Martyrologe du vendredi 6 avril 2018 - Vendredi dans l'octave de Pâques

Martyrologe
Le 6 avril
1. À Sirmium en Pannonie, vers 305, la passion de saint Irénée, évêque et martyr. Au temps de l’empereur Maximien, sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité.
2. À Constantinople, en 582, saint Eutyque, évêque, qui présida le second concile œcuménique de Constantinople, combattit avec force pour la foi orthodoxe et, après avoir souffert un long exil, au moment de mourir il prit la peau de sa main en disant : “Dans cette chair je ressusciterai”.
3. À Rome, au VIe siècle, sainte Galle, veuve. Fille du consul Symmaque, après la mort de son mari, elle demeura auprès de la basilique de Saint-Pierre, pendant de nombreuses années, occupée à la prière, aux aumônes, aux jeûnes et aux autres œuvres saintes, et le pape saint Grégoire le Grand a décrit son trépas très saint.
4*. À Troyes, vers 620, saint Winebaud, abbé du monastère de Saint-Loup, réputé pour ses mortifications.
5*. À Troyes également, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l’Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.
6. À Velehrad en Moravie, l’an 885, la naissance au ciel de saint Méthode, évêque, dont la mémoire est célébrée avec celle de son frère saint Cyrille, le 14 février.
7*. Au monastère de Saint-Gall en Suisse, l’an 912, le bienheureux Notker le Bègue, moine, qui passa la plus grande partie de sa vie dans ce couvent, composant de nombreuses séquences. Il était faible de corps, non d’âme, bègue de parole, pas d’esprit, appliqué aux réalités d’en-haut, patient dans l’adversité, doux envers tous, assidu à prier, lire, méditer et dicter.
8*. Au monastère de Saint-Élie, à Aulinas en Calabre, l’an 1076, saint Philarète, moine, adonné tout entier à l’oraison.
9. Dans l’île de Sjaelland, près de Roskilde au Danemark, en 1203, saint Guillaume, abbé. Chanoine régulier de Sainte-Geneviève à Paris, appelé au Danemark, il réforma la discipline régulière, non sans peine ni oppositions, et quitta cette vie durant la nuit de Pâques.
10. Près de Milan, en 1252, la passion de saint Pierre de Vérone, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Né de parents nobles, mais manichéens, il embrassa, encore enfant, la foi catholique et reçut, adolescent, l’habit des frères prêcheurs des mains de saint Dominique. Il mit ensuite toute son ardeur à réfuter les hérésies et, frappé au crâne par des conjurés sur la route de Côme à Milan, il écrivit de son sang le début du Credo.
11*. Au monastère de Sainte-Marie-du-Mont, au dessus de Varèse en Lombardie, l’an 1478, la bienheureuse Catherine de Pallanza, vierge, qui mena avec des compagnes la vie érémitique sous la Règle de saint Augustin.
12. À Vinh Tri au Tonkin ; en 1857, saint Paul Lê Bao Tinh, prêtre et martyr. Encore simple clerc, il fut longtemps détenu en prison pour la foi et, ordonné prêtre, il dirigea le séminaire, composa un livre d’homélies et un résumé de la doctrine chrétienne ; enfin mené une fois de plus devant le juge, il fut condamné à mort sous l’empereur Tu Duc.
13*. À Vérone en Vénétie, l’an 1896, le bienheureux Zéphyrin Agostini, prêtre, qui se consacra au ministère de la prédication, à la catéchèse et à la formation chrétienne, chercha de toutes les façons à œuvrer pour la jeunesse, les pauvres et les malades, et fonda pour eux la Congrégation des Ursulines Filles de Marie immaculée.
14*. À Turin dans le Piémont, en 1910, le bienheureux Michel Rua, prêtre, qui succéda à saint Jean Bosco à la tête de la Société de Saint-François de Sales, à laquelle il donna une merveilleuse extension.
15*. À Fabbio d’Albino, près de Bergame en Lombardie, l’an 1957, la bienheureuse Perrine Morosini, vierge et martyre. Âgée de vingt-six ans, revenant à la maison, de l’usine où elle travaillait, elle dut défendre contre un jeune homme sa virginité, qu’elle avait consacrée à Dieu, et elle succomba, blessée mortellement à la tête.