affiche_liturgia("journee")office = vigiles

Vigiles (OSB) du dimanche 9 septembre 2018 - XXIIIème dimanche dans l'année

Hebdomada XXIII per annum XXIIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XXIII per annum XXIIIème dimanche dans l'année
éditer éditer
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Incipit Epístula secunda beáti Petri Apóstoli De la seconde lettre de saint Pierre
Lectio I Lecture I
Simon Petrus servus et apóstolus Iesu Christi his, qui coæquálem nobis sortíti sunt fidem in iustítia Dei nostri et salvatóris Iesu Christi: grátia vobis et pax multiplicétur in cognitióne Dei et Iesu Dómini nostri. Syméon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ une foi d'un aussi grand prix que la nôtre, à vous grâce et paix en abondance, par la connaissance de notre Seigneur!
R/. Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, * Dabit fructum suum in témpore suo. V/. Et erit tamquam lignum quod plantátum est secus decúrsus aquárum. * Dabit. R/. L'homme qui, jour et nuit, murmure la loi du Seigneur * Donne du fruit en son temps. V/. Comme un arbre planté près d'un ruisseau * Donne du fruit.
Lectio II Lecture II
Quómodo ómnia nobis divínæ virtútis suæ ad vitam et pietátem donátæ per cognitiónem eius, qui vocávit nos própria glória et virtúte, per quæ pretiósa et máxima nobis promíssa donáta sunt, ut per hæc efficiámini divínæ consórtes natúræ, fugiéntes eam, quæ in mundo est in concupiscéntia, corruptiónem; et propter hoc ipsum curam omnem subinferéntes ministráte in fide vestra virtútem, in virtúte autem sciéntiam, in sciéntia autem continéntiam, in continéntia autem patiéntiam, in patiéntia autem pietátem, in pietáte autem amórem fraternitátis, in amóre autem fraternitátis caritátem. Car sa divine puissance nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété: elle nous a fait connaître Celui qui nous a appelés par sa propre gloire et vertu. Par elles, les précieuses, les plus grandes promesses nous ont été données, afin que vous deveniez ainsi participants de la divine nature, vous étant arrachés à la corruption qui est dans le monde, dans la convoitise. Pour cette même raison, apportez encore tout votre zèle à joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité.
R/. Servíte Dómino in timóre et exsultáte ei cum tremóre. * Apprehéndite disciplínam, nequándo irascátur Dóminus, et pereátis de via iusta. V/. Cum exárserit in brevi ira eius, beáti omnes qui confídunt in eo. * Apprehéndite. R/. Servez le Seigneur avec déférence, rendez-lui votre hommage en tremblant. * Prenez sur vous son joug, de peur qu'il ne s'irrite, et vous seriez perdus, hors du droit chemin. V/. Soudain sa colère éclatera: heureux qui trouve en lui son refuge! * Prenez sur vous.
Lectio III Lecture III
Hæc enim vobis, cum adsint et abúndent, non vácuos nec sine fructu vos constítuunt in Dómini nostri Iesu Christi cognitiónem; cui enim non præsto sunt hæc, cæcus est et nihil procul cernens, obliviónem accípiens purgatiónis véterum suórum delictórum. En effet, si ces choses vous appartiennent et qu'elles abondent, elles ne vous laisseront pas sans activité, ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui ne les possède pas, c'est un aveugle, un myope; il oublie qu'il a été purifié de ses anciens péchés.
R/. Dómine, ne in ira tua árguas me, neque in furóre tuo corrípias me. * Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum. V/. Timor et tremor venérunt super me, et contexérunt me ténebræ, et dixi: * Miserére. R/. Seigneur, corrige-moi sans colère, et reprends-moi sans fureur. * Pitié, Seigneur, je dépéris! V/. Crainte et tremblement me pénètrent, les ténèbres m'environnent. J'appelle: * Pitié.
Lectio IV Lecture IV
Quaprópter, fratres, magis satágite, ut firmam vestram vocatiónem et electiónem faciátis. Hæc enim faciéntes non offendétis aliquándo; sic enim abundánter ministrábitur vobis intróitus in ætérnum regnum Dómini nostri et salvatóris Iesu Christi. Ayez donc d'autant plus de zèle, frères, pour affermir votre vocation et votre élection. Ce faisant, pas de danger que vous tombiez jamais. Car c'est ainsi que vous sera largement accordée par surcroît l'entrée dans le Royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
R/. Deus qui sedes super thronum et iúdicas æquitátem, esto refúgium páuperum in tribulatióne; * Quia tu solus labórem et dolórem consíderas. V/. Tibi enim derelíctus est pauper, pupíllo tu eris adiútor; * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Tu sièges, ô Seigneur, toi qui juges avec justice: montre-toi la forteresse des malheureux dans leur angoisse; * Car tu regardes, toi, la peine et la souffrance! V/. Sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin; * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
éditer éditer
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Cántico spiritáli sancti Ioánnis a Cruce presbýteri (Red. A, str. 38: Liturgia Hor. IV, 60) Cantique spirituel de saint Jean de la Croix
Lectio I Lecture I
Anima uníta et in Deum transformáta spirat in Deo ad Deum altíssimam aspiratiónem divínæ símilem, quam Deus in illa manens spirat in semetípso ad illam. Quod quantum cápio, significáre vóluit sanctus Paulus cum dixit: Quóniam autem estis fílii, misit Deus Spíritum Fílii sui in corda vestra clamántem: "Abba, Pater." Quod in viris perféctis áccidit. L'âme, une fois unie à Dieu, transformée en lui, spire en Dieu vers Dieu, de la même spiration divine que celle par laquelle Dieu, vivant en elle, spire en lui-même vers elle. C'est là, je pense, ce que saint Paul a voulu dire par ces paroles: Voici la preuve que vous êtes des fils: envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant Abba. Pour les parfaits, il en est ainsi.
R/. Exsúrge, Dómine Deus meus, et exaltétur manus tua, * Ne obliviscáris páuperum in finem. V/. Tibi enim derelíctus est pauper. * Ne obliviscáris. R/. Lève-toi, Seigneur mon Dieu! Étends la main! * Que le pauvre ne soit pas oublié pour toujours! V/. Oui, sur toi repose le faible: * Que le pauvre.
Lectio II Lecture II
Nec mirum est quod rem ádeo sublímem ánima præstáre possit: cum Deus hoc illi cónferat benefícium ut ad deifórmem uniónem in sanctíssima Trinitáte pervéniat, qua revéra deus est per participatiónem, cur, quæso, incredíbile sit ipsam effícere opus suum intellegéntiæ, notítiæ et amóris in Trinitáte, una cum ipsa Trinitáte, idque máxima cum similitúdine ad ipsam, per participatiónem tamen, idípsum Deo in ipsa operánte? On ne saurait être surpris de savoir l'âme capable d'atteindre une telle élévation. Dès lors, en effet, que Dieu lui donne la grâce de devenir déiforme et unie à la très sainte Trinité, elle devient dieu par participation; comment serait-il alors incroyable qu'elle exerce ses œuvres d'entendement, de connaissance et d'amour dans la sainte Trinité, conjointement à elle, comme elle, bien que d'une manière participée, Dieu opérant en cette âme?
R/. Iustus Dóminus, et iustítias diléxit: * Æquitátem vidit vultus eius. V/. In Dómino confído; quómodo dícitis ánimæ meæ: Transmígra in montem sicut passer! * Æquitátem. R/. Le Seigneur est juste, il aime toute justice: * La face du Seigneur considère l'équité. V/. Auprès du Seigneur j'ai mon refuge; comment pouvez-vous me dire: Fuis dans la montagne, comme un passereau! * La face du Seigneur.
Lectio III Lecture III
Quómodo autem hoc fiat, nulla ália poténtia nec sapiéntia éxprimi potest quam demonstrándo quemádmodum Dei Fílius hunc nobis sublímem statum et locum impetráverit atque promerúerit ut fílii Dei simus, sicut dixit Ioánnes, et ita pétiit a Patre, secúndum eúmdem Ioánnem, dicens: Pater, quos dedísti mihi, volo ut, ubi sum ego, et illi sint mecum, ut vídeant claritátem meam, quam dedísti mihi, efficiéndo nimírum, per participatiónem in nobis, idem opus quod ego fácio, quod est Spíritum Sanctum spiráre. Ait prætérea: Ego claritátem quam dedísti mihi, dedi eis, ut sint unum, sicut et nos unum sumus. Ego in eis, et tu in me, ut sint consummáti in unum: et cognóscat mundus quia tu me misísti et dilexísti eos, sicut et me dilexísti. Comment peut-il en être ainsi? Il est impossible de le savoir, il est impossible de l'exprimer, il suffit de donner à entendre comment le Fils de Dieu nous a obtenu d'arriver à un état si sublime et nous a mérité cette faveur si précieuse de pouvoir, comme dit saint Jean, être les enfants de Dieu. Aussi, dit encore saint Jean, a-t-il adressé au Père cette supplique: Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée, c'est-à-dire qu'ils accomplissent par leur participation en nous la même œuvre que j'accomplis par nature, qui est de spirer l'Esprit Saint. Il a dit aussi: Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite; ainsi le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
R/. A dextris est mihi Dóminus ne commóvear; * Propter hoc dilatátum est cor meum, et exsultávit lingua mea. V/. Consérva me, Dómine, quóniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Propter hoc. R/. Le Seigneur est à ma droite: je suis inébranlable; * C'est pourquoi j'ai le cœur au large, la joie sur les lèvres. V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * C'est pourquoi.
Lectio IV Lecture IV
Quod fit communicándo cum illis eúmdem amórem quem commúnicat cum Fílio, non tamen naturáliter sicut Fílio, sed per unitátem et transformatiónem amóris, sicut nec étiam hic intellégitur quod Fílius dicat Patri ut sancti sint unum essentiáliter et naturáliter, sicut Pater et Fílius unum sunt, sed solum signíficat quod sint unum per uniónem amóris, quemámodum Pater et Fílius unum in unitáte Amóris. Unde ánimæ éadem bona póssident per participatiónem, quæ illi póssident per natúram, quaprópter revéra dii sunt per participatiónem, símiles atque consórtes eiúsdem Dei. Hinc Petrus dixit: Efficiámini divínæ consórtes natúræ. Il leur communique donc le même amour qu'à son Fils, bien que ce ne soit pas selon la nature comme pour son Fils, mais par union et transformation d'amour; de même, il ne faut pas croire ici que le Fils ait voulu demander au Père que les saints soient un par essence et par nature, comme le sont le Père et le Fils, mais qu'ils le soient par communion d'amour, comme le Père et le Fils le sont dans l'unité de l'Amour. Et donc, les âmes possèdent par participation les mêmes biens que Dieu-Trinité possède par nature; ce qui les rend véritablement dieux par participation, les semblables et les associés de Dieu. C'est ce que déclare saint Pierre: Vous deviendrez participants de la nature divine.
R/. Notas mihi fecísti, Dómine, vias vitæ; adimplébis me lætítia cum vultu tuo, * Delectatiónes in déxtera tua usque in finem. V/. Consérva me, Dómine, quoniam in te sperávi. Dixi Dómino: Deus meus es tu. * Delectatiónes. V/. Glória Patri. * Delectatiónes. R/. Tu m'apprends, Seigneur, le chemin de la vie: devant ta face, débordement de joie! * À ta droite, éternité de délices! V/. Garde-moi, Seigneur, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur: Tu es mon Dieu! * À ta droite. V/. Gloire au Père. * À ta droite.
éditer éditer
In tertio nocturno, anno B Troisième nocturne, année B
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
In illo témpore: Exiens Iesus de fínibus Tyri venit per Sídonem ad mare Galilæ inter médios fines Decapóleos. Et réliqua. Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Et la suite.
Ex Homilíis sancti Bedæ Venerábilis presbýteri (Hom. 6: CCL 122, 220-221) Homélie de saint Bède le Vénérable
Lectio I Lecture I
Surdus ille et mutus quem mirabíliter curátum a Dómino modo cum evangélium legerétur audívimus genus desígnat humánum in his qui ab erróre diabólicæ deceptiónis divína meréntur grátia liberári. Obsúrduit namque homo ab audiéndo vitæ verbo postquam mortífera serpéntis verba contra Deum túmidus audívit; mutus a laude conditóris efféctus est ex quo cum seductóre collóquium habére præsúmpsit. Ce sourd-muet, miraculeusement guéri par le Seigneur, comme nous venons de l'entendre pendant la proclamation de l'évangile, représente la nature humaine chez ceux qui, par la grâce divine, obtiennent d'être délivrés de l'égarement consécutif à la tromperie du diable. Car l'homme était devenu sourd à l'entendement de la parole de vie après avoir écouté avec orgueil le serpent tenir, vis-à-vis de Dieu, des propos chargés d'un venin mortel; il était devenu muet quant à la louange du créateur, pour avoir eu la présomption de s'entretenir avec le séducteur.
R/. Custódi me, Dómine, ut pupíllam óculi; * Sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te. * Sub umbra. R/. Garde-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil; * À l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Déploie les merveilles de ta grâce, toi qui sauves ceux qui espèrent en toi. * À l'ombre.
Lectio II Lecture II
Et mérito clausit aures ab audiénda inter ángelos laude Creatóris quas ad audiéndam eiúsdem creatóris vituperatiónem sermónibus hostis incáutus apéruit; mérito clausit os a prædicánda cum ángelis laude Creatóris quod velut ad meliorándum eiúsdem opus creatóris cibi vétiti prævaricatióne supérbus implévit. Et heu miser géneris húmani deféctus quod in radíce vitiátum germinávit, vitiósius multo dilatári cœpit in propágine ramórum, ita ut veniénte in carne Dómino, excéptis paucis de Iudæa fidélibus, totus pæne mundus ab agnitióne et confessióne veritátis surdus erráret et mutus. Sed ubi abundávit peccátum superabundávit grátia. Et il ne pouvait que fermer ses oreilles à cette louange du Créateur qu'il aurait dû entendre retentir parmi les anges, puisqu'il les avait imprudemment ouvertes aux paroles de l'ennemi pour entendre proférer le blâme de ce même Créateur; il ne pouvait que fermer sa bouche à la proclamation avec les anges de la louange du créateur, puisque, comme s'il prétendait améliorer l'œuvre de ce même créateur, il avait avec orgueil empli cette bouche de la désobéissance du fruit défendu. Hélas, misérable révolte de ce genre humain qui a germé, vicié dans sa racine, et a commencé à se développer, bien plus vicié encore dans la propagation de ses rameaux; si bien qu'à la venue du Seigneur dans la chair, excepté quelques croyants de Judée, le monde presque entier errait çà et là, sourd et muet, éloigné de la connaissance et de la proclamation de la vérité. Mais là où le péché s'était multiplié, la grâce a surabondé.
R/. Inténde deprecatiónem meam, Dómine, et inclína aurem tuam ad precem meam. * Custódi me ut pupíllam óculi, sub umbra alárum tuárum prótege me. V/. Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea. * Custódi me. R/. Seigneur, accueille ma supplication, prête l'oreille à ma prière. * Garde-moi comme la prunelle de l'œil; à l'ombre de tes ailes, protège-moi. V/. Conduis mes pas sur tes traces: que mon pied ne trébuche pas! * Garde-moi.
Lectio III Lecture III
Venit namque Dóminus ad mare Galilæ ubi nóverat ægrotáre quem sanáret. Venit suæ grátia pietátis ad tuméntia túrbida et instabília géntium corda in quibus nóverat esse qui ad suam grátiam pertinérent. Et bene inter médios fines Decapóleos ad mare Galilææ ubi ægrótum sanáret venísse perhibétur quia éxteras venit ad gentes ut, sicut Ioánnes ait, fílios Dei qui erant dispérsi congregáret in unum. Le Seigneur est donc venu en direction du lac de Galilée, là où il savait être malade celui qu'il devait guérir. Il est venu par la grâce de sa tendresse, vers les cœurs enflés d'orgueil, troublés et instables, des peuples païens, là où il savait se trouver ceux que devait atteindre sa grâce. Et il convenait de préciser que c'est en plein territoire de la Décapole, dans la direction du lac de Galilée, qu'il est venu, là où il devait guérir le malade: il est venu vers des peuples étrangers afin de rassembler dans l'unité, comme dit saint Jean, les enfants de Dieu dispersés.
R/. Díligam te, Dómine, virtus mea. * Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum. V/. Laudans invocábo Dóminum, et ab inimícis meis salvus ero. * Dóminus. R/. Je t'aime, Seigneur, ma force! * Le Seigneur est mon rocher, ma forteresse. V/. J'invoque le Seigneur par des louanges, et je suis délivré de mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
Et addúcunt, inquit, ei surdum et mutum et deprecántur eum ut impónat illi manum. Quia ipse surdus Salvatórem agnóscere, mutus rogáre nequíbat, addúcunt eum amíci et pro eius salúte Dómino súpplicant. Sic nimírum, sic in spiritáli necésse est curatióne gerátur ut si quis humána indústria ad audítum confessionémque veritátis convérti non potest, divínæ pietátis offerátur aspéctibus, atque ad sanándum eum supérnæ manus flagitétur auxílium. Nec tardat cæléstis misericórdia médici, si inténta precántum non hsitat, nec déficit orátio. On lui amène un sourd-muet, dit l'évangéliste, et on le prie de poser la main sur lui. Puisque, sourd, il ne pouvait reconnaître le Seigneur; muet, il ne pouvait le supplier; ce sont des amis qui l'amènent et qui implorent le Seigneur pour obtenir sa guérison. Voilà, certes, voilà bien comment il est nécessaire d'agir dans la guérison spirituelle: s'il quelqu'un ne peut être convaincu, par nulle industrie humaine, d'entendre et de proclamer la vérité, qu'il soit présenté aux regards de la tendresse divine, et que soit sollicité avec instance le secours de la main divine pour obtenir sa guérison. La compassion du médecin céleste ne se fait pas attendre, lorsque la prière pleine d'espérance des suppliants ignore le doute et le découragement.
R/. Firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus; * Deus meus adiútor meus. V/. Protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Seigneur, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur; * Dieu, mon secours! V/. Mon bouclier, la force qui me sauve, mon abri! * Dieu. V/. Gloire au Père. * Dieu.