Messe du dimanche 25 mars 2018

Hebdomada Sancta Semaine sainte
Dominica Dimanche
DOMINICA IN PALMIS DE PASSIONE DOMINI DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR
Ad Missam
A la Messe


1. Hac die Ecclesia recolit ingressum Christi Domini in Ierusalem ad consummandum suum paschale mysterium. Quare in omnibus Missis memoria fit huiusmodi ingressus Domini, et quidem per processionem vel introitum sollemnem ante Missam principalem, per introitum simplicem ante alias Missas. Introitus tamen sollemnis, non vero processio, iterari potest ante unam alteramve Missam, quæ cum magno populi concursu celebrari solet.
Expedit ut, ubi nec processio nec introitus sollemnis fieri potest, habeatur sacra verbi Dei celebratio de ingressu messianico et de Passione Domini vel sabbato horis vespertinis vel die dominica, hora opportuniore.
1. En ce jour, l'Église se souvient de l'entrée du Christ Seigneur, à Jérusalem pour y consommer son mystère pascal. Pour cette raison, dans toutes les Messes, se fait mémoire de l'entrée du Seigneur de la façon suivante : soit par la procession ou l'entrée solennelle avant la messe principale, soit par l'entrée simple avant les messes restantes. L'entrée solennelle, mais pas la procession, peut être répétée devant ces messes célébrées avec avec un grand concours du peuple.
Il convient que, lorsque ni la procession ni l'entrée solennelle ne peuvent être faites, il y ait une célébration de la parole de Dieu en relation avec l'entrée messianique et la passion du Seigneur, soit le samedi à l'heure vespérale soit le dimanche à heure la plus opportune.
Commemoratio ingressus Domini in Ierusalem
Forma prima: Processio
Commémoration de l'entrée du Seigneur à Jérusalem
Première forme : Procession
2. Hora competenti fit collecta in ecclesia minore vel alio loco apto extra ecclesiam, ad quam processio tendit. Fideles ramos in manibus tenent.
3. Sacerdos et diaconus, induti sacris vestibus coloris rubri pro Missa requisitis, comitantibus aliis ministris accedunt ad locum, ubi populus est congregatus. Sacerdos, loco casulæ, induere potest pluviale, quod deponit expleta processione casulam assumens.
4 Interim cantatur sequens antiphona vel alius cantus congruus.
2. À l'heure fixée, on se rassemble dans une petite église ou dans un autre endroit approprié en dehors de l'église à partir de la quelle la procession se fera. Les fidèles tiennent des rameaux en main.
3. Le prêtre et le diacre, revêtus des ornements sacrés de couleur rouge nécessaires à la célébration de la Messe, avec les autres ministres, se rendent à l'endroit où le peuple est rassemblé. Le prêtre, à la place de la chasuble, peut porter une chape, qui sera déposée une fois la procession terminée, et prendra alors la chasuble.
4. Pendant ce temps l'antienne suivante ou un autre chant est chanté par tous :
Ant. Mt 21, 9
Hosanna * fílio David: benedíctus qui venit in nómine Dómini. Rex Israël: Hosánna in excélsis. Hosanna au fils de David : béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur. Roi d'Israël : Hosanna dans les cieux.
5. Tunc sacerdos et fideles signant se, dum sacerdos dicit: 5. Puis le prêtre et les fidèles se signent, alors que le prêtre dit :
In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit.
Postea populum de more salutat; ac fit brevis monitio, qua fideles ad celebrationem huius diei actuose et conscie participandam invitantur, his vel similibus verbis: Puis il salue le peuple comme à l'accoutumée ; et il fait une monition brève, qui invite les fidèles à une participation effective et consciente à la célébration de ce jour, avec ces mots ou d'autres équivalents :
Fratres caríssimi, postquam iam ab inítio Quadragésimæ corda nostra pæniténtia et opéribus caritátis præparávimus, hodiérna die congregámur, ut cum tota Ecclésia præludámus paschále Dómini nostri mystérium, eius nempe passiónem atque resurrectiónem, ad quod impléndum ipse ingréssus est civitátem suam Ierúsalem.
Quare cum omni fide et devotióne memóriam agéntes huius salutíferi ingréssus, sequámur Dóminum, ut, per grátiam consórtes effécti crucis, partem habeámus resurrectiónis et vitæ.
Frères très chers : après que nous nous ayons préparé nos coeurs depuis le début du Carême, par des œuvres de pénitence et de charité, nous sommes aujourd'hui rassemblés, avec toute l'Eglise, pour nous inaugurer notre célébration annuelle du Mystère pascal de la passion et de la résurrection de Notre-Seigneur qui, pour l'accomplir, est entré dans sa ville de Jérusalem.
Pour cette raison, faisant mémoire avec foi et dévotion de cette entrée salvatrice, suivons le Seigneur afin que, participant par la grâce des mérites de la croix, nous méritions d'avoir à la résurrection et à la vie.
 
6. Post monitionem, sacerdos dicit unam ex sequentibus orationibus, manibus extensis. 6. Après la monition, le prêtre dit une des oraisons suivantes, les mains étendues.
Orémus.
Omnípotens sempitérne Deus, hos pálmites tua benedictióne sanctífica, ut nos, qui Christum Regem exsultándo proséquimur, per ipsum valeámus ad ætérnam Ierúsalem perveníre. Qui vivit et regnat in s?cula sæculórum.
℟. Amen.
Prions.
Dieu tout-puissant et éternel, par Ta bénédiction , sanctifie ces rameaux, afin que nous, qui allons suivre le Christ dans l'exultation, nous puissions parvenir avec Lui à la Jérusalem éternelle. Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
Vel: Ou :
Auge fidem in te sperántium, Deus, et súpplicum preces cleménter exáudi, ut, qui hódie Christo triumphánti pálmites exhibémus, in ipso fructus tibi bonórum óperum afferámus. Qui vivit et regnat in s?cula sæculórum.
℟. Amen.
Augmente la foi de ceux qui espèrent en Toi, ô Dieu, et, en Ta clémence, exauce leurs prières suppliantes, pour que ceux qui arborent aujourd'hui les palmes auprès du Christ triomphant, puissent par Lui porter les fruits de tes bonnes œuvres. Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.℟. Amen.
Et aspergit ramos aqua benedicta, nihil dicens. Et il asperge les rameaux d'eau bénite, sans rien dire
7. Tunc diaconus, vel, ipso deficiente, sacerdos proclamat, more consueto, Evangelium de ingressu Domini secundum unum ex quattuor Evangeliis. Pro opportunitate incensum adhiberi potest. 7. Puis le diacre, ou s'il n'y en a pas, le prêtre, proclame de la façon habituelle, l'Evangile de l'entrée du Seigneur selon l'un des quatre Evangiles. Si c'est opportun, on peut encenser.
„Benedictus qui venit in nomine Domini“ „Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur“
Anno A: Année A :
Léctio sancti Evangélii secúndum Matthǽum (21, 1-11)  
Cum appropinquássent Hierosólymis et veníssent Béthphage, ad montem Olivéti, tunc Iesus misit duos discípulos dicens eis: „Ite in castéllum, quod contra vos est, et statim inveniétis ásinam alligátam et pullum cum ea; sólvite et addúcite mihi. Et si quis vobis áliquid díxerit, dícite: ,Dóminus eos necessários habet‘, et conféstim dimíttet eos“. Hoc autem factum est, ut implerétur, quod dictum est per prophétam dicéntem: „Dícite fíliæ Sion: Ecce Rex tuus venit tibi, mansuétus et sedens super ásinam et super pullum fílium subiugális“. Eúntes autem discípuli fecérunt, sicut præcépit illis Iesus, et adduxérunt ásinam et pullum, et imposuérunt super eis vestiménta sua, et sedit super ea. Plúrima autem turba stravérunt vestiménta sua in via; álii autem cædébant ramos de arbóribus et sternébant in via. Turbæ autem, quæ præcedébant eum et quæ sequebántur, clamábant dicéntes: „Hosánna fílio David! Benedíctus, qui venit in nómine Dómini! Hosánna in altíssimis!“. Et cum intrásset Hierosólymam, commóta est univérsa cívitas dicens: „Quis est hic?“. Turbæ autem dicébant: „Hic est Iesus prophéta a Názareth Galilǽæ“.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi Christe.
Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, près de la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de Ses disciples, en leur disant: Allez au village qui est devant vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse liée, et son ânon avec elle; déliez-la et amenez-la Moi, et si quelqu'un vous dit quelque chose, dites que le Seigneur en a besoin, et aussitôt il les laissera emmener. Or tout cela s'est fait, afin que s'accomplît ce qui avait été dit par le prophète: Dites à la fille de Sion: voici que ton Roi vient à toi plein de douceur, monté sur une ânesse et sur l'ânon de celle qui porte le joug. Les disciples allèrent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent sur eux leurs vêtements et Le firent asseoir dessus. Or, une foule nombreuse étendit leurs vêtements sur le chemin; d'autres coupaient des branches d'arbres, et en jonchaient le chemin. Et les foules qui précédaient Jésus, et celles qui Le suivaient, criaient: Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux ! Et lorsqu'Il fut entré dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et disait: Quel est Celui-ci? Et le peuple disait: C'est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée.
 Anno B:  Année B :
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum (11, 1-10)  
Cum appropinquárent Hierosólymæ, Béthphage et Bethániæ ad montem Olivárum, mittit Iesus duos ex discípulis suis et ait illis: „Ite in castéllum, quod est contra vos, et statim introeúntes illud inveniétis pullum ligátum, super quem nemo adhuc hóminum sedit; sólvite illum et addúcite. Et si quis vobis díxerit: ,Quid fácitis hoc?‘, dícite: ,Dómino necessárius est, et contínuo illum remíttet íterum huc‘“. Et abeúntes invenérunt pullum ligátum ante iánuam foris in bívio et solvunt eum. Et quidam de illic stántibus dicébant illis: „Quid fácitis solvéntes pullum?“. Qui dixérunt eis, sicut díxerat Iesus; et dimisérunt eis. Et ducunt pullum ad Iesum et impónunt illi vestiménta sua; et sedit super eum. Et multi vestiménta sua stravérunt in via, álii autem frondes, quas excíderant in agris. Et qui præíbant et qui sequebántur, clamábant: „Hosánna! Benedíctus, qui venit in nómine Dómini! Benedíctum, quod venit regnum patris nostri David! Hosánna in excélsis!“.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi Christe.
Comme ils approchaient de Jérusalem et de Béthanie, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de Ses disciples, et Il leur dit: Allez au village qui est devant vous, et aussitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel nul homme ne s'est encore assis; déliez-le, et amenez-le. Et si quelqu'un vous dit: Que faites-vous? répondez: Le Seigneur en a besoin; et aussitôt on le laissera amener ici. Etant donc allés, ils trouvèrent l'ânon attaché dehors, devant une porte, entre deux chemins, et ils le délièrent. Quelques uns de ceux qui étaient là leur disaient: Que faites-vous? Pourquoi déliez-vous cet ânon? Ils leur répondirent comme Jésus le leur avait ordonné; et ils le leur laissèrent emmener. Ils amenèrent à Jésus l'ânon, sur lequel ils mirent leurs vêtements, et Il S'assit dessus. Beaucoup étendirent leurs vêtements sur le chemin; d'autres coupaient des branches d'arbres, et les jetaient sur le chemin. Et ceux qui marchaient devant, et ceux qui suivaient criaient, en disant: Hosanna! 1Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur! Béni soit le règne de notre père David, qui arrive! Hosanna au plus haut des Cieux!
Vel :
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (12, 12-16)
In illo témpore: Turba multa, quæ vénerat ad diem festum, cum audíssent quia venit Iesus Hierosólymam, accepérunt ramos palmárum et processérunt óbviam ei et clamábant: „Hosánna! Benedíctus, qui venit in nómine Dómini, et rex Israel!“. Invénit autem Iesus aséllum et sedit super eum, sicut scriptum est: „Noli timére, fília Sion. Ecce rex tuus venit sedens super pullum ásinæ“. Hæc non cognovérunt discípuli eius primum, sed quando glorificátus est Iesus, tunc recordáti sunt quia hæc erant scripta de eo, et hæc fecérunt ei.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi Christe.
En ce temps là : une foule nombreuse, qui était venu pour la fête, ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, prit des branches de palmier, et alla au-devant de Lui, en criant: Hosanna! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël! Jésus trouva un ânon, et S'assit dessus, ainsi qu'il est écrit: Ne crains point, fille de Sion; voici ton Roi, qui vient assis sur le petit d'une ânesse. Les disciples ne comprirent pas d'abord ces choses; mais, après que Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent alors qu'elles avaient été écrites à Son sujet, et qu'ils les Lui avaient faites.
 Anno C:  Année C :
 Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam (19, 28-40)  
In illo témpore: Præcedébat Iesus ascéndens Hierosólymam. Et factum est cum appropinquásset ad Béthphage et Bethániam, ad montem, qui vocátur Olivéti, misit duos discípulos suos dicens: „Ite in castéllum, quod contra est, in quod introeúntes inveniétis pullum ásinæ alligátum, cui nemo umquam hóminum sedit; sólvite illum, et addúcite. Et si quis vos interrogáverit: ,Quare sólvitis?‘, sic dicétis: ,Dóminus eum necessárium habet‘“. Abiérunt autem, qui missi erant, et invenérunt, sicut dixit illis. Solvéntibus autem illis pullum, dixérunt dómini eius ad illos: „Quid sólvitis pullum?“.At illi dixérunt: „Dóminus eum necessárium habet“. Et duxérunt illum ad Iesum; et iactántes vestiménta sua supra pullum imposuérunt Iesum. Eúnte autem illo, substernébant vestiménta sua in via. Et cum appropinquáret iam ad descénsum montis Olivéti, coepérunt omnis multitúdo discipulórum gaudéntes laudáre Deum voce magna super ómnibus, quas víderant, virtútibus, dicéntes: „Benedíctus, qui venit rex in nómine Dómini! Pax in cælo et glória in excélsis!“. Et quidam pharisæórum de turbis dixérunt ad illum: „Magíster, íncrepa discípulos tuos!“. Et respóndens dixit: „Dico vobis: Si hi tacúerint, lápides clamábunt!“.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi Christe.
En ce temps là : Jésus marchait devant eux, montant à Jérusalem. Et il arriva, lorsqu'Il approchait de Bethphagé et de Béthanie, près de la montagne appelée des Oliviers, qu'Il envoya deux de Ses disciples, en disant: Allez au village qui est en face; en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis; déliez-le, et amenez-le. Et si quelqu'un vous demande: Pourquoi le déliez-vous? vous lui répondrez: Parce que le Seigneur désire S'en servir. Ceux que étaient envoyés partirent donc et trouvèrent l'ânon, comme Il le leur avait dit. Et comme ils déliaient l'ânon, ses maîtres leur dirent: Pourquoi déliez-vous cet ânon? Ils répondirent: Parce que le Seigneur en a besoin. Et ils l'amenèrent à Jésus. Et jetant leurs vêtements sur l'ânon, ils y placèrent Jésus. Et tandis qu'Il avançait, le peuple étendit ses vêtements sur le chemin. Et lorsqu'Il approchait déjà de la descente de la montagne des Oliviers, toutes les foules des disciples, transportées de joie, se mirent à louer Dieu à haute voix pour toutes les merveilles qu'ils avaient vues, en disant: Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le Ciel, et gloire au plus haut des Cieux! Alors quelques-un des pharisiens, du milieu de la foule, Lui dirent: Maître, reprenez Vos disciples. Il leur répondit: Je vous dis, s'ils se taisent, les pierres crieront.
8. Post Evangelium, haberi potest brevis homilia. Ad inchoandam autem processionem, fieri potest a sacerdote vel a diacono vel a ministro laico monitio, his vel similibus verbis expressa: 8. Après l'évangile, on peut faire une brève homélie. Pour commencer la procession, on peut faire par le prêtre, le diacre, ou un ministre laïc une monition, de la façon suivante ou avec d'autres mots :
Imitémur, fratres caríssimi, turbas acclamántes Iesum, et procedámus in pace. Imitons, frères très chers, les foules acclamant Jésus, et avançons dans la paix. Et le chœur répond :
Vel: Ou :
Procedámus in pace. Avançons dans la paix.
Quo in casu omnes respondent: Dans ce cas tous répondent :
In nómine Christi. Amen. Au nom du Christ, Amen.
9. Et incipit, more solito, processio ad ecclesiam, ubi celebrabitur Missa. Præcedit, si thus adhibetur, thuriferarius cum thuribulo fumigante, deinde acolythus vel alius minister deferens crucem, ramis palmarum ornatam iuxta locorum consuetudines, medius inter duos ministros cum candelis accensis. Sequuntur diaconus, librum Evangeliorum deferens, sacerdos cum ministris, et, post eos, fideles omnes, ramos gestantes. Progrediente processione, cantantur a schola et populo cantus sequentes, vel alii cantus apti in honorem Christi Regis 9. Et la procession selon l'usage habituel, commence vers l'église où la messe sera célébrée. Si on utilise l'encens, le thuriféraire à l'encensoir fumant précède, suivi de l'acolyte ou d'un autre ministre qui porte la croix ornée de de rameaux et de palmes selon les usages du lieu, entre deux ministres aux cierges allumées. Suit le diacre portant le livre des Évangiles, le prêtre avec les ministres et, derrière eux, tous les fidèles, les rameaux en main. Pendant que d'avance la procession, la schola chante avec le peuple le chant suivant, ou d'autres chants appropriés en l'honneur du Christ Roi:
Antiphona 1 Antienne 1
Púeri Hebræórum, portántes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes et dicéntes: Hosánna in excélsis. Les enfants des Hébreux, portant des branches d’olivier, allaient au-devant du Seigneur en clamant et en disant : Hosanna au plus haut des cieux.
Quæ pro opportunitate repetitur inter strophas huius psalmi. Ce qu'on peut répéter, si c'est opportun, entre les strophes de ce psaume.
Psalmus 23 Psaume 23
Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo. Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum. Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, * le monde et tous ceux qui l'habitent. Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, * et qui l'a établi sur les fleuves.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius? Innocens mánibus et mundo corde, qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum. Qui montera sur la montagne du Seigneur? * ou qui se tiendra dans Son lieu saint? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, * qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo. Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, * et la miséricorde de Dieu, son Sauveur. Telle est la race de ceux qui Le cherchent, * de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob."
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in pr?lio. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, * et le roi de gloire entrera. Qui est ce roi de gloire? * C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ. Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, * et le roi de gloire entrera. Quel est ce roi de gloire? * Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Antiphona 2 Antienne 2
Púeri Hebræórum vestiménta prosternébant in via, et clamábant dicéntes: Hosánna fílio David; benedíctus, qui venit in nómine Dómini. Les enfants des Hébreux étendaient leurs vêtements sur le chemin ; ils criaient et disaient : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Psalmus 46 Psaume 46
Omnes gentes, pláudite mánibus, * iubiláte Deo in voce exsultatiónis, quóniam Dóminus Altíssimus, terríbilis, * rex magnus super omnem terram. Nations, frappez toutes des mains; * célébrez Dieu par des cris d'allégresse. Car le Seigneur est très haut et terrible, * Roi suprême sur toute la terre.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Subiécit pópulos nobis, * et gentes sub pédibus nostris. Elégit nobis hereditátem nostram, * glóriam Iacob, quem diléxit. Ascéndit Deus in iúbilo, * et Dóminus in voce tubæ. Il nous a assujetti les peuples, * et a mis les nations sous nos pieds. l nous a choisis pour Son héritage; * la beauté de Jacob qu'Il a aimée. Dieu est monté au milieu des cris de joie, * et le Seigneur au son de la trompette."
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Psállite Deo, psállite; * psállite regi nostro, psállite. Quóniam rex omnis terræ Deus, * psállite sapiénter. Chantez à notre Dieu, chantez; * chantez à notre Roi, chantez. Car Dieu est le Roi de toute la terre; * chantez avec sagesse.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Regnávit Deus super gentes, * Deus sedet super sedem sanctam suam. Príncipes populórum congregáti sunt cum pópulo Dei Abraham, quóniam Dei sunt scuta terræ: * veheménter elevátus est. Dieu régnera sur les nations; * Dieu est assis sur Son saint trône. Les princes des peuples se sont unis au Dieu d'Abraham; * car les dieux puissants de la terre ont été extraordinairement élevés.
(Repetitur antiphona) (on répète l'antienne)
Hymnus Hymne "Glória, laus et honor"
Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Israël es tu Rex, Davídis et ínclita proles, Nómine qui in Dómini, Rex benedícte, venis. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Coetus in excélsis te laudat caélicus omnis, Et mortális homo, et cuncta creáta simul. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Plebs Hebraéa tibi cum palmis óbvia venit ; Cum prece, voto, hymnis, ádsumus ecce tibi. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Hi tibi passúro solvébant múnia laudis ; Nos tibi regnánti pángimus ecce melos. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Hi placuére tibi, pláceat devótio nostra: Rex bone, Rex clemens, cui bona cuncta placent. Glória, laus et honor tibi sit, Rex Christe Redémptor, Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium. Gloire, louange et honneur à Toi, ô Christ, Roi rédempteur auquel un chœur de saints enfants chanta l'Hosanna vainqueur.

℟. Gloire, louange...

D'Israël Tu es le roi, de David le noble fils : Celui qui vient au nom du Seigneur, Toi notre Roi béni.

℟. Gloire, louange...

L'armée angélique Te célèbre au plus haut des cieux ; de même, l'homme mortel et toute la création Te loue.

℟. Gloire, louange...

Le peuple hébreu vient avec des palmes à Ta rencontre  avec vœux, prière et cantique, nous voici devant Toi.

℟. Gloire, louange...

Au seuil de Ta Passion, il proclame ta louange : voici pour Toi notre Roi, nos chants et nos hymnes.

℟. Gloire, louange...

Ces hymnes, Tu les acceptas ; agrée notre dévotion roi bon, roi clément qui accueille toute ferveur.

℟. Gloire, louange.
Responsorium
Répons
℟. Ingrediénte Dómino in sanctam civitátem, Hebraeórum púeri resurrectiónem Vitae pronuntiántes, * Cum ramis palmárum: « Hosánna, clamábant, in excélsis ». ℣. Cum audísset pópulus, quod Iesus veníret Ierosólymam, exiérunt óbviam ei * Cum ramis palmárum: « Hosánna, clamábant, in excélsis ». ℟. Comme le Seigneur entrait dans la ville sainte, les enfants des Hébreux annoncèrent la résurrection de Celui qui est la vie. Et, tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !
℣. Ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, le peuple sortit au-devant de Lui ; et tenant des rameaux de palmier, il criait : Hosanna au plus haut des cieux !
 Forma secunda: Introitus sollemnis  Deuxième forme : Entrée solennelle
12. Ubi processio extra ecclesiam fieri nequit, ingressus Domini celebratur intra ecclesiam per introitum sollemnem ante Missam principalem.
13. Fideles congregantur vel ante portam ecclesiæ vel in ipsa ecclesia, ramos in manibus tenentes. Sacerdos et ministri et aliqua deputatio fidelium accedunt ad locum aptum ecclesiæ, extra presbyterium, ubi saltem maior pars fidelium ritum conspicere possit.
14. Dum sacerdos ad locum dictum accedit, cantatur antiphona Hosánna vel alius cantus idoneus. Fit deinde benedictio ramorum et proclamatio Evangelii ingressus Domini in Ierusalem, ut supra (nn. 5- 7). Post Evangelium sacerdos procedit sollemniter cum ministris et deputatione fidelium per ecclesiam ad presbyterium, dum cantatur responsorium Ingrediénte Dómino (n. 10) vel alius cantus aptus.
15. Cum autem ad altare pervenerit, sacerdos illud veneratur. Deinde pergit ad sedem et, omissis ritibus initialibus Missæ, et, pro opportunitate, Kýrie, dicit collectam Missæ, quæ deinde prosequitur more solito.
12. Lorsqu'il n'est pas possible de faire la procession à l'extérieur de l'église, l'entrée du Seigneur est célébrée à l'intérieur de l'église, au moyen d'une entrée solennelle avant la messe principale.
13. Les fidèles se rassemblent à la porte de l'église ou dans l'église elle-même, tenant les rameaux entre leurs mains. Le prêtre, les ministres et quelques fidèles députés se rendent dans un endroit approprié de l'église, à l'extérieur du sanctuaire, où la plupart des fidèles peuvent voir le rite.
14. Pendant que le prêtre se rend à l'endroit indiqué, l'antienne est chantée: Hosanna ou un autre chant approprié. À cet endroit, les rameaux sont bénis et l'évangile de l'entrée du Seigneur à Jérusalem est proclamé, comme indiqué ci-dessus (nn 5-7). Après l'Evangile, le prêtre avec les ministres et certains des fidèles s'avancent vers le sanctuaire dans l'église; pendant ce temps, le répons Ingrediénte Dómino (n. 10) est chanté, ou un autre chant approprié.
15. Une fois arrivé à l'autel, le prêtre le vénère. Ensuite ils se rend au siège et, omettant les rites initiaux de la messe et, si c'est opportun, le Kyrie, dit la prière de la collecte. Puis la messe continue à la manière habituelle.
Forma tertia: Introitus simplex Troisième forme : Entrée simple
16. In omnibus aliis Missis huius dominicæ in quibus non habetur introitus sollemnis, fit memoria ingressus Domini in Ierusalem per introitum simplicem.
17. Dum sacerdos pergit ad altare, cantatur antiphona ad introitum cum psalmo (n.18) vel alius cantus de eodem argumento. Sacerdos, postquam ad altare pervenerit, illud veneratur et pergit ad sedem. Post crucis signum salutat populum; deinde Missam prosequitur more solito.
In aliis Missis, in quibus fieri non potest cantus ad introitum, sacerdos, statim ac ad altare pervenerit et illud est veneratus, salutat populum, legit antiphonam ad introitum et Missam prosequitur more solito.
16. Lors de toutes les autres messes de ce dimanche où l'entrée solennelle n'est pas faite, on fait mémoire de l'entrée du Seigneur à Jérusalem par l'entrée simple.
17. Pendant que le prêtre se rend à l'autel, l'hymne d'entrée est chanté avec le psaume (n. 18), ou un autre chant du même argument. Le prêtre, arrivé à l'autel, le vénère et se rend au siège. Après avoir fait le signe de la croix, il salue le peuple et la messe continue à la manière habituelle.
Dans d'autres messes, où il n'est pas possible de chanter une antienne d'entrée, le prêtre, immédiatement après être arrivé à l'autel et le vénérer, salue le peuple, lit l'antienne d'entrée et continue la messe comme d'habitude.
18. Ant. ad introitum Cf. Io 12, 1.12-13; Ps 23, 9-10 18. Ant. à l'introït
Ante sex dies sollémnis Paschæ, quando venit Dóminus in civitátem Ierúsalem, occurrérunt ei púeri et in mánibus portábant ramos palmárum et clamábant voce magna, dicéntes:
* Hosánna in excélsis: Benedíctus, qui venísti in multitúdine misericórdiæ tuæ.
Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
* Hosánna in excélsis: Benedíctus, qui venísti in multitúdine misericórdiæ tuæ.
Six jours avant la Pâque, lorsque Jésus venait à Jérusalem, des enfants accoururent à Lui et prirent des branches de palmier, en criant:
* Hosanna dans les cieux : Béni soit Celui qui est venu dans l'abondance de Tes miséricordes.
Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quel est ce roi de gloire? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
* Hosanna dans les cieux : Béni soit Celui qui est venu dans l'abondance de Tes miséricordes.
AD MISSAM A LA MESSE
19. Post processionem vel introitum sollemnem sacerdos Missam incipit a collecta. 19. Après la procession ou l'entrée solennelle, le prêtre commence à partir de la collecte.
Lectio I Ière lecture
Léctio libri Isaíæ prophétæ (50, 4-7)
Dóminus Deus dedit mihi linguam erudítam, ut sciam sustentáre eum, qui lassus est, verbo; éxcitat mane, mane éxcitat mihi aurem, ut áudiam quasi discípulus. Dóminus Deus apéruit mihi aurem; ego autem non rebellávi, retrórsum non ábii. Dorsum meum dedi percutiéntibus et genas meas velléntibus: fáciem meam non avérti ab increpatiónibus et sputis. Dóminus Deus auxiliátor meus; ídeo non sum confúsus, ídeo pósui fáciem meam ut petram duríssimam et scio quóniam non confúndar. Le Seigneur Dieu M'a donné une langue savante, afin que Je puisse soutenir par la parole celui qui est abattu. Il éveille le matin, le matin il éveille Mon oreille, afin que Je L'écoute comme un maître. Le Seigneur Dieu M'a ouvert l'oreille, et Je ne Le contredis pas; Je ne Me suis point retiré en arrière. J'ai abandonné Mon corps a ceux qui Me frappaient, et Mes joues à ceux qui M'arrachaient la barbe; Je n'ai pas détourné Mon visage de ceux qui Me couvraient d'injures et de crachats. Le Seigneur Dieu est Mon protecteur; c'est pourquoi Je n'ai pas été confondu; c'est pourquoi J'ai rendu Mon visage semblable à une pierre très dure, et Je sais que Je ne serai pas confondu.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Tractus Trait
Ps. 21, 2-9, 18, 19, 22, 24 et 32
Deus, Deus meus, réspice in me: quare me dereliquísti ?
℣. Longe a salúte mea verba delictórum meórum.
℣. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies: in nocte, et non ad insipiéntiam mihi.
℣. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël.
℣. In te speravérunt patres nostri: speravérunt, et liberásti eos.
℣. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt: in te speravérunt, et non sunt confúsi.
℣. Ego autem sum vermis, et non homo: oppróbrium hóminum et abiéctio plebis.
℣. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me: locúti sunt lábiis, et movérunt caput.
℣. Sperávit in Dómino, erípiat eum: salvum fáciat eum, quóniam vult eum.
℣. Ipsi vero consideravérunt, et inspexérunt me: divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem.
℣. Líbera me de ore leónis: et a córnibus unicórnium humilitátem meam.
℣. Qui timétis Dóminum, laudáte eum: univérsum semen Iacob, magnificáte eum.
℣. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra: et annuntiábunt caeli iustítiam eius.
℣. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus.
Mon Dieu, mon Dieu, tourne vers moi Ton regard, pourquoi m'as-Tu abandonné ?
℣. La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
℣. Mon Dieu, je crie pendant le jour et Tu ne m’écoutes pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement.
℣. Pourtant Tu habites dans Ton sanctuaire et vers Toi montent les louanges d’Israël.
℣. Nos pères ont espéré en Toi et Tu les as délivrés.
℣. Ils ont mis en Toi leur confiance et ils n’ont pas été trompés.
℣. Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple.
℣. Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant
℣. « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’Il le sauve, puisqu’Il l’aime. »
℣. Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
℣. « Seigneur, délivre-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. »
℣. Vous qui craignez le Seigneur, louez-Le, vous tous, descendants de Jacob, chantez Ses louanges.
℣. On parlera du Seigneur à la génération future. Ils viendront et ils annonceront ce qu’Il a accompli.
℣. Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’Il a fait.
Lectio II IIème lecture
Léctio Epístolæ beáti Pauli apóstoli ad Philippénses (2, 6-11)
Christus Iésus: qui cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se aequálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus obóediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iésu omne genu flectátur caeléstium et terréstrium et infernórum, et omnis lingua confiteátur " Dóminus Iésus Christus! ", in glóriam Dei Patris Jésus-Christ, Lui qui, existant en forme de Dieu, n’a pas cru que ce fût pour Lui une usurpation d’être égal à Dieu ; mais Il s’est anéanti Lui-même, en prenant la forme d’un esclave, en devenant semblable aux hommes, et en se montrant sous l’apparence d’un homme. Il S’est humilié Lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté, et Lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias. Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Graduale Graduel
Phil. 2, 8-9 Phil. 2, 8-9
℟. Christus factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem crucis. ℣. Propter quod et Deus exaltávit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen. ℟. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. ℣. C'est pourquoi Dieu L'a élevé, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom.
Pássio Dómini nostri lesu Christi secúndum Marcum (4,1-15,47)
 Erat Pascha et Ázyma post bíduum. Et quaerébant summi sacerdótes et scribae, quómodo eum dolo tenérent et occíderent; dicébant enim: " Non in die festo, ne forte tumúltus fíeret pópuli ". Et cum esset Bethániae in domo Simónis leprósi et recúmberet, venit múlier habens alabástrum unguénti nardi puri pretiósi; fracto alabástro, effúdit super caput eíus.  Erant autem quidam indígne feréntes intra semetípsos: " Ut quid perdítio ista unguénti facta est? Póterat enim unguéntum istud veníri plus quam trecéntis denáriis et dari paupéribus ". Et fremébant in eam. Iésus autem dixit: " Sínite eam; quid illi molésti estis? Bonum opus operáta est in me. Semper enim páuperes habétis vobíscum et, cum voluéritis, potéstis illis bene fácere; me autem non semper habétis. Quod hábuit, operáta est: praevénit úngere corpus meum in sepultúram. Amen autem dico vobis: Ubicúmque praedicátum fúerit evangélium in univérsum mundum, et, quod fecit haec, narrábitur in memóriam eíus ". Et Iúdas Iscárioth, unus de Duódecim, ábiit ad summos sacerdótes, ut próderet eum illis.  Qui audiéntes gavísi sunt et promisérunt ei pecúniam se datúros. Et quaerébat quómodo illum opportúne tráderet. Et primo die Azymórum, quando Pascha immolábant, dicunt ei discípuli eíus: " Quo vis eámus et parémus, ut mandúces Pascha? ". Et mittit duos ex discípulis suis et dicit eis: " Ite in civitátem, et occúrret vobis homo lagóenam aquae baíulans; sequímini eum  et, quocúmque introíerit, dícite dómino domus: "Magíster dicit: Ubi est reféctio mea, ubi Pascha cum discípulis meis mandúcem?". Et ipse vobis demonstrábit cenáculum grande stratum parátum; et illic paráte nobis ". Et abiérunt discípuli et venérunt in civitátem et invenérunt, sicut díxerat illis, et paravérunt Pascha.  Et véspere facto, venit cum Duódecim.  Et discumbéntibus eis et manducántibus, ait Iésus: " Amen dico vobis: Unus ex vobis me tradet, qui mandúcat mecum ".  Coepérunt contristári et dícere ei singillátim: " Numquid ego? ". Qui ait illis: " Unus ex Duódecim, qui intíngit mecum in cátino. Nam Fílius quidem hóminis vadit, sicut scriptum est de eo. Vae autem hómini illi, per quem Fílius hóminis tráditur! Bonum est ei, si non esset natus homo ille ". Et manducántibus illis, accépit panem et benedícens fregit et dedit eis et ait: " Súmite: hoc est corpus meum ". Et accépto cálice, grátias agens dedit eis; et bibérunt ex illo omnes. Et ait illis: " Hic est sanguis meus novi testaménti, qui pro multis effúnditur. Amen dico vobis: Iam non bibam de genímine vitis usque in diem illum, cum illud bibam novum in regno Dei ". Et hymno dicto, exiérunt in montem Olivárum. Et ait eis Iésus: " Omnes scandalizabímini, quia scriptum est: "Percútiam pastórem, et dispergéntur oves". Sed posteáquam resurréxero, praecédam vos in Galilǽam ". Petrus autem ait ei: " Et si omnes scandalizáti fúerint, sed non ego ". Et ait illi Iésus: " Amen dico tibi: Tu hódie, in nocte hac, priúsquam bis gallus vocem déderit, ter me es negatúrus ". At ille ámplius loquebátur: " Et si oportúerit me commóri tibi, non te negábo ". Simíliter autem et omnes dicébant. Et véniunt in prǽdium, cui nomen Gethsémani; et ait discípulis suis: " Sedéte hic, donec orem ". Et assúmit Petrum et Iacóbum et Ioánnem secum et coepit pavére et taedére; et ait illis: " Tristis est ánima mea usque ad mortem; sustinéte hic et vigiláte ". Et cum processísset páululum, procidébat super terram et orábat, ut, si fíeri posset, transíret ab eo hora; et dicébat: " Abba, Pater! Ómnia tibi possibília sunt. Transfer cálicem hunc a me; sed non quod ego volo, sed quod tu ". Et venit et invénit eos dormiéntes; et ait Petro: " Simon, dormis? Non potuísti una hora vigiláre? Vigiláte et oráte, ut non intrétis in tentatiónem; spíritus quidem promptus, caro vero infírma ". Et íterum ábiens orávit, eúndem sermónem dicens. Et véniens dénuo invénit eos dormiéntes; erant enim óculi illórum ingraváti, et ignorábant quid respondérent ei. Et venit tértio et ait illis: " Dormíte iam et requiéscite? Súfficit, venit hora: ecce tráditur Fílius hóminis in manus peccatórum. Súrgite, eámus; ecce, qui me tradit, prope est ". Et conféstim, adhuc eo loquénte, venit Iúdas unus ex Duódecim, et cum illo turba cum gládiis et lignis a summis sacerdótibus et scribis et senióribus. Déderat autem tráditor eíus signum eis dicens: " Quemcúmque osculátus fúero, ipse est; tenéte eum et dúcite caute ". Et cum venísset, statim accédens ad eum ait: " Rabbi "; et osculátus est eum. At illi manus iniecérunt in eum et tenuérunt eum. Unus autem quidam de circumstántibus edúcens gládium percússit servum summi sacerdótis et amputávit illi aurículam. Et respóndens Iésus ait illis: " Tamquam ad latrónem exístis cum gládiis et lignis comprehéndere me? Cotídie eram apud vos in templo docens, et non me tenuístis; sed adimpleántur Scriptúrae ". Et relinquéntes eum omnes fugérunt. Et aduléscens quidam sequebátur eum amíctus síndone super nudo, et tenent eum; at ille, reiécta síndone, nudus profúgit. Et adduxérunt Iésum ad summum sacerdótem; et convéniunt omnes summi sacerdótes et senióres et scribae. Et Petrus a longe secútus est eum usque intro in átrium summi sacerdótis et sedébat cum minístris et calefaciébat se ad ignem. Summi vero sacerdótes et omne concílium quaerébant advérsus Iésum testimónium, ut eum morte affícerent, nec inveniébant. Multi enim testimónium falsum dicébant advérsus eum, et conveniéntia testimónia non erant. Et quidam surgéntes falsum testimónium ferébant advérsus eum dicéntes: " Nos audívimus eum dicéntem: "Ego dissólvam templum hoc manu factum et intra tríduum áliud non manu factum aedificábo" ". Et ne ita quidem convéniens erat testimónium illórum. Et exsúrgens summus sacérdos in médium interrogávit Iésum dicens: " Non respóndes quidquam ad ea, quae isti testántur advérsum te? ". Ille autem tacébat et nihil respóndit. Rursum summus sacérdos interrogábat eum et dicit ei: " Tu es Christus fílius Benedícti? ". Iésus autem dixit: " Ego sum, et vidébitis Fílium hóminis a dextris sedéntem Virtútis et veniéntem cum núbibus caeli ". Summus autem sacérdos scindens vestiménta sua ait: " Quid adhuc necessárii sunt nobis testes? Audístis blasphémiam. Quid vobis vidétur? ". Qui omnes condemnavérunt eum esse reum mortis. Et coepérunt quidam conspúere eum et veláre fáciem eíus et cólaphis eum cǽdere et dícere ei: " Prophetíza "; et minístri álapis eum caedébant. Et cum esset Petrus in átrio deórsum, venit una ex ancíllis summi sacerdótis et, cum vidísset Petrum calefaciéntem se, aspíciens illum ait: " Et tu cum hoc Nazaréno, Iésu, eras! ". At ille negávit dicens: " Neque scio neque novi quid tu dicas! ". Et éxiit foras ante átrium, et gallus cantávit. Et ancílla, cum vidísset illum, rursus coepit dícere circumstántibus: " Hic ex illis est! ". At ille íterum negábat. Et post pusíllum rursus, qui astábant, dicébant Petro: " Vere ex illis es, nam et Galilǽus es ". Ille autem coepit anathematizáre et iuráre: " Néscio hóminem istum, quem dícitis! ". Et statim íterum gallus cantávit; et recordátus est Petrus verbi, sicut díxerat ei Iésus: " Priúsquam gallus cantet bis, ter me negábis ". Et coepit flere. Et conféstim mane consílium faciéntes summi sacerdótes cum senióribus et scribis, id est univérsum concílium, vinciéntes Iésum duxérunt et tradidérunt Piláto.  Et interrogávit eum Pilátus: " Tu es rex Iudaeórum? ". At ille respóndens ait illi: " Tu dicis ". Et accusábant eum summi sacerdótes in multis.  Pilátus autem rursum interrogábat eum dicens: " Non respóndes quidquam? Vide in quantis te accúsant ".  Iésus autem ámplius nihil respóndit, ita ut mirarétur Pilátus.  Per diem autem festum dimíttere solébat illis unum ex vinctis, quem péterent.  Erat autem qui dicebátur Barábbas, vinctus cum seditiósis, qui in seditióne fécerant homicídium.  Et cum ascendísset turba, coepit rogáre, sicut faciébat illis. Pilátus autem respóndit eis et dixit: " Vultis dimíttam vobis regem Iudaeórum? ". Sciébat enim quod per invídiam tradidíssent eum summi sacerdótes. Pontífices autem concitavérunt turbam, ut magis Barábbam dimítteret eis. Pilátus autem íterum respóndens aiébat illis: " Quid ergo vultis fáciam regi Iudaeórum? ". At illi íterum clamavérunt: " Crucifíge eum! ". Pilátus vero dicébat eis: " Quid enim mali fecit? ". At illi magis clamavérunt: " Crucifíge eum! ". Pilátus autem, volens pópulo satisfácere, dimísit illis Barábbam et trádidit Iésum flagéllis caesum, ut crucifigerétur. Mílites autem duxérunt eum intro in átrium, quod est praetórium, et cónvocant totam cohórtem. Et índuunt eum púrpuram et impónunt ei plecténtes spíneam corónam; et coepérunt salutáre eum: " Ave, rex Iudaeórum! ", et percutiébant caput eíus arúndine et conspuébant eum et ponéntes génua adorábant eum. Et postquam illusérunt ei, exuérunt illum púrpuram et induérunt eum vestiméntis suis. Et edúcunt illum, ut crucifígerent eum. Et angáriant praetereúntem quémpiam Simónem Cyrenǽum veniéntem de villa, patrem Alexándri et Rufi, ut tólleret crucem eíus. Et perdúcunt illum in Gólgotha locum, quod est interpretátum Calváriae locus. Et dabant ei myrrhátum vinum; ille autem non accépit. Et crucifígunt eum et dívidunt vestiménta eíus, mitténtes sortem super eis, quis quid tólleret. Erat autem hora tértia, et crucifixérunt eum. Et erat títulus causae eíus inscríptus: " Rex Iudaeórum ". Et cum eo crucifígunt duos latrónes, unum a dextris et álium a sinístris eíus.Et impléta est Scriptúra, quæ dicit : Et cum iníquis reputátus est. Et praetereúntes blasphemábant eum movéntes cápita sua et dicéntes: " Vah, qui déstruit templum et in tribus diébus aedíficat;  salvum fac temetípsum descéndens de cruce! ". Simíliter et summi sacerdótes ludéntes ad altérutrum cum scribis dicébant: " Álios salvos fecit, seípsum non potest salvum fácere. Christus rex Israel descéndat nunc de cruce, ut videámus et credámus ". Étiam qui cum eo crucifíxi erant, conviciabántur ei. Et, facta hora sexta, ténebrae factae sunt per totam terram usque in horam nonam. Et hora nona exclamávit Iésus voce magna: " Héloi, Héloi, lema sabactháni? ", quod est interpretátum: " Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquísti me? ".  Et quidam de circumstántibus audiéntes dicébant: " Ecce, Elíam vocat ". Currens autem unus et implens spóngiam acéto circumponénsque cálamo potum dabat ei dicens: " Sínite, videámus, si véniat Elías ad deponéndum eum ". Iésus autem, emíssa voce magna, exspirávit. Or, deux jours après, c'étaient la Pâque et les Azymes, et les princes des prêtres et les scribes cherchaient comment ils se saisiraient de Jésus par ruse, et Le feraient mourir. Mais ils disaient: Que ce ne soit pas le jour de la fête, de peur qu'il ne s'élève quelque tumulte parmi le peuple. Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, et qu'Il était à table, une femme entra, portant un vase d'albâtre plein d'un parfum précieux, de nard d'épi, et ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. Or il y en avait là quelques-uns qui s'indignèrent en eux-mêmes, et qui disaient: A quoi bon perdre ainsi ce parfum? Car on pouvait vendre ce parfum plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s'irritaient contre elle. Mais Jésus dit: Laissez-la; pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne oeuvre à Mon égard. Car vous avez toujours des pauvres avec vous, et quand vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien; mais Moi, vous ne M'aurez pas toujours. Ce qu'elle a pu, elle l'a fait; elle a d'avance embaumé Mon corps pour la sépulture. En vérité, Je vous le dis, partout où sera prêché cet Evangile, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait. Alors Judas Iscariote, l'un des douze, s'en alla vers les princes des prêtres, pour leur livrer Jésus. Après l'avoir entendu, ils se réjouirent, et promirent de lui donner de l'argent. Et il cherchait une occasion favorable pour Le livrer. Le premier jour des Azymes, où on immolait la pâque, les disciples Lui dirent: Où veux-Tu que nous allions Te préparer ce qu'il faut pour manger la pâque? Et Il envoya deux de Ses disciples, et leur dit: Allez à la ville, et vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau; suivez-le, et en quelque lieu qu'il entre, dites au maître de la maison: Le Maître dit: Où est le lieu où Je pourrai manger la pâque avec Mes disciples? Et il vous montrera une grande chambre haute, toute meublée; là faites-nous les préparatifs. Ses disciples s'en allèrent donc et vinrent dans la ville; et ils trouvèrent les choses comme Il le leur avait dit, et ils préparèrent la pâque. Le soir étant venu, Il Se rendit là avec les douze. Et tandis qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit: En vérité, Je vous le dis: l'un de vous qui mange avec Moi Me trahira. ls commencèrent à s'attrister, et à Lui dire l'un après l'autre: Est-ce moi? Il leur répondit: C'est l'un des douze, qui met avec Moi la main au plat. Pour le Fils de l'homme, Il S'en va selon ce qui a été écrit de Lui; mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme sera trahi! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né. Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, et l'ayant béni, Il le rompit et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est Mon corps. Et ayant pris le calice et rendu grâces, Il le leur donna, et ils en burent tous. Et Il leur dit: Ceci est Mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour un grand nombre. En vérité, Je vous le dis, désormais Je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'au jour où J'en boirai du nouveau dans le royaume de Dieu. Et après avoir dit l'hymne, ils s'en allèrent à la montagne des Oliviers. Et Jésus leur dit: Vous serez tous scandalisés cette nuit à Mon sujet, car il est écrit: Je frapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées. Mais, après que Je serai ressuscité, Je vous précéderai en Galilée. Or Pierre lui dit: Quand tous seraient scandalisés à Votre sujet, je ne le serai pas. Et Jésus lui dit: En vérité, Je te le dis, aujourd'hui, pendant cette nuit, avant que le coq ait chanté deux fois, tu Me renieras trois fois. Mais Pierre insistait encore davantage: Quand il me faudrait mourir avec Toi, je ne Te renierai pas. Et tous disaient la même chose. Ils allèrent ensuite dans une propriété appelée Gethsémani. Et Il dit à Ses disciples: Asseyez-vous ici, pendant que Je prierai. Et Il prit avec Lui Pierre, Jacques et Jean, et Il commença à être saisi de frayeur et d'angoisse. Et Il leur dit: Mon âme est triste jusqu'à la mort; demeurez ici, et veillez. Et S'étant avancé un peu, Il Se prosterna contre terre, et Il priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloignât de Lui. Et Il dit: Abba, Père, tout T'est possible; transporte ce calice loin de Moi; toutefois, non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux. Il vint vers les disciples, et Il les trouva endormis. Et il dit à Pierre: Simon, tu dors? Tu n'as pas pu veiller une heure? Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est prompt, mais la chair est faible. Et, S'en allant de nouveau, Il pria, redisant les mêmes paroles. Et étant venu, Il les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis de sommeil, et ils ne savaient que Lui répondre. Il revint pour la troisième fois, et Il leur dit: Dormez maintenant et reposez-vous. C'est assez, l'heure est venue; voici que le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons; voici que celui qui Me livrera est proche. Et comme Il parlait encore, Judas Iscariote, l'un des douze, vint, et avec lui une grande foule, armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, et les scribes, et les anciens. Or celui qui Le trahissait leur avait donné ce signal, en disant: Celui que je baiserai, c'est Lui; saisissez-Le, et emmenez-Le avec précaution. Etant donc arrivé, il s'approcha aussitôt de Jésus, et dit: Maître, je Te salue. Et il Le baisa. Alors ils mirent les mains sur Jésus, et Le saisirent. Un de ceux qui étaient présents, tirant son épée, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui coupa l'oreille. Jésus, prenant la parole, leur dit: Vous êtes venus, comme contre un voleur, armés d'épées et de bâtons, pour Me prendre. Tous les jours J'étais au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne M'avez point arrêté; mais c'est pour que les Ecritures soient accomplies. Alors Ses disciples, L'abandonnant, s'enfuirent tous. Cependant un jeune homme Le suivait, couvert seulement d'un drap, et ils le saisirent. Mais lui, rejetant le drap, s'enfuit nu de leurs mains. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, où s'assemblèrent tous les prêtres, les scribes et les anciens. Pierre Le suivit de loin, jusque dans la cour du grand prêtre, et il s'assit auprès du feu avec les serviteurs, et il se chauffait. Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour Le faire mourir; et ils n'en trouvaient point. Car beaucoup rendaient de faux témoignages contre Lui; mais les témoignages ne s'accordaient pas. Quelques-uns, se levant, portèrent un faux témoignage contre Lui, en disant: Nous L'avons entendu dire: Je détruirai ce temple, fait de main d'homme, et en trois jours J'en bâtirai un autre, qui ne sera pas fait de main d'homme. Mais leur témoignage ne concordait pas. Alors le grand prêtre, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus, en disant: Tu ne réponds rien à ce que ces hommes déposent contre Toi? Mais Jésus Se taisait, et Il ne répondit rien. Le grand prêtre L'interrogea de nouveau, et Lui dit: Es-Tu le Christ, le Fils du Dieu béni? Jésus lui répondit: Je le suis; et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le grand prêtre, déchirant ses vêtements, dit: Qu'avons-nous encore besoin de témoins? Vous avez entendu le blasphème; que vous en semble? Tous Le condamnèrent comme méritant la mort. Alors quelques-uns commencèrent à cracher sur Lui, et à Lui voiler le visage, et à Le frapper à coups de poing, et à Lui dire: Prophétise. Et les valets Le meurtrissaient de soufflets. Tandis que Pierre était en bas dans la cour, une des servantes du grand prêtre survint; et ayant vu Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et dit: Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth. Mais il le nia, en disant: Je ne sais pas et je ne comprends pas ce que tu dis. Et il sortit dehors, devant la cour, et le coq chanta. La servante, l'ayant vu de nouveau, se mit à dire à ceux qui étaient présents: Celui-ci est un d'entre eux. Mais il le nia de nouveau. Et peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre: Certainement tu es un d'entre eux, car tu es aussi Galiléen. Il se mit alors à faire des imprécations, et à dire avec serment: Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. Et aussitôt le coq chanta de nouveau. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite: Avant que le coq chante deux fois, tu Me renieras trois fois. Et il se mit à pleurer. Dès le matin, les princes des prêtres, ayant délibéré avec les anciens, et les scribes, et tout le conseil, lièrent Jésus, L'emmenèrent, et Le livrèrent à Pilate. Et Pilate L'interrogea: Es-Tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis. Les princes des prêtres L'accusèrent de beaucoup de choses. Pilate L'interrogea de nouveau, en disant: Tu ne réponds rien? Vois de combien de choses ils T'accusent. Mais Jésus ne répondit plus rien, de sorte que Pilate était étonné. Or, le jour de la fête, il avait coutume de leur délivrer un des prisonniers, celui qu'ils demandaient. Il y en avait un, nommé Barabbas, qui avait été emprisonné avec des séditieux, pour un meutre qu'il avait commis dans une émeute. La foule, étant montée, se mit à réclamer ce qu'il leur accordait toujours. Pilate leur répondit, et dit: Voulez-vous que je vous délivre le Roi des Juifs? Car il savait que c'était par envie que les princes des prêtres L'avaient livré. Mais les pontifes excitèrent la foule à demander qu'il délivrât plutôt Barabbas. Pilate, prenant de nouveau la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse du Roi des Juifs? Mais ils crièrent de nouveau: crucifie-Le. Pilate, cependant, leur disait: Mais quel mal a-t-Il fait? Et ils criaient encore plus fort: Crucifie-Le. Pilate, voulant satisfaire le peuple, leur remit Barabbas, et après avoir fait flagellé Jésus, il Le livra pour être crucifié. Alors les soldats Le conduisirent dans la cour du prétoire; puis ils rassemblent toute la cohorte. Ils Le revêtent de pourpre, et Lui mettent sur la tête une couronne d'épines qu'ils avaient tressée. Ils se mirent ensuite à Le saluer: Salut, Roi des Juifs. Ils Lui frappaient la tête avec un roseau, et crachaient sur Lui, et fléchissant les genoux, ils L'adoraient. Après s'être moqués de Lui, ils Lui ôtèrent la pourpre, et Lui remirent ses vêtements; puis ils L'emmenèrent pour Le crucifier. Et ils contraignirent un certain Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus, qui passait par là en revenant des champs, de porter la croix de Jésus. Ils Le conduisirent ainsi au lieu appelé Golgotha; ce qui signifie: lieu du Calvaire. Et ils Lui donnaient à boire du vin mêlé de myrrhe; mais Il n'en prit pas. Après L'avoir crucifié, ils partagèrent Ses vêtements, tirant au sort ce que chacun en apporterait. C'était la troisième heure quand ils Le crucifièrent. Et l'inscription qui indiquait la cause de Sa condamnation portait: Le Roi des Juifs. Ils crucifièrent avec Lui deux voleurs, l'un à Sa droite, et l'autre à Sa gauche. Ainsi fut accomplie cette parole de l'Ecriture: Il a été rangé parmi les criminels. Les passants Le blasphémaient, branlant la tête, et disant: Eh! Toi qui détruis le temple de Dieu et qui le rebâtis en trois jours, sauve-Toi Toi-même, en descendant de la croix. Pareillement, les princes des prêtres, se moquant de Lui avec les scribes, se disaient l'un à l'autre: Il a sauvé les autres; et Il ne peut Se sauver Lui-même. Que le Christ, le Roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux qui avaient été crucifiés avec Lui L'insultaient aussi. La sixième heure étant venue, les ténèbres couvrirent toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus poussa un grand cri, en disant: Eloï, Eloï, lamma sabacthani? Ce qui signifie: Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M'as-Tu abandonné? Quelques-uns de ceux qui étaient présents, L'ayant entendu, disaient: Voici qu'Il appelle Elie. Et l'un d'eux courut, et remplit une éponge de vinaigre; et l'ayant mise au bout d'un roseau, il Lui présentait à boire, en disant: Laissez; voyons si Elie viendra Le détacher. Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira.
Hic genuflectitur, et pausatur aliquantulum . Ici, on génuflecte, et on fait une petite pause.
Et velum templi scissum est in duo a sursum usque deórsum. Videns autem centúrio, qui ex advérso stabat, quia sic clamans exspirásset, ait: " Vere homo hic Fílius Dei erat ". Erant autem et mulíeres de longe aspiciéntes, inter quas et María Magdaléne et María Iacóbi minóris et Iosétis mater et Salóme, quae, cum esset in Galilǽa, sequebántur eum et ministrábant ei, et áliae multae, quae simul cum eo ascénderant Hierosólymam. Et cum iam sero esset factum, quia erat Parascéve, quod est ante sábbatum, venit Ióseph ab Arimathǽa nóbilis decúrio, qui et ipse erat exspéctans regnum Dei, et audácter introívit ad Pilátum et pétiit corpus Iésu. Pilátus autem mirátus est si iam obísset, et, accersíto centurióne, interrogávit eum si iam mórtuus esset,  et, cum cognovísset a centurióne, donávit corpus Ióseph. Is autem mercátus síndonem et depónens eum invólvit síndone et pósuit eum in monuménto, quod erat excísum de petra, et advólvit lápidem ad óstium monuménti.  María autem Magdaléne et María Iosétis aspiciébant, ubi pósitus esset. Alors le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. Et le centurion qui était en face de Jésus, voyant qu'Il avait expiré en poussant ce grand cri, dit: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Il y avait là aussi des femmes qui regardaient de loin; parmi elles étaient Marie-Madeleine, et Marie, Mère de Jacques le Mineur et de Joseph, et Salomé, qui Le suivaient et Le servaient lorsqu'Il était en Galilée; et beaucoup d'autres encore, qui étaient montées avec Lui à Jérusalem. Le soir étant déjà venu, comme c'était la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat, Joseph d'Arimathie, membre distingué du conseil, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu, vint et entra hardiment chez Pilate, et demanda le corps de Jésus. Pilate s'étonna qu'Il fût mort si tôt; et ayant fait venir le centurion, il lui demanda s'Il était déjà mort. Et lorsqu'il s'en fut assuré par le centurion, il donna le corps à Joseph. Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, L'enveloppa dans le linceul, et Le déposa dans un sépulcre qui était taillé dans le roc; puis il roula une pierre à l'entrée du sépulcre. Cependant Marie-Madeleine, et Marie, mère de Joseph, regardaient où on Le mettait.
Offertorium
Offertoire
Ps. 68, 21-22
Impropérium exspectávit cor meum, et misériam: et sustínui qui simul mecum contristarétur, et non fuit: consolántem me quaesívi, et non invéni: et dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto. Mon cœur s’est attendu aux outrages et à la misère j’ai cherché quelqu’un qui s’affligeât avec moi et personne n’est venu ; quelqu’un qui me consolât, et je ne l’ai point trouvé.
Super oblataPrière sur les oblats
Stans postea in medio altaris, versus ad populum, extendens et iungens manus, dicit: Après cela, debout au centre de l'autel, tourné vers le peuple, en étendant puis joignant les mains, il dit :
Oráte, fratres, ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem. Priez, mes frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant.
Populus surgit et respondet: Le peuple se lève et répond :
Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiæ suæ sanctæ. Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice, à la louange et à la gloire de Son nom, et aussi pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église.
Per Unigéniti tui passiónem placátio tua nobis, Dómine, sit propínqua, quam, etsi nostris opéribus non merémur, interveniénte sacrifício singulári, tua percipiámus miseratióne prævénti. Per Christum. Par la passion de Ton Fils unique, Seigneur, que soit proche, bien que nos oeuvres ne le méritent pas, puissions-nous recevoir dans ce sacrifice unique Ta miséricorde se répande sur nous avec l'aide de Ta compassion. .
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sursum corda.
℟. Habémus ad Dóminum.
℣. Grátias agámus Dómino Deo nostro.
℟. Dignum et iustum est.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Haut les coeurs.
℟. Ils sont vers le Seigneur.
℣. Rendons-grâces au Seigneur notre Dieu.
℟. C'est digne et juste.
 Præfatio  Préface
De dominica Passione. De la Passion du Seigneur
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus: per Christum Dóminum nostrum.
Qui pati pro ímpiis dignátus est ínnocens, et pro scelerátis indébite condemnári. Cuius mors delícta nostra detérsit, et iustificatiónem nobis resurréctio comparávit.
Unde et nos cum ómnibus Angelis te laudámus, iucúnda celebratióne clamántes:
Vraiment il est digne et juste, équitable et salutaire, pour nous de Te rendre grâces toujours et partout : à Toi, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout puissant : par le Christ, notre Seigneur.
Lui qui, étant innocent, il a daigné souffrir pour les impies, et être condamné à tort au lieu des scélérats. Par cette mort, Il a effacé nos crimes, et, en ressuscitant, Il a obtenu notre justification.
C'est pourquoi avec tous les Anges, nous Te louons, et acclamant dans une joyeuse célébration :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth... Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées...
Communio Communion
Matth. 26, 42
Pater, si non potest hic calix transíre, nisi bibam illum: fiat volúntas tua. Père, si ce calice ne peut passer sans que Je le boive, que Ta volonté soit faite.
Post communionem Post communion
Sacro múnere satiáti, súpplices te, Dómine, deprecámur, ut, qui fecísti nos morte Fílii tui speráre quod crédimus, fácias nos, eódem resurgénte, perveníre quo téndimus. Per Christum. Rassasiés des saints dons, nous Te supplions, Seigneur : tout comme Tu nous as fait espérer ce à quoi nous croyons lors de la mort de Ton Fils, fais-nous parvenir, par Sa résurrection, à ce à quoi nous tendons.
Ad dimissionem diaconus vel, eo deficiente, ipse sacerdos dicere potest invitationem:  Au renvoi, le diacre, ou sans lui, le prêtre lui-même peut dire l'invitation :
Inclináte vos ad benedictiónem. Inclinez-vous pour la bénédiction.
Deinde sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem super populum: Puis le prêtre, debout et tourné vers le peuple, et les mains étendues sur lui, dit cette oraison sur le peuple :
 Oratio super populum  Oraison sur le peuple
Réspice, quǽsumus, Dómine, super hanc famíliam tuam, pro qua Dóminus noster Iesus Christus non dubitávit mánibus tradi nocéntium, et crucis subíre torméntum. Qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. Jette un regard, nous T'en prions Seigneur, sur Ta famille que voici, pour laquelle Notre-Seigneur Jésus-Christ n'a point hésité à se livrer aux mains des méchants et à subir les tourments de la Croix.
Modifications aux messes lues :
Ant. ad introitum Ant. à l'introït
Cf. Io 12, 1.12-13; Ps 23, 9-10
Ante sex dies sollémnis Paschæ, quando venit Dóminus in civitátem Ierúsalem, occurrérunt ei púeri et in mánibus portábant ramos palmárum et clamábant voce magna, dicéntes:
* Hosánna in excélsis: Benedíctus, qui venísti in multitúdine misericórdiæ tuæ.
Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, et introíbit rex glóriæ. Quis est iste rex glóriæ? Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
* Hosánna in excélsis: Benedíctus, qui venísti in multitúdine misericórdiæ tuæ.
Six jours avant la Pâque, lorsque Jésus venait à Jérusalem, des enfants accoururent à Lui et prirent des branches de palmier, en criant:
* Hosanna dans les cieux : Béni soit Celui qui est venu dans l'abondance de Tes miséricordes.
Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
* Hosanna dans les cieux : Béni soit Celui qui est venu dans l'abondance de Tes miséricordes.
Psalmus responsorius Psaume responsorial
Ps 21 , 8-9. 17- 18 a. 19-20. 23-24 (℟. : 2a ) Ps 21 , 8-9. 17- 18 a. 19-20. 23-24 (℟. : 2a )
℟. Deus, Deus meus, quare me dereliquísti? ℟. Ô Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ?
Omnes vidéntes me derisérunt me; torquéntes labia movérunt caput: « Speravit in Dómino, erípiat eum; salvum fáciat eum, quóniam vult eum » . ℟.
Quóniam circumdedérunt me canes multi, concílium malignántium obsédit me. Fodérunt manus meas et pedes meos, et dinumerávi ómnia ossa mea. ℟.
Divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem.
Tu autem, Dómine, ne elongáveris, fortitúdo mea, ad adiuvándum me festína. ℟.
Narrábo nomen tuum frátribus meis, in médio ecclésiæ laudábo te. Qui timétis Dóminum, laudáte eum, univérsum semen lacob, glorificáte eum. Métuat eum omne semen Israel. ℟.
Tous ceux qui me voient se rient de moi, ils ricanent et hochent la tête : « Il a mis son espérance dans le Seigneur, qu’Il le délivre, qu’il le sauve puisqu'Il l’aime. » ℟.
Des chiens nombreux m’ont encerclé, un rassemblement de méchants m’a cerné. Ils m’ont percé les mains et les pieds, ils ont compté tous mes os. ℟.
Ils se sont partagé mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique. Mais Toi, Seigneur, ne T'éloigne point, hâte-Toi de me venir en aide. ℟.
J’annoncerai Ton Nom à mes frères, je Te louerai au milieu de l’assemblée. Vous qui craignez le Seigneur, louez-Le, toute la descendance de Jacob, glorifiez-le. Que toute la descendance d’Israël le craigne. ℟.
 Versus ante Evangelium  Verset avant l'Evangile
Phil 2, 8-9
Christus factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus exaltávit illum: et dedit illi nomen, quod est super omne nomen. Le Christ S'est fait pour nous obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu L'a élevé, et Lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom.
Ant. ad communionem Ant. à la communion
Mt 26, 42
Pater, si non potest hic calix transíre, nisi bibam illum, fiat volúntas tua. Père, si ce calice ne peut passer sans que Je le boive, que Ta volonté soit faite.
Les textes français proposés ont pour seul but une meilleure compréhension des textes latins. Ils ne doivent pas être utilisés dans la liturgie en Français.
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