Vigiles (OSB) du mardi 18 juin 2019 -

Hebdomada XI per annum XIème semaine dans l'année
Feria III Mardi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
De libro Iúdicum Du livre des Juges
Erat Debóra prophétis, uxor Lapídoth, quæ iudicábat Israel in illo témpore. Et sedébat sub palma Debóræ inter Rama et Bethel in monte Ephraim; ascendebántque ad eam fílii Israel in iudícium. En ce temps-là Débora, une prophétesse, femme de Lappidot, jugeait Israël. Elle siégeait sous le palmier de Débora entre Rama et Béthel, dans la montagne d'Éphraïm, et les Israélites allaient vers elle pour obtenir justice.
Quæ misit et vocávit Barac fílium Abínoem de Cedes Néphtali, dixítque ad eum: " Præcépit tibi Dóminus, Deus Israel: "Vade et duc exércitum in montem Thabor, tollésque tecum decem mília pugnatórum de fíliis Néphtali et de fíliis Zábulon. Ego autem ducam ad te in loco torréntis Cison Sísaram príncipem exércitus Iabin et currus eius atque omnem multitúdinem et tradam eum in manu tua". " Dixítque ad eam Barac: " Si venis mecum, vadam; si nolúeris veníre mecum, non pergam. " Quæ dixit ad eum: " Ibo quidem tecum; sed in hac via non erit tibi glória, quia in manu mulíeris tradet Dóminus Sísaram. " Elle envoya chercher Baraq, fils d'Abinoam de Qédesh en Nephtali et lui dit: " Le Seigneur, Dieu d'Israël, n'a-t-il pas ordonné: "Va, marche vers le mont Tabor et prends avec toi dix mille hommes des fils de Nephtali et des fils de Zabulon. J'attirerai vers toi au torrent du Qishôn Sisera, le chef de l'armée de Yabîn, avec ses chars et ses troupes, et je le livrerai entre tes mains"? " Baraq lui répondit: " Si tu viens avec moi, j'irai, mais si tu ne viens pas avec moi, je n'irai pas. " - " J'irai donc avec toi, lui dit-elle; seulement, dans la voie où tu marches, l'honneur ne sera pas pour toi, car c'est entre les mains d'une femme que le Seigneur livrera Sisera. "
Dixítque Debóra ad Barac: " Surge: hæc est enim dies in qua trádidit Dóminus Sísaram in manus tuas. En ipse ductor est tuus. " Descéndit ítaque Barac de monte Thabor, et decem mília pugnatórum cum eo. Perterruítque Dóminus Sísaram et omnes currus eius universámque multitúdinem in ore gládii ad conspéctum Barac, in tantum ut Sísara de curru desíliens pédibus fúgeret, et Barac persequerétur fugiéntes currus et exércitum usque ad Hároseth géntium, et omnis hóstium multitúdo usque ad interneciónem cáderet. Débora dit à Baraq: " Lève-toi, car voici le jour où le Seigneur a livré Sisera entre tes mains. Oui! Le Seigneur ne marche-t-il pas devant toi? " Et Baraq descendit du mont Tabor avec dix mille hommes derrière lui. Le Seigneur frappa de panique Sisera, tous ses chars et toute son armée devant Baraq. Sisera, descendant de son char, s'enfuit à pied. Baraq poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Haroshèt-ha-Goyim. Toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant de l'épée et pas un homme n'échappa.
Sísara autem fúgiens pervénit ad tentórium Iahel uxóris Haber Cinæi; erat enim pax inter Iabin regem Asor et domum Haber Cini. Egréssa ígitur Iahel in occúrsum Sísaræ dixit ad eum: " Intra ad me, dómine mi; intra, ne tímeas. " Qui ingréssus tabernáculum eius et opértus ab ea panno, dixit ad eam: " Da mihi, óbsecro, páululum aquæ, quia sítio. " Quæ apéruit utrem lactis et dedit ei bíbere et opéruit illum. Dixítque Sísara ad eam: " Sta ante óstium tabernáculi et, cum vénerit áliquis intérrogans te et dicens: "Numquid hic est áliquis?", respondébis: "Nullus es". " Tulit porro Iahel uxor Haber clavum tabernáculi assúmens páriter málleum; et ingréssa abscóndite et cum siléntio, pósuit supra tempus cápitis eius clavum, percussúmque málleo defíxit in cérebrum usque ad terram; qui sopórem morti sócians defécit et mórtuus est. Et ecce Barac sequens Sísaram veniébat; egressáque Iahel in occúrsum eius dixit ei: " Veni, et osténdam tibi virum quem quæris. " Qui cum intrásset ad eam, vidit Sísaram iacéntem mórtuum et clavum infíxum in témpore eius. Humiliávit ergo Deus in die illo Iabin regem Chánaan coram fíliis Israel, qui crescébant quotídie et forti manu opprimébant Iabin regem Chánaan donec delérent eum. Sisera cependant s'enfuyait à pied dans la direction de la tente de Yaël, femme de Héber le Qénite, car la paix régnait entre Yabîn, roi de Haçor, et la maison de Héber le Qénite. Yaël, sortant au-devant de Sisera, lui dit: " Arrête-toi, Monseigneur, arrête-toi chez moi. Ne crains rien! " Il s'arrêta chez elle sous la tente et elle le recouvrit d'un tapis. Il lui dit: " Donne-moi à boire un peu d'eau, je te prie, car j'ai soif. " Elle ouvrit l'outre où était le lait, le fit boire et le recouvrit de nouveau. Il lui dit: " Tiens-toi à l'entrée de la tente, et si quelqu'un vient, t'interroge et dit: "Y a-t-il un homme ici?" Tu répondras: "Non". " Mais Yaël, femme de Héber, prit un piquet de la tente, saisit un marteau dans sa main et, s'approchant de lui doucement, elle lui enfonça dans la tempe le piquet, qui se planta en terre. Il dormait profondément, épuisé de fatigue, c'est ainsi qu'il mourut. Et voici que Baraq survint, poursuivant Sisera. Yaël sortit au-devant de lui: " Viens, lui dit-elle, et je te ferai voir l'homme que tu cherches. " Il entra chez elle: Sisera gisait mort, le piquet dans la tempe. Dieu humilia donc en ce jour Yabîn, roi de Canaan, devant les Israélites. La main des Israélites s'appesantit de plus en plus durement sur Yabîn, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils aient supprimé Yabîn, roi de Canaan.
R/. Vidérunt te aquæ, Deus, vidérunt te aquæ, et timuérunt; * Multitúdo sónitus aquárum vocem dedérunt nubes. V/. Illuxérunt coruscatiónes tuæ orbi terræ, commóta est et contrémuit terra. * Multitúdo. V/. Glória Patri. * Multitúdo. R/. Les eaux, en te voyant, Seigneur, les eaux, en te voyant, tremblèrent; * Il y eut un fracas de trombes d'eau, les nuées donnèrent de la voix. V/. Tes éclairs illuminèrent le monde, la terre s'agita et frémit. * Il y eut. V/. Gloire au Père. * Il y eut.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De domínica oratióne (Nn. 2-3: CCL 3A, 90) Traité de saint Cyprien sur la prière du Seigneur
Iam Fílius prædíxerat horam veníre, quando veri adoratóres adorárent Patrem in spíritu et veritáte, et implévit quod ante promísit, ut qui spíritum et veritátem de eius sanctificatióne percépimus, de traditióne quoque eius vere et spiritáliter adorémus. Quæ enim potest esse spiritális orátio quam quæ a Christo nobis data est, a quo nobis et Spíritus Sanctus missus est? Quæ vera apud Patrem precátio quam quæ a Fílio qui est Véritas de eius ore proláta est? Ut áliter oráre quam dócuit non ignorántia sola sit sed et culpa, quando ipse posúerit et díxerit: Reícitis mandátum Dei, ut traditiónem vestram statuátis. Déjà le Fils avait prédit que l'heure viendrait où les vrais adorateurs adoreraient le Père en esprit et en vérité, et il a accompli ce qu'il a promis, de sorte que nous, qui avons reçu l'esprit de vérité par la sanctification venant de lui, nous adorions aussi, selon qu'il nous en a livré la méthode, vraiment et spirituellement. Peut-il y avoir, en effet, une prière plus spirituelle que celle que le Christ nous a donnée, lui qui nous a envoyé aussi l'Esprit Saint? Y a-t-il une manière plus vraie d'implorer le Père que celle qui est sortie de la bouche du Fils qui est Vérité? C'est à ce point que prier autrement qu'il l'a appris n'est pas seulement ignorance, mais faute, puisqu'il a posé ce principe quand il a dit: Vous rejetez l'ordre de Dieu pour lui substituer votre manière de faire.
Orémus, fratres caríssimi, sicut magíster Deus dócuit. Amíca et familiáris orátio est Deum de suo rogáre, ad aures eius ascéndere Christi oratiónem. Prions, frères très aimés, de la façon que Dieu, notre maître, nous a enseignée. Aimable et familière est la prière où nous implorons Dieu en nous servant de ses paroles, où nous faisons monter jusqu'à ses oreilles les demandes du Christ.
Agnóscat Pater Fílii sui verba, cum precem fácimus; qui hábitat intus in péctore, ipse sit et in voce, et cum ipsum habeámus apud Patrem advocátum pro peccátis nostris, quando peccatóres pro delíctis nostris pétimus, advocáti nostri verba promámus. Nam cum dicat: Quia quodcúmque petiérimus a Patre in nómine eius, dabit nobis, quanto efficácius impetrámus quod pétimus Christi nómine, si petámus ipsíus oratióne? Puisse le Père reconnaître, quand nous prions, les paroles de son Fils; qu'il soit aussi sur nos lèvres, celui qui habite en notre cœur et, puisqu'il est auprès du Père notre avocat pour nos péchés, lorsque, pécheurs, nous implorons pour nos fautes, faisons entendre les paroles de notre avocat. Il est dit que tout ce que nous demanderons au Père en son nom, il nous le donnera, mais avec combien plus d'efficacité pourrons-nous obtenir ce que nous demandons au nom du Christ, si nous nous servons d'une prière qui est de lui?
R/. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. V/. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. V/. Glória Patri. * Et convérte. R/. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. V/. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme. V/. Gloire au Père. * Transforme.