solis ortu et occásu, * ab aquilóne et mari.
Erravérunt in solitúdine, in inaquóso, * viam civitátis habitatiónis non invenérunt.
Esuriéntes et sitiéntes, * ánima eórum in ipsis defécit.
Et clamavérunt ad Dóminum, cum tribularéntur, * et de necessitátibus eórum erípuit eos.
Et dedúxit eos in viam rectam, * ut irent in civitátem habitatiónis.
Confiteántur Dómino propter misericórdiam eíus * et mirabília eíus in fílios hóminum,
quia satiávit ánimam sitiéntem * et ánimam esuriéntem replévit bonis.
Sedéntes in ténebris et umbra mortis, * vincti in mendicitáte et ferro,
quia exacerbavérunt elóquia Dei * et consílium Altíssimi sprevérunt.
Et humiliávit in labóribus cor eórum, * infirmáti sunt, nec fuit qui adiuváret.
Et clamavérunt ad Dóminum, cum tribularéntur, * et de necessitátibus eórum liberávit eos.
Et edúxit eos de ténebris et umbra mortis * et víncula eórum dirúpit.
Confiteántur Dómino propter misericórdiam eíus * et mirabília eíus in fílios hóminum,
quia contrívit portas ǽreas * et vectes férreos confrégit.
Stulti facti sunt in via iniquitátis suae * et propter iniustítias suas afflícti sunt;
omnem escam abomináta est ánima eórum, * et appropinquavérunt usque ad portas mortis.
Et clamavérunt ad Dóminum, cum tribularéntur, * et de necessitátibus eórum liberávit eos.
Misit verbum suum et sanávit eos * et erípuit eos de interitiónibus eórum.
Confiteántur Dómino propter misericórdiam eíus * et mirabília eíus in fílios hóminum;
et sacríficent sacrifícium laudis * et annúntient ópera eíus in exsultatióne.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
Qui descéndunt mare in návibus, * faciéntes operatiónem in aquis multis,
ipsi vidérunt ópera Dómini * et mirabília eíus in profúndo.
Dixit et excitávit spíritum procéllae, * et exaltáti sunt fluctus eíus.
Ascéndunt usque ad caelos et descéndunt usque ad abýssos; * ánima eórum in malis tabescébat.
Turbáti sunt et moti sunt sicut ébrius, * et omnis sapiéntia eórum devoráta est.
Et clamavérunt ad Dóminum, cum tribularéntur, * et de necessitátibus eórum edúxit eos.
Et státuit procéllam eíus in auram, * et tacuérunt fluctus eíus.
Et laetáti sunt, quia siluérunt, * et dedúxit eos in portum voluntátis eórum. Confiteántur Dómino propter misericórdiam eíus * et mirabília eíus in fílios hóminum; et exáltent eum in ecclésia plebis * et in convéntu seniórum laudent eum.
Pósuit flúmina in desértum * et éxitus aquárum in sitim,
terram fructíferam in salsúginem * a malítia inhabitántium in ea.
Pósuit desértum in stagna aquárum * et terram sine aqua in éxitus aquárum.
Et collocávit illic esuriéntes, * et constituérunt civitátem habitatiónis.
Et seminavérunt agros et plantavérunt víneas, * et fecérunt fructum in provéntum suum.
Et benedíxit eis, et multiplicáti sunt nimis, * et iuménta eórum non minorávit.
Et pauci facti sunt et vexáti sunt * a tribulatióne malórum et dolóre.
Effúdit contemptiónem super príncipes * et erráre fecit eos in desérto ínvio.
Et suscépit páuperem de inópia * et pósuit sicut oves famílias.
Vidébunt recti et laetabúntur, * et omnis iníquitas oppilábit os suum.
Quis sápiens, et custódiet haec * et intélleget misericórdias Dómini?.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 107 (108) Psaume 107 (108)
Laus Domini et imploratio auxilii Louange du Seigneur et demande de secours
Quia exaltatus est super cælos Dei Filius, super omnem terram eius gloria prædicatur (Arnobius). Le Fils de Dieu a été exalté au dessus des cieux. Aussi annonce-t'on Sa gloire sur toute la terre (Arnobius).
Parátum cor meum, Deus, † parátum cor meum, * † cantábo et psallam. Euge, glória mea! Mon coeur est affermi, ô Dieu, je chanterai et ferai retentir de joyeux instruments. Debout, ma gloire !
Exsúrge, psaltérium et cíthara, * excitábo auróram. Éveillez-vous, ma lyre et ma harpe, que j'éveille l'aurore.
Confitébor tibi in pópulis, Dómine, * et psallam tibi in natiónibus, Je Te louerai parmi les peuples, Seigneur, je Te chanterai parmi les nations,
quia magna est usque ad cælos misericórdia tua * et usque ad nubes véritas tua. car Ta bonté s'élève au-dessus des cieux, et Ta fidélité jusqu'aux nues.
Exaltáre super cælos, Deus, * et super omnem terram glória tua. Élève-Toi au-dessus des cieux, ô Dieu, que Ta gloire brille sur toute la terre.
Ut liberéntur dilécti tui, * salvum fac déxtera tua et exáudi me. Afin que tes bien-aimés soient délivrés, sauve par Ta droite et exauce-moi.
Deus locútus est in sancto suo:  † «Exsultábo et dívidam Síchimam * et convállem Succoth dimétiar; Dieu a parlé dans Sa sainteté : « Je tressaillirai de joie, J'aurai Sichem en partage, Je mesurerai la vallée de Succoth ;
meus est Gálaad et meus est Manásses † et Ephraim fortitúdo cápitis mei, * Iuda sceptrum meum. Galaad est à moi, à moi Manassé , et Ephraïm est l'armure de ma tête, Judas mon sceptre.
Moab lebes lavácri mei;  † super Idumæam exténdam  calceaméntum meum, * super Philistæam vociferábor». Moab est le bassin où je me lave ; sur Edom Je jette Ma sandale, sur la terre des Philistins Je pousse des cris de joie ».
Quis dedúcet me in civitátem munítam? * Quis dedúcet me usque in Idumæam? Qui me mènera à la ville forte ! Qui me conduira à Edom ?
Nonne, Deus, qui reppulísti nos? * Et non exíbis, Deus, in virtútibus nostris? N'est-ce pas Toi, ô Dieu, qui nous avais rejetés ? ô Dieu qui ne sortais plus avec nos armées ?
Da nobis auxílium de tribulatióne, * quia vana salus hóminis. Prête-nous Ton secours contre l'oppresseur, car le secours de l'homme n'est que vanité.
In Deo faciémus virtútem, * et ipse conculcábit inimícos nostros. En Dieu nous accomplirons des exploits, Il écrasera nos ennemis.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 108
Contra perfidos inimicos
Ego autem dico vobis: Diligite inimicos vestros... et orate pro persequentibus vos (Mt 5,44).
Deus laudis meae, ne tacúeris, * 2 quia os peccatóris et os dolósi super me apértum est.
Locúti sunt advérsum me lingua dolósa 3 et sermónibus ódii circumdedérunt me * et expugnavérunt me gratis.
Pro dilectióne mea adversabántur mihi; * ego autem orábam.
Et posuérunt advérsum me mala pro bonis * et ódium pro dilectióne mea.
Constítue super eum peccatórem, * et adversárius stet a dextris eíus.
Cum iudicátur, éxeat condemnátus, * et orátio eíus fiat in peccátum.
Fiant dies eíus pauci, * et ministérium eíus accípiat alter.
Fiant fílii eíus órphani, * et uxor eíus vídua.
Instábiles vagéntur fílii eíus et mendícent * et eiciántur de ruínis suis.
Scrutétur fenerátor omnem substántiam eíus, * et dirípiant aliéni labóres eíus.
Non sit qui prǽbeat illi misericórdiam, * nec sit qui misereátur pupíllis eíus. Fiant nati eíus in intéritum, * in generatióne una deleátur nomen eórum.
In memóriam rédeat iníquitas patrum eíus in conspéctu Dómini, * et peccátum matris eíus non deleátur.
Fiant contra Dóminum semper, * et dispérdat de terra memóriam eórum.
Pro eo quod non est recordátus fácere misericórdiam et persecútus est hóminem ínopem et mendícum * et compúnctum corde, ut mortificáret.
Et diléxit maledictiónem: et véniat ei; * et nóluit benedictiónem: et elongétur ab eo.
Et índuit maledictiónem sicut vestiméntum: et intret sicut aqua in interióra eíus, * et sicut óleum in ossa eíus.
Fiat ei sicut induméntum, quo operítur, * et sicut zona, qua semper praecíngitur.
Haec retribútio eórum, qui adversántur mihi apud Dóminum, * et qui loquúntur mala advérsus ánimam meam.
Et tu, Dómine, Dómine, fac mecum propter nomen tuum, * quia suávis est misericórdia tua;
líbera me, quia egénus et pauper ego sum, * et cor meum vulnerátum est intra me.
Sicut umbra, cum declínat, pertránsii, * excússus sum sicut locústae.
Génua mea infirmáta sunt ieiúnio, * et caro mea contábuit absque óleo.
Et ego factus sum oppróbrium illis: * vidérunt me et movérunt cápita sua.
Adiúva me, Dómine Deus meus, * salvum me fac secúndum misericórdiam tuam.
Et sciant quia manus tua haec: * tu, Dómine, hoc fecísti.
Maledícant illi, et tu benedícas; qui insúrgunt in me, confundántur, * servus autem tuus laetábitur.
Induántur, qui détrahunt mihi, pudóre * et operiántur sicut diplóide confusióne sua. Confitébor Dómino nimis in ore meo * et in médio multórum laudábo eum,
quia ástitit a dextris páuperis, * ut salvam fáceret a iudicántibus ánimam eíus.
et reputátum est ei in iustítiam * in generatiónem et generatiónem usque in sempitérnum.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Allelúia, allelúia, allelúia.Ant. Alléluia, alléluia, alléluia.
℣. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi.
℟. Et sémitas tuas édoce me.
℣. Montre moi Tes voies, Seigneur.
℟. Et enseigne-moi Tes sentiers.
Postea benedicat abbas: Ensuite l'abbé dit la bénédiction :
Lectio Brevis (2Petr 3,13-14)
Novos vero caelos et terram novam secúndum promíssum ipsíus exspectámus, in quibus iustítia hábitat. Propter quod, caríssimi, haec exspectántes satágite immaculáti et invioláti ei inveníri in pace.
 Vel:  Ou :
Hymnus Hymne
Te decet laus, * te decet hymnus. Tibi glória Deo Patri et Fílio, cum Sancto Spíritu, in sǽcula sæculórum. Amen. A Toi notre louange, à Toi notre chant, A Toi la gloire, Dieu, Père et Fils avec l'Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen.
Oratio diei cum conclusione longiori. Oraison du jour avec la conclusion longue.
℣. Benedicámus Dómino. ℟. Deo grátias.
℣. Divínum auxilium máneat semper nobíscum.
℟. Et cum frátribus nostris abséntibus. Amen.
℣. Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Que le secours divin demeure toujours avec nous.
℟. Et avec nos frères absents. Amen.

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Evangile commenté du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
 Evangelium  Evangile
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.
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Laudes du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Laudes matutinas
Aux Laudes du matin
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Tibi, Redémptor ómnium, Rédempteur de tous,
hymnum defléntes cánimus; nous Te chantons cette hymne en pleurant;
ignósce nobis, Dómine, pardonne-nous, Seigneur,
ignósce confiténtibus. nous confessons nos fautes
Qui vires hostis véteris Tu as brisé la force de l'antique ennemi
per crucem mortis cónteris, par la croix où Tu es mort;
qua nos vexíllum fídei, nous portons sa marque sur nos fronts
fronte signáti, férimus, en signe de notre foi.
Illum a nobis iúgiter Eloigne-le
repéllere dignáveris, de nous sans cesse,
ne possit umquam lædere que jamais il ne puisse léser
redémptos tuo sánguine. ceux que Ton sang a rachetés.
Qui propter nos ad ínferos Pour nous Tu as daigné
descéndere dignátus es, descendre aux enfers
ut mortis debitóribus et faire cadeau de la vie
vitæ donáres múnera, aux débiteurs de la mort .
Tu es qui certo témpore C'est Toi qui, au temps fixé,
datúrus finem sæculo, mettras un terme au monde;
iustus cunctórum mérita juge intègre, Tu établiras
remunerátor státues. les mérites de chacun.
Te ergo, Christe, quæsumus, Aussi, Christ, nous Te prions,
ut nostra cures vúlnera, guéris nos blessures,
qui es cum Patre et Spíritu Toi qui, avec le Père et l'Esprit,
laudándus in perpétuum. Amen. es digne de louange à jamais.
Ant. 1 Plangent eum quasi unigénitum, quia ínnocens Dóminus occísus est.Ant. 1 Ils pleureront sur Lui, comme sur un fils unique, car le Seigneur innocent a été immolé.
Psalmus 63 (64) Psaume 63 (64)
Contra hostes oratio Prière contre l'ennemi
Maxime Domini passio commendatur in hoc psalmo (S. Augustinus). Ce psaume illustre surtout la Passion du Seigneur (S. Augustin).
Exáudi, Deus, vocem meam in meditatióne mea; * a timóre inimíci custódi ánimam meam. O Dieu, écoute ma voix, quand je fais entendre mes plaintes; défends ma vie contre un ennemi qui m'épouvante ;
Prótege me a convéntu malignántium, * a multitúdine operántium iniquitátem. protège-moi contre les complots des malfaiteurs, contre la troupe soulevée des hommes iniques,
Qui exacuérunt ut gládium línguas suas, † intendérunt sagíttas suas, venéfica verba * ut sagíttent in occúltis immaculátum. qui aiguisent leurs langues comme un glaive, qui préparent leurs flèches - leur parole amère !
Súbito sagittábunt eum et non timébunt, * firmavérunt sibi consílium nequam. pour les décocher dans l'ombre contre l'innocent ; ils les décochent contre lui à l'improviste, sans rien craindre.
Disputavérunt, ut abscónderent láqueos, * dixérunt: «Quis vidébit eos?». Ils s'affermissent dans leurs desseins pervers, ils se concertent pour tendre leurs pièges ; ils disent : " Qui les verra? "
Excogitavérunt iníqua, † perfecérunt excogitáta consília. * Interióra hóminis et cor eius abyssus. Ils ne méditent que forfaits : " Nous sommes prêts, disent-ils, notre plan est bien dressé. " L'intérieur de l'homme et son coeur sont un abîme !
Et sagittávit illos Deus; † súbito factæ sunt plagæ eórum, * et infirmávit eos língua eórum. Mais Dieu a lancé sur eux Ses traits : soudain les voilà blessés ! On les jette par terre ; les traits de leur langue retombent sur eux !
Caput movébunt omnes, qui vidébunt eos, * et timébit omnis homo; Tous ceux qui les voient branlent la tête ! Tous les hommes sont saisis de crainte,
et annuntiábunt ópera Dei * et facta eius intéllegent. ils publient l'oeuvre de Dieu, ils comprennent ce qu'Il a fait.
Lætábitur iustus in Dómino et sperábit in eo, * et gloriabúntur omnes recti corde. Le juste se réjouit dans le Seigneur et se confie en Lui, tous ceux qui ont le coeur droit se glorifient.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Plangent eum quasi unigénitum, quia ínnocens Dóminus occísus est.Ant. Ils pleureront sur Lui, comme sur un fils unique, car le Seigneur innocent a été immolé.
Ant. 2 A porta ínferi érue, Dómine, ánimam meam.Ant. 2 Des portes de l'enfer, éloigne mon âme, Seigneur.
Canticum (Is 38, 10-14. 17-20) AT 23 Cantique (Is 38, 10-14. 17-20) AT 23
Moribundi angores, sanati lætitia Angoisse de l'agonie, joie de la guérison
Ego sum vivens et fui mortuus ... et habeo claves mortis (Ap 1, 17-18). Je suis le vivant: Je fus mort, et Je tiens les clefs de la mort
Ego dixi: In dimídio diérum meórum vadam ad portas ínferi; * quæsívi resíduum annórum meórum. Je disais: Au milieu de mes jours, je m'en vais; j'ai ma place entre les morts pour la fin de mes années.
Dixi: Non vidébo Dóminum Deum in terra vivéntium, non aspíciam hóminem ultra * inter habitatóres orbis. Je disais: Je ne verrai pas le Seigneur sur la terre des vivants, plus un visage d'homme parmi les habitants du monde!
Habitáculum meum ablátum est et abdúctum longe a me * quasi tabernáculum pastórum; Ma demeure m'est enlevée, arrachée, comme une tente de berger.
convólvit sicut textor vitam meam; * de stámine succídit me. Tel un tisserand, j'ai dévidé ma vie: le fil est tranché.
De mane usque ad vésperam * confecísti me. Du jour à la nuit, Tu m'achèves;
Prostrátus sum usque ad mane, * quasi leo sic cónterit ómnia ossa mea; j'ai crié jusqu'au matin. Comme un lion, il a broyé tous mes os.
de mane usque ad vésperam * confecísti me. Du jour à la nuit, Tu m'achèves.
Sicut pullus hirúndinis, sic mussitábo, * meditábor ut colúmba; Comme l'hirondelle, je crie; je gémis comme la colombe.
attenuáti sunt óculi mei * suspiciéntes in excélsum. A regarder là-haut, mes yeux faiblissent:
Tu autem eruísti ánimam meam * a fóvea consumptiónis, Et Toi, Tu T'es attaché à mon âme, Tu me tires du néant de l'abîme.
proiecísti enim post tergum tuum * ómnia peccáta mea. Tu as jeté, loin derrière Toi, tous mes péchés.
Quia non inférnus confitébitur tibi, * neque mors laudábit te; La mort ne peut Te rendre grâce, ni le séjour des morts, Te louer.
non exspectábunt, qui descéndunt in lacum, * veritátem tuam. Ils n'espèrent plus Ta fidélité, ceux qui descendent dans la fosse.
Vivens, vivens ipse confitébitur tibi, sicut et ego hódie; * pater fíliis notam fáciet veritátem tuam. Le vivant, le vivant, lui, Te rend grâce, comme moi, aujourd'hui. Et le père à ses enfants montrera Ta fidélité.
Dómine, salvum me fac, † et ad sonum cítharæ cantábimus cunctis diébus vitæ nostræ * in domo Dómini. Seigneur, viens me sauver! Et nous jouerons sur nos cithares, tous les jours de notre vie, auprès de la maison du Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. A porta ínferi érue, Dómine, ánimam meam.Ant. Des portes de l'enfer, éloigne mon âme, Seigneur.
Ant. 3 Ego fui mórtuus, et ecce sum vivens in sæcula sæculórum, et hábeo claves mortis et inférni.Ant. 3 Moi qui fus mort, voici que Je suis vivant dans les siècles des siècles, et Je détiens les clés de la mort et des enfers.
Psalmus 150 Psaume 150
Laudate Dominum Louez le Seigneur
Psallite spiritu, psallite et mente, hoc est: glorificate Deum et anima et corpore vestro (Hesychius). Psalmodiez par l'esprit, psalmodiez par le cœur, c'est glorifier Dieu et votre âme et votre corps. (Hesychius).
Laudáte Dóminum in sanctuário eius, * laudáte eum in firmaménto virtútis eius. Louez le Seigneur dans Son sanctuaire, louez-Le dans le firmament de Sa puissance.
Laudáte eum in magnálibus eius, * laudáte eum secúndum multitúdinem magnitúdinis eius. Louez-Le pour ses actes éclatants; louez-Le selon l'immensité de Sa grandeur.
Laudáte eum in sono tubæ, * laudáte eum in psaltério et cíthara, Louez-Le au son de la trompette, louez-Le sur le luth et la harpe.
laudáte eum in tympano et choro, * laudáte eum in chordis et órgano, Louez-Le avec le tambourin et en choeur, louez-Le avec les instruments à cordes et avec l'orgue,
laudáte eum in cymbalis benesonántibus, † laudáte eum in cymbalis iubilatiónis: * omne quod spirat, laudet Dóminum. Louez-Le avec des cymbales retentissantes, louez-Le avec des cymbales d'allégresse : que tout ce qui respire loue le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ego fui mórtuus, et ecce sum vivens in sæcula sæculórum, et hábeo claves mortis et inférni.Ant. Moi qui fus mort, voici que Je suis vivant dans les siècles des siècles, et Je détiens les clés de la mort et des enfers.
Lectio brevis (Os 5, 15d - 6, 2) Lecture brève (Os 5, 15d - 6, 2)
Hæc dicit Dóminus: In tribulatióne sua me desíderent. Veníte, et revertámur ad Dóminum, quia ipse lacerávit et sanábit nos, percússit et curábit nos. Vivificábit nos post duos dies, in die tértia suscitábit nos, et vivémus in conspéctu eius. Voici ce que dit le Seigneur : Dans leur détresse, ils Me rechercheront. Venez, revenons vers le Seigneur, car c'est Lui qui a déchiré, Il nous guérira; Il frappe mais Il bandera nos plaies. Après deux jours, Il nous fera revivre; le troisième jour, Il nous relèvera, et nous vivrons devant Lui.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. ℣. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen. ℟. Christus. ℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. ℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom. ℟. Le Christ.
Ant. Salvátor mundi, salva nos; qui per crucem et sánguinem tuum redemísti nos, auxiliáre nobis, te deprecámur, Deus noster.Ant. Rédempteur du monde, sauve-nous ; Toi qui nous a rachetés par Ta croix et dans Ton sang, viens à notre secours, nous T'en supplions, notre Dieu.
Canticum Evangelicum Lc 1, 68-79 Cantique évangélique (Lc 1,68-79)
De Messia eiusque præcursore Du Messie et de son précurseur
Benedíctus Dóminus, Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, de ce qu'Il a visité et racheté Son peuple,
et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, Son serviteur,
sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sǽculo sunt, prophetárum eius, ainsi qu'Il a dit par la bouche de Ses saints prophètes des temps anciens,
salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos; qu'Il nous délivrerait de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,
ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti, pour exercer Sa miséricorde envers nos pères, et Se souvenir de Son alliance sainte,
iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis, selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder cette grâce,
ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi qu'étant délivrés de la main de nos ennemis, nous Le servions sans crainte,
in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris. marchant devant Lui dans la sainteté et la justice, tous les jours de notre vie.
Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis: * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius, Et toi, petit enfant, tu seras appelé le prophète du Très-Haut: car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer Ses voies,
ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum, afin de donner à Son peuple la connaissance du salut, pour la rémission de leurs péchés,
per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos óriens ex alto, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d'en haut,
illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent, * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis. pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salvátor mundi, salva nos; qui per crucem et sánguinem tuum redemísti nos, auxiliáre nobis, te deprecámur, Deus noster.Ant. Rédempteur du monde, sauve-nous ; Toi qui nous a rachetés par Ta croix et dans Ton sang, viens à notre secours, nous T'en supplions, notre Dieu.
PrecesPrières litaniques
Redemptórem nostrum, qui pro nobis passus et sepúltus est, ut resúrgeret, sincéra pietáte adorémus eúmque súpplices implorémus: Adorons avec une piété sincère notre Rédempteur, qui pour nous a souffert et a été enseveli pour ressusciter, et implorons-Le :
Miserére nostri, Dómine. Seigneur, aie pitié de nous.
Christe salvátor, mæréntem Matrem tuam cruci et sepultúræ tibi próxime astáre voluísti:
ita nos in afflictiónibus nostris fac passiónis tuæ partícipes.
Christe Dómine, sicut granum in terram cadens, divínæ vitæ nobis fructum attulísti:
fac ut, peccáto mórtui, Deo vivámus.
Pastor noster, iacens sepúltus, ómnibus abscónditus permansísti:
vitam nostram tecum in Patre abscónditam amáre nos doce.
Novus Adam, in regnum mortuórum descendísti, ut de mortis cárcere iustos ab orígine mundi ibi deténtos liberáres:
fac ut omnes, in sepúlcro scélerum iacéntes, áudiant vocem tuam et vivant.
Christe, Fili Dei vivi, nos tecum per baptísmum consepelíri tribuísti:
fac ut, resurrectióni tuæ configuráti, in novitáte vitæ ambulémus.
O Christ notre sauveur, qui a voulu que Ta Mère soit proche de la Croix et du tombeau,
Fais-nous également participer à Ta passion dans nos afflictions.
Christ Seigneur, comme un grain tombé dans la terre pour nous obtenir les fruits de la vie divine,
Fais que, morts au péché, nous vivions en Dieu.
Notre pasteur, en Te relevant du tombeau, a rendu visible tout ce qui était caché,
Enseigne-nous à aimer notre vie cachée avec Toi dans le Père.
Nouvel Adam, qui a voulu descendre dans le royaume des morts, pour y délivrer les justes qui, depuis l'origine du monde, y ont été détenus,
Fais que tous ceux qui attendent au tombeau, entendent Ta voix et vivent.
Christ, Fils du Dieu vivant, qui a voulu que nous soyons ensevelis par le baptême,
Fais que, configurés à Ta résurrection, nous marchions dans la vie nouvelle.
 
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Unigénitus ad inferióra terræ descéndit, unde et gloriósus ascéndit, concéde propítius, ut fidéles tui, cum eo consepúlti in baptísmate, ipso resurgénte, ad vitam profíciant sempitérnam. Qui tecum. Dieu éternel et tout puissant, dont le Fils unique descendit dans les régions inférieures de la terre, d'où Il est aussi glorieusement remonté, accorde à Tes fidèles enterrés avec Lui dans le baptême, alors qu'Il ressuscitera, d'avancer vers la vie éternelle.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Office de tierce du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Tertiam
Ad Tertiam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Salva, Redémptor, plasma tuum nóbile, O Rédempteur, sauve le noble ouvrage de tes mains
signátum sancto vultus tui lúmine, marqué par la sainte lumière de ta face.
ne lacerári sinas fraude dæmonum, ne laisse pas le démon ruiner par ta ruse
propter quod mortis exsolvísti prétium. ce que tu as acheté au prix de ta mort
Dole captívos esse tuos sérvulos, Tu souffres de voir tes serviteurs asservis
absólve reos, compedítos érige, pardonne aux coupables, relève les captifs
et quos cruóre redemísti próprio, et ceux que tu as rachetés de ton sang
rex bone, tecum fac gaudére pérpetim. Amen. Roi très bon, donne leur part sans fin à ta joie.
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 26 (27) Psaume 26 (27)
In periculis fiducia Confiance dans le danger
Ecce tabernaculum Dei cum hominibus (Ap 21, 3). Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes (Ap 21, 3).
Dóminus illuminátio mea et salus mea, * quem timébo? Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui craindrais-je?
Dóminus protéctor vitæ meæ, * a quo trepidábo? Le Seigneur est le rempart de ma vie : de qui aurais-je peur?
Dum apprópiant super me nocéntes, * ut edant carnes meas; Quand des méchants se sont avancés contre moi, pour dévorer ma chair;
qui tríbulant me et inimíci mei, * ipsi infirmáti sunt et cecidérunt. quand mes adversaires et mes ennemis se sont avancés, ce sont eux qui ont chancelé et qui sont tombés.
Si consístant advérsum me castra, * non timébit cor meum; Qu'une armée vienne camper contre moi, mon coeur ne craindra point;
si exsúrgat advérsum me proelium, * in hoc ego sperábo. que contre moi s'engage le combat, alors même j'aurai confiance.
Unum pétii a Dómino, hoc requíram: * ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ, Je demande au Seigneur une chose, je la désire ardemment : je voudrais habiter dans la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie,
ut vídeam voluptátem Dómini * et vísitem templum eius. pour jouir des amabilités du Seigneur, pour contempler son sanctuaire.
Quóniam occultábit me in tentório suo, * in die malórum. Car il m'abritera dans sa demeure au jour de l'adversité,
Abscóndet me in abscóndito tabernáculi sui, * in petra exaltábit me. il me cachera dans le secret de sa tente, il m'établira sur un rocher.
Et nunc exaltátur caput meum * super inimícos meos in circúitu meo. ma tête s'élèvera au-dessus des ennemis qui sont autour de moi.
Immolábo in tabernáculo eius hóstias vociferatiónis, * cantábo et psalmum dicam Dómino. J'offrirai dans son tabernacle des sacrifices d'actions de grâces, je chanterai et je dirai des hymnes au Seigneur.
Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi, * miserére mei et exáudi me. Seigneur, écoute ma voix, je t'invoque; aie pitié de moi et exauce-moi !
De te dixit cor meum: «Exquírite fáciem meam!». * Fáciem tuam, Dómine, exquíram. Mon coeur dit de ta part : Cherchez ma face ! "
Ne avértas fáciem tuam a me, * ne declínes in ira a servo tuo. Ne me cache pas ta face, ne repousse pas avec colère ton serviteur;
Adiútor meus es tu, ne me reícias * neque derelínquas me, Deus salútis meæ. Tu es mon secours, ne me délaisse pas, et ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !
Quóniam pater meus et mater mea dereliquérunt me, * Dóminus autem assúmpsit me. Car mon père et ma mère m'ont abandonné, mais le Seigneur me recueillera.
Osténde mihi, Dómine, viam tuam * et dírige me in sémitam rectam propter inimícos meos. Seigneur, enseigne-moi ta voie ; dirige-moi dans un sentier uni, à cause de ceux qui m'épient.
Ne tradíderis me in ánimam tribulántium me; quóniam insurrexérunt in me testes iníqui * et qui violéntiam spirant. Ne me livre pas à la fureur de mes adversaires, car contre moi s'élèvent des témoins de mensonge, et des gens qui ne respirent que violence.
Credo vidére bona Dómini * in terra vivéntium. Ah ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur, dans la terre des vivants.
Exspécta Dóminum, viríliter age, * et confortétur cor tuum, et sústine Dóminum. Espère dans le Seigneur, aie courage et que ton coeur soit ferme, espère dans le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 29 (30) Psaume 29 (30)
Gratiarum actio pro liberatione a morte Action de grâce pour la délivrance de la mort.
Christus post resurrectionem gloriosam Patri gratias agit (Cassiodorus). Le Christ, après la résurrection, rendit gloire au Père (Cassiodorus).
Exaltábo te, Dómine, quóniam extraxísti me, * nec delectásti inimícos meos super me. Je T'exalte, Seigneur, car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mon sujet.
Dómine Deus meus, clamávi ad te, * et sanásti me. Seigneur, mon Dieu, j'ai crié vers Toi et Tu m'as guéri.
Dómine, eduxísti ab inférno ánimam meam, * vivificásti me, ut non descénderem in lacum. Seigneur, Tu as fait remonter mon âme du schéol, Tu m'as rendu la vie, loin de ceux qui descendent dans la fosse.
Psállite Dómino, sancti eius, * et confitémini memóriæ sanctitátis eius, Chantez le Seigneur, vous Ses fidèles, célébrez Son saint souvenir !
quóniam ad moméntum indignátio eius * et per vitam volúntas eius. Car Sa colère dure un instant, mais Sa grâce toute la vie ;
Ad vésperum demorátur fletus, * ad matutínum lætítia. le soir viennent les pleurs, et le matin l'allégresse.
Ego autem dixi in securitáte mea: * «Non movébor in ætérnum». Je disais dans ma sécurité : " Je ne serai jamais ébranlé ! "
Dómine, in voluntáte tua * præstitísti decóri meo virtútem; Seigneur, par Ta grâce Tu avais affermi ma montagne;
avertísti fáciem tuam a me, * et factus sum conturbátus. Tu as caché Ta face, et j'ai été troublé.
Ad te, Dómine, clamábam * et ad Deum meum deprecábar. Seigneur, j'ai crié vers Toi, j'ai imploré le Seigneur
Quæ utílitas in sánguine meo, * dum descéndo in corruptiónem? Que gagnes-Tu à verser mon sang; à me faire descendre dans la fosse ?
Numquid confitébitur tibi pulvis * aut annuntiábit veritátem tuam? La poussière chantera-t-elle Tes louanges, annoncera-t-elle Ta vérité ?
Audívit Dóminus et misértus est mei, * Dóminus factus est adiútor meus. Ecoute, Seigneur, sois-moi propice; Seigneur, viens à mon secours !
Convertísti planctum meum in choros mihi, * conscidísti saccum meum et accinxísti me lætítia, Et Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac et Tu m'as ceint de joie,
ut cantet tibi glória mea et non táceat. * Dómine Deus meus, in ætérnum confitébor tibi. afin que mon âme Te chante et ne se taise pas. Seigneur, mon Dieu, à jamais je Te louerai.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Ant. 3 In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. 3 Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Psalmus 75 (76) Psaume 75 (76)
Gratiarum actio pro victoria Action de grâce pour la victoire
Videbunt Filium hominis venientem in nubibus coeli (Mt 24, 30). Tous verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel. Mt 24, 30
Notus in Iudǽa Deus, * in Israel magnum nomen eius. Dieu S'est fait connaître en Juda, en Israël Son nom est grand.
Et est in Salem tabernáculum eius, * et habitátio eius in Sion. II a Son tabernacle à Salem, et Sa demeure en Sion.
Ibi confrégit coruscatiónes arcus, * scutum, gládium et bellum. C'est là qu'Il a brisé les éclairs de l'arc, le bouclier, l'épée et la guerre.
Illúminans tu, Mirábilis, * a móntibus direptiónis. Tu resplendis dans Ta majesté, sur les montagnes d'où Tu fonds sur Ta proie.
Spoliáti sunt poténtes corde, dormiérunt somnum suum, * et non invenérunt omnes viri fortes manus suas. Ils ont été dépouillés, ces héros pleins de coeur ; ils se sont endormis de leur sommeil, ils n'ont pas su, tous ces vaillants, se servir de leurs bras.
Ab increpatióne tua, Deus Iacob, * dormitavérunt auríga et equus. A Ta menace, Dieu de Jacob, char et coursier sont restés immobiles.
Tu terríbilis es, et quis resístet tibi? * Ex tunc ira tua. Tu es redoutable, et peut se tenir devant Toi, quand Ta colère éclate.
De cælo audítum fecísti iudícium; * terra trémuit et quiévit, Du haut du ciel Tu as proclamé la sentence ; la terre a tremblé et s'est tue,
cum exsúrgeret in iudícium Deus, * ut salvos fáceret omnes mansuétos terræ. lorsque Dieu S'est levé pour faire justice, pour sauver tous les malheureux du pays.
Quóniam furor hóminis confitébitur tibi, * et relíquiæ furóris diem festum agent tibi. Aussi la pensée de l'homme Te louera, et le souvenir qui lui restera Te fera fête.
Vovéte et réddite Dómino Deo vestro; * omnes in circúitu eius áfferant múnera Terríbili, Faites des voeux, et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous tous qui des alentours apportez des présents à ce Dieu terrible,
ei, qui aufert spíritum príncipum, * terríbili apud reges terræ. qui ôte la vie aux princes, qui est terrible aux rois de la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Lectio brevis (1 Io 1, 8-9) Lecture brève (1 Io 1, 8-9)
Si dixérimus quóniam peccátum non habémus, nosmetípsos sedúcimus, et véritas in nobis non est. Si confiteámur peccáta nostra, fidélis est et iustus, ut remíttat nobis peccáta et emúndet nos ab omni iniustítia. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
℣. Non relínques ánimam meam in inférno.
℟. Nec dabis sanctum tuum vidére corruptiónem.
℣. N'abandonne pas mon âme au royaume des morts.
℟. Ne laisse pas Ton saint voir la corruption.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Unigénitus ad inferióra terræ descéndit, unde et gloriósus ascéndit, concéde propítius, ut fidéles tui, cum eo consepúlti in baptísmate, ipso resurgénte, ad vitam profíciant sempitérnam. Qui tecum. Dieu éternel et tout puissant, dont le Fils unique descendit dans les régions inférieures de la terre, d'où Il est aussi glorieusement remonté, accorde à Tes fidèles enterrés avec Lui dans le baptême, alors qu'Il ressuscitera, d'avancer vers la vie éternelle.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Tertiam - psalmodia complementaria

A Tierce - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 119 (120) Psaume 119 (120)
Desiderium pacis Désir de paix
In tribulatione patientes, orationi instantes (Rom 12, 12). Soyez patients dans l'affliction, assidus à la prière, (Rom 12, 12).
Ad Dóminum, cum tribulárer, clamávi, * et exaudívit me. Vers le Seigneur, dans ma détresse, j'ai crié, et Il m'a exaucé:
Dómine, líbera ánimam meam a lábiis mendácii, * a língua dolósa. « Seigneur, délivre mon âme de la lèvre de mensonge, de la langue astucieuse! »
Quid detur tibi aut quid apponátur tibi, * língua dolósa? Que te sera-t-il donné, quel sera ton profit, langue perfide?
Sagíttæ poténtis acútæ * cum carbónibus iuniperórum. Les flèches aiguës du Tout-puissant, avec les charbons ardents du genêt.
Heu mihi, quia peregrinátus sum in Mosoch, * habitávi ad tabernácula Cedar! Malheureux que je suis de séjourner dans Mések, d'habiter sous les tentes de Cédar !
Multum íncola fuit ánima mea * cum his, qui odérunt pacem. Trop longtemps j'ai demeuré avec ceux qui haïssent la paix.
Ego eram pacíficus; * cum loquébar, illi impugnábant me. Je suis un homme de paix et, quand je leur parle, ils sont pour la guerre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 120 (121) Psaume 120 (121)
Custos populi Garde du peuple
Non esurient amplius, neque sitient amplius, neque cadet super illos sol neque ullus æstus (Ap 7, 16). Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus. (Ap 7, 16).
Levábo óculos meos in montes: * unde véniet auxílium mihi? Je lève les yeux vers les montagnes : d'où me viendra le secours?
Auxílium meum a Dómino, * qui fecit cælum et terram. Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Non dabit in commotiónem pedem tuum, * neque dormitábit, qui custódit te. Il ne permettra pas que ton pied trébuche; celui qui te garde ne sommeillera pas.
Ecce non dormitábit neque dórmiet, * qui custódit Israel. Non, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël.
Dóminus custódit te, † Dóminus umbráculum tuum, * ad manum déxteram tuam. Le Seigneur est ton gardien, le Seigneur est ton abri, toujours à ta droite.
Per diem sol non percútiet te, * neque luna per noctem. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit.
Dóminus custódiet te ab omni malo; * custódiet ánimam tuam Dóminus. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ton âme.
Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum * ex hoc nunc et usque in sæculum Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, maintenant et à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 3 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 121 (122) Psaume 121 (122)
Civitas sancta Ierusalem La cité sainte de Jérusalem
Accessistis ad Sion montem et civitatem Dei viventis, Ierusalem cælestem (Hebr 12, 22). Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant qui est la Jérusalem céleste (Hebr 12, 22).
Lætátus sum in eo quod dixérunt mihi: * «In domum Dómini íbimus» . J'ai été dans la joie quand on m'a dit: « Allons à la maison du Seigneur »
Stantes iam sunt pedes nostri * in portis tuis, Ierúsalem. Maintenant nos pieds se tiennent à tes portes, Jérusalem.
Ierúsalem, quæ ædificáta est ut cívitas, * sibi compácta in idípsum. Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où tout se tient ensemble.
Illuc enim ascendérunt tribus, tribus Dómini, * testimónium Israel, ad confiténdum nómini Dómini. Là montent les tribus, les tribus du Seigneur, selon la loi d'Israël, pour louer le nom du Seigneur.
Quia illic sedérunt sedes ad iudícium, *sedes domus David. Là sont établis des sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David.
Rogáte, quæ ad pacem sunt Ierúsalem: * «Secúri sint diligéntes te! Faites des voeux pour Jérusalem: « Qu'ils soient en sûreté ceux qui t'aiment !
Fiat pax in muris tuis, * et secúritas in túrribus tuis! ». Que la paix règne dans tes murs, la prospérité dans tes palais ! »
Propter fratres meos et próximos meos * loquar: «Pax in te! ». A cause de mes frères et de mes amis, je dis : «Paix sur toi ! ».
Propter domum Dómini Dei nostri * exquíram bona tibi. A cause de la maison du Seigneur, notre Dieu, je désire pour toi le bonheur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Messe du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Missam
A la Messe


 SABBATO SANCTO  SAMEDI SAINT
1. Sabbato sancto Ecclesia ad sepulcrum Domini immoratur, passionem eius et mortem, necnon ad inferos descensum meditans et eius resurrectionem exspectans, in oratione et ieiunio.
2. A sacrificio Missæ, sacra mensa denudata, Ecclesia abstinet, usque dum, post sollemnem Vigiliam seu nocturnam resurrectionis exspectationem, locus detur gaudiis paschalibus, quorum abundantia in quinquaginta dies exundat.
3. Sacra Communio hac die dari potest solummodo ad modum viatici.
1. Lors du samedi saint, l'Église demeure près de la tombe du Seigneur, méditant sur Sa passion et Sa mort, Sa descente aux enfers et attendant Sa résurrection dans la prière et le jeûne.
2. L'Église s'abstient du sacrifice de la messe, laissant ainsi l'autel nu jusqu'à ce que, après la vigile solennelle ou l'attente nocturne de la résurrection, les joies de Pâques soient inaugurées, dont l'exubérance inondera les cinquante jours de Pâques.
3. En ce jour, la Sainte Communion ne peut pas être distribuée, sauf en tant que viatique.

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Office de sexte du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Sextam
Ad Sextam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Crux, mundi benedíctio, O croix, bénédiction du monde
spes cértaque redémptio, espérance et sûre délivrance,
olim gehénnæ báiula, jadis soutien de la géhenne
nunc clara cæli iánua, maintenant porte lumineuse du ciel.
In te levátur hóstia Sur toi se dresse la victime
ad se qui traxit ómnia, qui attire tout à elle;
quam mundi princeps ímpetit le prince de ce monde l'attaque,
suúmque nihil ínvenit. mais il n'a rien trouvé qui lui appartienne.
Patri, tibi, Paráclito Gloire à Toi, Jésus,
sit æqua, Iesu, glória, au Père, au Paraclet.
qui nos crucis victória Tu nous fais jouir à jamais
concédis usque pérfrui. Amen. de la victoire de la croix
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 26 (27) Psaume 26 (27)
In periculis fiducia Confiance dans le danger
Ecce tabernaculum Dei cum hominibus (Ap 21, 3). Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes (Ap 21, 3).
Dóminus illuminátio mea et salus mea, * quem timébo? Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui craindrais-je?
Dóminus protéctor vitæ meæ, * a quo trepidábo? Le Seigneur est le rempart de ma vie : de qui aurais-je peur?
Dum apprópiant super me nocéntes, * ut edant carnes meas; Quand des méchants se sont avancés contre moi, pour dévorer ma chair;
qui tríbulant me et inimíci mei, * ipsi infirmáti sunt et cecidérunt. quand mes adversaires et mes ennemis se sont avancés, ce sont eux qui ont chancelé et qui sont tombés.
Si consístant advérsum me castra, * non timébit cor meum; Qu'une armée vienne camper contre moi, mon coeur ne craindra point;
si exsúrgat advérsum me proelium, * in hoc ego sperábo. que contre moi s'engage le combat, alors même j'aurai confiance.
Unum pétii a Dómino, hoc requíram: * ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ, Je demande au Seigneur une chose, je la désire ardemment : je voudrais habiter dans la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie,
ut vídeam voluptátem Dómini * et vísitem templum eius. pour jouir des amabilités du Seigneur, pour contempler son sanctuaire.
Quóniam occultábit me in tentório suo, * in die malórum. Car il m'abritera dans sa demeure au jour de l'adversité,
Abscóndet me in abscóndito tabernáculi sui, * in petra exaltábit me. il me cachera dans le secret de sa tente, il m'établira sur un rocher.
Et nunc exaltátur caput meum * super inimícos meos in circúitu meo. ma tête s'élèvera au-dessus des ennemis qui sont autour de moi.
Immolábo in tabernáculo eius hóstias vociferatiónis, * cantábo et psalmum dicam Dómino. J'offrirai dans son tabernacle des sacrifices d'actions de grâces, je chanterai et je dirai des hymnes au Seigneur.
Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi, * miserére mei et exáudi me. Seigneur, écoute ma voix, je t'invoque; aie pitié de moi et exauce-moi !
De te dixit cor meum: «Exquírite fáciem meam!». * Fáciem tuam, Dómine, exquíram. Mon coeur dit de ta part : Cherchez ma face ! "
Ne avértas fáciem tuam a me, * ne declínes in ira a servo tuo. Ne me cache pas ta face, ne repousse pas avec colère ton serviteur;
Adiútor meus es tu, ne me reícias * neque derelínquas me, Deus salútis meæ. Tu es mon secours, ne me délaisse pas, et ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !
Quóniam pater meus et mater mea dereliquérunt me, * Dóminus autem assúmpsit me. Car mon père et ma mère m'ont abandonné, mais le Seigneur me recueillera.
Osténde mihi, Dómine, viam tuam * et dírige me in sémitam rectam propter inimícos meos. Seigneur, enseigne-moi ta voie ; dirige-moi dans un sentier uni, à cause de ceux qui m'épient.
Ne tradíderis me in ánimam tribulántium me; quóniam insurrexérunt in me testes iníqui * et qui violéntiam spirant. Ne me livre pas à la fureur de mes adversaires, car contre moi s'élèvent des témoins de mensonge, et des gens qui ne respirent que violence.
Credo vidére bona Dómini * in terra vivéntium. Ah ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur, dans la terre des vivants.
Exspécta Dóminum, viríliter age, * et confortétur cor tuum, et sústine Dóminum. Espère dans le Seigneur, aie courage et que ton coeur soit ferme, espère dans le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 29 (30) Psaume 29 (30)
Gratiarum actio pro liberatione a morte Action de grâce pour la délivrance de la mort.
Christus post resurrectionem gloriosam Patri gratias agit (Cassiodorus). Le Christ, après la résurrection, rendit gloire au Père (Cassiodorus).
Exaltábo te, Dómine, quóniam extraxísti me, * nec delectásti inimícos meos super me. Je T'exalte, Seigneur, car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mon sujet.
Dómine Deus meus, clamávi ad te, * et sanásti me. Seigneur, mon Dieu, j'ai crié vers Toi et Tu m'as guéri.
Dómine, eduxísti ab inférno ánimam meam, * vivificásti me, ut non descénderem in lacum. Seigneur, Tu as fait remonter mon âme du schéol, Tu m'as rendu la vie, loin de ceux qui descendent dans la fosse.
Psállite Dómino, sancti eius, * et confitémini memóriæ sanctitátis eius, Chantez le Seigneur, vous Ses fidèles, célébrez Son saint souvenir !
quóniam ad moméntum indignátio eius * et per vitam volúntas eius. Car Sa colère dure un instant, mais Sa grâce toute la vie ;
Ad vésperum demorátur fletus, * ad matutínum lætítia. le soir viennent les pleurs, et le matin l'allégresse.
Ego autem dixi in securitáte mea: * «Non movébor in ætérnum». Je disais dans ma sécurité : " Je ne serai jamais ébranlé ! "
Dómine, in voluntáte tua * præstitísti decóri meo virtútem; Seigneur, par Ta grâce Tu avais affermi ma montagne;
avertísti fáciem tuam a me, * et factus sum conturbátus. Tu as caché Ta face, et j'ai été troublé.
Ad te, Dómine, clamábam * et ad Deum meum deprecábar. Seigneur, j'ai crié vers Toi, j'ai imploré le Seigneur
Quæ utílitas in sánguine meo, * dum descéndo in corruptiónem? Que gagnes-Tu à verser mon sang; à me faire descendre dans la fosse ?
Numquid confitébitur tibi pulvis * aut annuntiábit veritátem tuam? La poussière chantera-t-elle Tes louanges, annoncera-t-elle Ta vérité ?
Audívit Dóminus et misértus est mei, * Dóminus factus est adiútor meus. Ecoute, Seigneur, sois-moi propice; Seigneur, viens à mon secours !
Convertísti planctum meum in choros mihi, * conscidísti saccum meum et accinxísti me lætítia, Et Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac et Tu m'as ceint de joie,
ut cantet tibi glória mea et non táceat. * Dómine Deus meus, in ætérnum confitébor tibi. afin que mon âme Te chante et ne se taise pas. Seigneur, mon Dieu, à jamais je Te louerai.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Ant. 3 In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. 3 Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Psalmus 75 (76) Psaume 75 (76)
Gratiarum actio pro victoria Action de grâce pour la victoire
Videbunt Filium hominis venientem in nubibus coeli (Mt 24, 30). Tous verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel. Mt 24, 30
Notus in Iudǽa Deus, * in Israel magnum nomen eius. Dieu S'est fait connaître en Juda, en Israël Son nom est grand.
Et est in Salem tabernáculum eius, * et habitátio eius in Sion. II a Son tabernacle à Salem, et Sa demeure en Sion.
Ibi confrégit coruscatiónes arcus, * scutum, gládium et bellum. C'est là qu'Il a brisé les éclairs de l'arc, le bouclier, l'épée et la guerre.
Illúminans tu, Mirábilis, * a móntibus direptiónis. Tu resplendis dans Ta majesté, sur les montagnes d'où Tu fonds sur Ta proie.
Spoliáti sunt poténtes corde, dormiérunt somnum suum, * et non invenérunt omnes viri fortes manus suas. Ils ont été dépouillés, ces héros pleins de coeur ; ils se sont endormis de leur sommeil, ils n'ont pas su, tous ces vaillants, se servir de leurs bras.
Ab increpatióne tua, Deus Iacob, * dormitavérunt auríga et equus. A Ta menace, Dieu de Jacob, char et coursier sont restés immobiles.
Tu terríbilis es, et quis resístet tibi? * Ex tunc ira tua. Tu es redoutable, et peut se tenir devant Toi, quand Ta colère éclate.
De cælo audítum fecísti iudícium; * terra trémuit et quiévit, Du haut du ciel Tu as proclamé la sentence ; la terre a tremblé et s'est tue,
cum exsúrgeret in iudícium Deus, * ut salvos fáceret omnes mansuétos terræ. lorsque Dieu S'est levé pour faire justice, pour sauver tous les malheureux du pays.
Quóniam furor hóminis confitébitur tibi, * et relíquiæ furóris diem festum agent tibi. Aussi la pensée de l'homme Te louera, et le souvenir qui lui restera Te fera fête.
Vovéte et réddite Dómino Deo vestro; * omnes in circúitu eius áfferant múnera Terríbili, Faites des voeux, et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous tous qui des alentours apportez des présents à ce Dieu terrible,
ei, qui aufert spíritum príncipum, * terríbili apud reges terræ. qui ôte la vie aux princes, qui est terrible aux rois de la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Lectio brevis (1 Io 2, 1b-2) Lecture brève (1 Io 2, 1b-2)
Si quis peccáverit, advocátum habémus apud Patrem, Iésum Christum iústum : et ipse est propitiátio pro peccátis nostris : non pro nostris autem tantum, sed étiam pro tótius mundi. Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste. Il est Lui-même une victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier.
℣. Dóminus mortíficat, et vivíficat.
℟. Dedúcit ad ínferos, et redúcit.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Unigénitus ad inferióra terræ descéndit, unde et gloriósus ascéndit, concéde propítius, ut fidéles tui, cum eo consepúlti in baptísmate, ipso resurgénte, ad vitam profíciant sempitérnam. Qui tecum. Dieu éternel et tout puissant, dont le Fils unique descendit dans les régions inférieures de la terre, d'où Il est aussi glorieusement remonté, accorde à Tes fidèles enterrés avec Lui dans le baptême, alors qu'Il ressuscitera, d'avancer vers la vie éternelle.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Sextam - psalmodia complementaria

A Sexte - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 122 (123) Psaume 122 (123)
Dominus fiducia populi Le Seigneur, confiance du peuple
Duo cæci... clamaverunt: «Domine, miserere nostri, Fili David» (Mt 20, 30). Deux aveugles crièrent « Seigneur, aie pitié de nous, Fils de David » (Mt 20, 30).
Ad te levávi óculos meos, * qui hábitas in cælis. J'élève mes yeux vers Toi, ô toi qui siège dans les cieux!
Ecce sicut óculi servórum ad manus dominórum suórum, * sicut óculi ancíllæ ad manus dóminæ suæ, Comme l'oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l'oeil de la servante sur la main de sa maîtresse,
ita óculi nostri ad Dóminum Deum nostrum, * donec misereátur nostri. ainsi nos yeux sont fixés sur le Seigneur, notre Dieu, jusqu'à ce qu'Il ait pitié de nous.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri, * quia multum repléti sumus despectióne; Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous n'avons été que trop rassasiés d'opprobres.
quia multum repléta est ánima nostra * derisióne abundántium et despectióne superbórum. Notre âme n'a été que trop rassasiée de la moquerie des superbes, du mépris des orgueilleux.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 123 (124) Psaume 123 (124)
Adiutorium nostrum in nomine Domini Notre secours est dans le nom du Seigneur
Dixit Dominus Paulo: «Noli timere ... quia ego sum tecum» (Act 18, 9-10). Le Seigneur dit à Paul : « ne crains pas ... Je suis avec toi» (Act 18, 9-10).
Nisi quia Dóminus erat in nobis, dicat nunc Israel, † nisi quia Dóminus erat in nobis, * cum exsúrgerent hómines in nos: Si le Seigneur n'eût été pour nous, qu'Israël le proclame, si le Seigneur n'eût été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous.
forte vivos deglutíssent nos, * cum irascerétur furor eórum in nos. Ils nous auraient dévorés tout vivants, quand leur colère s'est allumée contre nous.
Fórsitan aqua absorbuísset nos, † torrens pertransísset ánimam nostram * fórsitan pertransíssent ánimam nostram aquæ intumescéntes. Les eaux nous auraient engloutis, le torrent eût passé sur notre âme; sur notre âme auraient passé les eaux impétueuses.
Benedíctus Dóminus; * qui non dedit nos in direptiónem déntibus eórum. Béni soit le Seigneur, qui ne nous a pas livrés à leurs dents.
Anima nostra sicut passer erépta est * de láqueo venántium: Notre âme, comme le passereau, s'est échappée du filet de l'oiseleur :
láqueus contrítus est, * et nos erépti sumus. le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Adiutórium nostrum in nómine Dómini, * qui fecit cælum et terram. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. 3 Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Psalmus 124 (125) Psaume 124 (125)
Dominus custos populi sui Le Seigneur prend soin de son peuple
Pax super Israel Dei (Gal 6, 16). La paix de Dieu sur Israël (Gal 6, 16).
Qui confídunt in Dómino sicut mons Sion: * non commovébitur, in ætérnum manet. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est établie pour toujours.
Ierúsalem, montes in circúitu eius, † et Dóminus in circúitu pópuli sui * ex hoc nunc et usque in sæculum. Jérusalem a autour d'elle une ceinture de montagnes: ainsi le Seigneur entoure Son peuple, dès maintenant et à jamais.
Quia non requiéscet virga iniquitátis super sortem iustórum, * ut non exténdant iusti ad iniquitátem manus suas. Le sceptre des méchants ne restera pas sur l'héritage des justes, afin que les justes ne portent pas aussi leurs mains vers l'iniquité.
Bénefac, Dómine, bonis * et rectis corde. Seigneur, répands Tes bontés sur les bons, et sur ceux qui ont le coeur droit.
Declinántes autem per vias pravas † addúcet Dóminus cum operántibus iniquitátem. * Pax super Israel! Mais sur ceux qui se détournent en des voies tortueuses, que le Seigneur les abandonne avec ceux qui font le mal. Paix sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Office de none du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
Sabbato Sancto Samedi Saint
Ad Nonam
Ad Nonam
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Per crucem, Christe, quæsumus, Par Ta croix, ô Christ, nous T'en prions
ad vitæ transfer præmium conduis à la récompense de la vie
quos ligni fixus stípite ceux que Tu as daigné racheter
dignátus es redímere. quand on Te cloua sur le bois.
Tuæ legis artículus Le moindre article de Ta loi
vetus cassat chirógraphum; annule l'ancienne dette;
antíqua perit sérvitus, l'antique servitude disparaît,
vera libértas rédditur. la vraie liberté renaît.
Patri, tibi, Paráclito Gloire à Toi, Jésus,
sit æqua, Iesu, glória, au Père, au Paraclet.
qui nos crucis victória Tu nous fais jouir à jamais
concédis usque pérfrui. Amen. de la victoire de la croix
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 26 (27) Psaume 26 (27)
In periculis fiducia Confiance dans le danger
Ecce tabernaculum Dei cum hominibus (Ap 21, 3). Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes (Ap 21, 3).
Dóminus illuminátio mea et salus mea, * quem timébo? Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui craindrais-je?
Dóminus protéctor vitæ meæ, * a quo trepidábo? Le Seigneur est le rempart de ma vie : de qui aurais-je peur?
Dum apprópiant super me nocéntes, * ut edant carnes meas; Quand des méchants se sont avancés contre moi, pour dévorer ma chair;
qui tríbulant me et inimíci mei, * ipsi infirmáti sunt et cecidérunt. quand mes adversaires et mes ennemis se sont avancés, ce sont eux qui ont chancelé et qui sont tombés.
Si consístant advérsum me castra, * non timébit cor meum; Qu'une armée vienne camper contre moi, mon coeur ne craindra point;
si exsúrgat advérsum me proelium, * in hoc ego sperábo. que contre moi s'engage le combat, alors même j'aurai confiance.
Unum pétii a Dómino, hoc requíram: * ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ, Je demande au Seigneur une chose, je la désire ardemment : je voudrais habiter dans la maison du Seigneur, tous les jours de ma vie,
ut vídeam voluptátem Dómini * et vísitem templum eius. pour jouir des amabilités du Seigneur, pour contempler son sanctuaire.
Quóniam occultábit me in tentório suo, * in die malórum. Car il m'abritera dans sa demeure au jour de l'adversité,
Abscóndet me in abscóndito tabernáculi sui, * in petra exaltábit me. il me cachera dans le secret de sa tente, il m'établira sur un rocher.
Et nunc exaltátur caput meum * super inimícos meos in circúitu meo. ma tête s'élèvera au-dessus des ennemis qui sont autour de moi.
Immolábo in tabernáculo eius hóstias vociferatiónis, * cantábo et psalmum dicam Dómino. J'offrirai dans son tabernacle des sacrifices d'actions de grâces, je chanterai et je dirai des hymnes au Seigneur.
Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi, * miserére mei et exáudi me. Seigneur, écoute ma voix, je t'invoque; aie pitié de moi et exauce-moi !
De te dixit cor meum: «Exquírite fáciem meam!». * Fáciem tuam, Dómine, exquíram. Mon coeur dit de ta part : Cherchez ma face ! "
Ne avértas fáciem tuam a me, * ne declínes in ira a servo tuo. Ne me cache pas ta face, ne repousse pas avec colère ton serviteur;
Adiútor meus es tu, ne me reícias * neque derelínquas me, Deus salútis meæ. Tu es mon secours, ne me délaisse pas, et ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !
Quóniam pater meus et mater mea dereliquérunt me, * Dóminus autem assúmpsit me. Car mon père et ma mère m'ont abandonné, mais le Seigneur me recueillera.
Osténde mihi, Dómine, viam tuam * et dírige me in sémitam rectam propter inimícos meos. Seigneur, enseigne-moi ta voie ; dirige-moi dans un sentier uni, à cause de ceux qui m'épient.
Ne tradíderis me in ánimam tribulántium me; quóniam insurrexérunt in me testes iníqui * et qui violéntiam spirant. Ne me livre pas à la fureur de mes adversaires, car contre moi s'élèvent des témoins de mensonge, et des gens qui ne respirent que violence.
Credo vidére bona Dómini * in terra vivéntium. Ah ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur, dans la terre des vivants.
Exspécta Dóminum, viríliter age, * et confortétur cor tuum, et sústine Dóminum. Espère dans le Seigneur, aie courage et que ton coeur soit ferme, espère dans le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 29 (30) Psaume 29 (30)
Gratiarum actio pro liberatione a morte Action de grâce pour la délivrance de la mort.
Christus post resurrectionem gloriosam Patri gratias agit (Cassiodorus). Le Christ, après la résurrection, rendit gloire au Père (Cassiodorus).
Exaltábo te, Dómine, quóniam extraxísti me, * nec delectásti inimícos meos super me. Je T'exalte, Seigneur, car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mon sujet.
Dómine Deus meus, clamávi ad te, * et sanásti me. Seigneur, mon Dieu, j'ai crié vers Toi et Tu m'as guéri.
Dómine, eduxísti ab inférno ánimam meam, * vivificásti me, ut non descénderem in lacum. Seigneur, Tu as fait remonter mon âme du schéol, Tu m'as rendu la vie, loin de ceux qui descendent dans la fosse.
Psállite Dómino, sancti eius, * et confitémini memóriæ sanctitátis eius, Chantez le Seigneur, vous Ses fidèles, célébrez Son saint souvenir !
quóniam ad moméntum indignátio eius * et per vitam volúntas eius. Car Sa colère dure un instant, mais Sa grâce toute la vie ;
Ad vésperum demorátur fletus, * ad matutínum lætítia. le soir viennent les pleurs, et le matin l'allégresse.
Ego autem dixi in securitáte mea: * «Non movébor in ætérnum». Je disais dans ma sécurité : " Je ne serai jamais ébranlé ! "
Dómine, in voluntáte tua * præstitísti decóri meo virtútem; Seigneur, par Ta grâce Tu avais affermi ma montagne;
avertísti fáciem tuam a me, * et factus sum conturbátus. Tu as caché Ta face, et j'ai été troublé.
Ad te, Dómine, clamábam * et ad Deum meum deprecábar. Seigneur, j'ai crié vers Toi, j'ai imploré le Seigneur
Quæ utílitas in sánguine meo, * dum descéndo in corruptiónem? Que gagnes-Tu à verser mon sang; à me faire descendre dans la fosse ?
Numquid confitébitur tibi pulvis * aut annuntiábit veritátem tuam? La poussière chantera-t-elle Tes louanges, annoncera-t-elle Ta vérité ?
Audívit Dóminus et misértus est mei, * Dóminus factus est adiútor meus. Ecoute, Seigneur, sois-moi propice; Seigneur, viens à mon secours !
Convertísti planctum meum in choros mihi, * conscidísti saccum meum et accinxísti me lætítia, Et Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac et Tu m'as ceint de joie,
ut cantet tibi glória mea et non táceat. * Dómine Deus meus, in ætérnum confitébor tibi. afin que mon âme Te chante et ne se taise pas. Seigneur, mon Dieu, à jamais je Te louerai.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Ant. 3 In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. 3 Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Psalmus 75 (76) Psaume 75 (76)
Gratiarum actio pro victoria Action de grâce pour la victoire
Videbunt Filium hominis venientem in nubibus coeli (Mt 24, 30). Tous verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel. Mt 24, 30
Notus in Iudǽa Deus, * in Israel magnum nomen eius. Dieu S'est fait connaître en Juda, en Israël Son nom est grand.
Et est in Salem tabernáculum eius, * et habitátio eius in Sion. II a Son tabernacle à Salem, et Sa demeure en Sion.
Ibi confrégit coruscatiónes arcus, * scutum, gládium et bellum. C'est là qu'Il a brisé les éclairs de l'arc, le bouclier, l'épée et la guerre.
Illúminans tu, Mirábilis, * a móntibus direptiónis. Tu resplendis dans Ta majesté, sur les montagnes d'où Tu fonds sur Ta proie.
Spoliáti sunt poténtes corde, dormiérunt somnum suum, * et non invenérunt omnes viri fortes manus suas. Ils ont été dépouillés, ces héros pleins de coeur ; ils se sont endormis de leur sommeil, ils n'ont pas su, tous ces vaillants, se servir de leurs bras.
Ab increpatióne tua, Deus Iacob, * dormitavérunt auríga et equus. A Ta menace, Dieu de Jacob, char et coursier sont restés immobiles.
Tu terríbilis es, et quis resístet tibi? * Ex tunc ira tua. Tu es redoutable, et peut se tenir devant Toi, quand Ta colère éclate.
De cælo audítum fecísti iudícium; * terra trémuit et quiévit, Du haut du ciel Tu as proclamé la sentence ; la terre a tremblé et s'est tue,
cum exsúrgeret in iudícium Deus, * ut salvos fáceret omnes mansuétos terræ. lorsque Dieu S'est levé pour faire justice, pour sauver tous les malheureux du pays.
Quóniam furor hóminis confitébitur tibi, * et relíquiæ furóris diem festum agent tibi. Aussi la pensée de l'homme Te louera, et le souvenir qui lui restera Te fera fête.
Vovéte et réddite Dómino Deo vestro; * omnes in circúitu eius áfferant múnera Terríbili, Faites des voeux, et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous tous qui des alentours apportez des présents à ce Dieu terrible,
ei, qui aufert spíritum príncipum, * terríbili apud reges terræ. qui ôte la vie aux princes, qui est terrible aux rois de la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Lectio brevis (1 Io 2, 8b-10) Lecture brève (1 Io 2, 8b-10)
Ténebræ tránseunt, et lumen verum iam lucet. Qui dicit se in luce esse et fratrem suum odit, in ténebris est usque adhuc. Qui díligit fratrem suum, in lúmine manet, et scándalum ei non est. Les ténèbres se dissipent et déjà brille la véritable lumière. Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n'y a en lui aucun sujet de chute.
℣. Sepúlto Dómino, signavérunt monuméntum.
℟. Ponéntes mílites qui custodírent illud.
℣. Ils scellèrent le tombeau du Seigneur.
℟. Et mirent des soldats pour le garder.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Unigénitus ad inferióra terræ descéndit, unde et gloriósus ascéndit, concéde propítius, ut fidéles tui, cum eo consepúlti in baptísmate, ipso resurgénte, ad vitam profíciant sempitérnam. Qui tecum. Dieu éternel et tout puissant, dont le Fils unique descendit dans les régions inférieures de la terre, d'où Il est aussi glorieusement remonté, accorde à Tes fidèles enterrés avec Lui dans le baptême, alors qu'Il ressuscitera, d'avancer vers la vie éternelle.
Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Bénissons le Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Ad Nonam - psalmodia complementaria

A None - psalmodie complémentaire.
Post ℣. Deus, in adiutórium et hymnum, dicuntur psalmi graduales qui sequuntur cum suis antiphonis. Après le ℣. Dieu, viens à mon aide et l'hymne, on peut [choisir de] dire [ad libitum, à la place des précédents] les psaumes graduels qui suivent avec leurs antiennes.
Ant. 1 Credo vidére bona Dómini in terra vivéntium. (T.P. Allelúia)Ant. 1 Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. (T.P. Alléluia)
Psalmus 125 (126) Psaume 125 (126)
Gaudium et spes in Deo Joie et espoir dans le Seigneur
Sicuti socii passionum estis, sic eritis et consolationis (2 Cor 1, 7). Comme vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part à la consolation (2 Cor 1, 7).
In converténdo Dóminus captivitátem Sion, * facti sumus quasi somniántes. Quand le Seigneur ramena les captifs de Sion, nous étions presque en rêve.
Tunc replétum est gáudio os nostrum, * et língua nostra exsultatióne. Alors notre bouche fut remplie de chants de joie, et notre langue de cris d'allégresse.
Tunc dicébant inter gentes: * «Magnificávit Dóminus fácere cum eis». Alors on disait parmi les nations: « Le Seigneur a fait de grandes choses pour eux. »
Magnificávit Dóminus fácere nobíscum; * facti sumus lætántes. Le Seigneur a fait pour nous de grandes choses; nous en avons été remplis de joie.
Convérte, Dómine, captivitátem nostram, * sicut torréntes in austro. Ramène, Seigneur, nos captifs, comme un torrent dans le pays du midi.
Qui séminant in lácrimis, * in exsultatióne metent. Ceux qui sèment dans les larmes * moissonneront dans l'allégresse.
Eúntes ibant et flebant * semen spargéndum portántes; Ils allaient et venaient en pleurant, tandis qu'ils jetaient leurs semences :
veniéntes autem vénient in exsultatióne * portántes manípulos suos. ils reviendront avec allégresse, chargés de leurs gerbes.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 2 Dómine, abstraxísti ab ínferis ánimam meam.Ant. 2 Seigneur, Tu as retiré des enfers mon âme.
Psalmus 126 (127) Psaume 126 (127)
Vanus labor sine Domino Sans le Seigneur, le travail est vain
Dei ædificatio estis (1 Cor 3, 9). En Dieu, vous êtes édifiés (1 Cor 3, 9).
Nisi Dóminus ædificáverit domum, * in vanum labórant, qui ædíficant eam. Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent.
Nisi Dóminus custodíerit civitátem, * frustra vígilat, qui custódit eam. Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.
Vanum est vobis ante lucem súrgere † et sero quiéscere, qui manducátis panem labóris, * quia dabit diléctis suis somnum. C'est en vain que vous vous levez avant le jour, et que vous retardez votre repos, mangeant le pain de la douleur : il en donne autant à son bien-aimé pendant son sommeil.
Ecce heréditas Dómini fílii, * merces fructus ventris. Voici, c'est un héritage du Seigneur, que les enfants, une récompense, que les fruits d'un sein fécond.
Sicut sagíttæ in manu poténtis, * ita fílii iuventútis. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse.
Beátus vir, qui implévit pháretram suam ex ipsis: * non confudétur, cum loquétur inimícis suis in porta. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois. Ils ne rougiront pas quand ils répondront aux ennemis, à la porte de la ville.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. 3 In pace factus est locus eius, et in Sion habitátio eius.Ant. 3 Il a habité le séjour de paix, il a établi Sa demeure en Sion.
Psalmus 127 (128) Psaume 127 (128)
Pax domestica in Domino Paix domestique dans le Seigneur
«Benedicat te Dominus ex Sion», id est: ex Ecclesia sua (Arnobius). «Que le Seigneur te bénisse de Sion », c'est à dire : de Son Eglise (Arnobius).
Beátus omnis, qui timet Dóminum, * qui ámbulat in viis eius. Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans Ses voies.
Labóres mánuum tuárum manducábis, * beátus es, et bene tibi erit. Tu te nourris alors du travail de tes mains; tu es heureux et comblé de biens.
Uxor tua sicut vitis fructífera * in latéribus domus tuæ; Ton épouse est comme une vigne féconde, dans l'intérieur de ta maison ;
fílii tui sicut novéllæ olivárum * in circúitu mensæ tuæ. tes fils, comme de jeunes plants d'olivier, autour de ta table.
Ecce sic benedicétur homo, * qui timet Dóminum. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
Benedícat tibi Dóminus ex Sion, * et vídeas bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ tuæ; Que le Seigneur te bénisse de Sion, puisses-tu voir Jérusalem florissante tous les jours de ta vie ;
et vídeas fílios filiórum tuórum. * Pax super Israel! Puisses-tu voir les enfants de tes enfants. Que la paix soit sur Israël !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Vêpres du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
SABBATO SANCTO SABBATO SANCTO
Ad Vesperas
Aux Vêpres
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Hymnus Hymne
Auctor salútis únice, Unique auteur du salut,
mundi redémptor ínclite, illustre rédempteur du monde,
rex, Christe, nobis ánnue Christ roi, accorde-nous
crucis fecúndæ glóriam. la gloire de Ta croix féconde.
Tu morte mortem díruens Ta mort détruit la mort,
vitámque vita lárgiens, Ta vie nous donne la vie,
mortis minístrum súbdolum car Tu as vaincu le diable,
devíceras diábolum. perfide serviteur de la mort.
Piis amóris ártibus Des mains pieuses et aimantes T'avaient confié
somno sepúlcri tráditus, au sommeil du tombeau ;
sedes reclúdis ínferi Tu ouvres le séjour des morts,
patrésque dicis líberos. Tu annonces à nos pères qu'ils sont libres.
Nunc in Paréntis déxtera Tu resplendis maintenant
sacráta fulgens víctima, à la droite du Père en victime sainte :
audi, precámur, vívido écoute, nous T'en prions,
tuo redémptos sánguine, ceux que Ton sang a vivifiés ;
Quo te diébus ómnibus Que tous les jours nous Te suivions
puris sequéntes móribus, par une vie pure,
advérsus omnes ímpetus et contre toute attaque
crucis ferámus lábarum. nous brandissions l'étendard de la croix.
Patri, tibi, Paráclito Gloire égale à Toi, Jésus,
sit æqua, Iesu, glória, au Père, au Paraclet :
qui nos crucis victória Tu nous fais jouir à jamais
concédis usque pérfrui. Amen. de la victoire de la croix.
Ant. 1 O mors, ero mors tua; morsus tuus ero, inférne.Ant. 1 O mort, je serai ta mort, je serai ta morsure, ô enfer.
Psalmus 115 (116B) Psaume 115 (116B)
Gratiarum actio in templo Action de grâce dans le temple
Per ipsum (Christum) offeramus hostiam laudis semper Deo (Hebr 13, 15). Par Lui (le Christ) que nous offrions sans cesse à Dieu un sacrifice de louange (Hebr 13, 15).
Crédidi, étiam cum locútus sum: * «Ego humiliátus sum nimis». J'ai confiance, alors même que je dis: « je suis malheureux à l'excès. »
Ego dixi in trepidatióne mea: * «Omnis homo mendax». Je disais dans mon abattement: « Tout homme est menteur. »
Quid retríbuam Dómino * pro ómnibus, quæ retríbuit mihi? Que rendrai-je au Seigneur pour tous Ses bienfaits à mon égard ?
Cálicem salutáris accípiam * et nomen Dómini invocábo. J'élèverai la coupe du salut, et j'invoquerai le Nom du Seigneur.
Vota mea Dómino reddam * coram omni pópulo eius. J'accomplirai mes voeux envers le Seigneur en présence de tout Son peuple.
Pretiósa in conspéctu Dómini * mors sanctórum eius. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de Ses fidèles.
O Dómine, ego servus tuus, * ego servus tuus et fílius ancíllæ tuæ. Ô Seigneur, je suis Ton serviteur, Ton serviteur, fils de Ta servante.
Dirupísti víncula mea: † tibi sacrificábo hóstiam laudis * et nomen Dómini invocábo. Tu as détaché mes liens : je T'offrirai un sacrifice d'actions de grâces, et j'invoquerai le nom du Seigneur.
Vota mea Dómino reddam * coram omni pópulo eius, J'accomplirai mes voeux envers le Seigneur, en présence de tout Son peuple,
in átriis domus Dómini, * in médio tui, Ierúsalem. dans les parvis de la maison du Seigneur, dans ton enceinte, Jérusalem.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. O mors, ero mors tua; morsus tuus ero, inférne.Ant. O mort, je serai ta mort, je serai ta morsure, ô enfer.
Ant. 2 Sicut fuit Ionas in ventre ceti tribus diébus et tribus nóctibus, ita erit Fílius hóminis in corde terræ.Ant. 2 De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre
Psalmus 142 (143) Psaume 142 (143)
In angustiis oratio Prière dans l'angoisse
Non iustificatur homo ex operibus legis nisi per fidem Iesu Christi (Gal 2, 16). L'homme n'est pas purifié par l'observance de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ (Gal 2, 16)
Dómine, exáudi oratiónem meam, † áuribus pércipe obsecratiónem meam in veritáte tua; * exáudi me in tua iustítia. Seigneur, écoute ma prière; prête l'oreille à mes supplications; exauce-moi dans Ta vérité et dans Ta justice.
Et non intres in iudícium cum servo tuo, * quia non iustificábitur in conspéctu tuo omnis vivens. N'entre pas en jugement avec Ton serviteur, car aucun homme vivant n'est juste devant Toi.
Quia persecútus est inimícus ánimam meam, † contrívit in terra vitam meam, * collocávit me in obscúris sicut mórtuos a sæculo. L'ennemi en veut à mon âme, il foule à terre ma vie; il me relègue dans les lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.
Et anxiátus est in me spíritus meus, * in médio mei obríguit cor meum. Mon esprit défaille en moi, mon cœur est troublé dans mon sein.
Memor fui diérum antiquórum, † meditátus sum in ómnibus opéribus tuis, * in factis mánuum tuárum recogitábam. Je pense aux jours d'autrefois, je médite sur toutes Tes œuvres, je réfléchis sur l'ouvrage de Tes mains.
Expándi manus meas ad te, * ánima mea sicut terra sine aqua tibi. J'étends vers Toi mes mains, et mon âme, comme une terre desséchée, soupire après Toi.
Velóciter exáudi me, Dómine; * defécit spíritus meus. Hâte-Toi de m'exaucer, Seigneur, mon esprit défaille.
Non abscóndas fáciem tuam a me, * ne símilis fiam descendéntibus in lacum. Ne me cache pas Ta face, je deviens semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
Audítam fac mihi mane misericórdiam tuam, * quia in te sperávi. Fais-moi de bonne heure sentir Ta bonté, car c'est en Toi que j'espère.
Notam fac mihi viam, in qua ámbulem, * quia ad te levávi ánimam meam. Fais-moi connaître la voie où je dois marcher, car c'est vers Toi que j'élève mon âme.
Eripe me de inimícis meis, * Dómine, ad te confúgi. Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur, je me réfugie auprès de Toi.
Doce me fácere voluntátem tuam, * quia Deus meus es tu. Apprends-moi à faire Ta volonté, car Tu es mon Dieu.
Spíritus tuus bonus dedúcet me in terram rectam; * propter nomen tuum, Dómine, vivificábis me. Que Ton bon esprit me conduise dans la voie droite ; à cause de Ton nom, Seigneur, rends-moi la vie.
In iustítia tua * edúces de tribulatióne ánimam meam. Dans Ta justice, retire mon âme de la détresse.
[et in misericórdia tua dispérdes inimícos meos; † et perdes omnes, qui tríbulant ánimam meam, * quóniam ego servus tuus sum.] Dans Ta bonté, anéantis mes ennemis, et fais périr tous ceux qui m'oppriment, car je suis Ton serviteur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sicut fuit Ionas in ventre ceti tribus diébus et tribus nóctibus, ita erit Fílius hóminis in corde terræ.Ant. De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre
Ant. 3 Sólvite templum hoc, dicit Dóminus, et post tríduum reædificábo illud. Hoc autem dicébat de templo córporis sui.Ant. 3 Détruisez ce temple, dit le Seigneur, et Je le relèverai en trois jours. Il parlait du temple de Son corps.
Canticum (Phil 2, 6-11) NT 5 Cantique (Phil 2, 6-11) NT 5
De Christo, servo Dei Le Christ, serviteur de Dieu
Christus Iesus, cum in forma Dei esset, * non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, Le Christ-Jésus, bien qu'Il fût dans la condition de Dieu, n'a pas retenu avidement Son égalité avec Dieu,
sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens,† in similitúdinem hóminum factus; * et hábitu invéntus ut homo, mais Il S'est anéanti Lui-même, en prenant la condition d'esclave, en Se rendant semblable aux hommes ; reconnu pour homme par tout ce qui a paru de Lui,
humiliávit semetípsum † factus oboediens usque ad mortem, * mortem autem crucis. Il S'est abaissé Lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix.
Propter quod et Deus illum exaltávit † et donávit illi nomen, * quod est super omne nomen, C'est pourquoi aussi Dieu L'a souverainement élevé, et Lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
ut in nómine Iesu omne genu flectátur * cæléstium et terréstrium et infernórum afin qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers,
et omnis língua confiteátur: * «Dóminus Iesus Christus!», in glóriam Dei Patris. et que toute langue confesse : « Jésus-Christ est le Seigneur ! » à la gloire de Dieu le Père.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sólvite templum hoc, dicit Dóminus, et post tríduum reædificábo illud. Hoc autem dicébat de templo córporis sui.Ant. Détruisez ce temple, dit le Seigneur, et Je le relèverai en trois jours. Il parlait du temple de Son corps.
Lectio brevis (1 Petr 1, 18-21) Lecture brève (1 Petr 1, 18-21)
Scitóte quod non corruptibílibus argénto vel auro redémpti estis de vana vestra conversatióne a pátribus trádita, sed pretióso sánguine quasi Agni incontamináti et immaculáti Christi, præcógniti quidem ante constitutiónem mundi, manifestáti autem novíssimis tempóribus propter vos, qui per ipsum fidéles estis in Deum, qui suscitávit eum a mórtuis et dedit ei glóriam, ut fides vestra et spes esset in Deum. Sachant que vous avez été affranchis de la vaine manière de vivre que vous teniez de vos pères, non par des choses périssables, de l'argent ou de l'or, mais par un sang précieux, celui de l'agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ, qui a été désigné dès avant la création du monde, et manifesté dans les derniers temps à cause de vous. C'est par Lui que vous avez la foi en Dieu, qui L'a ressuscité des morts et qui Lui a donné la gloire, en sorte que votre foi est en même temps votre espérance en Dieu.
 Responsorium breve Répons bref 
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. ℣. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen. ℟. Christus. ℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. ℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom. ℟. Le Christ.
Ant. Nunc clarificátus est Fílius hóminis, et Deus clarificátus est in eo, et contínuo clarificábit illum.Ant. Maintenant le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en Lui, et Il Le glorifiera bientôt.
Canticum Evangelicum (Lc 1, 46-55) Cantique évangélique (Lc 1,46-55)
Exultatio animæ in Domino Exultation de l'âme dans le Seigneur
Magníficat * ánima mea Dóminum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultávit spíritus meus * in Deo salvatóre meo, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu mon Sauveur,
quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ.* Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generationes, parce qu'Il a pris en considération l'humilité de Sa servante. Car voici que, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse,
quia fecit mihi magna, qui potens est, * et sanctum nomen eius, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et Son nom est saint;
et misericórdia eius in progénies et progénies* timéntibus eum. et Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.
Fecit poténtiam in bráchio suo, * dispérsit supérbos mente cordis sui; Il a déployé la force de Son bras, Il a dispersé ceux qui s'enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur.
depósuit poténtes de sede * et exaltávit húmiles; Il a renversé les puissants de leur trône, et Il a élevé les humbles.
esuriéntes implévit bonis * et dívites dimísit inánes. Il a rempli de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscépit Israel púerum suum,* recordátus misericórdiæ, Il a relevé Israël, Son serviteur, Se souvenant de Sa miséricorde:
sicut locútus est ad patres nostros,* Abraham et sémini eius in sæcula. selon ce qu'Il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Nunc clarificátus est Fílius hóminis, et Deus clarificátus est in eo, et contínuo clarificábit illum.Ant. Maintenant le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en Lui, et Il Le glorifiera bientôt.
PrecesPrières litaniques
Redemptórem nostrum, qui pro nobis passus et sepúltus est, ut resúrgeret, sincéra pietáte adorémus eúmque súpplices implorémus: Adorons notre Rédempteur avec une sincère piété, Lui qui pour nous et pour tous les hommes a voulu mourir et être enseveli pour ressusciter, et supplions-Le en implorant :
Miserére nostri, Dómine. Seigneur, aie pitié de nous.
Dómine Iesu, de látere tuo, láncea transfíxo, sánguinem et aquam effudísti, totíus Ecclésiæ mirábile sacraméntum:
per mortem, sepultúram et resurrectiónem Sponsam tuam vivífica.
Dómine Iesu, eórum meminísti qui resurrectiónis tuæ promissiónes erant oblíti:
meménto eórum, qui resurrectiónem tuam ignórant et sine spe vivunt.
Agnus Dei, pascha nostrum pro ómnibus immolátus es:
ad te trahe hómines cunctos.
Deus mundi univérsi, tu qui omnes fines inclúdis et inclúdi in sepultúra voluísti,
líbera humánum genus ab inférno eíque immortalitátem glóriæ dona.
Christe, Fili Dei vivi, qui e cruce latróni paradísum aperuísti,
defúnctos, in morte et sepultúra tibi assimilátos, tuæ resurrectióni in glória consócia.
Seigneur Jésus, de Ton côté transpercé par la lance, du sang et de l'eau se sont répandus, comme sacrement admirable de Ton Eglise :
Par Ta mort, Ta mie au tombeau et Ta résurrection, vivifie Ton Epouse.
Seigneur Jésus,Toi qui T'es souvenu de ceux qui avaient oublié les promesses de Ta résurrection :
- Souviens-Toi de ceux qui, ignorant Ta résurrection, vivent sans espérance.
Agneau de Dieu, notre Pâque immolée pour tous :
Attire à Toi tous les hommes.
Dieu du monde entier, Toi qui inclus toutes les limites, a voulu être reclus dans un tombeau :
libère le genre humain du royaume des morts, et donne-lui l'immortalité glorieuse.
O Christ, Fils du Dieu vivant, qui suspendu à la croix, as promis le paradis au larron,
Associe à Ta résurrection les défunts qui sont avec Toi dans la mort et au tombeau.
Pater nosterNotre père
Pater noster, qui es in cælis: Notre Père, qui es aux cieux :
sanctificétur nomen tuum; que Ton nom soit sanctifié ;
advéniat regnum tuum; qu'advienne Ton règne ;
fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra. que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
et dimítte nobis débita nostra, et remets-nous nos dettes,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; comme nous remettons à nos débiteurs ;
et ne nos indúcas in tentatiónem; et ne nous abandonne pas dans l'épreuve ;
sed líbera nos a malo. mais libère nous du malin.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Unigénitus ad inferióra terræ descéndit, unde et gloriósus ascéndit, concéde propítius, ut fidéles tui, cum eo consepúlti in baptísmate, ipso resurgénte, ad vitam profíciant sempitérnam. Qui tecum. Dieu éternel et tout puissant, dont le Fils unique descendit dans les régions inférieures de la terre, d'où Il est aussi glorieusement remonté, accorde à Tes fidèles enterrés avec Lui dans le baptême, alors qu'Il ressuscitera, d'avancer vers la vie éternelle.
Dóminus vobíscum. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et cum spíritu tuo. ℟. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus. Que le Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
℟. Amen. ℟. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa. Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio: Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
℣. Ite in pace. ℣. Allez en paix.
℟. Deo grátias. ℟. Rendons grâces Dieu.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur: En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.

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Complies du samedi 11 avril 2020

Sacrum Triduum Paschale Triduum pascal sacré
Sabbato Sabbato
SABBATO SANCTO SABBATO SANCTO
Ad Completorium
Aux Complies
℣. Deus, in adiutórium meum inténde. ℣. Dieu, viens à mon aide.
℟. Dómine, ad adiuvándum me festína. ℟. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Conscientia discussio, quam sequi potest actus poenitentialis ut in Missa. Examen de conscience, qui peut être suivi d'un acte de pénitence comme à la Messe.
Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: Je confesse à Dieu tout puissant, et à vous, frères, que j'ai vraiment péché, en pensée, en parole, par action et par omission:
et, percutientes sibi pectus, dicunt: Et on se frappe la poitrine, en disant :
mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
Deinde prosequuntur: Ensuite on poursuit:
Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum. C'est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
℣. Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. ℟. Amen. ℣. Que le Dieu tout puissant aie pitié de nous, et nous ayant remis nos péchés, qu'Il nous conduise à la vie éternelle. ℟. Amen.
Hymnus Hymne
Christe, qui, splendor et dies O Christ, la splendeur et le jour,
noctis tenébras détegis, qui chasses l'ombre de la nuit,
lucísque lumen créderis, nous croyons que Tu es lumière,
lumen beátis prædicans, promettant lumière aux élus.
Precámur, sancte Dómine, Seigneur très saint, nous T'en prions,
hac nocte nos custódias; en cette nuit protège-nous ;
sit nobis in te réquies, fais que nous reposions en Toi,
quiétas horas tríbue. donne-nous des heures de paix.
Somno si dantur óculi, Nos yeux se livrent au sommeil ;
cor semper ad te vígilet; que nos cœurs veillent pour T'attendre;
tuáque dextra prótegas protège de Ton bras puissant
fidéles, qui te díligunt. ceux qui Te gardent leur amour.
Defénsor noster, áspice, Regarde-nous ô Défenseur,
insidiántes réprime, repousse au loin ceux qui nous guettent,
gubérna tuos fámulos, daigne guider Tes serviteurs
quos sánguine mercátus es. que Tu rachetas par Ton sang.
Sit Christe, rex piíssime O Christ, ô Roi plein de bonté,
tibi Patríque glória gloire à Toi et gloire à Ton Père,
cum Spíritu Paráclito, avec l'Esprit Consolateur,
in sempitérna sǽcula. Amen. à travers les siècles sans fin. Amen.
Ant. 1 Miserére mei, Dómine, et exáudi oratiónem meam.Ant. 1 Aie pitié de moi, Seigneur, et exauce ma prière.
Psalmus 4 Psaume 4
Gratiarum actio Action de grâce.
Admirabilem fecit Dominus, quem suscitavit a mortuis (S. Augustinus). Le Seigneur nous fait admirer Celui qu'Il a ressuscité des morts.
Cum invocárem, exaudívit me Deus iustítiae meæ. * In tribulatióne dilatásti mihi; Lorsque je L'ai invoqué, le Dieu de ma justice m'a exaucé. Tu m'as mis au large dans la tribulation.
miserére mei * et exáudi oratiónem meam. Aie pitié de moi, et exauce ma prière.
Fílii hóminum, úsquequo gravi corde? * Ut quid dilígitis vanitátem et quæritis mendácium? Enfants des hommes, jusques à quand aurez-vous le coeur appesanti ? Pourquoi aimez-vous la vanité, et cherchez-vous le mensonge?
Et scitóte quóniam mirificávit Dóminus sanctum suum; * Dóminus exáudiet, cum clamávero ad eum. Sachez donc que le Seigneur a merveilleusement glorifié Son Saint ; le Seigneur m'exaucera quand j'aurai crié vers Lui.
Irascímini et nolíte peccáre; loquímini in córdibus vestris, * in cubílibus vestris et conquiéscite. Reprenez-vous, mais ne péchez point ; ce que vous dites contre moi au fond de vos coeurs, répétez-le avec componction sur vos couches.
Sacrificáte sacrifícium iustítiæ * et speráte in Dómino. Offrez un sacrifice de justice, et espérez dans le Seigneur.
Multi dicunt: «Quis osténdit nobis bona?». * Leva in signum super nos lumen vultus tui, Dómine! Beaucoup disent: « qui nous fera voir le bonheur?». La lumière de Ton visage est gravée sur nous, Seigneur.
Maiórem dedísti lætítiam in corde meo, * quam cum multiplicántur fruméntum et vinum eórum. Tu as mis la joie dans mon coeur, ils se sont multipliés par l'abondance de leur froment et de leur vin.
In pace in idípsum dórmiam et requiéscam, * quóniam tu, Dómine, singuláriter in spe constituísti me. Et moi je dormirai et me reposerai en paix, parce que Toi, Seigneur, m'as affermi dans une espérance singulière.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Miserére mei, Dómine, et exáudi oratiónem meam.Ant. Aie pitié de moi, Seigneur, et exauce ma prière.
Ant. 2 In noctibus benedicite Dominum.Ant. 2 Lors des nuits, bénissez le Seigneur.
Psalmus 133 (134) Psaume 133
Vespertina oratio in templo Prière vespérale dans le temple.
Laudem dicite Deo nostro, omnes servi eius et qui timetis eum, pusilli et magni! (Ap 19, 5). Louez notre Dieu, vous tous Ses serviteurs, vous qui Le craignez, petits et grands.
Ecce benedícite Dóminum, omnes servi Dómini, * qui statis in domo Dómini per noctes. Voici, bénissez le Seigneur, tous les serviteurs du Seigneur, qui vous tenez dans la maison du Seigneur au long des nuits.
Extóllite manus vestras ad sanctuárium * et benedícite Dóminum. Levez vos mains vers le sanctuaire, et bénissez le Seigneur.
Benedícat te Dóminus ex Sion, * qui fecit cælum et terram. Que le Seigneur te bénisse de Sion, * Lui qui a fait le ciel et la terre.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. In noctibus benedicite Dominum.Ant. Lors des nuits, bénissez le Seigneur.
Lectio brevis (Deut 6, 4-7) Lecture brève (Deut 6, 4-7)
Audi Israel: Dóminus Deus noster Dóminus unus est. Díliges Dóminum Deum tuum ex toto corde tuo et ex tota ánima tua et ex tota fortitúdine tua. Erúntque verba hæc, quæ ego præcípio tibi hódie, in corde tuo, et inculcábis ea fíliis tuis et loquéris ea sedens in domo tua et ámbulans in itínere, decúmbens atque consúrgens. Ecoute, Israël: le Seigneur, notre Dieu, est seul le Seigneur. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements que Je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. ℣. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen. ℟. Christus. ℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. ℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom. ℟. Le Christ.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Canticum evangelicum Lc 2, 29-32 Cantique évangélique Lc 2,29-32
Christus lumen gentium et gloria Israël Le Christ est la lumière des nations et la gloire d'Israël
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, * secúndum verbum tuum in pace, Maintenant, Tu peux renvoyer Ton serviteur, Seigneur, selon Ta parole, en paix.
quia vidérunt óculi mei * salutáre tuum, Car mes yeux ont vu Ton salut,
quod parásti * ante fáciem ómnium populórum, Que Tu as préparé devant la face des peuples,
lumen ad revelatiónem géntium * et glóriam plebis tuæ Israël. lumière qui se révèle aux nations, et gloire de Ton peuple Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in s?cula sæculórum. Amen. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Salva nos, Dómine, vigilántes, custódi nos dormiéntes, ut vigilémus cum Christo et requiescámus in pace. (T. P. Allelúia.)Ant. Sauve-nous, Seigneur, lorsque nous veillons, garde-nous lorsque nous dormons, afin que nous restions éveillés avec le Christ et que nous reposions en paix. (T. P. Alléluia.)
Orémus. Prions.
Vísita nos, quǽsumus, Dómine, hac nocte praesénti, ut, dilúculo tua virtúte surgéntes, de resurrectióne Christi tui gaudére valeámus. Qui vivit.Visite-nous, nous T'en supplions, Seigneur, durant cette nuit, afin que, lorsque au point du jour, nous nous lèverons avec Ta force, nous pourrons nous réjouir joie la résurrection de Ton Christ.Qui vivit et regnat in sæcula sæculórum.
Deinde dicitur, etiam a solo, benedictio: Ensuite on dit, même seul, la bénédiction :
Noctem quiétam et finem perféctum concédat nobis Dóminus omnípotens. ℟. Amen. Que le Seigneur tout puissant nous accorde une nuit paisible et une fin parfaite. ℟. Amen.
Antiphona finale ad Beatam Mariam Virginem Antienne finale à la Bienheureuse Vierge Marie
Ave, Regína cælórum, Salut, reine des cieux,
ave, Dómina angelórum, Salut, reine des anges,
salve, radix, salve, porta, Salut, tige féconde, salut, porte du ciel,
ex qua mundo lux est orta. Par vous la lumière s'est levée sur le monde.
Gaude, Virgo gloriósa, Réjouissez-vous Vierge glorieuse,
super omnes speciósa Belle entre toutes les femmes,
vale, o valde decóra, Salut, splendeur radieuse,
et pro nobis Christum exóra. Implorez le Christ pour nous.

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Extrait du Compendium du catéchisme de l'Eglise catholique :
Que prescrit le septième commandement?
24072450-2451
Le septième commandement prescrit le respect des biens d’autrui, par la pratique de la justice et de la charité, de la tempérance et de la
solidarité. Il exige en particulier : le respect des promesses et des contrats stipulés,
la réparation de toute injustice commise et la restitution des biens volés; le respect de l’intégrité de la création, grâce à un usage prudent et modéré
des ressources minérales, végétales et animales qui existent dans l’univers, avec une attention spéciale aux espèces menacées d’extinction.
Quel comportement doit avoir l’homme envers les animaux?
2416-24182457
L’homme doit traiter avec bienveillance les animaux, qui sont des créatures de Dieu, en évitant à leur égard soit un amour excessif, soit un usage aveugle, surtout pour des expérimentations scientifiques effectuées au-delà des limites raisonnables et avec d’inutiles souffrances pour les animaux eux-mêmes.
Qu’interdit le septième commandement?
2408-24132453-2455
Le septième commandement interdit avant tout le vol, qui consiste en l’usurpation du bien d’autrui contre la volonté raisonnable du propriétaire. Il en va de même dans le fait de payer des salaires injustes, de spéculer sur la valeur des biens pour en tirer des avantages au détriment d’autrui, de
contrefaire des chèques ou des factures. Il est interdit en outre de commettre des fraudes fiscales ou commerciales, d’infliger volontairement un dommage aux propriétés privées ou publiques, de pratiquer aussi l’usure, la corruption, l’abus privé des biens sociaux, les travaux mal exécutés de manière consciente, le gaspillage.
Quel est le contenu de la doctrine sociale de l’Église?
2419-2423
La doctrine sociale de l’Église, en tant que développement organique de la vérité de l’Évangile sur la dignité de la personne humaine et sa dimension sociale, contient des principes de réflexion, formule des critères de jugement, et présente des normes et des orientations pour l’action.
Quand l’Église intervient-elle en matière sociale?
24202458
L’Église intervient en portant un jugement moral en matière économique et sociale, quand cela est exigé par les droits primordiaux de la personne, par le bien commun ou par le salut des âmes.

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Extrait quotidien de la Règle de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, et son commentaire par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes :
58 - LES RÈGLES DE L’ADMISSION DES FRÈRES (a)
AU NOUVEAU VENU dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre, « éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. » Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et la difficulté de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, 4on lui concédera l’entrée et il passera quelques jours à l’hôtellerie. Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment, sous la conduite d’un ancien apte à gagner les âmes, qui les surveillera avec la plus grande attention. On observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu. S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : « Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. » S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. S’il tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle. Et si, après avoir bien réfléchi, il promet de tout garder et d’observer tout ce qui lui sera commandé, alors il sera reçu dans la communauté, sachant qu’en vertu de la loi de la Règle, il ne lui est plus permis, à partir de ce jour, de sortir du monastère, ni de secouer le joug de cette Règle qu’au terme d’une réflexion si prolongée il lui était loisible de récuser ou d’assumer.
Nous entrons avec ce chapitre et jusqu’au LXVle inclusivement dans une portion assez nettement définie de la Règle : celle qui est relative au recrutement d’abord, puis au groupement hiérarchique et au bon ordre du monastère. Et, pour épuiser la question du recrutement, N. B. Père parlera successivement des novices en général, des enfants, des prêtres, des moines étrangers. Quant au présent chapitre, qui nous expose les formes générales selon lesquelles se recrute une communauté, il comprend trois grandes subdivisions : l’accueil des candidats ; leur probation ou le noviciat ; leur admission définitive. Et cette dernière partie traite des formes solennelles de l’admission, puis de la disposition que le moine doit faire de tous ses biens. Autant de questions dont la gravité et l’intérêt nous invitent à donner quelque étendue au commentaire.

Noviter, veniens quis ad conversionem, non ei facilis tribuatur ingressus, sed sicut ait Apostolus Probate spiritus si ex Deo sunt. Ergo si veniens perseveraverit pulsans et ilIatas sibi injurias et difficultatem ingressus post quatuor aut quinque dies visus fuerit patienter portare et persistere petitioni suae, annuatur ei ingressus, et sit in cella hospitum paucis diebus
Au nouveau venu dans la vie monastique, on n’accordera pas une entrée facile, mais comme dit l’Apôtre,“ éprouvez les esprits, pour voir s’ils sont de Dieu. ” Si donc l’arrivant persévère à frapper, si, quatre ou cinq jours durant, il se montre patient à supporter les rebuffades et les difficultés de l’entrée et qu’il persiste dans sa demande, on lui concédera l’entrée. et il passera quelques jours à l’hôtellerie.


Noviter veniens quis ad conversionem... La conversion dont il est parlé ici est simplement la vie religieuse, définie par sa direction vers Dieu.
Cette façon de s’exprimer est conforme à la langue ecclésiastique du temps ; et elle est vraiment belle : l’homme se détourne du péché, du siècle et de ses frivolités, pour s’orienter vers la réalité suprême et vers la Beauté incréée. La première démarche de l’homme qui se présente au monastère et chez Dieu n’est d’ailleurs qu’une réponse à l’appel de Dieu même, à la vocation.

LA VOCATION. - Il faut limiter l’emploi de ce terme et ne pas lui faire désigner un exercice quelconque de notre activité. On dit : la vocation militaire, la vocation d’ingénieur, la vocation au mariage ou la vocation commune. Ce sont des états de fait, de choix strictement personnel ; c’est le fruit des circonstances, des aptitudes, des goûts. Sans doute ces choix n’échappent pas aux directions providentielles, néanmoins ils n’impliquent pas une invitation toute particulière de Dieu, comme dans le cas de la vocation proprement dite, laquelle comprend trois éléments : un appel spécial de Dieu, - à un état surnaturel plus élevé, - auquel la créature intelligente doit répondre dans une libre coopération. Et en ce sens il n’y a que trois vocations : la vocation à la foi pour les hérétiques et les infidèles : elle est universelle et obligatoire sous peine du salut ; - la vocation religieuse, qui est, comme nous espérons le montrer, universelle et pourtant de conseil ; - la vocation ecclésiastique, qui est spéciale et s’adresse à de rares individus nominativement choisis parmi le peuple chrétien et désignés par l’Église : Nous n’avons à nous occuper ici que de la vocation religieuse.
On pourrait distinguer une vocation générale à la vie religieuse et une vocation individuelle. La première consiste dans l’invitation universelle adressée par le Seigneur à tous les fidèles : Si quis vult . post me venire (MATTH., XVl, 24) ; Si vis perfectus esse (Ibid., XlX, 21). Cette vocation est donnée une fois pour toutes, et la parole du Seigneur n’a jamais été retirée. Et ni l’État, ni l’Église n’y peuvent rien. Dieu a invité les âmes, il leur a ouvert les portes de la perfection. Ce n’est pas seulement une permission, un laisser-faire ; c’est une invitation positive adressée à toute l’Église. Tout être baptisé est suffisamment appelé de Dieu pour aller jusqu’au bout de son baptême. Mais, en fait, l’offre du Seigneur ne parvient pas efficacement à tous : soit parce que l’âme est inattentive ; soit parce qu’elle ne consent pas à suivre le conseil divin ; soit parce que., à l’heure où parvient à son oreille l’invite de Dieu, il se trouve qu’elle a pris sur soi des servitudes qui lui interdisent désormais d’y répondre ; soit parce qu’elle est dépourvue de certaines dispositions d’âme ou de corps strictement requises. Dieu respecte le jeu et la marche des causes secondes, et il se trouve, pratiquement, qu’une élite seule est en état de suivre son appel : Non omnes capiunt verbum istud, sec quibus datum est. Qui potest capere, capiat.
Le principe doctrinal de la vocation universelle étant soigneusement sauvegardé, il demeure donc vrai qu’il y a une vocation individuelle et qu’on peut appeler de privilège. Encore faut-il bien s’entendre sur le caractère de cette vocation dite spéciale. Il ne viendra en effet à la pensée de personne que la vocation à la vie religieuse ne puisse être signifiée qu’au moyen d’un appel positif, d’une révélation, d’une intimation surnaturelle, impérieuse : Tu seras religieux. La vocation n’est pas non plus, nécessairement, le précepte du confesseur. Le confesseur peut conseiller, il peut et doit éclairer, il peut peser les chances de succès, parce qu’il connaît les dispositions : mais il ne saurait donner un ordre, ni dans un sens ni dans l’autre : Dieu lui-même n’en donne pas. Les âmes sent libres. Il y a une imprudence infinie et une absence de respect pour les âmes à prétendre se substituer à elles pour le choix d’un état de vie, alors que les conséquences de cette démarche se feront sentir dans le temps et dans l’éternité. Les parents, les directeurs faiseurs, meneurs et étourdis, porteront-ils, eux, la responsabilité de la décision qu’ils ont imposée, de vive force, à une âme trop docile ou trop confiante ? La vocation est chose personnelle.
Mais encore, quelle est la forme sous laquelle Dieu s’adresse aux âmes pour les amener à lui ? Il n’est pas possible de renfermer dans le cache rigide d’une formule ou d’une énumération quelconque la variété infinie de ses procédés. Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de cœur vers la vie religieuse, l’amour du chant, des beaux offices : elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gens. Mais cet attrait sensible n’est pas un élément indispensable. Quelquefois, c’est une impression qui date de l’enfance nous n’avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère ; l’exemple d’un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c’est un idéal de perfection qui soudain s’impose à nous.
La vocation peut consister dans une appréciation tout intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d’une volonté résolue qui se dit : Puisque c’est mieux, je le ferai. C’est peut-être la forme la plus pure de la vocation. Parfois l’homme est guide par une sorte d’attrait pratique et utilitaire : Je n’aurai plus de visite ; à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison ! J’aurai le loisir de la prière, de l’étude, je vivrai en paix 1 Cette sorte de vocation est celle de l’âge mûr, et qui s’est blessé déjà au contact des choses.
Ou bien c’est la souffrance qui guide les âmes vers Dieu ; ou encore le malaise, l’inquiétude morale, l’incapacité de se trouver bien ailleurs. Le Seigneur, lorsqu’il veut nous ordonner à ses fins, sème une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie ; et nous ne trouvons que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui, chemin, comme dit le Prophète, jalonné de pierres taillées
Conclusit vias meas lapidibus quadris (THREN., III, 9). Enfin, il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstracto une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d’obligation : c’est lorsque l’expérience nous a forcés de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite. Bref, la vocation ne manque jamais ; l’appel de Dieu revêt tant de formes qu’il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de très bonnes raisons d’entrer
Encore faut-il bien remarquer, et la lettre même de la sainte Règle nous y invite, que tous ces procédés divers selon lesquels l’appel universel se manifeste à chacun, ne constituent pourtant que l’élément matériel et déterminable de la vocation ; ce qui en fait l’élément formel et déterminant, c’est la volonté ferme d’aller vers Dieu et vers la perfection. Si vis perfectus esse. Le voulez-vous ? Quis est homo qui volt vitam et cupit videre dies bonos ? a dit saint Benoît dans le Prologue. C’est, somme toute, l’élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. Car, des deux autres éléments, manifestation concrète du conseil divin et aptitudes personnelles, nous avons dit que le premier ne manque jamais ; nous pourrions presque ajouter que les aptitudes se créent parfois ou du moins se développent lorsque la volonté s’est fixée généreusement. Et ceci nous explique pourquoi les prescriptions de N. B. Père relatives à l’adoption du postulant et à la formation du novice ont pour dessein unique d’éprouver sa volonté.
Est-il nécessaire de délibérer longuement, de consulter beaucoup ? Saint Thomas répond que non Sur quoi porterait, dit-il, la délibération ? sur l’excellence de la résolution à prendre ? mais on ne saurait contester que ce soit un bien, un très grand bien ; et en douter, ne fût-ce qu’un instant, serait donner un démenti au Seigneur. Délibérer sur vos forces, c’est-à-dire si vous avez ce qu’il faut pour faire face à votre résolution ? Parmi vos amis, les uns vous diront : Ce que vous faites est une folie, c’est chose impossible à votre nature ! Les autres, mieux avisés, reprendront : Mais n’avez-vous pas les ressources de votre volonté, qui sont illimitées et moyennant la prière, n’avez-vous pas surtout les forces de Dieu, qui sont infinies ? Des enfants l’ont fait, des femmes l’ont fait : Non poteris quod isti, quod istae ? Saint Thomas admet que la délibération puisse porter sur trois points : Notre santé est-elle suffisante ? Avons-nous des dettes ? Quelle est la forme de vie religieuse qui nous convient le mieux ? Là-dessus on peut consulter, interroger, mais peu de personnes, et qui soient discrètes, prudentes, compétentes ès choses surnaturelle, renseignées sur le caractère de la vie monastique, même prédisposées en sa faveur. On peut délibérer aussi avec soi-même, mais rapidement. Et il faut surtout aviser aux moyens les plus expéditifs pour se débarrasser de tous empêchements.
Après avoir reconnu ce qu’est la vocation religieuse en général, il ne sera pas superflu de dire un mot des aptitudes requises pour aborder sans témérité la vie contemplative, et plus spécialement la vie contemplative monastique et bénédictine. Il suffit d’avoir une âme immortelle et baptisée, et d’être dès lors doué de ces facultés surnaturelles dont la contemplation est le propre exercice. La condition paraît simple et facilement réalisé ? en effet ; elle est néanmoins la principale de toutes, la fondamentale, on pourrait presque dire l’unique, avec celle d’une volonté déterminée.
Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qu’il importe de demander au candidat à la vie contemplative, c’est un certain équilibre de tempérament, qui n’est pas toujours très commun dans notre siècle d’impulsifs et de névrosés. Celui qui se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l’honneur et des attentions qu’il mérite, serait d’assez triste augure ; l’hypertrophie du moi peut être le premier indice de la folie. Au resté, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.
Il n’est pas besoin d’être Platon ou Aristote pour faire œuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd’hui dans la vie contemplative et parmi les pères de chœur, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l’intelligence, - ce qui est interdit par le Saint-Siège, - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l’étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu’à la. contemplation pure, ou bien parce que, selon l’Apôtre. “ la science gonfle ”. Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l’ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu’une certaine forme de piété.
Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère notre subsistance est assurée ; nous n’avons pas l’aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l’action porte avec elle. Si le contemplatif n’est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l’amour du canne, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l’action extérieure, pour un ministère qu’il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille : nous n’avons pas à assurer l’avenir de nos frères, de nos sœurs, de nos neveux ou nièces ; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n’avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d’âme : les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l’Abbé.

Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l’Ecclésiastique : Pulchritudinis studium habentes, pacificantes in domibus suis : les justes antiques avaient le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l’ordre dans leur maison. Le souci de la beauté n’implique pas forcément des goûts d’artiste et des aptitudes aux beaux-arts ; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d’un monde auquel on a renoncé. La courtoisie, la distinction dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté ; de même l’amour éclairé de l’office divin, de ses rites et de ses chants.

L’ACCUEIL DES CANDIDATS. - Quelqu’un estime que le Seigneur l’appelle à la vie bénédictine ; il se “ convertit ” ; il vient frapper à la porte. Chose étrange, elle ne s’ouvre pas de suite, et l’accueil est très réservé, presque maussade : Non ei facilis tribuatur ingressus. Il en allait de même chez les Pères d’Orient . La première remarque de saint Benoît est pour défendre de recevoir, pêle-mêle, tous ceux qui se présentent. On ne les connaît pas d’ordinaire ; on ignore leur passé, on ignore les motifs secrets qui les portent à se faire moines, on ignore s’ils possèdent les qualités requises. Et à l’époque de N. B. Père, on avait des raisons particulières d’y regarder de très près. A côté de personnages connus ou munis de lettres de recommandation, il survenait des inconnus, des esclaves, des barbares, d’anciens soldats ; peut-être aussi, les trempes étaient-elles moins fines, en général, que dans l’Orient.
De plus, saint Benoît savait que la vie monastique est la réserve de Dieu. Or, il n’est pas prudent de recruter au hasard une troupe d’élite. Il n’y faut point ce ; non-valeurs qui encombrent et alourdissent la marche de l’ensemble. Il n’est pas sage de chercher à avoir du monde à tout prix ; Dieu n’a pas besoin de gros bataillons : les trois cents soldats de Gédéon suffisent. On n’a pas le droit non plus d’induire les âmes à s’imposer des obligations disproportionnées, ni de léguer à ceux qui viendront après nous les ennuis qui naissent d’adoptions indiscrètes. Aussi bien, recevoir tout le monde ou à peu près n’est pas un procédé pour avoir beaucoup de sujets, la condition moyennant laquelle un monastère se recrute, étant précisément cette dignité et cette bonne édification que des éléments de hasard sont incapables de procurer. L’histoire monastique est là pour attester que le manque de sévérité dans les accueils a contribué largement à la décadence de certaines maisons . En résumé, il y va tout à la fois de l’intérêt de Dieu et de celui de l’Église ; il y va de l’intérêt du monastère dans le présent comme dans l’avenir, et de l’intérêt des candidats eux-mêmes. Sans doute, les motifs spéciaux qu’on avait jadis de se montrer un peu austères n’existent plus aujourd’hui ; il n’y a plus d’esclaves et ce sont des chrétiens qui se présentent, souvent même des clercs et des prêtres ; on sait ce qu’ils sont, grâce aux lettres testimoniales prescrites par le Droit et aux informations privées. Néanmoins, les motifs d’ordre général demeurent. L’expérience prouve que ces précautions ne sont point superflues, puisque bon nombre de ceux qu’on accueille n’aboutissent pas. Il y a une telle sagesse dans les dispositions de la sainte Règle que l’année de noviciat et les formes de probation qu’elle exige ont été adoptées par l’Église et étendues à la variété des Ordres religieux.
Si N. B. Père met tant de réserve à recevoir ceux qui frappent à la porte, moins encore songe-t-il à des procédés qui rappellent le recrutement militaire. N’y a-t-il pas des sollicitations tellement instantes qu’elles forcent pour ainsi dire le candidat à s’exécuter ? Nous ignorerons toujours les battues générales à la recherche de postulants ou les réclames alléchantes. Malgré les invitations gracieuses, et encore qu’il n’y ait sur ce point aucune règle absolue, nous n’irons point dans les collèges et les séminaires pour y prélever l’accroissement de nos communautés. La Providence a ses moyens pour faire connaître aux âmes tel monastère où elle les veut. Mais il reste, sans pour cela pratiquer le compelle intrare, qu’il est légitime et louable d’exhorter à embrasser la vie religieuse une "âme qui paraît prédisposée : c’est la doctrine de saint Thomas . Il n’est pas indiscret non plus de presser avec douceur et mesure quelqu’un qui est visiblement appelé, marais qui temporise sans motif sérieux. Il faut savoir ail besoin aider, encourager et, comme le dira bientôt N. B. Père, “ gagner des âmes ”.
A un certain point de vite, l’adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse : on ne peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n’avez rien, je suppose, de ce qu’il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire ; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l’enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que toutes les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu’une aptitude : la disposition intérieure à nous sanctifier. Et cette aptitude existe lorsqu’on est résolu à développer les énergies de son baptême. Nous l’avons remarqué déjà c’est dans la vigueur de la volonté que consiste l’élément formel de la vocation religieuse en général ; c’est sur la volonté du candidat que doit s’exercer principalement la curiosité des supérieurs. Plus notre existence est uniforme, retirée du monde, dégagée du torrent moderne qui porte vers le tapage, la montre et l’action, en contradiction ouverte avec le tempérament que les influences sociales ont créé chez presque tous nos contemporains, moins nous pouvons consentir à abaisser les exigences de cette vie.
Et ce que nous venons de dire est tellement la pensée de saint Benoît qu’il ne semble avoir eu d’autre intention, dans la fixation des épreuves novitiales, que de reconnaître le sérieux, la résolution, la générosité du vouloir . Car si la volonté du candidat est de celles qui veulent et ne veulent pas, vult et non vult piger ; si elle n’a conçu qu’une de ces résolutions indécises au milieu desquelles meurt le paresseux , desideria occidunt pigrum : la nécessité pour lui de faire antichambre, les rebuts mêmes de l’accueil premier feront évanouir en fumée cette apparence de vocation ; et il rebroussera chemin en se félicitant de n’être pas .allé plus avant.
Donc on laissera le postulant frapper à la porte, dit saint Benoît. On entrebâillera celle-ci néanmoins, mais pour lui dire des choses désagréables. On lui notifiera par exemple qu’il est trop vieux, qu’il est trop jeune, qu’il n’a ni assez de santé ni assez d’énergie pour prendre rang parmi les moines, qu’il n’y a pas de place pour lui. Les Pères d’Orient étaient très habiles pour varier ces sortes d’épreuves. Qu’on relise par exemple la réception de Paul le Simple par saint Antoine, ou celle que fit saint Pacôme à Macaire d’Alexandrie déguisé . On comprend pourquoi le moine qui surveillait la porte et avait la. charge d’accueillir les postulants, devait être choisi parmi les plus expérimentés . Au bout de quatre ou cinq jours de ce régime, si le candidat tient bon et demeure, on lui accordera l’entrée : mais seulement l’entrée de l’hôtellerie, qui forme, nous l’avons dit, un corps de bâtiment séparé. Il y restera quelques jours, prescrit la Règle, sans préciser davantage ; et on pourra encore, durant ce délai, s’assurer exactement de ce qu’il est. Selon d’anciennes coutumes monastiques, on l’employait au service des hôtes. Cassien dit qu’après l’admission et la vêture on confie pour un an le candidat à l’hôtelier, puis à un Maître des novices . On remarquera que ce n’est que graduellement et par, étapes, avec mi lent et prudent progrès, que le candidat pénètre dans la famille bénédictine : la porte, l’hôtellerie, la cella novitiorum et enfin l’entrée in congregatione.

VETURE ET POSTULAT. - Dans l’usage Solesmien actuel, le candidat reste quelques jours à l’hôtellerie ; telle était la coutume à Cluny et à Saint Maur. Puis on lui donne une cellule au noviciat, dont il suit les exercices. Au bout de quinze jours, il peut recevoir l’habit. Mais il comparaît d’abord devant l’Abbé et son conseil. On lui pose un certain nombre de questions concernant l’habileté canonique à la vie religieuse .
Après la vêture, commence la période du postulat. On peut la considérer comme tenant la place des premières épreuves que nos pères faisaient subir aux nouveaux venus, mais à condition de remarquer qu’elle est, ut talis, inconnue de ces mêmes anciens. On chercherait en vain, non seulement chez saint Benoît, mais partout ailleurs, une distinction entre postulat et noviciat. Le postulat est une création des derniers Mauristes. A la suite de l’édit royal de prétendue réforme des Ordres religieux, promulgué par Louis XV en mars 1768, et qui interdisait la profession avant vingt et un ans , la Congrégation de Saint Maur publia en 1770 une nouvelle édition de ses Constitutions. Dans ce texte, la“ première probation” devient un stade régulier et organisé que doivent fournir tous les candidats, sous l’habit religieux et dans des maisons spéciales ; sa durée normale est d’un an, mais elle peut aller jusqu’à quatorze mois ou descendre à six. Les postulants sont confiés à un Director probandorum et à un Zélateur. Leur horaire et leurs exercices sont à peu près les mêmes que ceux des novices, sauf que ces derniers s’appliquent exclusivement à des études propres à développer la piété et à cultiver la mémoire, tandis que, sous la conduite du Zélateur, les postulants ajoutent à l’étude des rubriques, du chant, du Nouveau Testament, de la Règle, etc., celle du latin, du français, du grec, de l’hébreu. Praecepta scite legendi et loquendi, Geographiae, Chronologiae necnon et Ristoriae elementa impertiantur : ita ut, pari gressu, ad virtulem et scientiam informentur. Nos Constitutions, tributaires de Saint-Maur pour l’adoption du postulat, le sont aussi pour la fixation de sa duré. Mais, chez nous, les postulants sont mêlés aux novices et subissent une probation absolument identique.
L’usage du postulat s’est introduit dans plusieurs familles religieuses mais le Droit Canon ne le fait pas obligatoire pour les moines de chœur. Clément Vlll, dans le décret Cum ad regularem (19 mars 1603), avait stipulé que tous les candidats seraient instruits de la Règle, des vœux, du caractère propre de l’institut, avant de recevoir l’habit, c’est-à-dire avant de commencer le noviciat proprement dit. A l’époque de Clément Vlll, en effet, on ne connaissait que deux vêtures, celle du novice et celle du. profès. Aujourd’hui, nous en avons trois : la vêture du séculier, la vêture du novice et la vêture du profès. Or, les deux premières ne sont qu’un dédoublement de la vêture de profession. Et par le seul Cérémonial on voit bien que, maintenant encore, celle-ci est la plus importante et d’une portée définitive. C’est alors seulement que le candidat est invité à choisir entre ses vêtements du siècle et ceux de la religion, que l’habit monastique est donné complet, qu’il reçoit une bénédiction spéciale, qu’on en détaille le symbolisme et la vertu. Et tandis que la vêture du postulant se fait au chapitre, celle du novice au chapitre et à l’église vers la fin de la Messe, la vêture du profès s’accomplit au cours même du Saint Sacrifice.
Chez saint Benoît, qui s’écarte en cela de Cassien , la vêture a d’abord coïncidé avec la profession ; nous le savons par les termes mêmes de notre chapitre LVIII. Le noviciat s’effectuait sous l’habit séculier, qui différait moins qu’aujourd’hui du vêtement religieux ; lorsque la probation était achevée, le novice renonçait aux livrées du siècle, recevait l’habit monastique, et où lui rasait la tête. Tel était alors l’usage commun en Occident, comme en témoignent les Règles de saint Césaire, de saint Aurélien, de saint Ferréol, de saint Fructueux, du Maître, le Ve concile d’Orléans de 549, la nouvelle troisième de Justinien ; le concile d’Aix la Chapelle de 817 en fait encore une loi : Nec tondeatur, nec vestimenta pristina immutet (novitius) priusquam obedientiam promittat. Pourtant, dès le neuvième siècle, s’introduit en Occident l’usage - déjà connu, nous l’avons dît, de certains Orientaux - de donner l’habit et la tonsure dès le début du noviciat . Au onzième siècle, à Cluny, il y a une vêture au commencement de l’année de noviciat. Les Cisterciens adoptèrent cette coutume ; elle passa aussi chez les moniales. Aujourd’hui, à moins qu’une Règle approuvée n’autorise formellement le contraire, ou qu’il y ait dispense spéciale, il est de droit commun que le noviciat se fasse sous l’habit de la religion. Pratiquement enfin, depuis la création du postulat, la vêture est plus encore anticipée .

Postea sit in cella novitiorum, ubi meditetur, et manducet, et dormiat.
Mais ensuite il sera dans la maison où les novices étudient, mangent et dorment.


LE NOVICIAT. - A dater de la vêture novitiale, le candidat fait réellement partie de la famille monastique et jouit des privilèges que le Droit canon reconnaît aux novices.
La maison du noviciat ; dans la pensée de N. B. Père, est distincte de celle des moines, un peu comme l’hôtellerie. Les novices ont leur réfectoire, leur dortoir, un endroit spécial où ils méditent, c’est-à-dire où ils prient et étudient les choses divines. Il est fort probable que saint Benoît ;acceptait le noviciat à l’office et au travail manuel auquel prenait part la communauté entière : l’énumération même de ce qui se fait dans la cella novitiorum le laisse entendre et paraît exclusive d’autres exercices particuliers. Par ailleurs, l’histoire monastique primitive n’affirme rien de bien positif au sujet d’une séparation absolue. A Cluny, quand les novices étaient peu nombreux, ils prenaient leur sommeil et leurs repas avec les profès. Toujours ils assistaient aux offices, dans le bas chœur de l’église. Au chapitre, ils assistaient seulement à l’explication de la Règle.
La séparation des novices et des profès est devenue canonique grâce au décret Cum ad regularem de Clément VIII. Mais il est permis d’observer avec les auteurs que ce décret, comme aussi la constitution Regularis disciplina (12 mars 1596) du même Pape, vise une situation déterminée et spéciale, celle des noviciats de l’Italie et des îles adjacentes désignés par le Saint-Siège ; ces règlements laissent donc intacts les coutumes et privilèges des autres noviciats et ne modifient pas les Constitutions approuvées des diverses familles religieuses. La séparation, chez nous, est en vigueur, et l’entretien non autorisé entre novice et père de chœur est considéré par nos Constitutions comme une coulpe simpliciter gravis. On a voulu ménager aux novices le bénéfice d’une formation unique et les maintenir dans le souci exclusif de leur initiation professionnelle. Mais il est permis d’estimer que cette séparation peut n’avoir pas chez nous le caractère absolu et intransigeant qu’elle affecte dans certaines religions plus modernes. Le monastère bénédictin constitue une famille dont les novices sont les enfants. Ils ne sont pas simplement juxtaposés aux pères ; les relations régulières sont constantes tout le cours de la journée. Avant de les admette à la profession, il est normal que la communauté les observe discrètement et les connaisse. Il reste d’ailleurs que le seul titre de profès du monastère ou même d’ancien ne suffirait pas pour légitimer une intervention directe auprès des novices lorsqu’ils méritent d’être admonestés ou avertis.
C’est encore le caractère familial du monastère qui revendique pour celui-ci le privilège de former lui-même ses novices. A Saint-Maur, une ou deux maisons seulement par province possédaient un noviciat. Le régime d’un seul noviciat pour la Congrégation entière a des avantages réels qui ont décidé plusieurs Ordres où branches d’Ordre à l’adopter. Peut-être obtient-on ainsi une union plus étroite entre les membres des divers monastères. Les petites communautés se trouvent dispensées d’avoir un noviciat, où, le nombre des candidats demeurant très modeste, il faut cependant occuper plusieurs religieux. On est enfin mieux à même d’assurer aux candidats une formation complète et uniforme. Pourtant, les inconvénients sont réels aussi ; et l’usage actuel de notre Congrégation est que chaque supérieur fasse l’éducation de ses enfants : ceci est conforme aux traditions de l’Ordre et à la pensée de saint Benoît, - qui, d’ailleurs, ne songeait nullement à la Congrégation. C’est la reconnaissance de l’autonomie de chaque monastère. Il est loisible néanmoins à un Abbé de confier ses novices à une autre maison ; et un récent Chapitre général souhaitait qu’on suivît partout le même horaire et un directoire commun pour les lectures et les études.

Et senior ei talis deputetur, qui aptus sit ad luerandas animas et qui super eum omnino curiose intendat et sollicitus sit,, si vere Deum quaerit et si sollicitus est ad opus Dei, ad obedientiam, ad opprobria. Praedi centur ei omnia dura et aspera per quae itur ad Deum
Il sera sous la conduite, d’un ancien apte à gagner les âmes, qui le surveillera avec la plus grande attention. Il observera soigneusement si le novice cherche vraiment Dieu, s’il est empressé à l’office divin, à l’obéissance et aux humiliations. On l’avertira de toutes les choses dures et âpres par lesquelles on va à Dieu.


LE MAITRE DES NOVICES. - Entré au noviciat, le candidat se trouve placé sous la gouverne d’un Maître : tel est l’usage universel, aussi ancien que la vie monastique. S’agit-il d’un Maître pour chaque novice, comme chez beaucoup de moines orientaux ? C’est l’opinion d’Haeften et de quelques autres commentateurs. Mais elle est contestable. Saint Basile et Cassien, dont s’inspire N. B. Père, supposent que les novices sont nombreux, et Cassien parle d’un “ ancien dirigeant les dix religieux que l’Abbé lui a confiés Le texte de la règle, comme celui des Institutions, n’a en vue qu’un novice, il le considère individuellement ; mais ce n’est qu’un procédé d’exposition ; en réalité, ce novice peut appartenir à un groupe. A supposer, ce qui n’est aucunement invraisemblable, que les candidats se présentent nombreux au monastère, quel sera le régime dans la cella novitiorum, si chacun doit y avoir son Maître ! De plus, selon la remarque de D. Martène, la séparation des novices d’avec la communauté, indiquée explicitement par la Règle, n’est plus qu’une prescription irréalisable, dès lors que chacun est confié à un ancien.
L’unité, très probable, du Maître des novices ne va pourtant pas, aux yeux de saint Benoît, jusqu’à lui conférer une sorte d’omnipotence. Lorsque le noviciat est noviciat de la Congrégation entière ou de la province, il y a lieu de lui laisser son autonomie, puisqu’elle est justifiée par les Constitutions et les usages. Permettre aux Abbés et supérieurs locaux d’entrer à leur gré dans le noviciat unique d’y exercer leur autorité, ce serait contrevenir à la loi même d’une maison qui appartient à la Congrégation et dont le régime relève de la Diète ou du Chapitre général. Mais lorsque les monastères ont chacun leur noviciat, que le Maître des novices est à la nomination de l’Abbé, et que celui-ci peut toujours, quand il le voudra, se réserver cette charge ; lui refuser la liberté d’intervenir dans les affaires de son noviciat, serait chose tout à la fois audacieuse, contradictoire et inutile. Le Maître des novices me considérera donc jamais sa charge comme un fief qu’il faut garantir jalousement contre les intrusions d’un Abbé qui, selon lui, n’y entendrait rien. Les novices ne sont pas au Maître des novices ; celui-ci représente simplement l’Abbé auprès d’eux. Ce principe incontestable une fois posé, on voit bien que le premier souci d’un Père Maître est de savoir ce que pense l’Abbé et comment il entend l’éducation des siens. Il s’applique à n’être qu’une obéissance, une docilité, une souplesse intelligente et affectueuse. Sa mission est de conduire au Seigneur sans doute, aptus ad lucrandas animas, mais on ne va au Seigneur que par l’Abbé. Il a des disciples et des fils à former peur son Abbé ; il ne cherchera donc, pour son compte, qu’à être disciple et vrai fils. C’est du bon sens ; c’est l’ordre ; c’est la sécurité et la paix de tous ; c’est la condition du progrès réel des novices ; c’est de la loyauté, puisque l’on s’en remet à lui en toute confiance.
Et ce même principe, que le Maître des novices représente l’Abbé auprès des jeunes, détermine la physionomie générale de son activité. Communiant à la paternité de l’Abbé, il aura, avec le respect des âmes, de la tendresse profonde et surnaturelle pour toutes et pour chacune. Il ne dédaignera pas qu’on ait pour lui des égards et de la confiance, à cause des âmes qui ont besoin de cette confiance et de cette soumission pour grandir ; mais il ne s’en prévaudra jamais au point d’accaparer ce qui, somme toute, n’appartient pas même à l’Abbé, mais au Seigneur. Il se persuadera sans effort que c’est le Seigneur et l’Abbé qui opèrent par lui. Il peut choisir comme patron saint Jean-Baptiste, et dire avec lui :
Non sum ego Christus, sed quia misses sum ante illum. Qui habet sponsam, sponsus est ; amicus autem sponsi, qui stat et audit eum, gaudio gaudet propter vocero sponsi. Hoc ergo gaudium meum impletum est. Illum oportet crescere, me autem minui (JOANN., Ill, 28-30).
Saint Benoît veut comme Père Maître un ancien, senior, sinon par l’âge., au moins par la prudence et par l’intelligence des choses surnaturelles. Le rôle d’un Maître est d’enseigner : Loqui et docere magistrum condecet ; et N. B. Père a indiqué lui-même le thème de cet enseignement. C’est tout d’abord et surtout la Règle, les coutumes et les traditions de l’Ordre. La recommandation spéciale faite par N. B. Père à l’Abbé
Et praecipue ut praesentem Regulam in omnibus conservet, intéresse aussi le Maître des novices. Il lui faut présenter aux nouveaux venus et maintenir, avec discrétion, comme avec intransigeance et fermeté, l’esprit véritable de l’institution monastique. Il va de soi que l’enseignement novitial portera aussi sur tout ce qui a trait à la vie intérieure. La sainte Ecriture, la Liturgie, les saints Pères étant la source même de la piété bénédictine, on en donnera le goût dès le noviciat .
N. B. Père demande que le Maître des novices non seulement enseigne et éclaire les âmes, mais qu’au moyen de diverses industries ascétiques, il les réforme ; les tourne vers Dieu, les exerce au bien et à la perfection, les entraîne, en un mot les “ gagne ” au Seigneur . Selon N. B. Père, il doit être curieux, avisé, observateur : Omnino curiose intendat et sollicites sit. Et afin de faciliter cet examen, il convient que le novice ouvre son âme tout entière : il en est parfois qui se taisent résolument, d’autres qui parlent sans fin, et toujours de leur personne ; mieux vaudrait encore être un peu bavard que “ se renfermer ”. L’observation attentive du Père Maître n’est pas ce zèle amer que condamne ailleurs saint Benoît, cette sévérité outrée qui exige de tous, et à toute heure, un maximum de perfection. Nous ne voulons pas non plus de surveillance minutieuse ; à quoi bon peser violemment sur les âmes afin de créer en elles des ferveurs précoces, mais trop souvent factices et peu durables ? à quoi bon les obliger à des analyses psychologiques infinies ? Même, elles sont invitées à déserter la région du moi, et à se tourner doucement vers celle de la Beauté et de la Pureté éternelles : Audi, filia, et vide, et inclina aurem tuam, et obliviscere (PS. XLIV). Nos vero omnes, revelata facie, gloriam Doinini speculaiates, in eamdem imaginem transformamur a claritate in claritatem, tanquam a Domini spiritu (Il COR., Ill, 18).
Au reste, saint Benoît nous indique lui-même les points de repère qui guideront l’observation du Maître, ce qui est en même temps dessiner le programme du disciple. Si vere Deum quaerit. Cherche-t-il Dieu ? Dieu cherche l’homme : Et quaerens Dominus in multitudine populi, cul haec clamat, operarium suum ; et à son tour, l’homme doit chercher Dieu : Quaerere Deum, si forte attrectent eum out inveniant, quamvis non longe sit ab unoquoque nostrum (ACT., XVll, 27). On ne fait rien d’autre dans la vie monastique. Pourquoi rougirions-nous de cette œuvre-là devant les mondains ? Dieu est le seul être intéressant. Dès la première heure de sa conversion, le postulant doit le bien savoir. Et le Maître des novices verra bientôt si l’âme s’oriente toute dans cette direction.
Cette recherche de Dieu se traduira surtout par un grand zèle pour ,l’office divin : si sollicitas est ad Opus Dei. C’est là que le novice est assuré de trouver le Seigneur, de lui parler, de se mettre à l’unisson avec lui : Sacrificium laudis honori ficabit me et illic iter quo ostendam illi salutare Dei (Ps. XLlX). Parce qu’à L’ŒUVRE de Dieu doit s’employer sa vie entière, le novice s’efforcera de se créer un tempérament liturgique ; et les supérieurs remarqueront s’il est empressé à se rendre à l’église, s’il s’y tient avec esprit de foi et y demeure sans ennui, s’il prévoit et prépare les cérémonies et les lectures.
Dès lors que le novice cherche Dieu, il se souvient aussi que la seule voie qui mène à lui avec sécurité et promptitude est celle de l’obéissance :
Scientes se per hanc obedientiae viam ituros ad Deum (chap. LXXl). Pour saint Benoît, nous le savons, toute vertu se traduit et se résume dans une attitude intérieure qui peut s’appeler obéissance ou humilité. Le Maître des novices doit donc principalement - et toute l’histoire monastique l’y invite - habituer les frères à la docilité profonde, à un respect souverain de l’autorité, très éloigné de toute espèce de contestation même polie, même purement secrète. C’est dans le dessein de briser la superbe que les anciens mettaient en œuvre, chez leurs religieux, des procédés qui parfois nous étonnent un peu .
N. B. Père se souvient sans doute de Cassien et encore de saint Basile lorsqu’il demande à ses novices d’être empressés ad opprobria. Pourtant, sauf les épreuves préliminaires que saint Benoît lui-même impose aux candidats à la porte du monastère (et qui, d’ailleurs, pouvaient avoir chez lui quelque chose de très mesuré), nous ne voyons nulle part dans la sainte Règle d’allusion à certaines vexations volontaires, factices, injustifiées, créées de toutes pièces dans l’intention d’exaspérer la nature humaine. lotis en avons parlé déjà à l’occasion du quatrième degré d’humilité. Nous avons dit que les procédés de Dieu et de la Règle suffisent pour éprouver une âme. Il serait difficile de se sentir à l’aise entre lés mains d’un Abbé qui se croirait tenu en conscience d’être un exercice pour ses moines et les considérerait un peu comme des patients et des souffre-douleur. Les opprobria dont parle saint Benoît, ce sont bien plutôt les épreuves impliquées normalement dans le programme d’une vie religieuse. Les œuvres serviles auxquelles étaient employés les moines, le soin du bétail, les moissons, le défrichage, la cuisine, tout cela constituait autant d’opprobria pour l’orgueil et la délicatesse native des patriciens . De plus, le monastère n’avait nul confort ; on y avait pourvu à la vie, à la propreté, non au bien-être. Enfin, un noble était exposé à coudoyer un de ses anciens esclaves, quelquefois même à recevoir un ordre de lui. On voit aussitôt en quoi consistaient, en quoi consistent encore les opprobria. Telle besogne régulière mortifiera chez vous une mauvaise tendance ? faites-la bravement. Il n’y a que Dieu qui compte : les choses et les événements n’ont pas de couleur ; faire des miracles ou faire la cuisine est tout un : il suffit que la besogne soit commandée et voulue de Dieu. L’âme se porte alors à toutes choses avec le même empressement tranquille. Il est vrai que ce tableau est celui de la vertu parfaite : mais les âmes généreuses s’y établissent vite ou y tendent vigoureusement.
Praedicentur éi omnia dura et aspera per quae itur ad Deum. Rappelons nous, ce qui est dit à la fin du Prologue. Il y a des difficultés réelles dans la vie monastique ; des aspérités et des douleurs sont semées sur la route qui mène à Dieu . Le novice ne tardera pas à s’en apercevoir de lui même. Il faut pourtant lui en parler, afin qu’il n’ait pas trop de surprise et qu’il s’arme de vaillance. Mais cette prédiction doit être discrète, afin de ne pas épouvanter, afin de demeurer fidèle à la vérité, et aussi parce que le postulant, tout entier à la joie de ses premières rencontres avec le Seigneur, tout fier de ses premiers renoncements, ne nous croirait guère ou du moins se méprendrait sur le caractère de ces souffrances. Dieu, par miséricorde, laisse d’ailleurs à dessein bien des choses dans le secret. Il suffit. que le novice soit prêt à tout accepter. Le rituel de sa profession lui renouvellera cette prédiction et sollicitera son acceptation formelle.
Le Maître des novices doit donc dire à peu près ceci : Il y a d’abord les souffrances générales et conventuelles de la vie monastique, laquelle n’a certainement pas été organisée en vue de flatter la nature. Il y a surtout des épreuves spéciales pour chacun. Et toujours la souffrance nous aborde par l’endroit où nous sommes le plus sensibles, le moins préparés. Telles vexations, qui dans le monde n’eussent été rien, deviennent au monastère presque insupportables ; Dieu permet la plupart du temps qu’il y ait disproportion énorme entre la cause de la souffrance et la souffrance ressentie. C’est tel frère, tel père, le Père Abbé surtout, qui devient pour nous un fardeau : “ Il ne me dit rien. Il ne me comprend pas. Il garde pour d’autres toute sa tendresse. On a ici des idées bizarres, et il nous faut les adopter ! Nous avions un système intellectuel, il était bon ; et voici qu’on le trouve trop large, ou trop étroit ; il faut se refaire. Quelle fatigue !... on nourrit son ennui, on en parle, on envenime sa petite blessure, on se décourage. Quelquefois, il semble que la persévérance ne tienne plus qu’à des motifs naturels et mesquins. Quelquefois aussi, la tentation revêt cette forme : “ Pourquoi n’avons-nous pas fait choix d’un autre Ordre ? Après tout, il n’y a pas que la vie monastique et contemplative !
Il existe bien d’autres manières d’être religieux : Dominicain, ou Capucin, ou Jésuite, Dominicain surtout ; Chartreux aussi, parce qu’il y a le silence quasi perpétuel et qu’on ne fréquente personne.
Ajoutons que, dans le monastère, l’absence de distractions et de diversion nous livre entièrement à notre souffrance. Nous l’observions en commentant le Prologue, la souffrance des contemplatifs ressemble au purgatoire : le feu pénètre jusqu’aux moelles, jusqu’aux fibres les plus intimes ; c’est une cuisson lente, à vase clos, à l’étouffée. Tous les mouvements deviennent douloureux, comme d’un homme à qui l’on aurait enlevé l’épiderme : Versa et reversa in tergum et in latera et in ventrem : et dura sunt omnia . Oui, le contact avec Dieu est douloureux, le contact de notre laideur avec sa beauté, de nos ténèbres avec sa lumière. Saint Jean de la Croix explique cela admirablement. Jusqu’au jour où Dieu est notre joie souveraine, il est la grande épreuve. Vivus est sermo Dei et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti ; et pertingens usque ad divisionem animae ac spiritus, compagum quoque ac medullarum ; et discretor cogitationum et intentionunt cordis (HEBR., IV, 12) : Même, il y a certaines souffrances privilégiées qui seraient intolérables et mortelles, si le Seigneur ne soutenait par sa grâce ; mais c’est le prélude de l’union à Dieu. N’allons pas croire que nos petites misères de novice soient quelque chose de ces souffrances-là.
Il est un moyen misérable d’échapper aux dura et aspera : se faire une vie tranquille et bourgeoise, s’en aller dans la région de ceux qui ont vécu sans gloire et sans infamie, dont le ciel n’a pas voulu et dont l’enfer ne veut pas dans ses profondeurs, de ceux qui se sauvent tout juste et prosaïquement. Qui parce seminat, parce et metet, et qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet (II COR., IX, 6). On pourra lire, dans le livre de la Vie spirituelle et l’oraison, le chapitre XlV : Première purification. Nous y voyons que “ ceux qui sont oublieux d’eux-mêmes traversent quelquefois très allégrement ces étapes douloureuses, quelque . rudes qu’elles soient ; mais elles paraissent fort pénibles, et le sont en effet doublement, à ceux qui ont trop aimé leur bien-être spirituel”. Ce qu’il faut, par conséquent, c’est demeurer tranquille sur la croix, adorer, laisser le médecin tailler à son gré dans la région malade, faire un effort pour se tenir fidèlement auprès de ce Dieu dont le contact ne blesse que pour guérir. Prenons garde aussi de ne pas grossir notre souffrance par l’imagination et par un repliement sur nous-mêmes qui nous tend et qui nous crispe. Certaines trempes maladives sont portées à rechercher une sorte de joie morbide, et non exempte de pose, dans la souffrance : Nullus dolor amandus est . La douleur n’est jamais que moyen ; et il est souvent en nous telles souffrances, dues à des infidélités, que nous pourrions facilement éliminer. Quant aux autres, il importe beaucoup plus de les bien accepter lorsqu’elles se présentent, que de les solliciter fiévreusement près du Seigneur. In craticulaa te Deum non negavi, et ad ignem applicatus te Christum coufessus stem ; probasti cor meum et visitasti noete, igne me examinasti : et non est inventa in me iniquitas .

Et si promiserit de stabilitatis sae perseverantia, post duorum mensium eirculum legatur ei haec Regula per ordinem et dicatur ei : Ecce lex sub qua militare vis ; si potes observare, ingredere ; si vero non potes liber discede. Si adhuc steterit, tunc ducatur in supradictam cellam novi tiorum et iterum probetur in omni patientia. Et post sex mensium circulum relegatur ei Regula, ut sciat ad quod ingreditur. Et si adhuc stat post quatuor menses iterum relegatur ei eadem Regula
S’il promet de persévérer dans sa stabilité, après une période de deux mois, on lui lira cette Règle d’un bout à l’autre et on lui dira : “ Voici la loi sous laquelle tu veux servir et combattre ; si tu peux l’observer, entre ; mais si tu ne peux pas, tu es libre, pars. ” S’il tient bon encore, on le ramènera dans la maison des novices, et à nouveau on mettra sa patience à l’épreuve de toutes les manières. Après, un délai de six mois, on lui lira la Règle afin qu’il sache ce pour quoi il entre. Sil tient bon toujours, au bout de quatre mois, on lui relira encore la même Règle.


OPTIONS, PÉTITION ET SCRUTINS. - Saint Benoît ne se préoccupe décidément, chez celui qui se présente, quel la trempe de sa volonté. On ne poussera même plus avant les épreuves novitiales que si le candidat “ promet de persévérer dans sa stabilité ”, si son intention de se donner à Dieu dans le monastère est bien sérieuse. Mais parce que la qualité de notre vouloir est en fonction de notre connaissance ; parce qu’on ne demeure attaché qu’à ce qu’on a choisi librement ; parce qu’on n’est tenu d’accomplir que ce qu’on a promis : pour tous ces motifs de prudence et de sagesse élémentaire, saint Benoît veut qu’on fasse connaître exactement au candidat le code de sa vie nouvelle . L’année de noviciat est jalonnée par cette présentation de la Règle et par une triple option.
D’après le texte de saint Benoît, il semble bien que cette lecture officielle de la Règle, lecture intégrale et suivie, per ordinem, se faisait après deux, ou six, oit quatre mois, sinon dans une même séance, du moins pendant les jours qui précédaient la cérémonie d’option. Les anciennes coutumes mentionnent ces trois lectures et ces trois options . Actuellement, la Règle est lue aux novices au cours des mois de probation. Elle n’est pas lue à chacun en particulier, mais à toute la communauté, trois fois par an chez nous, au chapitre comme au réfectoire. De plus, elle doit être expliquée en entier pendant le stage au noviciat. Le concile d’Aix-la-Chapelle de 817 recommandait : Ut monachi omnes, qui possunt, Regulam menioriter discant. Nous avons encore deux cérémonies solennelles d’option : avant la vêture novitiale et avant la profession.
Si cette lecture et cette mise en demeure n’ont point écarté lé candidat, s’il reste ferme, si stat, il est ramené au noviciat et on l’éprouve in omni patientia, c’est-à-dire qu’on se rend compte s’il peut souffrir sans se déconcerter tons les petits ennuis de la vie commune. La patience dont parle ici N. B. Père est plutôt celle du novice que celle de ses maîtres, laquelle d’ailleurs ne doit jamais faire défaut : car il convient d’imiter le Seigneur, qui sait attendre. ‘Nos Constitutions, d’accord en cela avec des Constitutions plus anciennes, telles que celles de Chezal-Benoît et de Saint Maur, prescrivent l’examen des novices par le Chapitre, à certaines dates fixes ; c’est ce que nous appelons le "chapitre des novices" ; nous le tenons aux Quatre-Temps.
La durée dit noviciat proprement dit a été fixée par N. B. Père à un an, comme le prouve l’addition des trois périodes, de deux, six et quatre mois, qui précèdent les options. Quoi qu’il en soit du noviciat chez saint Pacôme , d’autres législateurs,. tels que saint Césaire, saint Fructueux, saint Ferréol, demandaient un an d’épreuve. Faculté était laissée parfois au supérieur de réduire, même notablement, la période de probation. Ces réductions étaient en usage à Cluny, et Pierre le Vénérable les justifie auprès de saint Bernard . Un an était une sage moyenne ; aussi la disposition bénédictine a-t-elle passé au Corpus Juris, dans les Décrétales, et le concile de Trente l’a consacrée . Même, le concile a décidé qu’une profession faite avant l’âge de seize ans et sans une année de noviciat, serait nulle. Sa législation est sévère sur ce point ; s’il manque deux heures oit seulement une par exemple, la profession est considérée comme invalide. On ne pourrait défalquer, pour calculer la durée requise du temps de probation, le trois cent soixante-sixième jour d’une année bissextile. Cette année de probation doit être continue. Mais laissons aux canonistes le soin de discuter toutes ces questions. L’année de noviciat révolue, le candidat est accueilli ou écarté ; il n’est pas irrégulier pourtant que le supérieur proroge de quelques mois la probation. Ces tentatives de la dernière heure, ou l’épreuve d’un second noviciat, n’ont pas d’ordinaire grand succès.

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Prières usuelles

Signum crucis Signe de croix
IN nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Symbolum Apostolorum Symbole des Apôtres
CREDO in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum, qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis, inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam aeternam. Amen. Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ Son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où Il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en L'Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Salve Regina Salut, ô Reine
Salve Regína, Mater misericórdiæ, vita dulcédo, et spes nostra, salve. Ad te clamámus éxsules fílii Evæ; ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Salut, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur, et notre espérance, salut. Vers vous, nous crions,, enfants d'Eve exilés. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte: Et Iesum, benedíctum fructum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde. O clemens, o pia, o dulcis Virgo María. Et donc, notre avocate, tournez vos yeux miséricordieux vers les vôtres. Et Jésus, le fruit béni de vos entrailles, montre-le nous après notre exil.
O clemens, O pia, O dulcis Virgo Maria. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissiónibus Christi.
℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
℣. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
Omnipotens sempiterne Deus, qui gloriosae Virginis Matris Mariae corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur, Spiritu Sancto cooperante, praeparasti: da, ut cuius commemoratione laetamur; eius pia intercessione, ab instantibus malis, et a morte perpetua liberemur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
Dieu éternel et tout puissant qui avec la coopération du Saint Esprit a préparé le corps et l'Esprit de la glorieuse Vierge-Mère Marie à devenir une demeure digne de Ton Fils; puissions-nous, par son intercession aimante, être délivrés des maux actuels et de la mort éternelle, nous qui nous réjouissons de sa commémoration. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
Le "Salve Regina" est la prière privilégiée du temps "dans l'année" après la Pentecôte. Elle se chante (ou se récite) surtout après la fin du temps pascal jusqu'au premier dimanche de l'Avent (exclus).
ANGELUS ANGELUS
℣. Ángelus * Dómini nuntiávit Maríæ. ℣. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
℟. Et concépit de Spíritu Sancto. ℟. Et elle conçut du Saint-Esprit.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ecce ancílla Dómini. ℣. Me voici, servante du Seigneur,
℟. Fiat mihi secúndum verbum tuum. ℟. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Et Verbum caro factum est. ** ℣. Et le Verbe S’est fait chair
℟. Et habitávit in nobis. ℟. Et Il a habité parmi nous.
Áve María, grátia pléna, Dóminus técum. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus frúctus véntris túi, Iésus. Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Sáncta María, Máter Déi, óra pro nóbis peccatóribus, nunc et in hóra mórtis nóstrae. Ámen. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
℣. Ora pro nobis, sancta Dei génetrix. ℣. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
℟. Ut digni efficiámur promissiónibus Christi. ℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Orémus.
Grátiam tuam, quæsumus, Dómine, méntibus nostris infúnde; ut qui, Ángelo nuntiánte, Christi Fílii tui incarnatiónem cognóvimus, *
per passiónem eius et crucem, ad resurrectiónis glóriam perducámur.
Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Prions.
Répands, Seigneur, Ta grâce en nos âmes. Par le message de l’ange, nous avons connu l’incarnation de Ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par Sa passion et par Sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. ℟. Amen.
* L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée". Les tintements correspondent au début du versicule, du répons et de l'Ave.
** On a coutume d'incliner légèrement la tête à ce versicule en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.
On récite habituellement la prière de l'Angelus trois fois par jour, à 7 heures, midi et 19 heures. Dans certains endroits, cette prière ce récite donc après l'office de laudes, celui de sexte et après complies.
Au temps pascal, cette prière est remplacée par le Regina caeli.
Angele Dei Angele Dei (prière à l'Ange gardien)
ANGELE DEI, qui custos es mei, Me tibi commissum pietate superna; (Hodie, Hac nocte) illumina, custodi, rege, et guberna. Amen. ANGE DE DIEU, qui êtes mon gardien, puisque le ciel m'a confié à vous dans sa bonté, (aujourd'hui, cette nuit) éclairez-moi,gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
Benedictio Ante Mensam Bénédiction avant le repas
℣. Benedicite. (℟. Benedicite.)
BENEDIC, Domine, nos et haec tua dona * quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen.
℣. Bénissez. (℟. Bénissez.)
BENIS nous, Seigneur, et les dons qui viennent de Toi, par lesquels, de Ta largesse, nous sommes rassasiés. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Ante prandium: Avant le déjeuner :
Mensae caelestis participes * faciat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse participer à la table céleste. ℟. Amen.
Ante cenam: Avant le dîner :
Ad cenam vitae aeternae * perducat nos, Rex aeternae gloriae. ℟. Amen. Que le Roi d'éternelle gloire nous fasse parvenir au festin de la vie éternelle. ℟. Amen.
Benedictio Post Mensam Bénédiction d'après le repas
AGIMUS tibi gratias, omnipotens Deus, pro universis beneficiis tuis, * qui vivis et regnas in saecula saeculorum. ℟. Amen. Nous Te rendons-grâces, Dieu tout puissant, pour tous Tes bienfaits, Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. ℟. Amen.
℣. Deus det nobis suam pacem. ℣. Que Dieu nous donne Sa paix.
℟. Et vitam aeternam. ℟. Amen. ℟. Et la vie éternelle. Amen.
 Rosarium  Rosaire
Initium Commencement
Signum crucis Signe de croix
Romae: A Rome :
℣. Domine, labia mea aperies,
℟. Et os meum annuntiabit laudem tuam.
℣. Deus in adiutorium meum intende,
℟. Domine ad adiuvandum me festina.
℣. Seigneur, ouvre mes lèvres,
℟. Et ma bouche annoncera Ta louange.
℣. Dieu, viens à mon aide,
℟. Seigneur, vite à mon secours.
Ad Crucem: Sur la croix :
Symbolum Apostolorum Symbole des apôtres
Ad grana maiora: Sur les gros grains :
Oratio Dominica (Pater noster) Prière du Seigneur (Notre Père)
Ad grana minora: Sur les petits grains :
Ave Maria Je vous salue Marie
Ad finem decadum: A la fin de chaque dizaine :
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
Le Vendredi saint on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem.
℣. Mortem autem crucis.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort.
℣. Et la mort de la croix.
Le Samedi saint, on pourra utiliser la formule suivante à la place de la doxologie :
℟. Christus factus est pro nobis oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltavit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix.
℣. C'est pourquoi Dieu L'a exalté : et Il Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout Nom.
Oratio Fatima Prière de Fatima
O MI IESU, dimitte nobis debita nostra, libera nos ab igne inferni, conduc in caelum omnes animas, praesertim illas quae maxime indigent misericordia tua. O mon Jésus, pardonne-nous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer, et conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Ta sainte miséricorde.
Meditationes Rosarii Méditations du Rosaire
In feria secunda et sabbato Le lundi et le samedi
I. Mysteria Gaudiosa I. Mystères joyeux
1. Quem, Virgo, concepisti. [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Quem visitando Elisabeth portasti. [Lc 1,39-45]
3. Quem, Virgo, genuisti. [Lc 2,6-12]
4. Quem in templo praesentasti. [Lc 2,25-32]
5. Quem in templo invenisti. [Lc 2,41-50]
1. Annonciation [Mt 1,18, Lc 1,26-38]
2. Visitation [Lc 1,39-45]
3. Nativité [Lc 2,6-12]
4. Présentation au Temple [Lc 2,25-32]
5. Recouvrement au Temple [Lc 2,41-50]
In feria quinta Le jeudi
II. Mysteria Luminosa II. Mystères lumineux
1. Qui apud Iordanem baptizatus est. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Qui ipsum revelavit apud Canense matrimonium. [In 2,1-11]
3. Qui Regnum Dei annuntiavit. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. Qui transfiguratus est. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. Qui Eucharistiam instituit.[In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
1. Le Baptême au Jourdain. [Mt 3,13, Mc 1,9, Jn 1,29]
2. Les Noces de Cana. [In 2,1-11]
3. L'annonce du Royaume. [Mc 1,15, Lc 10,8-11]
4. La Transfiguration. [Mt 17,1-8, Mc 9,2-9]
5. L'institution de l'Eucharistie. [In 6,27-59, Mt 26,26-29, Mc 14,22-24, Lc 22,15-20]
In feria tertia et feria sexta Le mardi et le vendredi
III. Mysteria dolorosa III. Mystères douloureux
1. Qui pro nobis sanguinem sudavit. [Lc 22,39-46]
2. Qui pro nobis flagellatus est. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Qui pro nobis spinis coronatus est. [In 19,1-8]
4. Qui pro nobis crucem baiulavit. [In 19,16-22]
5. Qui pro nobis crucifixus est. [In 19,25-30]
1. L'Agonie au jardin des oliviers. [Lc 22,39-46]
2. Le Flagellation. [Mt 27,26, Mc 15,6-15, In 19:1]
3. Le Couronnement d'épines. [In 19,1-8]
4. Le Portement de Croix. [In 19,16-22]
5. La Crucifixion. [In 19,25-30]
In feria quarta et Dominica Le mercredi et le dimanche
IV. Mysteria gloriosa IV. Mystères glorieux
1. Qui resurrexit a mortuis. [Mc 16,1-7]
2. Qui in caelum ascendit. [Lc 24,46-53]
3. Qui Spiritum Sanctum misit. [Acta 2,1-7]
4. Qui te assumpsit. [Ps 16,10]
5. Qui te in caelis coronavit. [Apoc 12,1]
1. La Résurrection. [Mc 16,1-7]
2. L'Ascension. [Lc 24,46-53]
3. L'Effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. [Acta 2,1-7]
4. L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. [Ps 16,10]
5. Le Couronnement aux cieux de la Bienheureuse Vierge Marie. [Apoc 12,1]
Orationes ad Finem Rosarii Dicendae Prières dites à la fin de la récitation du Rosaire
Salve Regina Salve Regina
℣. Ora pro nobis, Sancta Dei Genetrix.
℟. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
℣. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
℟. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Oremus.
DEUS, cuius Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis aeternae praemia comparavit, concede, quaesumus: ut haec mysteria sacratissimo beatae Mariae Virginis Rosario recolentes, et imitemur quod continent, et quod promittunt assequamur. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions.
O DIEU, qui, par la vie, la mort et la résurrection de Ton Fils unique, nous a obtenu les récompenses du salut éternel, accorde-nous, nous T'en supplions, qu'en méditant sur les mystères du très saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge-Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.
 Gloria Patri Gloire au Père (Doxologie) 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.
ACTUS CONTRITIONIS ACTE DE CONTRITION
DEUS meus, ex toto corde paenitet me omnium meorum peccatorum, eaque detestor, quia peccando, non solum poenas a Te iuste statutas promeritus sum, sed praesertim quia offendi Te, summum bonum, ac dignum qui super omnia diligaris. Ideo firmiter propono, adiuvante gratia Tua, de cetero me non peccaturum peccandique occasiones proximas fugiturum. Amen. Mon Dieu, de tout mon coeur je fais pénitence pour tous mes péchés. Je les déteste non seulement à cause de Tes justes punitions auxquelles je suis promis, mais surtout parce que je T'ai offensé, Toi qui es infiniment bon et qui es digne de tout mon amour. Je prends donc la ferme résolution, avec l'aide de Ta grâce, de ne plus pécher et de fuir les occasions proches de pécher. Amen.
Oratio ante colligationem in interrete Prière avant de se connecter à l'internet.
OMNIPOTENS aeterne Deus, qui nos secundum imaginem Tuam plasmasti, et omnia bona, vera, pulchra, praesertim in divina persona Unigeniti Filii Tui Domini nostri Iesu Christi, quaerere iussisti, praesta quaesumus ut, per intercessionem Sancti Isidori, Episcopi et Doctoris, in peregrinationibus per interrete factis et manus oculosque ad quae Tibi sunt placita intendamus et omnes quos convenimus cum caritate ac patientia accipiamus. Per Christum Dominum nostrum. ℟. Amen. Dieu Éternel et Tout Puissant qui nous a créés à Ton image et nous ordonne de rechercher ce qui est bon, vrai et beau, spécialement dans la personne divine de Ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ, nous T’implorons par l’intercession de Saint Isidore Évêque et Docteur de nous aider pendant nos voyages à travers l’Internet à diriger nos mains et nos yeux vers ce qui T’est agréable, et à accueillir avec charité et patience tous ceux que nous rencontrerons. Par le Christ notre Seigneur. ℟. Amen.
Oratio S. Thomae Aquinatis ante studium Prière de S. Thomas d'Aquin avant l'étude
Creátor ineffábilis, qui de thesáuris sapiéntiæ tuæ tres Angelórum hiearchías designásti et eas super cœlum empýreum miro órdine collocásti, atque univérsi partes elegantíssime distribuísti: Tu, inquam, qui verus fons lúminis et sapiéntiæ díceris ac superéminens princípium, infúndere dignéris super intelléctus mei ténebras tuæ rádium claritátis, dúplices, in quibus natus sum, a me rémovens ténebras, peccátum scílicet et ignorántiam. Tu, qui linguas infántium facis disértas, linguam meam erúdias atque in lábiis meis grátiam tuæ benedictiónis infúndas. Da mihi intelligéndi acúmen, retinéndi capacitátem, addiscéndi modum et facilitátem, interpretándi subtilitátem, loquéndi grátiam copiósam. Ingréssum ínstruas, progréssum dírigas, egréssum cómpleas. Tu, qui es verus Deus et Homo, qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen. Créateur ineffable, qui, des trésors de Ta sagesse, a formé les trois hiérachies des anges, les a placées au-dessus des cieux dans un ordre merveilleux, et a façonné et distribué de façon exquise toutes les parties de l'univers ; Toi qui es la vraie source de la lumière et de la sagesse et leur principe suréminent, daigne répandre Ta clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chasse de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance. Donne-moi : la pénétration pour comprendre, la mémoire pour retenir, la méthode et la facilité pour apprendre, la lucidité pour interpréter, une grâce abondante pour m’exprimer. Aide le commencement de mon travail, diriges-en le progrès, couronnes-en la fin. Toi, qui es vrai Dieu et vrai homme, et qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Martyrologe - Invitatoire - Vigiles(OSB) - Laudes - Tierce - Messe - Sexte - None - Vêpres - Complies - Evangile commenté - Règle de S. Benoît - Compendium - Ordo - Prières -

Ordo liturgique du samedi 11 avril 2020 au lundi 11 mai 2020

samedi 11 avril 2020
Sabbato - Sacrum Triduum Paschale

Sabbato Sancto.

St Stanislas , évêque et martyr
Évêque de Cracovie, il fut tué par le roi Boleslas dans sa cathédrale (†1079) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 12 avril 2020
Dominica - Infra octavam Paschae

DOMINICA RESURRECTIONIS, Sollemnitas.

St Joseph Moscati
Médecin, précurseur de la Biochimie, trouva dans sa foi la force de se dévouer pour ses malades (†1927) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 13 avril 2020
Feria II - Infra octavam Paschae

Feria II infra octavam Paschae.

St Martin 1er, pape et martyr
Pape, mort des suites de son enlèvement à Constantinople (†655) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 14 avril 2020
Feria III - Infra octavam Paschae

Feria III infra octavam Paschae.

Ste Lidwine
Mystique hollandaise, elle s'unit à la Passion du Christ (†1433) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 15 avril 2020
Feria IV - Infra octavam Paschae

Feria IV infra octavam Paschae.

St Damien de Veuster, prêtre
Prêtre, apôtre des lépreux dans l'île de Molokaï (†1889) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 16 avril 2020
Feria V - Infra octavam Paschae

Feria V infra octavam Paschae.

St Benoît-Joseph Labre
Pèlerin perpétuel, homme de prière et de charité, il mourut à Rome en 1783 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 17 avril 2020
Feria VI - Infra octavam Paschae

Feria VI infra octavam Paschae.

Ste Catherine Tekakwitha, vierge
Vierge indienne d’Amérique, première "peau rouge " honorée par l'Église († 1680) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 18 avril 2020
Sabbato - Infra octavam Paschae

Sabbato infra octavam Paschae.

Bse Marie de l'Incarnation
Madame Acarie, mère de famille, esprit des plus brillants, religieuse (†1618) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 19 avril 2020
Dominica - Dominica II Paschae

DOMINICA IN OCTAVA PASCHÆ SEU DE SACRA MISERICORDIA.

St Elphège, archevêque
Archevêque de Canterbury, mort martyr en 1012 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 20 avril 2020
Feria II - Hebdomada II Paschae

FERIE
Bx Jacques Bell et ses compagnons, prêtres et martyrs
Prêtres, martyrisés à Londres en 1602 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 21 avril 2020
Feria III - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Anselmi, episcopi et Ecclesiae doctoris, memoria ad libitum.
St Anselme de Canterbury, évêque et docteur de l'Église
Abbé du Bec en Normandie et évêque de Canterbury, il fut un grand théologien (†1109) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 22 avril 2020
Feria IV - Hebdomada II Paschae

FERIE
St Léonide
Père d'Origène, professeur de renom à Alexandrie († vers 203) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 23 avril 2020
Feria V - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Adalberti, episcopi et martyris, memoria ad libitum.
St Georges, martyr
Soldat mort à Lod en Palestine en 303. Il a le titre de "grand martyr " - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 24 avril 2020
Feria VI - Hebdomada II Paschae

FERIE ou S. Fidelis a Sigmaringen, presbyteri et martyris, memoria ad libitum.
St Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr
Capucin, surnommé "ange de la paix " martyr en Suisse en 1622 - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 25 avril 2020
Sabbato - Hebdomada II Paschae

S. Marci, evangelistae, Festum.

St Marc, évangéliste
Évangéliste,compagnon de St Paul et de St Pierre, il serait mort martyr en Alexandrie en 68 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 2
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 26 avril 2020
Dominica - Hebdomada III Paschae

Dominica III Paschae.

Bx Raphaël Arnaiz Baron, moine
Moine à Palencia, il supporta héroïquement la maladie et mourut à vingt-sept ans en 1938 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 27 avril 2020
Feria II - Hebdomada III Paschae

FERIE
Ste Zita
Native de Monsagrati, près de Lucques en Italie, elle entra à douze ans au service d'une famille chez qui elle demeura toute sa vie (†1272) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 28 avril 2020
Feria III - Hebdomada III Paschae

FERIE ou S. Ludovici Mariae Grignion de Montfort, presbyteri, memoria ad libitum.
St Pierre Chanel, prêtre et martyr
Prêtre, missionnaire à Futuna, martyr en 1841 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 29 avril 2020
Feria IV - Hebdomada III Paschae

S. Catharinae Senensis, virginis et Ecclesiae doctoris, patronae Europae, Festum.

Ste Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église
Vierge, docteur de l'Église elle persuada le pape Grégoire XI de revenir à Rome (†1380) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 30 avril 2020
Feria V - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Pie V, pape
Pape de la contre-réforme et défenseur de la chrétienté (†1572) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 1 mai 2020
Feria VI - Hebdomada III Paschae

FERIE
St Joseph ouvrier
Le pape Pie XII donna en 1955, au monde du travail, St Joseph comme modèle - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 2 mai 2020
Sabbato - Hebdomada III Paschae

S. Athanasii, episcopi et Ecclesiae doctoris, Memoria.

St Athanase, évêque et docteur de l'Église
Évêque d'Alexandrie, défenseur de la foi, docteur de l’Église, il lutta toute sa vie contre les ariens (†373) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 3
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 3 mai 2020
Dominica - Hebdomada IV Paschae

Dominica IV Paschae.

Sts Philippe et Jacques, apôtres
Apôtres, Philippe et Jacques sont morts martyrs - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 4 mai 2020
Feria II - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Jean-Louis Bonnard
Prêtre, missionnaire au Tonkin, mort martyr en 1852 - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mardi 5 mai 2020
Feria III - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bse Catherine Cittadini
Religieuse, fondatrice d'un Ordre enseignant : les Ursulines de Somasque (†1857) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
mercredi 6 mai 2020
Feria IV - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bx François de Montmorency-Laval
Premier évêque du Canada, il évangélisa les Indiens et fonda le séminaire de Québec (université Laval) (†1708) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
jeudi 7 mai 2020
Feria V - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Augustin Roscelli
Prêtre de Gênes, il fonda de nombreuses œuvres pour les pauvres, portées par la prière de contemplatives (†1902) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
vendredi 8 mai 2020
Feria VI - Hebdomada IV Paschae

FERIE
Bse Catherine de Longpré
Religieuse augustinienne originaire de Bayeux, missionnaire et cofondatrice du Québec (†1668) - Martyrologe du jour
Abstinence
Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
samedi 9 mai 2020
Sabbato - Hebdomada IV Paschae

FERIE
St Pacôme
Moine en Égypte, auteur de la 1ère règle monastique (†346) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 4
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
dimanche 10 mai 2020
Dominica - Hebdomada V Paschae

Dominica V Paschae.

St jean d'Avilla, prêtre docteur de l'église
- Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
lundi 11 mai 2020
Feria II - Hebdomada V Paschae

FERIE
St Mamert
Évêque de Vienne en Isère, combattit l'arianisme, institua les Rogations (†477) - Martyrologe du jour

Semaine du psautier : 1
Ad invitatorium - Ad Vigilias (OSB) - Ad Laudes matutinas - Ad Tertiam - Ad Missam - Ad Sextam - Ad Nonam - Ad Vesperas - Ad Completorium - Journée entière
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