Vigiles (OSB) du mardi 4 septembre 2018 -

Hebdomada XXII per annum XXIIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Timótheum De la première lettre de saint Paul à Timothée
Tu, homo Dei, sectáre iustítiam, pietátem, fidem, caritátem, patiéntiam, mansuetúdinem. Certa bonum certámen fídei, apprehénde vitam ætérnam, ad quam vocátus es, et conféssus es bonam confessiónem coram multis téstibus. Pour toi, homme de Dieu, poursuis la justice, la piété, la foi, la charité, la constance, la douceur. Combats le bon combat de la foi, conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé et en vue de laquelle tu as fait ta belle profession de foi en présence de nombreux témoins.
Præcípio tibi coram Deo, qui vivíficat ómnia, et Christo Iesu, qui testimónium réddidit sub Póntio Piláto bonam confessiónem, ut serves mandátum sine mácula irreprehensíbile usque in advéntum Dómini nostri Iesu Christi, quem suis tempóribus osténdet beátus et solus potens, Rex regnántium et Dóminus dominántium, qui solus habet immortalitátem, lucem hábitans inaccessíbilem, quem vidit nullus hóminum nec vidére potest; cui honor et impérium sempitérnum. Amen. Je t'en prie devant Dieu qui donne la vie à toutes choses et devant le Christ Jésus qui, sous Ponce Pilate, a rendu son beau témoignage, garde le commandement sans tache et sans reproche, jusqu'à l'Apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que fera paraître aux temps marqués le Bienheureux et unique Souverain, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, le seul qui possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul d'entre les hommes n'a vu ni ne peut voir. À lui appartiennent honneur et puissance à jamais! Amen.
Divítibus huius sæculi prcipe non supérbe sápere neque speráre in incérto divitiárum, sed in Deo, qui præstat nobis ómnia abúnde ad fruéndum, bene ágere, dívites fíeri in opéribus bonis, fácile tribúere, communicáre, thesaurizáre sibi fundaméntum bonum in futúrum, ut apprehéndant veram vitam. O Timóthee, depósitum custódi, devítans profánas vocum novitátes et oppositiónes falsi nóminis sciéntiæ, quam quidam profiténtes circa fidem aberravérunt. Grátia vobíscum. Aux riches de ce monde, recommande de ne pas juger de haut, de ne pas placer leur confiance en des richesses précaires, mais en Dieu qui nous pourvoit largement de tout, afin que nous en jouissions. Qu'ils fassent le bien, s'enrichissent de bonnes œuvres, donnent de bon cœur, sachent partager; de cette manière, ils s'amassent pour l'avenir un solide capital, avec lequel ils pourront acquérir la vie véritable. Ô Timothée, garde le dépôt. Évite les discours creux et impies, les objections d'une pseudo-science. Pour l'avoir professée, certains se sont écartés de la foi. La grâce soit avec vous!
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 5, 6: SC 153, 72-78) Traité de saint Irénée contre les hérésies
Glorificábitur Deus in suo plásmate, confórme illud et cónsequens suo Púero adáptans. Per manus enim Patris, hoc est per Fílium et Spíritum, fit homo secúndum similitúdinem Dei, sed non pars hóminis. Anima autem et Spíritus pars hóminis esse possunt, homo autem nequáquam: perféctus autem homo commíxtio et adunítio est ánimæ assuméntis Spíritum Patris et admíxtæ ei carni quæ est plásmata secúndum imáginem Dei. Propter quod et Apóstolus ait: Sapiéntiam lóquimur inter perféctos, perféctos dicens eos qui percepérunt Spíritum Dei. Dieu sera glorifié dans l'ouvrage par lui modelé, lorsqu'il l'aura rendu conforme et semblable à son Fils. Car, par les mains du Père, c'est-à-dire par le Fils et l'Esprit, c'est l'homme, et non une partie de l'homme, qui devient à l'image et à la ressemblance de Dieu. Or l'âme et l'Esprit peuvent être une partie de l'homme, mais nullement l'homme; l'homme parfait, c'est le mélange et l'union de l'âme qui a reçu l'Esprit du Père et qui a été mélangée à la chair modelée selon l'image de Dieu. Et c'est pourquoi l'Apôtre dit: Nous parlons sagesse parmi les parfaits, désignant sous ce nom ceux qui ont reçu l'Esprit de Dieu.
Cum Spíritus hic commíxtus ánimæ unítur plásmati, propter effusiónem Spíritus spiritális et perféctus homo factus est: et hic est qui secúndum imáginem et similitúdinem factus est Dei. Si autem defúerit ánimæ Spíritus, animális est vere qui est talis et carnális derelíctus imperféctus erit, imáginem quidem habens in plásmate, similitúdinem vero non assúmens per Spíritum. Sicut autem hic imperféctus est, sic íterum, si quis tollat imáginem et spernat plasma, iam non hóminem intellégere potest, sed partem áliquam hóminis, quemádmodum prædíximus. Lorsque cet Esprit, en se mélangeant à l'âme, s'est uni à l'ouvrage modelé, grâce à cette effusion de l'Esprit se trouve réalisé l'homme spirituel et parfait, et c'est celui-là même qui a été fait à l'image et ressemblance de Dieu. Quand, au contraire, l'Esprit fait défaut à l'âme, un tel homme, restant en toute vérité psychique et charnel, sera imparfait, possédant bien l'image de Dieu dans l'ouvrage modelé, mais n'ayant pas reçu la ressemblance par le moyen de l'Esprit. De même que cet homme est imparfait, de même, si on écarte l'image et si l'on rejette l'ouvrage modelé, on ne peut plus avoir affaire à l'homme, mais, ainsi que nous l'avons dit, à une partie de l'homme.
Neque enim plasmátio carnis ipsa secúndum se homo perféctus est, sed corpus hóminis et pars hóminis; neque ánima ipsa secúndum se homo, sed ánima hóminis et pars hóminis; neque Spíritus homo, Spíritus enim et non homo vocátur: commíxtio autem et unítio horum ómnium perféctum hóminem éfficit. Car la chair modelée, à elle seule, n'est pas l'homme parfait: elle n'est que le corps de l'homme, donc une partie de l'homme. L'âme, à elle seule, n'est pas davantage l'homme: elle n'est que l'âme de l'homme, donc une partie de l'homme. L'Esprit non plus n'est pas l'homme: on lui donne le nom d'Esprit, non celui d'homme. C'est le mélange et l'union de toutes ces choses qui constitue l'homme parfait.
R/. Adiútor meus, tibi psallam, quia, Deus, suscéptor meus es: * Deus meus misericórdia mea. V/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Je te fêterai, Dieu, ma forteresse: oui, mon rempart, c'est toi, * Le Dieu de mon amour! V/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi, ô toi, * Le Dieu. V/. Gloire au Père. * Le Dieu.