Vigiles (OSB) du mardi 11 septembre 2018 -

Hebdomada XXIII per annum XXIIIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
Lectio Lecture
De Epístula secunda beáti Petri Apóstoli De la seconde lettre de saint Pierre
Fuérunt vero et pseudoprophétæ in pópulo, sicut et in vobis erunt magístri mendáces, qui introdúcent sectas perditiónis et eum, qui emit eos, Dominatórem negántes superdúcent sibi célerem perditiónem. Et multi sequéntur eórum luxúrias, propter quos via veritátis blasphemábitur; et in avarítia fictis verbis de vobis negotiabúntur. Quibus iudícium iam olim non cessat, et perdítio eórum non dormítat. Il y a eu de faux prophètes dans le peuple, comme il y aura aussi parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une prompte perdition. Beaucoup suivront leurs débauches, et la voie de la vérité sera blasphémée, à cause d'eux. Par cupidité, au moyen de paroles trompeuses, ils trafiqueront de vous, eux dont le jugement depuis longtemps n'est pas inactif et dont la perdition ne sommeille pas.
Si enim Deus ángelis peccántibus non pepércit, sed rudéntibus inférni detráctos in tártarum trádidit in iudícium reservátos; et origináli mundo non pepércit, sed octávum Noe iustítiæ præcónem custodívit dilúvium mundo impiórum indúcens; et civitátes Sódomæ et Gomórræ in cínerem rédigens eversióne damnávit, exémplum ponens eórum, quæ sunt ímpiis futúra; et iustum Lot oppréssum a nefandórum luxúria conversatiónis éruit: aspéctu enim et audítu iustus hábitans apud eos, de die in diem ánimam iustam iníquis opéribus cruciábat. Novit Dóminus pios de tentatióne erípere, iníquos vero in diem iudícii puniéndos reserváre. Car si Dieu n'a pas épargné les Anges qui avaient péché, mais les a mis dans le Tartare et livrés aux abîmes de ténèbres, où ils sont réservés pour le Jugement; s'il n'a pas épargné l'ancien monde, tout en préservant huit personnes dont Noé, héraut de justice, tandis qu'il amenait le Déluge sur un monde d'impies; si, à titre d'exemple pour les impies à venir, il a mis en cendres et condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe, s'il a délivré Lot, le juste, qu'affligeait la conduite débauchée de ces hommes criminels - car ce juste qui habitait au milieu d'eux torturait jour après jour son âme de juste à cause des œuvres iniques qu'il voyait et entendait -c'est que le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux et garder les hommes impies pour les châtier au jour du Jugement
R/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. V/. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. V/. Glória Patri. * Cantábo. R/. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. V/. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. V/. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Lectio Lecture
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis super Cántica canticórum (Sermo 37, 5-6: EC 2, 11-12) Sermon de saint Bernard sur le Cantique des cantiques
Spes non confúndit, quia cáritas Dei diffúsa est in córdibus nostris per Spíritum Sanctum qui datus est nobis. Ideo illa non confúndit, quia ista infúndit certitúdinem. Per hanc enim ipse Spíritus testimónium pérhibet spirítui nostro quod fílii Dei sumus. Quidnam ígitur nobis de nostra quantacúmque sciéntia proveníre possit, quod non sit minus hac glória, qua inter Dei fílios numerámur? L'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné. L'espérance, donc, ne peut nous tromper, puisque l'amour de Dieu nous a communiqué la certitude. Par cette dernière en effet, l'Esprit lui-même témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Que pourrait-il donc nous échoir du fait de notre propre science, aussi grande soit-elle, qui ne soit inférieur à cette gloire d'être comptés au nombre des enfants de Dieu?
Parum dixi: nec réspici in eius comparatióne potest orbis ipse et plenitúdo eius, etiámsi totus cedat unicuívis nostrum in possessiónem. Céterum si nos ignorántia Dei tenet, quómodo sperámus in eum quem ignorámus? Si nostri, quómodo húmiles érimus, putántes nos áliquid esse, cum nihil simus? Scimus autem nec supérbis, nec desperátis, partem esse vel societátem in sorte sanctórum. C'est trop peu dire encore: l'univers entier et toutes ses richesses, à supposer que l'un de nous puisse en prendre possession, ne seraient pas dignes d'un seul regard en comparaison de cette gloire. Du reste, si l'ignorance de Dieu nous habite, comment espérons-nous en celui que nous ignorons? Si l'ignorance de nous-mêmes nous habite, comment serons-nous humbles, estimant être quelque chose, tandis que nous ne sommes rien? Et nous savons bien qu'il n'existe ni part ni société dans la compagnie des saints pour les orgueilleux ou les désespérés.
Intuére ergo nunc mecum quanta cura et sollicitúdine ambas istas repéllere a nobis ignorántias debeámus, quarum omnis peccáti áltera inítium parit, áltera consummatiónem, sicut duárum e regióne notitiárum inítium sapiéntiæ una, perfectiónem áltera gignit; illa timórem Dómini, ista caritátem. At istud de notítiis supra osténsum est. Nunc de ignorántiis vide. Etenim sicut inítium sapiéntiæ timor Dómini, sic inítium omnis peccáti supérbia; et quómodo perfectiónem sibi sapiéntiæ víndicat amor Dei, ita desperátio sibi omnem malítiæ consummatiónem. Considère alors maintenant avec moi quelle grande attention et sollicitude nous devons mettre à nous défaire de ces deux ignorances, dont l'une enfante le commencement de tout péché, l'autre la consommation de tout mal; de même qu'à l'inverse, des deux connaissances, l'une engendre le début de la sagesse, l'autre sa perfection; celle-là engendre la crainte du Seigneur, et celle-ci son amour. Mais cela, qui touche les connaissances, nous l'avons déjà montré. Voyons ce qui concerne les ignorances. De même, en effet, que le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur, ainsi le commencement du péché est l'orgueil; et de la même manière que l'amour de Dieu inscrit à son actif la perfection de la sagesse, ainsi le désespoir, la consommation de tout mal.
R/. Adiútor meus, tibi psallam, quia, Deus, suscéptor meus es: * Deus meus misericórdia mea. V/. Eripe me de inimícis meis, Deus meus, et ab insurgéntibus in me líbera me. * Deus meus. V/. Glória Patri. * Deus meus. R/. Je te fêterai, Dieu, ma forteresse: oui, mon rempart, c'est toi, * Le Dieu de mon amour! V/. Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu; de mes agresseurs, protège-moi, ô toi, * Le Dieu. V/. Gloire au Père. * Le Dieu.