Vigiles (OSB) du jeudi 21 juin 2018 - St Louis de Gonzague, religieux

Hebdomada XI per annum XIème semaine dans l'année
Feria V Jeudi
S Aloisii Gonzaga, religiosi St Louis de Gonzague, religieux
Memoria Mémoire
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Aggæi prophétæ Du livre d'Aggée
In vicésima et quarta noni mensis, in anno secúndo Daríi, factum est verbum Dómini ad Aggæum prophétam dicens: " Hæc dicit Dóminus exercítuum: Intérroga sacerdótes legem dicens: "Si túlerit homo carnem sanctificátam in ora vestiménti sui et tetígerit de summitáte eius panem aut pulméntum aut vinum aut óleum aut omnem cibum, numquid sanctificábitur?" " Respondéntes autem sacerdótes dixérunt: " Non. " Et dixit Aggæus: " Si tetígerit pollútus cadávere ómnia hæc, numquid contaminabúntur? " Et respondérunt sacerdótes et dixérunt: " Contaminabúntur. " Et respóndit Aggæus et dixit: " Sic pópulus iste et sic gens ista ante fáciem meam, dicit Dóminus, et sic omne opus mánuum eórum et ómnia quæ ófferunt ibi contamináta sunt. " Le vingt-quatrième jour du neuvième mois, la deuxième année de Darius, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Aggée en ces termes: Ainsi parle le Seigneur de l'univers. Demande donc aux prêtres une décision, en ces termes: " Si quelqu'un porte de la viande sacrifiée dans le pan de son vêtement et touche avec son vêtement du pain, un mets, du vin, de l'huile et toute sorte d'aliment, cela deviendra-t-il saint? " Les prêtres répondirent et dirent: " Non! " Et Aggée dit: " Si quelqu'un, rendu impur par un cadavre, touche à tout cela, cela deviendra-t-il impur? " Les prêtres répondirent et dirent: " Cela deviendra impur! " Alors Aggée prit la parole en ces termes: " Ainsi en est-il de ce peuple! Ainsi de cette nation devant ma face! oracle du Seigneur. Ainsi en est-il de tout le travail de leurs mains, et ce qu'ils offrent ici est impur. "
" Et nunc pónite corda vestra a die hac et supra: Antequam ponerétur lapis super lápidem in templo Dómini, quid fuístis? Cum accederétis ad acérvum vigínti modiórum, erant decem; cum intrarétis ad tórcular ut haurirétis quinquagínta lagénas, erant vigínti. Percússi vos ariditáte et rubígine et grándine ómnia ópera mánuum vestrárum, et non fuit in vobis qui reverterétur ad me, dicit Dóminus. Pónite corda vestra ex die ista et in futúrum, a die vicésima et quarta noni mensis, a die qua fundaménta iacta sunt templi Dómini, pónite super cor vestrum. Numquid adhuc semen in hórreo est, et adhuc vínea et ficus et malogranátum et lignum olívæ non portávit fructum? Ex die hac benedícam. " Et maintenant réfléchissez bien en votre cœur, à partir d'aujourd'hui et pour l'avenir. Avant qu'on plaçât pierre sur pierre dans le sanctuaire du Seigneur, quelle était votre condition? On venait à un tas de vingt mesures, mais il n'y en avait que dix; on venait à une cuve puiser cinquante mesures, mais il n'y en avait que vingt. J'ai frappé par la rouille, la nielle et la grêle tout le travail de vos mains, et vous n'êtes pas revenus à moi, oracle du Seigneur! Réfléchissez donc en votre cœur, à partir d'aujourd'hui et pour l'avenir, (depuis le vingt-quatrième jour du neuvième mois, depuis le jour où l'on posa la fondation du sanctuaire du Seigneur, considérez attentivement) si le grain manque encore au grenier et si encore vigne, figuier, grenadier et olivier ne produisent pas de fruit! À partir d'aujourd'hui, je bénirai!
Et factum est verbum Dómini secúndo ad Aggæum in vicésima et quarta mensis dicens: " Lóquere ad Zoróbabel ducem Iudæ dicens: "Ego movébo cælum páriter et terram et subvértam sólium regnórum et cónteram fortitúdinem regnórum géntium et subvértam quadrígam et ascensóres eius; et descéndent equi et ascensóres eórum, unusquísque percússus gládio fratris sui. In die illo, dicit Dóminus exercítuum, assúmam te, Zoróbabel fili Saláthiel, serve meus, dicit Dóminus, et ponam te quasi signáculum quia te elégi," " dicit Dóminus exercítuum. La parole du Seigneur fut adressée une deuxième fois à Aggée, le vingt-quatrième jour du mois, en ces termes: Parle ainsi à Zorobabel, le gouverneur de Juda. Je vais ébranler cieux et terre. Je vais renverser les trônes des royaumes et détruire la puissance des rois des nations. Je renverserai la charrerie et ses équipages; les chevaux et leurs cavaliers seront abattus, chacun sous l'épée de son frère. En ce jour-là - oracle du Seigneur de l'univers - je te prendrai, Zorobabel, fils de Shéaltiel, mon serviteur - oracle du Seigneur - et je ferai de toi comme un anneau à cachet. Car c'est toi que j'ai choisi, oracle du Seigneur de l'univers.
R/. Germinavérunt campi erémi germen odóris Israel, quia ecce Deus noster cum virtúte véniet, * Et splendor eius cum eo. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet, * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Le désert et la terre aride ont produit la fleur qui parfume Israël: car notre Dieu vient avec puissance, * Entouré de sa splendeur! V/. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance, * Entouré. V/. Gloire au Père. * Entouré.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Fulgéntii Ruspénsis epíscopi Contra Fabiánum (Cap. 28, 16-18: CCL 91A, 813-814) Traité de saint Fulgence de Ruspe contre Fabien
Illud implétur in sacrifíciis offeréndis, quod ipsum Salvatórem nostrum præcepísse beátus testátur Apóstolus, dicens: Quotiescúmque manducábitis panem hunc et cálicem bibétis, mortem Dómini annuntiábitis donec véniat. Ideo ígitur sacrifícium offértur, ut mors Dómini annuntiétur et eius fiat commemorátio, qui pro nobis pósuit ánimam suam. Ipse autem ait: Maiórem hac dilectiónem nemo habet quam ut ánimam suam quis ponat pro amícis suis. Ce qui est accompli dans les sacrifices que nous avons à offrir, c'est ce que notre Seigneur a lui-même prescrit, selon le témoignage de saint Paul: Toutes les fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne. Le sacrifice est donc offert pour que la mort du Seigneur soit annoncée et que mémoire soit faite de celui qui a donné sa vie pour nous. Or, lui-même a dit: Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Quóniam ergo Christus pro nobis caritáte mórtuus est, cum témpore sacrifícii commemoratiónem mortis eius fácimus, caritátem nobis tríbui per advéntum Sancti Spíritus postulámus; hoc supplíciter exorántes ut per ipsam caritátem qua pro nobis Christus crucifígi dignátus est, nos quoque grátia Sancti Spíritus accépta, mundum crucifíxum hábere et mundo crucifígi possímus; imitántesque Dómini nostri mortem, sicut Christus quod mórtuus est peccáto, mórtuus est semel; quod autem vivit, vivit Deo, étiam nos in novitáte vitæ ambulémus; et múnere caritátis accépto, moriámur peccáto et vivámus Deo. Cáritas enim Dei diffúsa est in córdibus nostris per Spíritum Sanctum qui datus est nobis. Puisque le Christ est donc mort pour nous par amour, nous demandons, à l'instant du sacrifice où nous faisons mémoire de sa mort, que la charité nous soit accordée par la venue de l'Esprit Saint; nous implorons avec supplication que, pénétrés de cette même charité par laquelle le Christ a daigné être crucifié pour nous, nous puissions, nous aussi, ayant reçu la grâce de l'Esprit Saint, tenir le monde comme crucifié pour nous et être nous-mêmes crucifiés au monde; nous demandons aussi qu'en imitant la mort de notre Seigneur - comme l'Apôtre l'écrit du Christ, ce qui est mort au péché, est mort une fois pour toutes, mais ce qui vit, vit pour Dieu - nous marchions, nous aussi, dans la vie nouvelle et que, moyennant le don de la charité nous soyons morts au péché et vivions pour Dieu, car la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.
Nam et ipsa participátio córporis et sánguinis Dómini, cum eius panem manducámus et cálicem bíbimus, hoc útique nobis insínuat, ut moriámur mundo et vitam nostram abscónditam habeámus cum Christo in Deo, carnémque nostram crucifigámus cum vítiis et concupiscéntiis suis. Sic fit ut omnes fidéles, qui Deum et próximum díligunt, etiámsi non bibant cálicem corpóreæ passiónis, bibant tamen cálicem domínicæ caritátis; quo inebriáti, membra sua quæ sunt super terram mortíficent et indúti Dóminum Iesum Christum, carnis curam non fáciant in desidériis; neque contempléntur quæ vidéntur, sed quæ non vidéntur. En effet, la participation même au corps et au sang du Seigneur, quand nous mangeons le pain et buvons le calice, doit faire entrer puissamment dans notre âme le désir de mourir au monde, de tenir notre vie cachée avec le Christ en Dieu et de crucifier notre chair avec ses vices et ses convoitises. Ainsi arrivera-t-il que tous les fidèles, à condition d'aimer Dieu et le prochain, même s'ils ne boivent pas le calice d'une passion corporelle, boiront le calice de la charité du Christ. Enivrés de ce calice, ils mortifieront leurs membres terrestres. Ayant revêtu le Seigneur Jésus-Christ, ils n'auront plus souci des choses de la chair qui les entraînerait à ses convoitises, et ils contempleront non les choses visibles, mais les invisibles.
R/. In illo die, suscípiam te servum meum, et ponam te sicut signáculum in conspéctu meo, * Quóniam ego elégi te, dicit Dóminus. V/. In tribulatióne invocásti me, et exaudívi te et liberávi te, * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. En ce jour-là, je te prendrai, toi, mon serviteur, et je t'établirai devant moi comme l'anneau à cacheter, * Car c'est toi que j'ai choisi, oracle du Seigneur. V/. Quand tu étais sous l'oppression, tu as crié vers moi; je t'ai exaucé, je t'ai libéré, * Car. V/. Gloire au Père. * Car.