Vigiles (OSB) du dimanche 2 septembre 2018 - XXIIème dimanche dans l'année

Hebdomada XXII per annum XXIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XXII per annum XXIIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Timótheum De la première lettre de saint Paul à Timothée
Lectio I Lecture I
Viduas honóra, quæ veræ víduæ sunt. Si qua autem vídua fílios aut nepótes habet, discant primum domum suam pie régere et mútuam vicem réddere paréntibus, hoc enim accéptum est coram Deo. Quæ autem vere vídua est et desoláta, sperat in Deum et instat obsecratiónibus et oratiónibus nocte ac die; nam quæ in delíciis est vivens, mórtua est. Et hæc præcipe, ut irreprehensíbiles sint. Si quis autem suórum et máxime domesticórum curam non habet, fidem negávit et est infidéli detérior. Honore les veuves - j'entends les vraies veuves. Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, il faut avant tout leur apprendre à pratiquer la piété envers leur propre famille et à payer leurs parents de retour. Voilà ce qui plaît à Dieu. Mais la vraie veuve, celle qui reste absolument seule, s'en remet à Dieu et consacre ses jours et ses nuits à la prière et à l'oraison. Quant à celle qui ne pense qu'au plaisir, quoique vivante, elle est morte. Cela aussi tu le rappelleras, afin qu'elles soient irréprochables. Si quelqu'un ne prend pas soin des siens, surtout de ceux qui vivent avec lui, il a renié la foi: il est pire qu'un infidèle.
R/. Super pópulum tuum, Dómine, * Benedíctio tua. V/. Dómini est salus, et super pópulum tuum * Benedíctio. R/. Sur ton peuple, Seigneur, * Que vienne ta bénédiction! V/. Du Seigneur vient le salut: sur ton peuple, * Que vienne.
Lectio II Lecture II
Vidua adscribátur non minus sexagínta annórum, quæ fúerit uníus viri uxor, in opéribus bonis testimónium habens: si fílios educávit, si hospítio recépit, si sanctórum pedes lavit, si tribulatiónem patiéntibus subministrávit, si omne opus bonum subsecúta est. Adulescentióres autem víduas devíta; cum enim luxuriátæ fúerint advérsus Christum, núbere volunt, habéntes damnatiónem, quia primam fidem írritam fecérunt; simul autem et otiósæ discunt circumíre domos, non solum otiósæ sed et verbósæ et curiósæ, loquéntes quæ non opórtet. Volo ergo iunióres núbere, fílios procreáre, dóminas domus esse, nullam occasiónem dare adversário maledícti grátia; iam enim quædam convérsæ sunt retro Sátanam. Si qua fidélis habet víduas, subminístret illis, et non gravétur ecclésia, ut his, quæ vere víduæ sunt, suffíciat. Ne peut être inscrite au groupe des veuves qu'une femme d'au moins soixante ans, ayant été la femme d'un seul mari. Elle devra produire le témoignage de sa bonne conduite: avoir élevé des enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les affligés, pratiqué toutes les formes de la bienfaisance. Les jeunes veuves, écarte-les. Dès que des désirs indignes du Christ les assaillent, elles veulent se remarier, méritant ainsi d'être condamnées pour avoir manqué à leur premier engagement. Avec cela, n'ayant rien à faire, elles apprennent à courir les maisons; si encore c'était pour ne rien faire, mais c'est pour bavarder, s'occuper de ce qui ne les regarde pas, parler à tort et à travers. Je veux donc que les jeunes veuves se remarient, qu'elles aient des enfants, gouvernent leur maison et ne donnent à l'adversaire aucune occasion d'insulte. Il en est déjà qui se sont fourvoyées à la suite de Satan. Si une croyante a des veuves dans sa parenté, qu'elle les assiste, afin que l'Église n'en supporte pas la charge, et puisse ainsi secourir les vraies veuves.
R/. Cum invocárem te, exaudísti me, Deus iustítiæ meæ; in tribulatióne dilatásti me. * Miserére mihi, Dómine, et exáudi oratiónem meam. V/. Fílii hóminum, úsquequo graves corde? Ut quid dilígitis vanitátem et quritis mendácium? * Miserére. R/. Quand je crie vers toi, tu me réponds, Dieu, ma justice; toi qui me libères dans la détresse. * Pitié pour moi, Seigneur, écoute ma prière! V/. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans la dureté de cœur, l'amour du néant et la course au mensonge? * Pitié.
Lectio III Lecture III
QuiI bene præsunt presbýteri, dúplici honóre digni habeántur, máxime qui labórant in verbo et doctrína; dicit enim Scriptúra: Non infrenábis os bovi trituránti et: Dignus operárius mercéde sua. Advérsus presbýterum accusatiónem noli recípere, nisi sub duóbus vel tribus téstibus. Peccántes coram ómnibus árgue, ut et céteri timórem hábeant. Testíficor coram Deo et Christo Iesu et eléctis ángelis, ut hæc custódias sine præiudício nihil fáciens in áliquam partem declinándo. Manus cito némini imposúeris neque communicáveris peccátis aliénis; teípsum castum custódi. Les presbytres qui exercent bien la présidence méritent une double rémunération, surtout ceux qui peinent à la parole et à l'enseignement. L'Écriture dit en effet: Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain; et encore: L'ouvrier mérite son salaire. N'accueille d'accusation contre un presbytre que sur déposition de deux ou trois témoins. Les coupables, reprends-les devant tous, afin que les autres en éprouvent de la crainte. Je t'en conjure devant Dieu, le Christ Jésus et les anges élus, observe ces règles avec impartialité, sans rien faire par favoritisme. Ne te hâte pas d'imposer les mains à qui que ce soit. Ne te fais pas complice des péchés d'autrui. Garde-toi pur.
R/. Dómini est terra et plenitúdo eius, * Orbis terrárum et univérsi qui hábitant in eo. V/. Ipse super mária fundávit eum, et super flúmina præparávit eum. * Orbis. R/. Au Seigneur, le monde et sa richesse, * La terre et tous ses habitants! V/. C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots; * La terre.
Lectio IV Lecture IV
Noli adhuc aquam bíbere, sed vino módico útere propter stómachum et frequéntes tuas infirmitátes. Quorúndam hóminum peccáta manifésta sunt præcedéntia ad iudícium, quosdam autem et subsequúntur; simíliter et facta bona manifésta sunt, et quæ áliter se habent, abscóndi non possunt. Cesse de ne boire que de l'eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquents malaises. Il est des hommes dont les fautes apparaissent avant même tout jugement; d'autres au contraire chez qui elles ne se découvrent qu'après; les bonnes actions, elles aussi, se voient: même celles dont ce n'est pas le cas ne sauraient demeurer cachées.
R/. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. V/. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. V/. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. V/. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Epístula sancti Ignátii Antiochéni epíscopi et mártyris ad Polycárpum (Nn. 1-3: Funk, 1, 289-291) Lettre de saint Ignace d'Antioche à saint Polycarpe
Lectio I Lecture I
Piam mentem tuam, velut supra petram immóbilem fundátam, cómprobans, summis éveho láudibus, quod dignus sim hábitus sancta tua fácie, qua útinam semper frui possim in Deo. Obsecro te per grátiam, qua indútus es, ut áugeas cursum tuum omnésque adhortéris, ut salvéntur. Defénde locum tuum in omni cura carnáli et spiritáli; unitátis curam habe, qua nihil mélius. Omnes perfer, ut et te perfert Dóminus; omnes tólera in caritáte, sicut et facis. En approuvant tes convictions à l'égard de Dieu, fondées comme sur un roc inébranlable, je glorifie hautement le Seigneur de m'avoir jugé digne de contempler ton visage irréprochable, dont j'espère pouvoir toujours profiter en Dieu. Je t'engage, par la grâce dont tu es revêtu, à élargir ta carrière et à exhorter tout homme, pour que tous soient sauvés. Justifie ta position d'évêque par une sollicitude universelle tant à l'égard des besoins temporels que spirituels; garde le souci de l'unité, car il n'y a rien de meilleur. Supporte tous les frères comme le Seigneur te suppporte; soutiens-les tous avec charité, comme d'ailleurs tu le fais.
R/. Aspice in me, Dómine, et miserére mei, quóniam únicus et pauper sum. De necessitátibus meis éripe me; * Et dimítte univérsa delícta mea. V/. Secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, propter bonitátem tuam, Dómine; * Et dimítte. R/. Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, de moi qui suis seul et misérable. Tire-moi de la détresse, * Enlève tous mes péchés. V/. Dans ta miséricorde, souviens-toi de moi, en raison de ta bonté, Seigneur; * Enlève.
Lectio II Lecture II
Précibus vaca perpétuis; póstula sapiéntiam maiórem, quam habes; vígila insómnem spíritum póssidens. Síngulis lóquere secúndum consuetúdinem Dei; cunctórum ægrotatiónes porta sicut perféctus athléta. Ubi plus labóris, ibi magnum lucrum. Bonos discípulos si amáveris, nullam inde meréris grátiam; pótius pestilentióres in mansuetúdine súbice. Non omne vulnus eódem emplástro curátur. Impetus febríles superfusiónibus seda. Prudens esto sicut serpens in ómnibus et simplex semper ut colúmba. Livre-toi sans relâche à la prière; demande un accroissement de sagesse; sois un veilleur, en possession d'un esprit qui ne dort pas. Adresse-toi à chacun en particulier, à la manière de Dieu. Porte les infirmités de tous, comme un athlète accompli. Où il y a plus de labeur, il y a grand profit. Si tu n'aimes que les bons disciples, tu ne mérites pas de reconnaissance. Ce sont de préférence les plus atteints que tu dois soumettre par la douceur. Toute blessure ne se soigne pas avec le même onguent. Soulage les fortes crises par des lotions calmantes. En tout, sois adroit comme le serpent et toujours candide comme la colombe.
R/. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi et sémitas tuas édoce me. Dírige me in veritáte tua, * Quia tu es Deus salvátor meus, et te sustínui tota die. V/. Delícta iuventútis meæ et ignorántias meas ne memíneris, Dómine; * Quia. R/. Seigneur, fais-moi connaître ton chemin, enseigne-moi tes voies. Dirige-moi selon ta vérité, * Car tu es le Dieu qui me sauve, c'est toi que j'espère tout le jour. V/. Oublie, Seigneur, mon ignorance et les péchés de ma jeunesse; * Car.
Lectio III Lecture III
Idcírco corporális es et spiritális, ut quæ coram te appárent, plácide tractes; invisibília autem petas ut manifesténtur tibi, ne tibi quidquam desit et omni dono abúndes. Tempus éxpetit te ut gubernátor ventos, et ut tempestáte iactátus portum, ut cum tuis Deum assequáris. Sis sóbrius ut Dei athléta; præmium propósitum est immortálitas et vita ætérna, de qua et tibi persuásum est. In ómnibus sum piáculum pro te ego et víncula mea, quæ dilexísti. Si tu es à la fois charnel et spirituel, c'est pour traiter avec douceur ce qui se montre à tes yeux; quant à ce qui est invisible, demande que cela te soit manifesté afin que rien ne t'échappe et que tu sois comblé de tous les charismes. Le moment présent te réclame, comme le pilote attend les vents, et comme l'homme battu par la tempête attend le port, pour rejoindre Dieu. Sois sobre, comme un athlète de Dieu: le prix, c'est l'immortalité ainsi que la vie éternelle; tu en es bien convaincu, toi aussi. À tous égards, je suis pour toi comme la victime expiatoire, avec ces liens que tu as aimés.
R/. Audiam, Dómine, vocem laudis tuæ, * Ut enárrem univérsa mirabília tua. V/. Dómine, diléxi decórem domus tuæ, et locum habitatiónis glóriæ tuæ; * Ut enárrem. R/. Que j'entende, Seigneur, proclamer ta louange, * Et je raconterai chacune de tes merveilles. V/. J'aime, Seigneur, la beauté de ta maison, le lieu où demeure ta gloire; * Et je raconterai.
Lectio IV Lecture IV
Qui vidéntur fide digni esse et aliéna docent, te non perterrefáciant. Sta firmus ut incus, quæ percútitur. Magni athlétæ est, cædi et víncere. Máxime vero propter Deum ómnia sustinére nos opórtet, ut et ipse nos sustíneat. Studiósior fias, quam es. Témpora perpénde. Eum, qui ultra tempus est, exspécta, intemporálem, invisíbilem, propter nos visíbilem, impalpábilem, impatíbilem, propter nos patíbilem, qui omni modo propter nos sustínuit. Ne te laisse pas effrayer par ceux qui, paraissant dignes de foi, enseignent une autre doctrine. Tiens ferme, comme l'enclume sous le marteau. C'est le fait d'un grand athlète que de supporter les coups, et de vaincre. C'est pour Dieu surtout que nous devons tout endurer, afin que lui-même nous endure. Accrois ton ardeur; sache discerner les temps. Espère celui qui est au delà du temps, éternel, invisible, mais qui pour nous s'est fait visible; impalpable, impassible, mais qui pour nous s'est fait passible, qui pour nous a enduré toutes sortes de souffrances.
R/. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. V/. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. V/. Glória Patri. * Ne. R/. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! V/. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. V/. Gloire au Père. * Ne.
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
In illo témpore: Convéniunt ad Iesum pharisæi et quidam de scribis veniéntes ab Hierosólymis. Et réliqua. Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Et la suite.
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 4, 12: SC 100, 510-514) Traité de saint Irénée contre les hérésies
Lectio I Lecture I
Non solum per prævaricatiónem pharisi frustráti sunt legem Dei, miscéntes vinum aquæ, sed et suam legem e contrário statuérunt, quæ usque adhuc pharisáica vocátur. In qua quædam quidem áuferunt, quædam vero addunt, quædam autem quemádmodum volunt interpretántur: quibus utúntur singuláriter magístri ipsórum. Non contents de violer la Loi de Dieu par leur transgression en mélangeant le vin avec de l'eau, les pharisiens ont dressé contre elle leur propre loi qu'on appelle encore aujourd'hui loi pharisaïque. Ils y suppriment certaines choses, en ajoutent d'autres, en interprètent d'autres à leur guise: ainsi en usent particulièrement leurs docteurs.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Quas traditiónes voléntes vindicáre, legi Dei instituénti eos ad advéntum Christi non subiécti esse voluérunt, sed et Dóminum arguébant in sábbatis curántem, quod quidem lex non prohibébat, se autem ipsos non redarguébant, per traditiónem et prædíctam pharisáicam legem transgrediéntes præcéptum Dei, et præcípuum legis non habéntes, id est dilectiónem quæ est erga Deum. Voulant défendre ces traditions, ils ne se sont pas soumis à la Loi de Dieu qui les orientait vers la venue du Christ, et ils sont allés jusqu'à reprocher au Seigneur de faire des guérisons le jour du sabbat, ce que la Loi ne défendait pas; cependant ils ne se reprochaient rien à eux-mêmes, alors que, par leur tradition et par la loi pharisaïque susdite, ils transgressaient le commandement de Dieu et n'avaient pas l'essentiel de la Loi, à savoir l'amour envers Dieu.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Quóniam autem hoc primum et máximum præcéptum est, sequens autem erga próximum, Dóminus dócuit, totam legem et prophétas péndere dicens ex ipsis præcéptis. Et ipse autem áliud maius hoc præcépto non détulit, sed hoc ipsum renovávit, suis discípulis iubens Deum dilígere ex toto corde et céteros quemádmodum se. Cet amour est, en effet, le premier et le plus grand commandement, et le second est l'amour envers le prochain: le Seigneur l'a enseigné, en disant que toute la Loi et les prophètes se rattachent à ces commandements. Et lui-même n'a pas apporté de commandement plus grand que celui-là, mais il a renouvelé ce commandement même, en enjoignant à ses disciples d'aimer Dieu de tout leur cœur et leur prochain comme eux-mêmes.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Et Paulus autem: Adimplétio, inquit, legis diléctio; et ómnibus céteris evacuátis, manére fidem, spem, dilectiónem, maiórem autem esse ómnium dilectiónem; et neque agnitiónem sine dilectióne quæ est erga Deum præstáre áliquid, neque mysteriórum comprehensiónem neque fidem neque prophetíam, sed ómnia vácua et frustra esse sine dilectióne; dilectiónem vero perfícere perféctum hóminem; et eum qui díligit Deum esse perféctum, et in hoc ævo et in futúro: numquam enim desinémus diligéntes Deum, sed quanto plus eum intúiti fuérimus, tanto plus eum diligémus. Paul dit aussi que la charité est l'accomplissement de la Loi; tout le reste étant aboli, seules demeurent la foi, l'espérance et la charité, mais la plus grande de toutes, c'est la charité; sans la charité envers Dieu, ni la connaissance n'a d'utilité, ni la compréhension des mystères, ni la foi, ni la prophétie, mais tout est vain et superflu sans la charité; la charité, elle, rend l'homme parfait, et celui qui aime Dieu est parfait, dans le siècle présent et dans le siècle futur: car jamais nous ne cesserons d'aimer Dieu mais, plus nous le contemplerons, plus nous l'aimerons.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.