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Vigiles (OSB) du vendredi 8 décembre 2017 - CONCEPTION IMMACULEE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

Hebdomada I Adventus Ière semaine de l'Avent
Feria VI Vendredi
IN CONCEPTIONE IMMACULATA BEATAE MARIAE VIRGINIS CONCEPTION IMMACULEE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Sollemnitas Solennité
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In primo nocturno, utroque anno Premier nocturne années I et II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános De la lettre de saint Paul aux Romains
Lectio I Lecture I
Fratres, comméndat suam caritátem Deus in nos, quóniam, cum adhuc peccatóres essémus, Christus pro nobis mórtuus est. Multo ígitur magis iustificáti nunc in sánguine ipsíus, salvi érimus ab ira per ipsum! Si enim cum inimíci essémus reconciliáti sumus Deo per mortem Fílii eius, multo magis reconciliáti salvi érimus in vita ipsíus; non solum autem, sed et gloriámur in Deo per Dóminum nostrum Iesum Christum, per quem nunc reconciliatiónem accépimus. Frères, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés à Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie, et pas seulement cela, mais nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ par qui dès à présent nous avons obtenu la réconciliation.
R/. Per unum hóminem peccátum in hunc mundum intrávit, in quo omnes peccavérunt. * Ne tímeas, María, invenísti grátiam apud Deum. V/. Erípuit Dóminus ánimam tuam de morte, et contra inimícum factus est protéctor tuus. * Ne tímeas. R/. Le péché est entré dans le monde par un seul homme, en qui tous ont péché. * Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. V/. Le Seigneur a sauvé ton âme de la mort, et, contre l'ennemi, s'est fait ton appui. * Sois sans crainte.
Lectio II Lecture II
Proptérea, sicut per unum hóminem peccátum in hunc mundum intrávit et per peccátum mors, et ita in omnes hómines mors pertránsiit, eo quod omnes peccavérunt. Usque ad legem enim peccátum erat in mundo; peccátum autem non imputátur, cum lex non est, sed regnávit mors ab Adam usque ad Móysen étiam in eos, qui non peccavérunt in similitúdine prævaricatiónis Adæ, qui est figúra futúri. Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que tous ont péché; car jusqu'à la Loi il y avait du péché dans le monde, mais le péché n'est pas imputé quand il n'y a pas de loi; cependant la mort a régné d'Adam à Moïse même sur ceux qui n'avaient point péché d'une transgression semblable à celle d'Adam, figure de celui qui devait venir.
R/. Magnificáte Dóminum mecum; * Quia misericórdia Dómini magna est super me. V/. Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generatiónes. * Quia. R/. Magnifiez avec moi le Seigneur, * Car il est grand son amour pour moi. V/. Désormais tous les âges me diront bienheureuse. * Car.
Lectio III Lecture III
Sed non sicut delíctum, ita et donum; si enim uníus delícto multi mórtui sunt, multo magis grátia Dei et donum in grátia uníus hóminis Iesu Christi in multos abundávit. Et non sicut per unum, qui peccávit, ita et donum; nam iudícium ex uno in condemnatiónem, grátia autem ex multis delíctis in iustificatiónem. Si enim uníus delicto mors regnávit per unum, multo magis, qui abundántiam grátiæ et donatiónis iustítiæ accípiunt, in vita regnábunt per unum Iesum Christum. Mais il n'en va pas du don comme de la faute. Si, par la faute d'un seul, la multitude est morte, combien plus la grâce de Dieu et le don conféré par la grâce d'un seul homme, Jésus-Christ, se sont-ils répandus à profusion sur la multitude. Et il n'en va pas du don comme des conséquences du péché d'un seul: le jugement venant après un seul péché aboutit à une condamnation, l'œuvre de grâce à la suite d'un grand nombre de fautes aboutit à une justification. Si, en effet, par la faute d'un seul, la mort a régné du fait de ce seul homme, combien plus ceux qui reçoivent avec profusion la grâce et le don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ.
R/. Transíte ad me, omnes qui concupíscitis me, * Et narrábo vobis quanta fecit Deus ánimæ meæ. V/. Vivit Dóminus, quóniam adimplévit in me misericórdiam suam. * Et. R/. Venez à moi, vous tous qui me désirez: * Je vous dirai ce que Dieu a fait pour mon âme. V/. Vive le Seigneur, qui m'a comblée de sa miséricorde. * Je.
Lectio IV Lecture IV
Igitur sicut per uníus delíctum in omnes hómines in condemnatiónem, sic et per uníus iustítiam in omnes hómines in iustificatiónem vitæ; sicut enim per inobœdiéntiam uníus hóminis peccatóres constitúti sunt multi, ita et per uníus obœditiónem iusti constituéntur multi. Lex autem subintrávit, ut abundáret delíctum; ubi autem abundávit peccátum, superabundávit grátia, ut sicut regnávit peccátum in morte, ita et grátia regnet per iustítiam in vitam ætérnam per Iesum Christum Dóminum nostrum. Ainsi donc, comme la faute d'un seul a entraîné sur tous les hommes une condamnation, de même l'œuvre de justice d'un seul procure à tous une justification qui donne la vie. Comme en effet par la désobéissance d'un seul homme la multitude a été constituée pécheresse, ainsi par l'obéissance d'un seul la multitude sera-t-elle constituée juste. La Loi, elle, est intervenue pour que se multipliât la faute; mais où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé: ainsi, de même que le péché a régné dans la mort, de même la grâce régnerait par la justice pour la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur.
R/. Elécta mea cándida sicut nix in Líbano; sicut favus distíllans lábia eius, * Mel et lac sub lingua illíus. V/. Veni de Líbano, sponsa mea, veni, coronáberis coróna gratiárum. * Mel. V/. Glória Patri. * Mel. R/. Ma bien-aimée est pure, immaculée comme la neige du Liban; ses lèvres distillent le miel des rayons: * Sous sa langue, du miel et du lait. V/. Viens du Liban, ma fiancée, mon épouse, viens, tu seras couronnée d'une couronne de grâces. * Sous sa langue. V/. Gloire au Père. * Sous sa langue.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Fulbérti Carnoténsis epíscopi (Rech. Théol. Anc. et Méd. 30, 1963, 70-71.72) Sermon de saint Fulbert
Lectio I Lecture I
Hæc est beáta Virgo María, angelórum atque hóminum laude digníssima, Mater Christi prophetáli vaticínio præconáta, angélico ore salutáta, virtúte Spíritus Sancti obumbráta, Redemptórem cæli et terræ mirabíliter ac indicibíliter eníxa. Hæc est Virgo venerábilis, multúmque laudábilis, scala facta cæléstis, per quam conscéndere queant fidéles de conválle lacrimárum ad vidéndum Deum deórum, in domo æternitátis felicitátis. Voici la bienheureuse Vierge Marie, souverainement digne d'être louée par les anges et les hommes, Mère du Christ annoncée d'avance par l'oracle prophétique, saluée par la bouche de l'ange; la puissance de l'Esprit Saint l'a prise sous son ombre, et elle a mis au monde le rédempteur du ciel et de la terre d'une manière admirable et indicible. C'est elle, la Vierge vénérable et digne de toute louange, devenue échelle céleste afin que par elle les fidèles puissent s'élever de cette vallée de larmes à la vision du Dieu des dieux, dans la demeure de l'éternelle félicité.
R/. Ego ex ore Altíssimi prodívi, primogénita ante omnem creatúram: ego feci in cælis ut orirétur lumen indefíciens. * Nondum erant abýssi et ego iam concépta eram. V/. Deus enim creávit me in iustítia, et apprehéndit manum meam, et servávit me. * Nondum. R/. Je suis sortie de la bouche du Très-Haut, je suis née la première, avant toute créature: c'est moi qui ai fait se lever dans le ciel une lumière indéfectible. * Il n'y avait pas encore d'abîme, et j'étais déjà conçue. V/. Dieu m'a créée selon la justice, il m'a prise par la main, il m'a mise à part. * Il n'y avait pas.
Lectio II Lecture II
Hæc est dénique Virgo vírginum, quæ miro necnon ineffábili modo suum páriens Salvatórem et ómnium, virgo éxstitit ante partum, virgo in partu, virgo post partum. Hæc est quæ primam maledictiónem Evæ humáno géneri ábstulit et, generándo legislatórem, antíquam captivitátem, ipsíus benedictióne, paradíso restítuit. Hæc est gloriósa Virgo, quæ de intemeráto úteri cellário cæléstem prótulit panem mundo, ac deínceps virgo pérmanens, mínime cáruit castitátis sigíllo. Quæ, ut ait quidam, ventre beáto gáudia matris habens cum virginitátis honóre, nec primam símilem visa est, nec habére sequéntem. Voici enfin la Vierge des vierges, qui, en donnant le jour d'une manière étonnante et ineffable à son Sauveur eté au Sauveur de tous, est demeurée vierge avant l'enfantement, vierge dans l'enfantement, vierge après l'enfantement. C'est elle qui a enlevé la première malédiction encourue par le genre humain par la faute d'Ève, et, en engendrant le législateur, a, par la bénédiction de celui-ci, rendu au paradis ceux qui étaient captifs depuis l'origine. Voici la Vierge glorieuse, qui a offert au monde le pain céleste, tiré du cellier sans tache de son sein, et, par la suite, est demeurée vierge et a gardé intact le sceau de sa chasteté. Comme dit un poète, elle a, par ses entrailles bienheureuses, concilié les joies de la maternité avec l'honneur de la virginité; on n'a jamais vu sa pareille avant elle, et on n'en verra jamais après elle.
R/. Elégit Maríam Deus et præelégit eam, et creávit eam in Spíritu Sancto: * Ideo nihil inquinátum in eam incúrrit. V/. Dedit Maríæ Dóminus protectiónem salútis suæ, et déxtera sua suscépit eam. * Ideo. R/. Dieu a choisi Marie, il l'a choisie avant toute créature, il l'a créée dans l'Esprit Saint: * C'est pourquoi rien de souillé ne peut l'atteindre. V/. À Marie, le Seigneur a donné son bouclier de victoire; sa droite la soutient. * C'est pourquoi.
Lectio III Lecture III
Hæc est, quæ génuit solem iustítiæ, largitórem ætérnæ vitæ, Dóminum vidélicet Iesum Christum, reparatórem hóminum, gáudium angelórum, splendórem prophetárum ac patriarchárum, ornaméntum apostolórum, corónam mártyrum, gemmam confessórum, pulchritúdinem vírginum, firmaméntum iustórum, spem peccatórum, fontem ætérnæ vitæ sitiéntium, salútem ómnium in se fidéliter credéntium. C'est elle qui a engendré le soleil de justice, qui nous accorde la vie éternelle, le Seigneur Jésus-Christ, réparateur des hommes, joie des anges, splendeur des prophètes et des patriarches, parure des apôtres, couronne des martyrs, joyau des confesseurs, beauté des vierges, force des justes, espoir des pécheurs, source pour ceux qui ont soif de la vie éternelle, salut de tous ceux qui croient en lui avec une foi inébranlable.
R/. Signum magnum appáruit in cælo: Múlier amícta sole, et luna sub pédibus eius, * Et in cápite eius coróna stellárum duódecim. V/. Induit eam Dóminus vestiméntis salútis, induménto iustítiæ, et quasi sponsam ornávit eam monílibus suis. * Et. R/. Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, * Et sur la tête, une couronne de douze étoiles. V/. Le Seigneur l'a enveloppée des vêtements du salut, du manteau de la justice; comme une jeune épouse, il l'a parée de bijoux. * Et sur la tête.
Lectio IV Lecture IV
Ave, beáta Virgo María, grátia plena, inter mulíeres benedícta, virginitátis studens in terris. Implóra nobis thálamum aulæ cæléstis, ab ipso quem de tuo útero protulísti, auctórem virginitátis. Virgo sancta, Virgo gloriósa, Mater Dómini simul et sponsa, non dedignéris opem ferre illis quas vides amore cæléstis sponsi flagráre, atque eius núptias sitibúndo corde, cum virginitátis voto, desideráre. Miserére quoque ómnium te pio afféctu venerántium, et ímpetra ómnium véniam peccatórum, quibus generáre promeruísti ipsum fontem misericórdiæ, in quo lavántur ómnia contágia delictórum. Salut, bienheureuse Vierge Marie, pleine de grâce, bénie entre toutes les femmes, appliquée à la virginité sur la terre. Implore pour nous la chambre nuptiale de la demeure céleste, de celui que tu as enfanté de ton sein, lui, l'auteur de la virginité. Vierge sainte, Vierge glorieuse, Mère du Seigneur en même temps que son épouse, ne dédaigne pas de porter secours à ceux que tu vois brûler de l'amour de l'Époux céleste, et aspirer à ses noces d'un cœur altéré, avec le vœu de virginité. Aie pitié aussi de tous ceux qui te vénèrent avec un cœur filial, et obtiens le pardon de tous leurs péchés à ceux pour qui tu as mérité d'engendrer la source de la miséricorde, où sont lavées les souillures de tous les péchés.
R/. Nihil inquinátum in eam incúrrit: * Candor est lucis ætérnæ et spéculum sine mácula. V/. Est enim hæc speciósior sole, et luci comparáta invenítur púrior. * Candor. V/. Glória Patri. * Candor. R/. Rien de souillé ne peut l'atteindre: * Elle est un brillant reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache. V/. Elle est, en effet, plus belle que le soleil, et, comparée à la lumière du jour, elle est plus pure. * Elle est. V/. Gloire au Père. * Elle est.
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In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Missus est ángelus Gábriel a Deo in civitátem Galilæ, cui nomen Názareth, ad vírginem desponsátam viro, cui nomen erat Ioseph de domo David, et nomen vírginis María. Et réliqua. L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. Et la suite.
Ex Homilíis sancti Epiphánii epíscopi (Hom. 5: PG 43, 491.494.502) Homélie de saint Épiphane
Lectio I Lecture I
Quid dicam, aut quid próloquar de præclára et sancta Vírgine? Solo enim Deo excépto, cunctis supérior exsístit: natúra formósior est ipsis chérubim et séraphim, et omni exércitu angélico: cui prædicándæ cæléstis ac terréna lingua mínime súfficit, immo vero nec angelórum. O beáta Virgo, colúmba pura et sponsa cæléstis, María, cælum, templum, et thronus divinitátis, quæ coruscántem in cælo et in terra solem habes Christum! Nubes lúcida, quæ fulgur de cælo lucidíssimum ad illuminándum mundum deduxísti Christum. Que dirai-je, quel éloge ferai-je de la Vierge illustre et sainte? Elle surpasse tous les êtres, Dieu seul excepté; par nature, elle est plus belle que les chérubins, les séraphins et toute l'armée angélique; ni la langue du ciel, ni celle de la terre ne suffisent à la louer, ni même celle des anges. Ô bienheureuse Vierge, colombe pure, épouse céleste, Marie, ciel, temple et trône de la divinité! Le Christ, soleil resplendissant au ciel et sur terre est à toi! Nuée lumineuse qui fis descendre le Christ, l'éclair étincelant qui illuminerait le monde!
R/. Osténdit mihi Dóminus civitátem sanctam Ierúsalem, habéntem claritátem Dei. * Et lumen eius símile lápidi pretióso, sicut crystállum. V/. Ornátam monílibus, fíliam Ierúsalem Dóminus concupívit. * Et. R/. Le Seigneur me fit voir la cité sainte, Jérusalem, resplendissant de la gloire de Dieu. * Elle a l'éclat d'une pierre très précieuse, comme du cristal. V/. La fille de Jérusalem, parée de ses bijoux: Dieu est séduit par sa beauté. * Elle a l'éclat.
Lectio II Lecture II
Ave, grátia plena, porta cælórum, de qua in Cánticis prophéta in decúrsu oratiónis plane et apérte prolóquitur inclámans: Hortus conclúsus, soror mea, sponsa, hortus conclúsus, fons signátus. Virgo est lílium immaculátum, quæ rosam immarcescíbilem génuit Christum. O sancta Deípara, ovis immaculáta, quæ Verbum ex te incarnátum Agnum Christum peperísti! Réjouis-toi, comblée de grâce, porte des cieux; c'est de toi que parle l'auteur du Cantique dans l'élan de son discours quand il s'exclame: Tu es un jardin clos, ma sœur, mon épouse, un jardin fermé, une source scellée. La Vierge est ce lis immaculé qui engendra le Christ, rose toujours fraîche. Ô sainte Mère de Dieu, brebis immaculée, tu as mis au monde l'Agneau, le Christ, le Verbe incarné en toi!
R/. Hortus conclúsus, soror mea sponsa, hortus conclúsus, fons signátus. * Emissiónes tuæ paradísus, o María. V/. Aperi mihi, soror mea, amíca mea, colúmba mea, immaculáta mea. * Emissiónes. R/. Elle est un jardin clos, ma sœur, ma fiancée, un jardin clos, une fontaine scellée. * Ô Marie, la senteur de tes parfums est un paradis! V/. Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, mon immaculée! * Ô Marie.
Lectio III Lecture III
O Virgo sanctíssima, quæ exércitus angelórum in stupórem deduxísti! Stupéndum est miráculum in cælis, múlier amícta sole, gestans lucem in ulnis; stupéndum miráculum in cælis, thálamus Vírginis habens Fílium Dei; stupéndum miráculum in cælis, Dóminus angelórum infans Vírginis efféctus est. Angeli accusábant Evam, nunc vero Maríam glória prosequúntur, quæ lapsam Evam eréxit, et Adámum e paradíso deiéctum in cælos misit. Ipsa enim est cæli et terræ mediátrix, quæ uniónem naturáliter perégit. Ô Vierge très sainte, qui remplis de stupeur les milices angéliques! Prodige étonnant dans les cieux: une femme revêtue du soleil, portant en ses bras la lumière! Prodige étonnant dans les cieux: une Vierge offrant sa chambre mystique au Fils de Dieu! Prodige étonnant dans les cieux: le Seigneur des anges devenu petit enfant de la Vierge! Les anges accusaient Ève; maintenant ils comblent Marie de gloire car elle a relevé Ève de sa chute et fait entrer aux cieux Adam chassé du paradis; c'est elle la médiatrice du ciel et de la terre, en elle s'est accomplie leur union.
R/. Magníficat ánima mea Dóminum: * Quia fecit mihi magna qui potens est, et sanctum nomen eius. V/. Ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generatiónes. * Quia. R/. Mon âme exalte le Seigneur: * Le Puissant fit pour moi des merveilles; saint est son nom! V/. Désormais, tous les âges me diront bienheureuse: * Le Puissant.
Lectio IV Lecture IV
Grátia sanctæ Vírginis est imménsa. Hinc Gábriel in primis salútat Vírginem, dicens: Ave, grátia plena, quæ es spléndidum cælum. Ave, grátia plena, multis virtútibus exornáta Virgo. Ave, grátia plena, quæ es urna áurea cóntinens manna cæléste. Ave, grátia plena, quæ sitiéntes perénnis fontis dulcédine sátias. Ave, sanctíssima Mater immaculáta, quæ genuísti Christum, qui est ante te. Ave, púrpura régia, quæ cæli terræque Regem induísti. Ave, liber incomprehénsus, quæ Verbum et Fílium Patris mundo legéndum exhibuísti. Immense est la grâce de cette Vierge sainte. Aussi Gabriel lui adresse-t-il d'abord ce salut: Réjouis-toi, comblée de grâce, ciel resplendissant; Réjouis-toi, comblée de grâce, Vierge ornée de vertus sans nombre; urne d'or qui contiens la manne céleste; Réjouis-toi, comblée de grâce, qui désaltères les assoiffés à la douceur de la source éternelle; réjouis-toi, très sainte Mère immaculée, tu as engendré le Christ qui te précède; réjouis-toi, pourpre royale, tu as revêtu le roi du ciel et de la terre. Réjouis-toi, livre impénétrable: tu as donné à lire au monde le Verbe, le Fils du Père.
R/. Quis deus magnus sicut Deus noster? * Præelégit me Deus et pósuit immaculátam viam meam. V/. Exsultávit spíritus meus in Deo, salutári meo. * Præelégit. V/. Glória Patri. * Præelégit. R/. Quel dieu est grand comme notre Dieu? * Dieu me choisit de préférence à toute autre, il m'indique un chemin sans reproche, une voie immaculée. V/. Mon esprit exulte en Dieu, mon Sauveur! * Dieu me choisit. V/. Gloire au Père. * Dieu me choisit.