Vigiles (OSB) du mercredi 5 septembre 2018 -

Hebdomada XXII per annum XXIIème semaine dans l'année
Feria IV Mercredi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
Incipit Epístula secúnda beáti Pauli apóstoli ad Timótheum De la seconde lettre de saint Paul à Timothée
Paulus apóstolus Christi Iesu per voluntátem Dei secúndum promissiónem vitæ, quæ est in Christo Iesu, Timótheo caríssimo fílio: grátia, misericórdia, pax a Deo Patre et Christo Iesu Dómino nostro. Grátias ago Deo, cui sérvio a progenitóribus in consciéntia pura, quod sine intermissióne hábeo tui memóriam in oratiónibus meis nocte ac die desíderans te vidére, memor lacrimárum tuárum, ut gaúdio ímplear, recordatiónem accípiens eius fídei, quæ est in te non ficta, quæ et habitávit primum in ávia tua Lóide et matre tua Euníce, certus sum autem quod et in te. Propter quam causam admóneo te, ut resúscites donatiónem Dei, quæ est in te per impositiónem mánuum meárum; non enim dedit nobis Deus Spíritum timóris sed virtútis et dilectiónis et sobrietátis. Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est dans le Christ Jésus, à Timothée mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur. Je rends grâces à Dieu que je sers, à la suite de mes ancêtres, avec une conscience pure, lorsque, sans cesse, nuit et jour, je fais mémoire de toi dans mes prières. En me rappelant tes larmes, je brûle du désir de te revoir, afin d'être rempli de joie. J'évoque le souvenir de la foi sans détours qui est en toi, foi qui, d'abord, résida dans le cœur de ta grand-mère Loïs et de ta mère Eunice et qui, j'en suis convaincu, réside également en toi. C'est pourquoi je t'invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains. Car ce n'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d'amour et de maîtrise de soi.
Noli erubéscere testimónium Dómini nostri neque me vinctum eius, sed collabóra evangélio secúndum virtútem Dei, qui nos salvos fecit et vocávit vocatióne sancta, non secúndum ópera nostra sed secúndum propósitum suum et grátiam, quæ data est nobis in Christo Iesu ante témpora sæculária, manifestáta autem nunc per illustratiónem salvatóris nostri Iesu Christi, qui destrúxit quidem mortem, illuminávit autem vitam et incorruptiónem per evangélium, in quo pósitus sum ego prædicátor et apóstolus et doctor. Ne rougis pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l'Évangile, soutenu par la force de Dieu, qui nous a sauvés et nous a appelés d'un saint appel, non en considération de nos œuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce. À nous donnée avant tous les siècles dans le Christ Jésus, cette grâce a été maintenant manifestée par l'Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort et fait resplendir la vie et l'immortalité par le moyen de l'Évangile, au service duquel j'ai été établi, moi, héraut, apôtre et docteur.
Ob quam causam étiam hæc pátior, sed non confúndor; scio enim, cui crédidi, et certus sum quia potens est depósitum meum serváre in illum diem. Formam habe sanórum verbórum, quæ a me audísti, in fide et dilectióne, quæ sunt in Christo Iesu; bonum depósitum custódi per Spíritum Sanctum, qui hábitat in nobis. Scis hoc quod avérsi sunt a me omnes, qui in Asia sunt, ex quibus est Phýgelus et Hermógenes. Det misericórdiam Dóminus Onesíphori dómui, quia sæpe me refrigerávit et caténam meam non erúbuit, sed cum Romam venísset, sollícite me quæsívit et invénit - det illi Dóminus inveníre misericórdiam a Dómino in illa die - et quanta Ephesi ministrávit, mélius tu nosti. C'est à cause de cela que je connais cette nouvelle épreuve, mais je n'en rougis pas, car je sais en qui j'ai mis ma foi et j'ai la conviction qu'il est capable de garder mon dépôt jusqu'à ce Jour-là. Prends pour norme les saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l'amour du Christ Jésus. Garde le bon dépôt avec l'aide de l'Esprit Saint qui habite en nous. Tu le sais, tous ceux d'Asie, parmi lesquels Phygèle et Hermogène, se sont détournés de moi. Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d'Onésiphore, car souvent il m'a réconforté, et il n'a pas rougi de mes chaînes; au contraire, à son arrivée à Rome, il m'a recherché activement et m'a découvert. Que le Seigneur lui donne d'obtenir miséricorde auprès du Seigneur en ce Jour-là. Quant aux services qu'il m'a rendus, à Éphèse, tu les connais mieux que personne.
R/. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. V/. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. V/. Glória Patri. * In tua iustítia. R/. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. V/. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. V/. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Epístulam secúndam ad Timótheum (Hom. 2, 2-3: PG 62, 610) Homélie de saint Jean Chrysostome sur la deuxième épître à Timothée.
An ignóras quid sit sacérdos? Angelus Dómini est. Num ille quæ sua sunt dicit? Si illum déspicis, non eum, sed Deum qui ipsum ordinávit, déspicis. Et úndenam probátur, ínquies, quod Deus ipsum ordináverit? Igitur, si tu hanc non hábeas opiniónem, spes tua inánis facta est. Nam si Deus per ipsum nihil operátur, neque lavácrum habes, neque mystériis partícipas, neque benedictiónibus frúeris, ergo christiánus non es. Le prêtre, ignores-tu ce qu'il est? Il est l'ange de Dieu. Parle-t-il jamais en son propre nom? Le mépriser, ce n'est pas le mépriser lui, c'est mépriser Dieu qui l'a établi. Et d'où ai-je la preuve, diras-tu, que Dieu l'a établi? Mais vraiment, si tu n'accueilles pas cette façon de voir, ton espérance est sans objet. Car si par le prêtre, Dieu n'agit pas, tu n'as pas le bain de l'eau, tu ne communie pas aux mystères, tu ne recueilles pas le fruit des bénédictions, donc tu n'es pas chrétien.
"Quid ergo, ínquies? An omnes Deus órdinat, étiam indígnos?" Non omnes Deus órdinat, sed per omnes operátur, etiámsi illi indígni sint, ut pópulus salvus fiat. Si enim per ásinam, per Bálaam sceléstum hóminem, in plebis grátiam locútus est, multo magis per sacerdótem. Quid enim non facit Deus pro salúte nostra? Quid non lóquitur? Per quem non operátur? Si per Iudam operátus est, et per eos qui prophetábant, quibus dicit: Non novi vos, discédite a me qui operámini iniquitátem; et álii dmones eiciébant, multo magis per sacerdótes operábitur. " Comment cela? diras-tu, est-ce que Dieu établit tous les prêtres, même les indignes? " Ce n'est pas que Dieu les établit tous, mais c'est qu'il agit par tous, même s'ils sont indignes, afin de sauver son peuple. Si en effet par l'intermédiaire d'une ânesse, si par Balaam, ce païen, Dieu a fait connaître l'oracle de sa grâce envers son peuple, il le fera bien plus encore par le ministère de son prêtre. Dieu ne fait-il pas tout pour notre salut? Que ne dit-il pas? Par qui n'agit-il pas? Si par Judas il a agi, ou par des prophètes auxquels il a dit: Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal! et si d'autres chassaient les démons, n'agira-t-il pas bien davantage par ses prêtres?
Nam si præpositórum vitam examináre vellémus, ipsi doctórum ordinatóres futúri essémus, et ómnia sursum deórsum vérgerent; sursum pedes, deórsum caput. Audi Paulum dicéntem: Mihi autem pro mínimo est ut a vobis iúdicer, aut ab humáno die; et rursum: Tu quid iúdicas fratrem tuum? Si fratrem non opórtet iudicáre, multo minus sacerdótem. Nam si quidem hoc præcépit Deus, recte facis; immo peccas non faciéndo; sin contra, ne áudeas, neve supra scámmata exsilíre conéris. Si dogma pervérsum hábeat, etiámsi ángelus sit, ne illi obséquere; si vera docet, noli vitæ sed verbis atténdere. Habes Paulum et verbis et opéribus te moderántem. Si nous voulions passer au crible la vie de nos pères, nous pourrions nous déclarer plus sages que nos maîtres, et tout serait alors sens dessus dessous, les pieds en haut, la tête en bas. Entends Paul déclarer: Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes; et encore: Toi, pourquoi juger ton frère? Si on ne doit pas juger le frère, encore moins le prêtre. Car si c'est Dieu qui a prescrit cela, tu fais bien d'obéir, et même tu pèches en n'obéissant pas; sinon, prends garde, tu risques de dépasser les bornes. Si cependant la doctrine était fausse, s'agirait-il d'un ange, ne l'écoute pas; si, au contraire, il enseigne la vérité, porte attention à ses paroles, non à sa vie. Et tu peux t'en remettre à l'apôtre Paul, tant pour sa doctrine que pour sa vie.
R/. Repleátur os meum laude ut hymnum dicam glóriæ tuæ, tota die magnificéntiæ tuæ. Noli me proícere in témpore senectútis; * Cum defécerit virtus mea, Deus, ne derelínquas me. V/. Gaudébunt lábia mea, cum cantávero tibi, et ánima mea, quam redemísti. * Cum. V/. Glória Patri. * Cum. R/. Je n'aurai que ta louange à la bouche, pour célébrer tout le jour ta splendeur, chanter une hymne à ta gloire. Ne me rejette pas maintenant que j'ai vieilli; * Alors que décline ma vigueur, mon Dieu, ne m'abandonne pas. V/. Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée! * Alors que. V/. Gloire au Père. * Alors que.