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Vigiles (OSB) du jeudi 30 novembre 2017 - St André, apôtre

Hebdomada XXXIV per annum XXXIVème semaine dans l'année
Feria V Jeudi
S. Andreae, apostoli St André, apôtre
Festum Fête
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In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne, années I et II
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
Lectio I Lecture I
Fratres, verbum crucis pereúntibus quidem stultítia est, his autem, qui salvi fiunt, id est nobis, virtus Dei est. Scriptum est enim: Perdam sapiéntiam sapiéntium et prudéntiam prudéntium reprobábo. Ubi sápiens? Ubi scriba? Ubi conquisítor huius sæculi? Nonne stultam fecit Deus sapiéntiam huius mundi? Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu. Car il est écrit: Je détruirai la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents je la rejetterai. Où est-il, le sage? Où est-il, l'homme cultivé? Où est-il, le raisonneur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde?
R/. Beátus Andréas de cruce clamábat, dicens: Dómine Iesu Christe, Magíster bone, * Non iúbeas me depóni de ista cruce, nisi prius accípias spíritum meum. V/. Quóniam tu es protéctor meus, Dómine, in manus tuas comméndo spíritum meum. * Non iúbeas. R/. Le bienheureux André, du haut de la croix, implorait d'une voix forte: Seigneur Jésus-Christ, Maître si bon, * Ne permets pas que je sois détaché de cette croix, que tu n'aies, auparavant, reçu mon esprit! V/. Oui, tu es mon abri; en tes mains, Seigneur, je remets mon esprit! * Ne permets pas.
Lectio II Lecture II
Nam quia in Dei sapiéntia non cognóvit mundus per sapiéntiam Deum, plácuit Deo per stultítiam prædicatiónis salvos fácere credéntes. Quóniam et Iudæi signa petunt, et Græci sapiéntiam quærunt, nos autem prædicámus Christum crucifíxum, Iudæis quidem scándalum, géntibus autem stultítiam; ipsis autem vocátis, Iudæis atque Græcis, Christum Dei virtútem et Dei sapiéntiam, quia quod stultum est Dei, sapiéntius est homínibus et quod infírmum est Dei, fórtius est homínibus. Puisqu'en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n'a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c'est par la folie du message qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants. Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
R/. O bona crux, quæ decórem et pulchritúdinem de membris Dómini suscepísti; * Accipe me ab homínibus, et redde me Magístro meo, ut per te me recípiat qui per te me redémit. V/. Salve crux, quæ in córpore Christi dedicáta es; et ex membris eius, tamquam margarítis ornáta. * Accipe me. R/. Ô croix aimable! Les membres du Seigneur t'ont donné gloire et beauté: * Retire-moi d'entre les hommes pour me rendre à mon Maître! Que par toi me reçoive celui qui par toi m'a racheté! V/. Salut, ô croix, consacrée par le corps du Christ, ornée de ses membres comme de perles et de joyaux! Retire-moi.
Lectio III Lecture III
Vidéte enim vocatiónem vestram, fratres, quia non multi sapiéntes secúndum carnem, non multi poténtes, non multi nóbiles; sed, quæ stulta sunt mundi, elégit Deus, ut confúndat sapiéntes, et infírma mundi elégit Deus ut confúndat fórtia, et ignobília mundi et contemptibília elégit Deus, quæ non sunt, ut ea quæ sunt destrúeret, ut non gloriétur omnis caro in conspéctu Dei. Ex ipso autem vos estis in Christo Iesu, qui factus est sapiéntia nobis a Deo et iustitía et sanctificátio et redémptio, ut quemádmodum scriptum est: Qui gloriátur, in Dómino gloriétur. Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu. Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption, afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur.
R/. Diléxit Andréam Dóminus in odórem suavitátis, dum pendéret in cruce; dignum sibi computávit mártyrem, quem vocávit apóstolum dum esset in mari, * Et ídeo amícus Dei appellátus est. V/. Tu es Magíster meus, Christe, quem diléxi, quem cognóvi, quem conféssus sum; tamtúmmodo in ista voce exáudi me. * Et. R/. Le Seigneur aimait André, livré au supplice de la croix; il l'agréait comme un parfum de suave odeur, comme un homme jugé digne de subir le martyre pour lui, qui l'avait appelé à devenir apôtre, de marin-pêcheur qu'il était. * C'est pourquoi André fut appelé l'ami de Dieu. V/. Le saint apôtre priait en disant: Tu es mon Maître, ô Christ, ô toi que j'aime, que je connais, dont je témoigne: entends seulement la voix de ma prière! * C'est pourquoi.
Lectio IV Lecture IV
Et ego, cum veníssem ad vos, fratres, veni non per sublimitátem sermónis aut sapiéntiæ annúntians vobis mystérium Dei. Non enim iudicávi scire me áliquid inter vos nisi Iesum Christum et hunc crucifíxum. Et ego in infirmitáte et timóre et tremóre multo fui apud vos, et sermo meus et prædicátio mea non in persuasibílibus sapiéntiæ verbis, sed in ostensióne Spíritus et virtútis, ut fides vestra non sit in sapiéntia hóminum sed in virtúte Dei. Pour moi, quand je suis venu chez vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
R/. Cum vidísset beátus Andréas crucem, exclamávit et dixit: Salve crux, quámdiu fatigáris, * Exspéctans me sicut exspectásti Dóminum et Magístrum meum. V/. Exspécta me, sancta crux, húmilem propter Dóminum. * Exspéctans. V/. Glória Patri. * Exspéctans. R/. Apercevant la croix, le bienheureux André aussitôt s'écria: Salut, ô croix si longtemps désirée, ne te lasse pas de m'attendre * Comme tu as attendu mon Seigneur et Maître. V/. Ô croix très sainte, attends-moi, qui suis humilié à cause du Seigneur. * Comme. V/. Gloire au Père. * Comme.
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In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo 1 de s. Andrea, 1. 5. 10: EC 5, 427. 430. 433) Sermon de saint Bernard
Lectio I Lecture I
Celebrántes hódie gloriósum beáti Andréæ triúmphum, in verbis grátiæ quæ procedébant de ore eius, exsultávimus et delectáti sumus. Neque enim locus póterat esse tristítiæ, ubi tam veheménter lætabátur et ipse. Nemo ex nobis compássus est sic patiénti, nemo ausus est plángere exsultántem. Dénique cum ducerétur ipse beátus Andréas ad crucem, pópulus, qui sanctum et iustum dolébat iniúste damnári, prohibére vóluit ne punirétur; sed magis ipse instantíssima prece prohíbuit eos, ne non coronarétur, immo ne non paterétur. Desiderábat síquidem dissólvi et cum Christo esse, sed in cruce quam semper amáverat. En célébrant aujourd'hui le triomphe glorieux de saint André, c'est aux paroles de grâce sortant de sa bouche que nous avons exulté avec délices. De fait, il ne pouvait y avoir de place pour la tristesse, alors que lui se réjouissait avec tant d'ardeur. Aucun de nous n'a éprouvé de compassion pour lui, à le voir souffrir de cette manière, aucun n'a osé se lamenter sur lui, qui exultait. D'ailleurs, comme on le conduisait à la croix, la foule, affligée de voir condamner un saint et un juste, voulut empêcher qu'on ne le punît. Mais lui, par une prière très instante, les empêcha plus encore de le priver d'être couronné, mieux: de le priver de souffrir. Son désir, en effet, était de disparaître pour être avec le Christ, mais sur la croix qu'il avait toujours aimée.
R/. Doctor bonus et amícus Dei Andréas dúcitur ad crucem. Aspíciens a longe, vidit crucem: Salve crux, * Súscipe discípulum eius qui pepéndit in te, Magíster meus Christus. V/. Salve crux, quæ in córpore Christi dedicáta es, et ex membris eius tamquam margarítis ornáta. * Súscipe. R/. André, l'ami de Dieu, le vrai docteur de la foi, est mené au supplice de la croix. En regardant au loin, il voit la croix: Salut, ô croix, * Accueille le disciple de celui qui a été suspendu à toi, mon Maître, le Christ! V/. Salut, ô croix, consacrée par le corps du Christ, ornée de ses membres comme de perles et de joyaux! * Accueille.
Lectio II Lecture II
Desiderábat regnum intráre, sed per patíbulum. Quid enim dicit illi amátæ suæ? "Per te, inquit, me recípiat, qui per te me redémit." Ergo si dilígimus eum, congaudémus ei, non solum quia coronátus, sed et quia crucifíxus, quia desidérium ánimæ eius tríbuit ei Dóminus et pósuit in cápite eius corónam de lápide pretióso. Verúmtamen dum congratulámur ei, quod diu desiderátæ crucis frui mereátur ampléxu, mirum valde est, si non ipsum eius mirámur gáudium, cui congratulámur. Son désir était d'entrer dans le royaume, mais par le gibet. Que dit-il donc à cette croix tant aimée? " Par toi, que me reçoive celui qui, par toi, m'a racheté. " Par conséquent, si nous l'aimons, réjouissons-nous avec lui, non seulement de ce qu'il a été couronné, mais aussi de ce qu'il a été crucifié, car Dieu lui a accordé le désir de son âme et a posé sur sa tête la couronne de pierres précieuses. Ainsi nous applaudissons à sa joie, en le voyant jouir d'embrasser à bon droit la croix si longtemps désirée; mais alors il serait très étonnant que nous ne soyons pas étonnés de cette joie à laquelle nous applaudissons.
R/. Salve crux, quæ in córpore Christi dedicáta es, et ex membris eius tamquam margarítis ornáta; * Súscipe discípulum eius qui pepéndit in te, Magíster meus Christus. V/. O bona crux, diu desideráta, et iam concupiscénti ánimo præparáta. * Súscipe. R/. Salut, ô croix, consacrée par le corps du Christ, ornée de ses membres comme de perles et de joyaux; * Accueille le disciple de celui qui a été suspendu à toi, mon Maître, le Christ! V/. Ô croix aimable, croix si longtemps désirée: te voici enfin prête à combler mon espoir! * Accueille.
Lectio III Lecture III
Tríplicem licet consideráre gradum: incipiéntium, proficiéntium, perfectórum. Inítium enim sapiéntiæ, timor Dómini; médium, spes; cáritas, plenitúdo. Dénique Apóstolum audi, quia plenitúdo legis est cáritas. Qui initiátur a timóre, crucem Christi sústinet patiénter; qui próficit in spe, portat libénter; qui consummátur in caritáte, ampléctitur iam ardénter. Solus iste est qui dícere possit, quia "amátor tuus semper fui et desiderávi amplécti te." Il nous est permis de dénombrer un triple degré: celui des commençants, celui des progressants, celui des parfaits. Le commencement de la sagesse, en effet, c'est la crainte de Dieu; son milieu, c'est l'espérance; son accomplissement, l'amour. Écoute d'ailleurs l'Apôtre affirmer que l'accomplissement de la loi, c'est l'amour. Celui qui commence par la crainte supporte patiemment la croix du Christ; celui qui progresse dans l'espérance la porte volontiers; celui qui est accompli dans l'amour l'embrasse dès lors ardemment. Seul ce dernier pourrait dire: " J'ai toujours été ton amant, et mon désir fut de t'embrasser. "
R/. Dum perambuláret Dóminus supra mare secus littus Galilææ, vidit Petrum et Andréam rétia mitténtes in mare; vocávit eos, dicens: * Veníte post me, fáciam vos piscatóres hóminum. V/. Erant enim piscatóres, et ait illis: * Veníte. R/. En longeant le littoral de la mer de Galilée, le Seigneur vit Pierre et André, qui jetaient leurs filets dans la mer. Il les appela en disant: * Venez, suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. V/. Car c'étaient des pêcheurs, et il leur dit: * Venez.
Lectio IV Lecture IV
Felix ánima, quæ ad hunc caritátis pervénerit statum! Nec sane desperándum nobis, quandóquidem eius qui pervénit, ob hoc máxime memória celebrátur, ut ipsíus et invocémus auxílium et provocémur exémplo. Si dicis beátum Andréam apóstolum esse, non posse te, qui pusíllus es, eius sequi vestígia, púdeat certe vel eos qui tecum sunt non imitári. Nemo repénte fit summus: ascendéndo, non volándo apprehénditur súmmitas scalæ. Heureuse l'âme parvenue à cette stature qui caractérise l'amour. Mais il n'y a pas lieu de désespérer de nous, puisque, si nous célébrons la mémoire de celui qui y est parvenu, c'est surtout pour invoquer son secours et laisser son exemple nous provoquer. Si tu prétends que, le bienheureux André étant apôtre, il ne t'est pas possible, à toi si chétif, de suivre ses traces, aie honte au moins de ne pas imiter ceux qui sont avec toi. Personne n'atteint le sommet tout soudain; c'est en gravissant l'échelle, et non pas en volant, qu'on en atteint le faîte.
R/. Mox ut vocem Dómini prædicántis audívit beátus Andréas, relíctis rétibus, quorum usu actúque vivébat, ætérnæ vitæ secútus est * Præmia largiéntem. V/. Ad uníus iussiónis vocem, Petrus et Andréas, relíctis rétibus, secúti sunt Redemptórem. * Præmia. V/. Glória Patri. * Præmia. R/. Dès qu'il entendit retentir la voix du Seigneur, le bienheureux André laissant là les filets qui lui permettaient de gagner sa vie, se mit à suivre * Celui qui dispense les richesses de la Vie éternelle. V/. Sur une seule injonction, Pierre et André, quittant leurs filets, ont suivi le Rédempteur. * Celui. V/. Gloire au Père. * Celui.
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In tertio nocturno, anno A Troisième nocturne, année A
Léctio sancti Evangélii secúndum Matthæum Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
In illo témpore: Ambulans Iesus iuxta mare Galilææ, vidit duos fratres, Simónem, qui vocátur Petrus, et Andréam fratrem eius. Et réliqua. Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André. Et la suite.
Ex Homilíis sancti Gregórii Magni papæ in Evangélia (Hom. 5, 1-2: PL 76, 1093) Homélie de saint Grégoire le Grand sur l'Évangile
Lectio I Lecture I
Audístis, fratres caríssimi, quia ad uníus iussiónis vocem Petrus et Andréas relíctis rétibus secúti sunt Redemptórem. Nulla vero hunc fácere adhuc mirácula víderant, nihil ab eo de præmio ætérnæ retributiónis audíerant: et tamen ad unum Dómini præcéptum, hoc quod possidére videbántur oblíti sunt. Quanta nos eius mirácula vidémus, quot flagéllis afflígimur, quantis minárum asperitátibus deterrémur, et tamen vocántem sequi contémnimus? Vous venez d'entendre, frères bien-aimés, qu'au premier commandement du Sauveur Pierre et André laissèrent leurs filets pour le suivre. Ils ne lui avaient encore vu faire aucun miracle; ils ne l'avaient jamais entendu parler de la récompense éternelle; et cependant, dès le premier appel, ils abandonnent tout ce qu'ils possèdent. Combien voyons-nous de miracles, quels malheurs ne souffrons-nous pas, quels châtiments ne craignons-nous pas? Et malgré tout nous refusons de suivre celui qui nous appelle.
R/. Expándi manus meas tota die in cruce ad pópulum non credéntem, sed contradicéntem mihi, * Qui ámbulant in vias non bonas, sed post peccáta sua. V/. Deus ultiónum Dóminus, Deus ultiónum líbere egit. Exaltáre, qui iúdicas terram, redde retributiónem supérbis. * Qui. R/. Tout le jour, sur la croix, j'ai tendu les mains vers un peuple incrédule et rebelle, * Ces gens qui suivent un chemin qui n'est pas le bon, et se mettent à la remorque de leurs péchés. V/. Le Dieu qui fait justice, le Seigneur, le Dieu qui fait justice agit librement. Lève-toi, Juge de la terre; aux orgueilleux, rends ce qu'ils méritent. * Ces gens.
Lectio II Lecture II
In cælo iam sedet, qui de conversióne nos ádmonet; iam iugo fídei colla géntium súbdidit, iam mundi glóriam stravit, iam, ruínis eius crebrescéntibus, distrícti sui iudícii diem propinquántem denúntiat: et tamen supérba mens nostra adhuc non vult hoc sponte desérere quod cotídie perdit invíta. Déjà il siège au ciel, celui qui nous invite à la conversion; déjà il a asservi les païens au joug de la foi; déjà il a foulé aux pieds la gloire du monde; déjà il annonce l'approche du jour de son terrible jugement par de fréquentes catastrophes. Et néanmoins notre esprit orgueilleux ne veut pas encore abandonner volontiers ce qu'il perd chaque jour malgré lui.
R/. Vir iste in pópulo suo mitíssimus appáruit, sanctitáte autem et grátia plenus; iste est qui assídue orat * Pro pópulo et pro civitáte ista. V/. Pro eo ut me dilígerent, detrahébant mihi; ego autem orábam, * Pro pópulo. R/. Cet homme s'est montré le plus doux de son peuple, plein de grâce et de sainteté; l'homme qui intercède sans relâche * Pour le peuple et pour cette cité. V/. Au lieu de m'offrir leur amitié, ils me dénigrent, moi qui ne suis que prière * Pour.
Lectio III Lecture III
Quid ergo, fratres caríssimi, quid in eius iudício dictúri sumus, qui ab amóre præséntis sæculi nec præcéptis fléctimur, nec verbéribus emendámur? Sed fortásse áliquis tácitis sibi cogitatiónibus dicat: "Ad vocem domínicam utérque iste piscátor quid aut quantum dimísit, qui pene nihil hábuit?" Que dirons-nous donc, frères bien-aimés, à ce jugement? Les commandements du Seigneur ne nous détournent pas de l'amour de ce monde et les châtiments ne nous corrigent pas. Mais quelqu'un dira peut-être en lui-même: " Qu'ont laissé ces deux pêcheurs à l'appel du Seigneur, puisqu'ils ne possédaient presque rien? "
R/. Orávit sanctus Andréas, dum respíceret cælum; voce magna clamávit et dixit: Tu es Deus meus, quem vidi; ne me patiáris ab ímpio iúdice depóni: * Quia virtútem sanctæ crucis agnóvi. V/. Tu es Magíster meus, Christe, quem diléxi, quem cognóvi, quem conféssus sum; tantúmmodo in ista voce exáudi me. * Quia. R/. Tandis que priait le saint apôtre André, les yeux levés au ciel, il s'exclama d'une voix forte: Tu es mon Dieu, toi que j'ai vu! Ne permets pas que je sois détaché de cette croix sur l'ordre d'un juge impie: * Car j'ai reconnu la puissance de ta croix très sainte! V/. Tu es mon Maître, ô Christ, ô toi que j'aime, que je connais, dont je témoigne! Entends seulement la voix de ma prière! * Car.
Lectio IV Lecture IV
Sed hac in re, fratres caríssimi, afféctum debémus pótius pensáre quam censum. Multum relíquit, qui sibi nihil retínuit; multum relíquit, qui quantúmlibet parum, totum deséruit. Certe nos et hábita cum amóre possidémus et ea quæ mínime habémus, ex desidério quærimus. Multum ergo Petrus et Andréas dimísit, quando utérque étiam desidéria habéndi derelíquit. Mais en cela, frères bien-aimés, il faut plutôt considérer la volonté que les biens. Celui-là quitte beaucoup, qui ne retient rien; celui-là quitte beaucoup, qui abandonne tout, même si c'est peu de choses. Mais nous nous attachons, nous, à ce que nous possédons et nous recherchons avec ardeur ce que nous n'avons pas. Pierre et André ont donc beaucoup quitté, lorsqu'ils ont abandonné même le désir de posséder.
R/. Homo Dei ducebátur ut crucifígerent eum; pópulus autem clamábat voce magna, dicens: * Innocens eius sanguis sine causa damnátur. V/. Cumque dúcerent eum, ut crucifigerétur, factus est concúrsus populórum clamántium et dicéntium: * Innocens. V/. Glória Patri. * Innocens. R/. On emmenait l'homme de Dieu pour le crucifier, mais le peuple réclamait à grands cris: * Cet homme est innocent, il est condamné à mort sans motif. V/. Tandis qu'on l'emmenait pour le crucifier, il se fit un grand concours de peuple, qui vociférait en disant: * Cet homme. V/. Gloire au Père. * Cet homme.