Vigiles (OSB) du dimanche 15 juillet 2018 - XVème dimanche dans l'année

Hebdomada XV per annum XVème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XV per annum XVème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit liber Iob Du livre de Job
Lectio I Lecture I
Vir erat in terra Us nómine Iob et erat vir ille simplex et rectus ac timens Deum et recédens a malo. Natíque sunt ei septem fílii et tres fíliæ. Et fuit posséssio eius septem mília óvium et tria mília camelórum, quingénta quoque iuga boum et quingéntæ ásinæ ac família multa nimis; erátque vir ille magnus inter omnes Orientáles. Il y avait jadis, au pays de Uç, un homme appelé Job: un homme intègre et droit qui craignait Dieu et se gardait du mal. Sept fils et trois filles lui étaient nés. Il possédait aussi sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs et cinq cents ânesses, avec de très nombreux serviteurs. Cet homme était le plus fortuné de tous les fils de l'Orient.
R/. Si bona suscépimus de manu Dómini, mala autem quare non sustineámus? * Dóminus dedit, Dóminus ábstulit; sicut Dómino plácuit, ita factum est; sit nomen Dómini benedíctum. V/. In ómnibus his non peccávit Iob lábiis suis, neque stultum quid contra Deum locútus est. * Dóminus dedit. R/. Nous acceptons le bonheur de la main de Dieu; et le malheur, ne devons-nous pas le supporter aussi? * Le Seigneur a donné, le Seigneur a pris; ce qui est arrivé correspond au bon plaisir du Seigneur; béni soit le nom du Seigneur! V/. En tout cela, Job ne pécha point en paroles, et ne prononça rien d'insensé contre Dieu. * Le Seigneur.
Lectio II Lecture II
Et ibant fílii eus et faciébant convívium per domos unusquísque in die suo; et mitténtes vocábant tres soróres suas, ut coméderent et bíberent cum eis. Cumque in orbem transíssent dies convívii, mittébat ad eos Iob et sanctificábat illos; consurgénsque dilúculo offerébat holocáusta pro síngulis. Dicébat enim: "Ne forte peccáverint fílii mei et benedíxerint Deo in córdibus suis." Sic faciébat Iob cunctis diébus. Ses fils avaient coutume d'aller festoyer chez l'un d'entre eux, à tour de rôle, et d'envoyer chercher leurs trois sœurs pour manger et boire avec eux. Or, une fois terminé le cycle de ces festins, Job les faisait venir pour les purifier et, le lendemain, à l'aube, il offrait un holocauste pour chacun d'eux. Car il se disait: " Peut-être mes fils ont-ils péché et maudit Dieu dans leur cœur! " Ainsi faisait Job, chaque fois.
R/. Antequam cómedam, suspíro; et tamquam inundántes aquæ, sic rugítus meus. Quia timor quem timébam evénit mihi, et quod verébar áccidit. * Nonne dissimulávi? Nonne sílui? Et iam quiévi, et venit super me indignátio tua, Dómine. V/. Nolo multa fortitúdine conténdat mecum, nec magnitúdinis suæ mole me premat; æquitátem propónat contra me. * Nonne. R/. Pour nourriture, j'ai mes soupirs; comme une eau qui déferle, j'ai mes sanglots. Car la frayeur qui me hantait m'a étreint, et ce que j'appréhendais m'est arrivé. * N'ai-je pas fermé les yeux? N'ai-je pas gardé le silence? Je suis resté tranquille, et pourtant, Seigneur, ton indignation est tombée sur moi. V/. Non, qu'il ne se mesure pas avec moi dans sa puissance, qu'il ne m'écrase pas du poids de sa grandeur; mais qu'il plaide contre moi selon la justice! * N'ai-je pas.
Lectio III Lecture III
Quadam autem die, cum veníssent fílii Dei, ut assísterent coram Dómino, áffuit inter eos étiam Satan. Cui dixit Dóminus: "Unde venis?" Qui respóndens ait: "Circuívi terram et perambulávi eam." Dixítque Dóminus ad eum: "Numquid considerásti servum meum Iob, quod non sit ei símilis in terra, homo simplex et rectus ac timens Deum et recédens a malo?" Le jour où les Fils de Dieu venaient se présenter devant le Seigneur, le Satan aussi s'avançait parmi eux. Le Seigneur dit alors au Satan: " D'où viens-tu? " - " De rôder sur la terre, répondit-il, et d'y flâner. " Et le Seigneur reprit: " As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'a point son pareil sur la terre: un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se garde du mal! "
R/. Utinam appenderéntur peccáta mea quibus iram mérui, * Et calámitas quam pátior, in statéra! V/. Quasi aréna maris hæc grávior appáret, unde et verba mea dolóre sunt plena. * Et calámitas. R/. Ah! Si l'on pouvait mettre en balance mes péchés, qui ont pu provoquer une juste colère, * Avec l'affliction que je supporte! V/. Oui, elle se montre plus pesante que le sable des mers, voilà pourquoi mes propos sont empreints de douleur, * Avec.
Lectio IV Lecture IV
Cui respóndens Satan ait: "Numquid Iob frustra timet Deum? Nonne tu vallásti eum ac domum eius universámque substántiam per circúitum, opéribus mánuum eius benedixísti, et posséssio eius crevit in terra? Sed exténde páululum manum tuam et tange cuncta quæ póssidet, nisi in fáciem benedíxerit tibi." Dixit ergo Dóminus: "Ecce, univérsa, quæ habet, in manu tua sunt; tantum in eum ne exténdas manum tuam." Egressúsque est Satan a fácie Dómini. Et le Satan de répliquer: " Est-ce pour rien que Job craint Dieu? Ne l'as-tu pas entouré d'une haie, ainsi que sa maison et son domaine alentour? Tu as béni toutes ses entreprises, ses troupeaux pullulent dans le pays. Mais étends la main et touche à ses biens; je te jure qu'il te maudira en face! " - " Soit! dit le Seigneur au Satan, tous ses biens sont en ton pouvoir. Évite seulement de porter la main sur lui. " Et le Satan sortit de l'audience du Seigneur.
R/. Quare detraxístis sermónibus veritátis? Ad increpándum verba compónitis, et subvértere nitímini amícum vestrum; * Verúmtamen quæ cogitástis, expléte. V/. Milítia est vita hóminis super terram, et sicut dies mercenárii dies eius. * Verúmtamen. V/. Glória Patri. * Verúmtamen. R/. Pourquoi rabaisser des paroles de vérité? C'est seulement pour blâmer que vous faites des phrases, vous voulez donc abattre votre ami? * Eh bien! Ce dont vous avez formé le dessein, achevez-le! V/. La vie de l'homme, sur la terre, n'est qu'une corvée; et ses jours, des journées de mercenaire! * Eh bien. V/. Gloire au Père. * Eh bien.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex libris Morálium sancti Gregórii Magni papæ (Lib. 19, 11-12: CCL 143A, 964) Morales de saint Grégoire le Grand
Lectio I Lecture I
Dicébat Dóminus Paulo: Súfficit tibi grátia mea, nam virtus in infirmitáte perfícitur. Apérta ergo voce Dei osténditur quia custos est virtútis infírmitas. Tunc quippe bene intérius custódimur, cum per dispensatiónem Dei tolerabíliter tentámur extérius, aliquándo vítiis aliquándo pressúris. Nam eis quoque quos viros nóvimus fuísse virtútum, tentatiónes atque certámina non defuére vitiórum. Le Seigneur disait à l'apôtre Paul: Ma grâce te suffit; car ma puissance se déploie dans la faiblesse. Cette parole très claire de Dieu lui-même nous montre que notre faiblesse garantit notre valeur spirituelle. Nous sommes bien gardés intérieurement, lorsque, selon le dessein de Dieu, nous sommes tentés extérieurement - mais pas au-delà de nos forces - parfois par les vices, parfois par les épreuves. En effet, même ceux dont nous savons la réelle vertu n'ont pas ignoré les tentations ni les luttes contre les vices.
R/. Indúta est caro mea putrédine, et sórdibus púlveris cutis mea áruit et contrácta est. * Meménto mei, Dómine, quia ventus est vita mea. V/. Dies mei sicut umbra declinavérunt, et ego sicut fenum árui. * Meménto mei. R/. Ma chair s'est couverte de plaies putrides, et ma peau, parsemée de croûtes terreuses, est devenue sèche et parcheminée. * Souviens-toi de moi, Seigneur, car ma vie n'est qu'un souffle! V/. L'ombre gagne sur mes jours, et moi, je me fane comme l'herbe! * Souviens-toi.
Lectio II Lecture II
Hinc est enim quod ad consolatiónem nostram isdem prædicátor egrégius de se quædam tália pródere dignátur, dicens: Vídeo áliam legem in membris meis, repugnántem legi mentis meæ, et cáptivum me ducéntem in lege peccáti, quæ est in membris meis. Ad ima quippe trahit caro ne extóllat spíritus; et ad summa trahit spíritus ne prostérnat caro. Spíritus levat ne iaceámus in infímis; caro aggrávat ne extollámur ex summis. De là, pour notre réconfort, la parole que ce même illustre prédicateur, l'apôtre Paul, trouve bon de nous confier à son propre sujet: J'aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison, et m'enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres. La chair nous entraîne vers le bas, empêchant l'esprit de nous élever; et l'esprit, de son côté, nous attire vers le haut, empêchant la chair de nous terrasser. L'esprit nous élève pour nous empêcher de tomber trop bas; la chair nous appesantit pour nous interdire de monter trop haut.
R/. Meménto mei, Deus, quia ventus est vita mea; * Nec aspíciet me visus hóminis. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Nec aspíciet. R/. Souviens-toi de moi, Seigneur, car ma vie n'est qu'un souffle; * Même le regard de l'homme ne pourra plus m'atteindre! V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Même.
Lectio III Lecture III
Si non sublevánte spíritu nos caro tentáret, perfectióne procul dúbio tentatiónis suæ in ima deíceret. Rursum vero si non tentánte carne ad summa nos spíritus subleváret, in supérbiæ casu ipsa nos peius sublevatióne prostérneret. Sed fit certo moderámine ut dum unusquísque sanctórum iam quidem intérius ad summa rápitur, sed adhuc tentátur extérius, nec desperatiónis lapsum nec elatiónis incúrrat; quóniam nec tentátio extérior culpam pérficit, quia intérior inténtio sursum trahit; nec rursum inténtio intérior in supérbiam élevat, quia tentátio extérior humíliat dum gravat. Si nous étions soumis aux tentations de la chair, sans que l'esprit nous soulevât, nous nous laisserions abattre par la force des tentations, sans aucun doute. En revanche, si l'esprit nous entraînait vers le haut, sans que nous soyons tentés, nous tomberions dans le péché d'orgueil, ce qui n'est pas mieux. Mais un certain équilibre va s'établir: les saints sont emportés en esprit vers les choses sublimes, mais ils sont encore tentés extérieurement, pour qu'ils ne tombent pas dans le désespoir ou l'orgueil; la tentation extérieure ne nous livre pas complètement au péché, parce qu'au dedans de nous, le désir spirituel nous entraîne vers Dieu; et inversement notre désir spirituel ne dégénère pas en orgueil, parce que la tentation extérieure nous humilie et nous abaisse.
R/. Numquid Dóminus supplántat iudícium, aut Omnípotens subvértit quod iustum est? Líbera me, Dómine, et pone me iuxta te * Et cuiúsvis manus pugnet contra me. V/. Apprehénde arma et scutum et exsúrge in adiutórium mihi. * Et. R/. Dieu ferait-il fléchir le droit, le Tout-Puissant fausserait-il la justice? Délivre-moi, Seigneur, place-moi près de toi, * Et ensuite, que le poing du premier venu essaye de me frapper! V/. Prends une armure, un bouclier, lève-toi pour me défendre. * Et ensuite.
Lectio IV Lecture IV
Sicque magno órdine cognóscimus in interióri proféctu quid accípimus, in exterióri deféctu quid sumus. Et miro modo ágitur, ut nec de virtúte quisquam extólli débeat, nec de tentatióne désperet, quia dum spíritus trahit et caro retráhit, subtilíssimo iudícii intérni moderámine, infra summa et supra ínfima in quodam médio ánima librátur. Telle est la grande loi de la vie spirituelle: lorsque nous progressons intérieurement, nous pouvons comprendre ce que nous recevons de Dieu, et, lorsque nous faiblissons du fait des tentations, nous pouvons comprendre ce que nous sommes. Personne ne devrait donc s'enorgueillir de ses vertus, ni se désespérer de ses tentations. En effet, tandis que l'esprit nous tire vers le haut et la chair nous retire vers le bas, l'âme, par un très subtil équilibre du jugement intérieur, est comme suspendue en un certain milieu entre le monde supérieur et le monde inférieur.
R/. Inclinans fáciem meam ingemísco, commovébor ómnibus membris meis; scio enim, Dómine, quia impunítum me non dimíttis; * Et si sum ímpius, quare non sum mórtuus sed labóro? V/. Quæ est enim fortitúdo mea ut sustíneam, aut quis finis meus ut patiénter agam? * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Le visage incliné, je soupire, je tremble de tous mes os; je sais bien, Seigneur, que tu ne me laisseras pas aller sans châtiment; * Mais si je suis impie, pourquoi, au lieu d'être mort, suis-je en train de peiner? V/. Quelle est donc ma résistance pour que je tienne bon? Et quelle fin m'attend pour que je garde patience? * Mais. V/. Gloire au Père. * Mais.
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
In illo témpore: Cónvocat Iesus Duódecim et cœpit eos míttere binos. Et réliqua. Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Et la suite.
Ex Commentário sancti Bonaventúræ epíscopi in Lucam (Cap. 9: ed. Quarrachi 7, 217-218.220) Commentaire de saint Bonaventure sur saint Luc
Lectio I Lecture I
Fuérunt discípuli ad prædicándum missi, non rem parvam, sed magnam, scílicet regnum Dei. Omnibus his modis apóstoli sunt missi prædicáre regnum Dei, scílicet veram doctrínam, divínam grátiam et ætérnam glóriam. Et quia propter auctoritátem prædicatiónis Dóminus concésserat potestátem curatiónis, ídeo subdit: Et sanáre infírmos, scílicet misit ad confirmatiónem veritátis prædicátæ. Unde signum missiónis spiritális prædicatiónis ad prædicándum est sanátio audiéntium a morbis vitiórum. Les apôtres ont été envoyés pour prêcher, non pas une petite chose, mais une grande chose, à savoir le royaume de Dieu. Les apôtres ont été envoyés prêcher le royaume de Dieu dans toutes ses acceptions, à savoir la vraie doctrine, la grâce divine et la gloire éternelle. Et parce que, en vue d'accréditer la prédication, le Seigneur avait accordé le pouvoir de guérir, il ajoute: Et guérir les malades. Il les envoya le faire, pour confirmer la vérité qu'ils prêchaient. D'où il suit que le signe de la mission spirituelle du prédicateur est de guérir les auditeurs des maladies de leurs vices.
R/. Super pópulum tuum, Dómine, * Benedíctio tua. V/. Dómini est salus, et super pópulum tuum * Benedíctio. R/. Sur ton peuple, Seigneur, * Que vienne ta bénédiction! V/. Du Seigneur vient le salut: sur ton peuple, * Que vienne.
Lectio II Lecture II
Tria sunt evidéntia signa quod prædicátor a Dómino mittátur ad Evangélium prædicándum. Primum est auctóritas mitténtis, cuiúsmodi est pontíficis, et máxime pontíficis eius qui est loco Petri, immo loco Iesu Christi; unde qui ab eo míttitur a Christo míttitur. Secúndum est zelus animárum in persóna quæ míttitur, quando scílicet principáliter quærit Dei honórem et animárum salútem. Tértio, cum séquitur fructificátio et convérsio auditórum. Il y a trois signes évidents qu'un prédicateur est envoyé par le Seigneur pour prêcher l'Évangile. Le premier est l'autorité de celui qui envoie, comme un pontife et surtout le souverain Pontife, qui tient la place de Pierre, et bien mieux de Jésus-Christ; de sorte que celui qui est envoyé par lui, est envoyé par le Christ. Le deuxième est le zèle des âmes dans la personne de l'envoyé, lorsqu'il cherche principalement l'honneur de Dieu et le salut des âmes. Le troisième est chez les auditeurs la production des fruits de la conversion.
R/. Cum invocárem te, exaudísti me, Deus iustítiæ meæ; in tribulatióne dilatásti me. * Miserére mihi, Dómine, et exáudi oratiónem meam. V/. Fílii hóminum, úsquequo graves corde? Ut quid dilígitis vanitátem et quæritis mendácium? * Miserére. R/. Quand je crie vers toi, tu me réponds, Dieu, ma justice; toi qui me libères dans la détresse. * Pitié pour moi, Seigneur, écoute ma prière! V/. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans la dureté de cœur, l'amour du néant et la course au mensonge? * Pitié.
Lectio III Lecture III
Per primum sunt núntii Patris, per secúndum Fílii, per tértium Spíritus Sancti. De primo: Pro pátribus tuis nati sunt tibi fílii. De secúndo: Non enim nosmetípsos prædicámus, sed Iesum Christum. De tértio: Pósui vos ut eátis et fructum afferátis, et fructus vester máneat. Et qui sic míttitur potest dícere illud: Spíritus Dómini super me, eo quod únxerit me. Par le premier signe ils sont les envoyés du Père, par le second ceux du Fils, par le troisième ceux de l'Esprit Saint. Il est dit du premier: Pour remplacer tes pères te sont nés des fils. Du second: Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ. Du troisième: Je vous ai établis pour que vous alliez, pour que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Et celui qui est ainsi envoyé peut dire: L'Esprit du Seigneur est sur moi, car il m'a oint.
R/. Dómini est terra et plenitúdo eius, * Orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo. V/. Ipse super mária fundávit eum, et super flúmina præparávit eum. * Orbis. R/. Au Seigneur, le monde et sa richesse, * La terre et tous ses habitants! V/. C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots; * La terre.
Lectio IV Lecture IV
Ideo isti non solum prædicábant, sed étiam ubíque curábant, ut omnes stúdio eórum et verbo et signo excitaréntur ad audiéndum; in quo non solum explicátur auditórum utílitas, sed étiam prædicatórum fidélitas. Quia enim circúibant, ímmunes erant ab otiositáte; quia per castélla, immúnes ab elatióne; quia evangelizántes, ímmunes a nugacitáte; quia curántes ubíque, a personárum acceptióne. Non seulement ces envoyés prêchaient, mais ils guérissaient partout, si bien que tous, grâce à leur zèle, étaient stimulés à écouter, tant par leur parole que par leurs miracles. Ce qui manifeste non seulement l'avantage des auditeurs, mais également la fidélité des prédicateurs. Car, tandis qu'ils circulaient, ils étaient à l'abri de l'oisiveté; tandis qu'ils parcouraient les villages, à l'abri de l'élèvement; tandis qu'ils évangélisaient, à l'abri de la frivolité; tandis qu'ils guérissaient partout, à l'abri de l'acception des personnes.
R/. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. V/. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. V/. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. V/. Gloire au Père. * Mon Dieu.