Martyrologe du vendredi 22 juin 2018 - de la férie

Martyrologe
Le 22 juin
1. Mémoire de saint Paulin, évêque. De famille patricienne, il reçut le baptême à Bordeaux, abandonna le consulat et, de très noble et très opulent qu’il était, il se fit pauvre et humble pour le Christ, et s’établit à Nole, en Campanie, près du tombeau du prêtre saint Félix, pour suivre son exemple. Il mena là, avec son épouse Thérèse et des amis, une vie d’ascèse. Devenu évêque de Nole, il se fit remarquer par son érudition et sa sainteté, bâtit un hospice pour les pèlerins et vint en aide aux pauvres. Il mourut en 431.
2. Mémoire des saints Jean Fisher, évêque, et Thomas More, martyrs. Leur opposition au roi Henri VIII dans la controverse autour de son divorce et sur la suprématie spirituelle du pape, entraîna leur incarcération à la Tour de Londres. Jean Fisher, évêque de Rochester, qui s’était fait remarquer par son érudition et la sainteté de sa vie, fut, en ce jour en 1537, décapité devant sa prison par ordre du roi lui-même. Thomas More, père de famille d’une vie absolument intègre, et chancelier du royaume d’Angleterre, fut décapité le 6 juillet suivant, lié au saint évêque par la même fidélité à l’Église catholique et par le même martyre.
3. À Rome, commémoraison de saint Flavius Clemens, martyr. En 94, l’empereur Domitien, son cousin, avec qui il venait d’exercer le consulat, le fit mettre à mort sous l’accusation d’athéisme, en réalité à cause de sa foi au Christ.
4. À Verulam en Grande Bretagne, vers 287, saint Alban, martyr. On rapporte que, soldat non encore baptisé, il avait recueilli dans sa maison un clerc qui lui donna les enseignements de la foi chrétienne. En changeant d’habit, il se livra lui-même à la place de son hôte, et pour ce motif, subit la flagellation, des tourments atroces et fut décapité.
5. À Caerleon, également en Grande Bretagne, à la fin du IIIe siècle, les saints martyrs Jules et Aaron, qui, après saint Alban, furent mis à mort dans la même persécution, ainsi que beaucoup d’autres qui, en divers endroits subirent des tortures de toutes sortes, eurent leurs membres sauvagement déchirés, et parvinrent ainsi, au terme de leur combat, aux joies de la Jérusalem céleste.
6. À Dolikha en Syrie, l’an 379, la passion de saint Eusèbe, évêque de Samosate. Au temps de l’empereur arien Constance, il visita, déguisé en soldat, les Églises de Dieu, pour les affermir dans la foi catholique. Ensuite, sous l’empereur Valens, il fut relégué en Thrace et, quand la paix fut rendue à l’Église, au temps de Théodose, il fut rappelé de son exil. Il recommençait ses visites aux Églises, quand une femme arienne lui jeta, du haut d’une maison, une tuile qui lui brisa la tête, et il succomba ainsi en martyr.
7. Commémoraison de saint Nicétas, évêque de Rémésiana en Dacie, qui mourut en 414. Saint Paulin de Nole le loue, dans un poème, d’avoir fait des barbares des brebis en leur inculquant l’Évangile, de les avoir conduits dans la demeure royale de la paix et d’avoir appris à ces gens, autrefois incultes et brigands, à vibrer d’un cœur romain.
8*. À Rome, au Latran, l’an 1276, le bienheureux Innocent V, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Après avoir enseigné la théologie à Paris, il fut nommé, malgré lui, au siège épiscopal de Lyon, où il fut, avec saint Bonaventure, modérateur des débats du Concile œcuménique convoqué en vue de réaliser l’union entre les Latins et les Grecs séparés. Élu ensuite à la chaire de Pierre, il mourut après cinq mois de pontificat, plutôt montré que donné à l’Église de Rome.