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Vigiles (OSB) du lundi 10 septembre 2018 -

Hebdomada XXIII per annum XXIIIème semaine dans l'année
Feria II Lundi
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De Epístula secunda beáti Petri Apóstoli De la seconde lettre de saint Pierre
Iustum autem árbitror, quámdiu sum in hoc tabernáculo, suscitáre vos in commonitióne, certus quod velox est deposítio tabernáculi mei, secúndum quod et Dóminus noster Iesus Christus significávit mihi. Je crois juste, tant que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par mes rappels, sachant, comme d'ailleurs notre Seigneur Jésus-Christ me l'a manifesté, que l'abandon de ma tente est proche.
Non enim captiósas fábulas secúti notam fécimus vobis Dómini nostri Iesu Christi virtútem et advéntum, sed speculatóres facti illíus magnitúdinis. Accípiens enim a Deo Patre honórem et glóriam, voce proláta ad eum huiuscémodi a magnífica glória: "Fílius meus, diléctus meus hic est, in quo ego mihi complácui"; et hanc vocem nos audívimus de cælo prolátam, cum essémus cum ipso in monte sancto. Ce n'est pas en suivant des fables sophistiquées que nous vous avons fait connaître la puissance et l'Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais après avoir été témoins oculaires de sa majesté. Il reçut en effet de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque la Gloire pleine de majesté lui transmit une telle parole: " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. " Cette voix, nous, nous l'avons entendue; elle venait du Ciel, nous étions avec lui sur la montagne sainte.
Et habémus firmiórem prophéticum sermónem, cui bene fácitis attendéntes quasi lucérnæ lucénti in caliginóso loco, donec dies illucéscat, et lúcifer oriátur in córdibus vestris, hoc primum intellegéntes quod omnis prophetía Scriptúræ própria interpretatióne non fit; non enim voluntáte humána proláta est prophetía aliquándo, sed a Spíritu Sancto ducti locúti sunt a Deo hómines. Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique: vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'astre du matin se lève dans vos cœurs. Avant tout, sachez-le: aucune prophétie d'Écriture n'est objet d'explication personnelle; ce n'est pas d'une volonté humaine qu'est jamais venue une prophétie, c'est poussés par l'Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
R/. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. V/. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. V/. Glória Patri. * Quóniam. R/. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. V/. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 35, 8-9: CCL 36, 321) Traité de saint Augustin sur l'Évangile de saint Jean
Nos ipsi christiáni, in comparatióne quidem infidélium, lux iam sumus, unde dicit Apóstolus: Fuístis enim aliquándo ténebræ, nunc autem lux in Dómino; sicut fílii lucis ambuláte. Tamen quia in comparatióne illíus lucis ad quam ventúri sumus, adhuc nox est étiam dies in quo sumus, audi Petrum apóstolum. Delátam dicit Dómino Christo vocem de magnífica potestáte: Tu es Fílius meus diléctus in quo bene sensi. Hanc vocem, inquit, nos de cælo audívimus delátam, cum essémus cum illo in monte sancto. Sed quia nos non ibi fúimus et istam vocem de cælo tunc non audívimus, ait ad nos ipse Petrus: Et habémus certiórem prophéticum sermónem, cui bene fácitis attendéntes, sicut lucérnæ in obscúro loco, donec dies lucéscat, et lúcifer oriátur in córdibus vestris. Nous-mêmes, chrétiens, par comparaison, c'est vrai, avec les incroyants, nous sommes déjà des lumières; aussi l'Apôtre dit-il: Naguère vous avez été ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur; marchez comme des fils de lumière. Et cependant, parce que, en comparaison de cette Lumière à laquelle nous viendrons, même le jour dans lequel nous sommes est encore nuit, écoute l'apôtre Pierre; il nous rappelle cette voix qui s'est adressée au Seigneur Christ du sein de la puissance pleine de majesté: Tu es mon fils bien-aimé en qui je me suis complu. Cette voix, dit-il, nous l'avons entendue qui venait du ciel, alors que nous étions avec lui sur la montagne sainte. Mais parce que, nous, nous ne nous trouvions pas là-haut et que nous n'avons pas entendu alors cette voix qui venait du ciel, le même Pierre nous dit: Nous tenons la parole prophétique comme plus certaine. Vous faites bien de lui prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs.
Quando ergo Dóminus noster Iesus Christus vénerit, et, sicut dicit étiam apóstolus Paulus, illumináverit occúlta tenebrárum et manifestáverit cogitatiónes cordis, ut laus sit unicuíque a Deo, tunc præsénte tali die lucérnæ non erunt necessáriæ: non legétur nobis Prophéta, non aperiétur codex Apóstoli, non requirémus testimónium Ioánnis, non ipso indigébimus Evangélio. Ergo omnes Scriptúræ tolléntur de médio, quæ nobis in huius sæculi nocte tamquam lucérnæ accendebántur, ne in ténebris remanerémus. Donc, quand notre Seigneur Jésus-Christ sera venu et que, comme le dit encore l'apôtre Paul, il aura éclairé ce qui est caché dans les ténèbres et manifesté les pensées des cœurs pour que chacun reçoive de Dieu sa louange, alors, en présence d'un tel Jour, les lampes ne seront plus nécessaires, on ne nous lira plus le prophète, on n'ouvrira plus le livre de l'Apôtre, nous ne rechercherons plus le témoignage de Jean, nous n'aurons plus besoin de l'Évangile lui-même. Disparaîtront par conséquent toutes les Écritures, qui étaient allumées pour nous comme des lampes dans la nuit de ce siècle pour que nous ne restions pas dans les ténèbres.
Obsecro vos, amáte mecum, cúrrite credéndo mecum; pátriam supérnam desiderémus, supérnæ pátriæ suspirémus, peregrínos nos esse hic sentiámus. Quid tunc vidébimus? Dicat nunc Evangélium: In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Unde tibi ros inspérsus est, ad fontem vénies; unde rádius per oblíqua et per anfractuósa tibi ad cor tenebrósum missus est, nudam ipsam lucem vidébis, cui vidéndæ ferendque mundáris. Je vous en supplie, associez-vous à mon amour, courez avec moi par la foi; désirons la patrie d'en haut, soupirons après la patrie d'en haut, prenons conscience que nous sommes ici des pèlerins. Que verrons-nous alors? Que l'Évangile maintenant le dise: Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Tu viendras à la source d'où une rosée s'est répandue pour toi; alors que ses rayons étaient envoyés à ton cœur rempli de ténèbres, obliquement et par réfraction, tu verras à découvert la lumière elle-même; c'est pour la voir et la supporter que tu te purifies.
R/. Státuit Dóminus supra petram pedes meos, et diréxit gressus meos Deus meus, * Et immísit in os meum cánticum novum. V/. Exspéctans exspectávi Dóminum, et respéxit me; et exaudívit deprecatiónem meam. * Et immísit. V/. Glória Patri. * Et immísit. R/. Le Seigneur m'a fait reprendre pied sur le roc, mon Dieu a raffermi mes pas; * Dans ma bouche il a mis un chant nouveau. V/. D'un grand espoir j'espérais le Seigneur: il s'est penché vers moi pour entendre mon cri. * Dans ma bouche. V/. Gloire au Père. * Dans ma bouche.