Vigiles (OSB) du mardi 21 août 2018 - St Pie X, pape

Hebdomada XX per annum XXème semaine dans l'année
Feria III Mardi
S. Pii X, papae St Pie X, pape
Memoria Mémoire
éditer éditer
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De libro Qóhelet Du livre de Qohélet
Omnia tempus habent, et moméntum suum cuíque negótio sub cælo: tempus nascéndi et tempus moriéndi, tempus plantándi et tempus evelléndi quod plantátum est, tempus occidéndi et tempus sanándi, tempus destruéndi et tempus ædificándi, tempus flendi et tempus ridéndi, tempus plangéndi et tempus saltándi, tempus spargéndi lápides et tempus eos colligéndi, tempus amplexándi et tempus longe fíeri ab ampléxibus, tempus quæréndi et tempus perdéndi, tempus custodiéndi et tempus abiciéndi, tempus scindéndi et tempus consuéndi, tempus tacéndi et tempus loquéndi, tempus dilectiónis et tempus ódii, tempus belli et tempus pacis. Quid lucri habet, qui operátur, de labóre suo? Vidi occupatiónem quam dedit Deus fíliis hóminum, ut occuparéntur in ea. Cuncta fecit bona in témpore suo; et mundum trádidit cordi eórum, et non invéniet homo opus quod operátus est Deus ab inítio usque ad finem. Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant. Un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour détruire, et un temps pour bâtir. Un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour gémir, et un temps pour danser. Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser; un temps pour embrasser, et un temps pour s'abstenir d'embrassements. Un temps pour chercher, et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter. Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler. Un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. Quel profit celui qui travaille trouve-t-il à la peine qu'il prend? Je regarde la tâche que Dieu donne aux enfants des hommes: tout ce qu'il fait convient en son temps. Il a mis dans leur cœur l'ensemble du temps, mais sans que l'homme puisse saisir ce que Dieu fait, du commencement à la fin.
Cognóvi quod nihil boni esset in eis nisi lætári et fácere bene in vita sua. Omnis enim homo, qui cómedit et bibit et videt bonum de labóre suo, hoc donum Dei est. Dídici quod ómnia ópera, quæ fecit Deus, persevérent in perpétuum; non póssumus eis quidquam áddere nec auférre, quæ fecit Deus, ut timeátur. Quod iam fuit, ipsum est; et quod futúrum est, iam fuit, et Deus requírit quod ábiit. Je sais qu'il n'y a pas de bonheur pour l'homme, sinon dans le plaisir et le bien-être durant sa vie. Et si un homme mange, boit et trouve le bonheur dans son travail, cela est un don de Dieu. Je sais que tout ce que Dieu fait sera pour toujours. À cela il n'y a rien à ajouter, de cela il n'y a rien à retrancher, et Dieu fait en sorte qu'on le craigne. Ce qui est fut déjà; ce qui sera est déjà. Or Dieu recherche le persécuté.
Et adhuc vidi sub sole: in loco iudícii ibi impíetas, et in loco iustítiæ ibi iníquitas; et dixi in corde meo: "Iustum et ímpium iudicábit Deus, quia tempus omni rei et ómnibus occásio." Dixi in corde meo de fíliis hóminum, ut probáret eos Deus et osténderet eos in semetípsis símiles esse béstiis. Quóniam sors filiórum hóminis et iumentórum una est atque éadem: sicut móritur homo, sic et illa moriúntur; et idem spíritus ómnibus: nihil habet homo iuménto ámplius, quia ómnia vánitas. Et ómnia pergunt ad unum locum: de terra facta sunt ómnia et in terram ómnia páriter revertúntur. Quis novit si spíritus filiórum hóminis ascéndat sursum, et si spíritus iumentórum descéndat deórsum in terram? Et deprehéndi nihil esse mélius quam lætári hóminem in ópere suo; nam hæc est pars illíus. Quis enim eum addúcet ut post se futúra cognóscat? Je regarde encore sous le soleil: à la place du droit, là se trouve le crime, à la place du juste se trouve le criminel; et je me dis en moi-même: le juste et le criminel, Dieu les jugera, car il y a un temps pour toutes choses et pour toute action ici. Je me dis en moi-même, en ce qui concerne les enfants des hommes: c'est pour que Dieu les éprouve et leur montre qu'ils sont des bêtes. Car le sort de l'homme et le sort de la bête sont un sort identique: comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, et c'est un même souffle qu'ils ont tous les deux. La supériorité de l'homme sur la bête est nulle, car tout est vanité. Tout s'en va vers un même lieu: tout vient de la poussière, tout s'en retourne à la poussière. Qui sait si le souffle de l'homme monte vers le haut et si le souffle de la bête descend en bas, vers la terre? Je vois qu'il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à se réjouir de ses œuvres, car c'est là sa part. Qui donc l'emmènera voir ce qui sera après lui?
R/. Avérsio parvulórum interfíciet eos, et prospéritas stultórum perdet illos. * Qui autem me audíerit, absque terróre quiéscet. V/. O viri, ad vos clámito, et vox mea ad fílios hóminum. * Qui autem. V/. Glória Patri. * Qui autem. R/. L'égarement des simples, comme le succès des sots, les mènent à leur perte. * Celui qui m'écoute vit tranquille et sans frayeur. V/. C'est vous, les humains, que j'appelle; ma parole s'adresse aux enfants des hommes. * Celui. V/. Gloire au Père. * Celui.
éditer éditer
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Epístulis sancti Pii papæ décimi (Ep. ad Domnum Delatte, 22 maii 1904. Ex Actis eius. Éd. Bonne Presse. vol 1, 66-68) Lettre de saint Pie X à Dom Delatte
Ex quo témpore, præcláræ vir memóriæ, Prosper Guéranger, primus decéssor tuus, quum sese ad sacræ litúrgiæ sciéntiam totum contulísset, vestra stúdio suo excitávit inflammavítque stúdia, nobilitátum nemo ignórat cœnóbii Solesménsis nomen, máxime ob datam sollertíssime óperam redintegrándæ in gregoriánis concéntibus véteris disciplínæ. Huiúsmodi incéptum, laboriósum æque ac frugíferum, vobis urgéntibus non defuére ab Apostólica Sede, nec sane póterant, testimónia laudis. Dès lors que le premier Abbé de Solesmes, ton prédécesseur, Prosper Guéranger, d'illustre mémoire, se fut donné tout entier à la science de la sainte liturgie et eut ainsi, par son zèle et ses propres travaux, donné de l'impulsion et de l'ardeur aux vôtres, plus personne n'ignore le nom devenu célèbre du monastère de Solesmes, surtout en raison des savantes recherches qui y furent consacrées à la restauration des mélodies grégoriennes. À une entreprise de cette nature, persévérante, ardue autant que féconde, le Siège Apostolique ne pouvait refuser ses éloges; et de fait, ils ne vous ont pas manqué.
Nos, qui máture offícii nostri duxérimus esse, hoc ággredi ex auctoritáte opus, id est gregoriános modos ad ratiónem restitúere antíquitus tráditam, permágni vestros in hoc génere labóres fácere, sæpe álias proféssi, novíssime osténdimus. Nunc autem peculiáris nobis est causa cur, præter hanc tantam in vobis sollértiam, deditíssimum Románo Pontífici ánimum dilaudémus. Pour nous, qui dès le début de notre pontificat avons estimé qu'il était de notre devoir d'employer notre autorité à restituer au chant grégorien son antique teneur, nous avons grandement estimé vos travaux en ce domaine, nous l'avons souvent dit, nous l'avons témoigné récemment encore. Mais aujourd'hui, ce n'est plus seulement le patient labeur de cette recherche que nous voulons bénir, c'est bien plus encore votre dévouement absolu au Souverain Pontife.
Etenim cogitántibus nobis vaticánam decérnere liturgicórum concéntuum editiónem, quæ auspíciis adornáta nostris ubíque usurpánda foret, ac vestram in hoc propósitum navitátem advocántibus, periucúndæ a te, dilécte fili, allátæ sunt lítteræ, quæ vos non modo promptos paratósque nuntiárent esse ad elaborándum in re, qua cuperémus, sed eiúsdem rei grátia, velle ádmodum, vulgátos iam vestrárum vigiliárum fructus nobis concédere. Itaque Congregatióni cui præsides, potissiméque famíliæ Solesménsi has volúimus esse partes, univérsam quæ exstet, véterum de hac re monumentórum ségetem more institutóque suo exploráre, indéque elaborátam digestámque editiónis huius matériam ministráre iis quos destinávimus probándam. Nóvimus quantópere Apostólicam Sedem Ecclesiámque díligas, divíni cultus decóri stúdeas, sancta monásticæ vitæ institúta custódias. À l'heure même où nous prenions la résolution de donner, des livres de chant liturgique, une édition vaticane revêtue de notre garantie et destinée à l'usage de toute l'Église, et en réponse à l'appel que nous adressions dans ce dessein à votre concours empressé, ta lettre, fils bien-aimé, nous a rempli de joie. Elle nous témoignait, en effet, que, non contents de vous tenir entièrement à notre disposition pour préparer l'œuvre que nous avions à cœur, vous vouliez encore, pour achever ce dessein, remettre en nos mains tous les résultats antérieurement publiés de vos travaux, fruit de vos veilles. Et nous avons voulu aussi que fût confié à la Congrégation dont tu es l'abbé président, et en particulier à la famille de Solesmes, le soin de recueillir, avec la méthode que vous avez suivie jusqu'ici, les richesses des documents anciens, afin d'en préparer et d'en composer une édition qui sera soumise à l'approbation de ceux que nous avons désignés à cet effet. Nous savons ton amour de l'Église et du Siège Apostolique, ton zèle pour la beauté du culte divin, ta fidélité aux saintes institutions de la vie monastique.
R/. Iurávit Dóminus, et non pænitébit eum: * Tu es sacérdos in ætérnum secúndum órdinem Melchísedech. V/. Dixit Dóminus Dómino meo: Sede a dextris meis. * Tu es sacérdos. V/. Glória Patri. * Tu es sacérdos. R/. Le Seigneur l'a juré dans un serment irrévocable: * Tu es prêtre à jamais, selon l'ordre du roi Melkisédek. V/. Oracle du Seigneur à mon Seigneur: Siège à ma droite. * Tu es prêtre. V/. Gloire au Père. * Tu es prêtre.