Martyrologe du samedi 11 novembre 2017 - St Martin de Tours, évêque

Martyrologe
Le 11 novembre
1. Mémoire de saint Martin, évêque. Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour.
2. Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
3. À Vence en Provence, après 465, saint Véran, évêque. Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.
4. Commémoraison de saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.
5. À Amathonte dans l’île de Chypre, en 636, le trépas de saint Jean l’Aumônier, évêque d’Alexandrie, célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.
6*. Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.
7. À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes ; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.
8. Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.
9. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Marine d’Omura, vierge et martyre, qui fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
10*. À Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne, l’an 1939, la bienheureuse Alice Kotowska, vierge de la Congrégation des Sœurs de la Résurrection et martyre. Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus.
11. À Sofia en Bulgarie, l’an 1952, la passion du bienheureux Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli, passioniste et martyr. Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de L’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès.
**.        À Vérone en Italie, en 1855, la bienheureuse Vincenza Maria Poloni, fondatrice des sœurs de la miséricorde de Vérone (béatifiée par Benoit XVI le 21 septembre 2008)