Vigiles (OSB) du dimanche 26 août 2018 - XXIème dimanche dans l'année

Hebdomada XXI per annum XXIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XXI per annum XXIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit Epístula beáti Pauli apóstoli ad Titum De la lettre de saint Paul à Tite
Lectio I Lecture I
Paulus servus Dei, apóstolus autem Iesu Christi secúndum fidem electórum Dei et agnitiónem veritátis, quæ secúndum pietátem est in spem vitæ ætérnæ, quam promísit, qui non mentítur, Deus ante témpora sæculária, manifestávit autem tempóribus suis verbum suum in prædicatióne, quæ crédita est mihi secúndum præcéptum salvatóris nostri Dei, Tito germáno fílio secúndum commúnem fidem: grátia et pax a Deo Patre et Christo Iesu salvatóre nostro. Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus-Christ pour amener les élus de Dieu à la foi et à la connaissance de la vérité ordonnée à la piété, dans l'espérance de la vie éternelle promise avant tous les siècles par le Dieu qui ne ment pas et qui, aux temps marqués, a manifesté sa parole par une proclamation dont un ordre de Dieu notre Sauveur m'a confié la charge, à Tite mon véritable enfant en notre foi commune, grâce et paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Sauveur.
R/. Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, * Dabit fructum suum in témpore suo. V/. Et erit tamquam lignum quod plantátum est secus decúrsus aquárum. * Dabit. R/. L'homme qui, jour et nuit, murmure la loi du Seigneur * Donne du fruit en son temps. V/. Comme un arbre planté près d'un ruisseau * Donne du fruit.
Lectio II Lecture II
Huius rei grátia relíqui te Cretæ, ut ea, quæ desunt, córrigas et constítuas per civitátes presbýteros, sicut ego tibi dispósui, si quis sine crímine est, uníus uxóris vir, fílios habens fidéles, non in accusatióne luxúriæ aut non subiéctos. Opórtet enim epíscopum sine crímine esse sicut Dei dispensatórem, non supérbum, non iracúndum, non vinoléntum, non percussórem, non turpis lucri cúpidum, sed hospitálem, benígnum, sóbrium, iustum, sanctum, continéntem, amplecténtem eum, qui secúndum doctrínam est, fidélem sermónem, ut potens sit et exhortári in doctrína sana et eos, qui contradícunt, argúere. Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour y achever l'organisation et pour établir dans chaque ville des presbytres, conformément à mes instructions. Chaque candidat doit être irréprochable, mari d'une seule femme, avoir des enfants croyants, qui ne puissent être accusés d'inconduite et ne soient pas insoumis. L'épiscope, en effet, en sa qualité d'intendant de Dieu, doit être irréprochable: ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni batailleur, ni avide de gains déshonnêtes, mais au contraire hospitalier, ami du bien, pondéré, juste, pieux, maître de soi, attaché à l'enseignement sûr, conforme à la doctrine; ne doit-il pas être capable, à la fois, d'exhorter dans la saine doctrine et de confondre les contradicteurs?
R/. Servíte Dómino in timóre et exsultáte ei cum tremóre. * Apprehéndite disciplínam, nequándo irascátur Dóminus, et pereátis de via iusta. V/. Cum exárserit in brevi ira eius, beáti omnes qui confídunt in eo. * Apprehéndite. R/. Servez le Seigneur avec déférence, rendez-lui votre hommage en tremblant. * Prenez sur vous son joug, de peur qu'il ne s'irrite, et vous seriez perdus, hors du droit chemin. V/. Soudain sa colère éclatera: heureux qui trouve en lui son refuge! * Prenez sur vous.
Lectio III Lecture III
Sunt enim multi et non subiécti vaníloqui et seductóres, máxime qui de circumcisióne sunt, quibus opórtet siléntium impónere, quia univérsas domos subvértunt docéntes, quæ non opórtet, turpis lucri grátia. Dixit quidam ex illis, próprius ipsórum prophéta: "Creténses semper mendáces, malæ béstiæ, ventres pigri." Testimónium hoc verum est. Quam ob causam íncrepa illos dure, ut sani sint in fide, non intendéntes Iudáicis fábulis et mandátis hóminum aversántium veritátem. Nombreux sont en effet les esprits rebelles, les vains discoureurs, les séducteurs, surtout chez les circoncis. Il faut leur fermer la bouche; ces gens-là bouleversent des familles entières, enseignant pour de scandaleux profits ce qui ne se doit pas. L'un d'entre eux, leur propre prophète, a dit: " Crétois: perpétuels menteurs, mauvaises bêtes, ventres paresseux. " Ce témoignage est vrai; aussi reprends-les vertement, pour qu'ils conservent une foi saine, sans prêter attention à des fables juives et aux prescriptions de gens qui tournent le dos à la vérité.
R/. Dómine, ne in ira tua árguas me, neque in furóre tuo corrípias me. * Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum. V/. Timor et tremor venérunt super me, et contexérunt me ténebræ, et dixi: * Miserére. R/. Seigneur, corrige-moi sans colère, et reprends-moi sans fureur. * Pitié, Seigneur, je dépéris! V/. Crainte et tremblement me pénètrent, les ténèbres m'environnent. J'appelle: * Pitié.
Lectio IV Lecture IV
Omnia munda mundis; coinquinátis autem et infidélibus nihil mundum, sed inquinátæ sunt eórum et mens et consciéntia. Confiténtur se nosse Deum, factis autem negant, cum sunt abomináti et inobœdiéntes et ad omne opus bonum réprobi. Tout est pur pour les purs. Mais pour ceux qui sont souillés et qui n'ont pas la foi, rien n'est pur. Leur esprit même et leur conscience sont souillés. Ils font profession de connaître Dieu, mais, par leur conduite, ils le renient: êtres abominables, rebelles, incapables d'aucun bien.
R/. Deus qui sedes super thronum et iúdicas æquitátem, esto refúgium páuperum in tribulatióne; * Quia tu solus labórem et dolórem consíderas. V/. Tibi enim derelíctus est pauper, pupíllo tu eris adiútor; * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Tu sièges, ô Seigneur, toi qui juges avec justice: montre-toi la forteresse des malheureux dans leur angoisse; * Car tu regardes, toi, la peine et la souffrance! V/. Sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin; * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 7 (45), 2: SC 49, 61-63) Sermon de saint Léon le Grand
Lectio I Lecture I
Forma conversatiónis fidélium ab exémplo venit óperum divinórum: et mérito Deus imitatiónem sui ab eis éxigit quos ad imáginem et similitúdinem suam fecit. Cuius útique glóriæ dignitáte non áliter potiémur quam si in nobis et misericórdia inveniátur et véritas. Per quæ enim ad salvándos Salvátor advénit, per hæc ad salvántem debent properáre salváti: ut nos et misericórdia Dei misericórdes, et véritas fáciat esse veráces. Le modèle de leur conduite, les chrétiens le trouvent dans la façon d'agir de Dieu; et Dieu lui-même exige à juste titre d'être imité par ceux qu'il a créés à son image et à sa ressemblance. Ainsi ne pourrons-nous obtenir les richesses de sa gloire si l'on ne trouve en nous miséricorde et vérité. C'est par ces voies que le Seigneur est venu vers ceux qu'il allait sauver, et c'est aussi par elles que les sauvés doivent venir à la rencontre de celui qui les sauve; ainsi, la miséricorde de Dieu les rendra miséricordieux, et sa vérité les fera vrais.
R/. Exsúrge, Dómine Deus meus, et exaltétur manus tua, * Ne obliviscáris páuperum in finem. V/. Tibi enim derelíctus est pauper. * Ne obliviscáris. R/. Lève-toi, Seigneur mon Dieu! Étends la main! * Que le pauvre ne soit pas oublié pour toujours! V/. Oui, sur toi repose le faible: * Que le pauvre.
Lectio II Lecture II
Sicut ítaque per viam veritátis mens iusta, ita per viam misericórdiæ ámbulat mens benígna. Nec tamen umquam itínera ista divísa sunt, quasi horum bonórum síngula divérsis tramítibus expetántur, et áliud sit misericórdia créscere, áliud veritáte profícere. Non est miséricors, veritátis aliénus; nec iustítiæ capax est, pietátis extráneus. Neutra virtúte útitur, qui non utráque ditátur. L'âme droite s'avance donc sur le chemin de la vérité comme l'âme charitable sur celui de la miséricorde. Jamais pourtant ces deux voies ne se séparent, comme si l'on allait par des sentiers divers vers des buts différents, et si croître dans la miséricorde pouvait être autre chose que progresser dans la vérité. En fait, l'homme étranger à la vérité n'est pas miséricordieux, et celui qui ignore la bonté est incapable de droiture: qui n'est pas riche de l'une et de l'autre ne possède ni l'une ni l'autre.
R/. Iustus Dóminus, et iustítias diléxit: * Æquitátem vidit vultus eius. V/. In Dómino confído; quómodo dícitis ánimæ meæ: Transmígra in montem sicut passer! * Æquitátem. R/. Le Seigneur est juste, il aime toute justice: * La face du Seigneur considère l'équité. V/. Auprès du Seigneur j'ai mon refuge; comment pouvez-vous me dire: Fuis dans la montagne, comme un passereau! * La face du Seigneur.
Lectio III Lecture III
Caritas robur fídei, fides fortitúdo est caritátis. Et tunc verum nomen ac verus est fructus ambárum, cum insolúbilis manet utriúsque connéxio. Ubi enim non simul fúerint, simul desunt, quia ínvicem sibi et iuvámen et lumen sunt, donec desidérium credulitátis ímpleat remunerátio visiónis, et incommutabíliter videátur et amétur, quod nunc et sine fide non dilígitur, et sine dilectióne non créditur. La charité est la force de la foi, la foi est l'armature de la charité. Chacune d'elles ne mérite son nom et ne porte son fruit que si leur union demeure indissoluble. Quand elles n'existent pas ensemble, ensemble elles font défaut, car elles se donnent mutuellement aide et lumière jusqu'au jour où la récompense de la vision viendra combler l'ardente soif de la foi et où, sans aucun changement possible, nous verrons et nous aimerons ce que maintenant nous ne pouvons aimer sans la foi, ni croire sans l'amour.
R/. A dextris est mihi Dóminus ne commóvear; * Propter hoc dilatátum est cor meum, et exsultávit lingua mea. V/. Consérva me, Dómine, quóniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Propter hoc. R/. Le Seigneur est à ma droite: je suis inébranlable; * C'est pourquoi j'ai le cœur au large, la joie sur les lèvres. V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * C'est pourquoi.
Lectio IV Lecture IV
Hic est enim quidam efficacíssimus geminárum alárum volátus, quo ad promeréndum et vidéndum Deum púritas mentis attóllitur, ne ónere curárum carnálium deprimátur. Nam qui ait: Sine fide impossíbile est placére Deo, idem dicit: Si habúero omnem fidem, ita ut montes tránsferam, caritátem autem non hábeam, nihil sum. Et cui intellegéntiæ concessióne subícimur, eídem pietátis imitatióne iungámur. Vox Dei est: Sancti estóte, quia ego sanctus sum; et vox Dómini est: Estóte misericórdes, sicut et Pater vester miséricors est. Nous avons là deux ailes très puissantes dont le vol emporte le cœur pur jusqu'à l'amitié et la vision de Dieu, sans le laisser succomber sous le poids des soucis de la chair. L'Apôtre qui dit: Sans la foi, impossible de plaire à Dieu, affirme également: Quand j'aurais la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Ce Dieu devant qui nous nous inclinons par l'adhésion de notre intelligence, unissons-nous à lui en imitant sa bonté. Il nous dit lui-même: Soyez saints, parce que je suis saint, et le Seigneur proclame: Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
R/. Notas mihi fecísti, Dómine, vias vitæ; adimplébis me lætítia cum vultu tuo, * Delectatiónes in déxtera tua usque in finem. V/. Consérva me, Dómine, quoniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Delectatiónes. V/. Glória Patri. * Delectatiónes. R/. Tu m'apprends, Seigneur, le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! * À ta droite, éternité de délices! V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * À ta droite. V/. Gloire au Père. * À ta droite.
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
In illo témpore: Multi audiéntes ex discípulis Iesu dixérunt: "Durus est hic sermo! Quis potest eum audíre?" Et réliqua. Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm: " Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. " Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent: " Ce qu'il dit est intolérable, on ne peut continuer à l'écouter! " Et la suite.
Ex Tractátu Balduíni Cantuariénsis epíscopi De Sacraménto altáris (Lib. 2, 3: SC 93, 296-300) Traité de Baudouin de Ford sur le Sacrement de l'autel
Lectio I Lecture I
Inter discípulos Christi erant quidam credéntes, quidam non credéntes, et inter non credéntes erat Iudas qui traditúrus erat eum. Christus omnes nóverat qui essent credéntes, qui non credéntes, et quis traditúrus esset eum, et qui essent discessúri ab eo. Parmi les disciples du Christ il y en avait qui croyaient, d'autres qui ne croyaient pas. Et, parmi ceux qui ne croyaient pas, était Judas qui devait le livrer. Le Christ les connaissait tous. Il savait qui croyait, qui ne croyait pas, qui le trahirait, qui s'éloignerait de lui.
R/. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi; * Sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te. * Sub umbra. R/. Garde-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil; * À l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Déploie les merveilles de ta grâce, toi qui sauves ceux qui espèrent en toi. * À l'ombre.
Lectio II Lecture II
Sed ántequam discédant qui discessúri sunt, osténdit quod non ómnium est fides, sed eórum quibus datum est ad ipsum veníre a Patre suo. Mystérium quippe fídei non caro et sanguis, sed Pater qui in cælis est reveláre potest. Ille áliis dat ut credant; áliis non dat. Quare áliis non dat ipse novit; nobis hoc scire non datur; et in re tam incomprehensíbili et tam abscóndita ab óculis nostris, nihil póssumus nisi per admiratiónem exclamáre et dícere: O altitúdo divitiárum sapiéntiæ et sciéntiæ Dei. Quam incomprehensibília sunt iudícia eius et investigábiles viæ eius. Avant de laisser s'en aller ceux qui partent, il montre que la foi n'est pas le fait de tous; seuls la possèdent ceux à qui le Père a donné de venir au Christ. Ni la chair ni le sang, en effet, ne peuvent révéler le mystère de la foi, mais le Père qui est dans les cieux. Aux uns ils donne de croire, aux autres non. Pourquoi pas à tous? Lui seul le sait. Il ne nous donne pas de le savoir; et en matière si incompréhensible, si cachée à nos yeux, nous ne pouvons rien d'autre qu'admirer et nous écrier: Ô abîme des richesses de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables et ses voies impénétrables.
R/. Inténde deprecatiónem meam, Dómine, et inclína aurem tuam ad precem meam. * Custódi me ut pupíllam óculi, sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea. * Custódi me. R/. Seigneur, accueille ma supplication, prête l'oreille à ma prière. * Garde-moi comme la prunelle de l'œil; à l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Conduis mes pas sur tes traces: que mon pied ne trébuche pas! * Garde-moi.
Lectio III Lecture III
Multi autem discipulórum qui non credidérunt abiérunt retro, sed post Sátanam, non post Christum. Dixit ergo Iesus ad duódecim qui remansérunt: Numquid et vos vultis abíre? Respóndit ergo ei Simon Petrus: "Dómine, ad quem íbimus? Si a te recédimus, ubi vitam, ubi veritátem, ubi vitæ auctórem, ubi símilem veritátis doctórem inveniémus? Verba vitæ ætérnæ habes. Verba tua reverénter audíta, et in sinu fídei recóndita, præstant vitam ætérnam. Verbis tuis vitam ætérnam promíttis in ministratióne córporis et sánguinis tui." Beaucoup de disciples ne crurent pas et retournèrent en arrière, derrière Satan et non derrière le Christ. Jésus dit donc aux douze qui restaient: Et vous, voulez-vous aussi vous en aller? Simon-Pierre répondit: " Seigneur, à qui irions-nous? Si nous nous éloignons de toi, où trouverons-nous la vie, la vérité? Où trouverons-nous l'auteur de la vie, et semblable docteur de vérité? Tu as les paroles de la vie éternelle. Tes paroles, écoutées avec respect et gardées au sein de la foi, donnent la vie éternelle. Tes paroles promettent la vie éternelle par le moyen de ton corps et de ton sang. "
R/. Díligam te, Dómine, virtus mea. * Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum. V/. Laudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero. * Dóminus. R/. Je t'aime, Seigneur, ma force! * Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse. V/. J'invoque le Seigneur par des louanges, et je suis délivré de mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
"Et nos, verbis tuis fidem habéntes, crédimus et cognóvimus quia tu es Christus Fílius Dei; id est quia ipse vita ætérna tu es, et non das in carne et sánguine tuo nisi quod es. Crédimus, inquit, et cognóvimus quia tu es Chrisus Fílius Dei; unde cónsequens est te verba vitæ ætérnæ habére, et quæcúmque dixísti de carne tua manducánda, et sánguine tuo bibéndo, crédimus et cognóvimus vera esse, quia tu es Christus Fílius Dei." Non dixit: "Cognóvimus et crédimus", sed: Crédimus et cognóvimus: quod de ea cognitióne intéllegi potest, quæ per procéssum fídei in intelléctu consístit. "Et nous, ajoutant foi à tes paroles, nous croyons et nous savons que tu es le Christ, le Fils de Dieu, c'est-à-dire que tu es toi-même la vie éternelle et que tu ne donnes, dans ta chair et ton sang, rien d'autre que ce que tu es. Nous croyons, dit-il, et nous savons que tu es le Fils de Dieu; en conséquence tu possèdes les paroles de la vie éternelle, et tout ce que tu as dit de ta chair qu'il faut manger et de ton sang qu'il faut boire, nous croyons et nous savons que c'est vrai, parce que tu es le Christ, le Fils de Dieu. " Il n'a pas dit: " Nous savons et nous croyons ", mais: Nous croyons et nous savons, ce qui fait peut-être allusion à cette connaissance consistant dans l'intelligence qui naît du progrès de la foi.
R/. Firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus; * Deus meus adiútor meus. V/. Protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Seigneur, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur; * Dieu, mon secours! V/. Mon bouclier, la force qui me sauve, mon abri! * Dieu. V/. Gloire au Père. * Dieu.