Vigiles (OSB) du dimanche 28 juillet 2019 - XVIIème dimanche dans l'année

Hebdomada XVII per annum XVIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XVII per annum XVIIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De libro primo Regum Du premier livre des Rois
Lectio I Lecture I
Stetit Sálomon ante altáre Dómini in conspéctu omnis ecclésiæ Israel et expándit manus suas in cælum et ait: "Dómine, Deus Israel, non est símilis tui Deus in cælo désuper et super terra deórsum, qui custódis pactum et misericórdiam servis tuis qui ámbulant coram te in toto corde suo; qui custodísti servo tuo David patri meo, quæ locútus es ei: ore locútus es et mánibus perfecísti, ut et hæc dies probat. Nunc ígitur, Dómine, Deus Israel, consérva fámulo tuo David patri meo, quæ locútus es ei dicens: "Non auferétur de te vir coram me, qui sédeat super thronum Israel, ita tamen, si custodíerint fílii tui viam suam, ut ámbulent coram me, sicut tu ambulásti in conspéctu meo"." Salomon se tint devant l'autel du Seigneur, en présence de toute l'assemblée d'Israël; il étendit les mains vers le ciel et dit: " Seigneur, Dieu d'Israël! il n'y a aucun Dieu pareil à toi là-haut dans les cieux ni ici-bas sur la terre, toi qui es fidèle à l'alliance et gardes la bienveillance à l'égard de tes serviteurs, quand ils marchent de tout leur cœur devant toi. Tu as tenu à ton serviteur David, mon père, la promesse que tu lui avais faite, et ce que tu avais dit de ta bouche, tu l'as accompli aujourd'hui de ta main. Et maintenant, Seigneur, Dieu d'Israël, tiens à ton serviteur David, mon père, la promesse que tu lui as faite, quand tu as dit: "Tu ne seras jamais dépourvu d'un descendant qui soit devant moi, assis sur le trône d'Israël, à condition que tes fils veillent à leur conduite et marchent devant moi comme tu as marché toi-même devant moi." "
R/. Dómine, si convérsus fúerit pópulus tuus, oravérit ad sanctuárium tuum, tu exáudies in cælo, Dómine, * Et líbera eos de mánibus inimicórum eorum. V/. Qui regis Israel, inténde, qui dedúcis velut ovem Ioseph. * Et líbera. R/. Seigneur, si ton peuple se tourne vers toi et vient prier dans ton sanctuaire, exauce-le du haut du ciel, Seigneur, * Et délivre-le des mains de ses adversaires! V/. Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ton troupeau. * Et délivre-le.
Lectio II Lecture II
"Et nunc, Dómine, Deus Israel, firméntur verba tua quæ locútus es servo tuo David patri meo. Ergóne putándum est quod vere Deus hábitet super terram? Si enim cælum et cæli cælórum te cápere non possunt, quanto magis domus hæc, quam ædificávi! Sed réspice ad oratiónem servi tui et ad preces eius, Dómine Deus meus; audi clamórem et oratiónem quam servus tuus orat coram te hódie, ut sint óculi tui apérti super domum hanc nocte ac die, super locum de quo dixísti: "Erit nomen meum ibi", ut exáudias oratiónem qua orat servus tuus in loco isto, ut exáudias deprecatiónem servi tui et pópuli tui Israel, quodcúmque oráverint in loco isto, et exáudies in loco habitáculi tui in cælo et, cum exaudíeris, propítius eris." "Maintenant donc, Dieu d'Israël, que se vérifie la parole que tu as dite à ton serviteur David, mon père! Mais Dieu habiterait-il vraiment avec les hommes sur la terre? Voici que les cieux et les cieux des cieux ne le peuvent contenir, moins encore cette maison que j'ai construite! Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur, Seigneur, mon Dieu, écoute l'appel et la prière que ton serviteur fait aujourd'hui devant toi! Que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette maison, sur ce lieu dont tu as dit: "Mon Nom sera là", écoute la prière que ton serviteur fera en ce lieu. Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël lorsqu'ils prieront en ce lieu. Toi, écoute du lieu où tu résides, au ciel, écoute et pardonne. "
R/. Audi, Dómine, hymnum et oratiónem quam servus tuus orat coram te hódie, ut sint óculi tui apérti et aures tuæ inténtæ * Super domum istam die ac nocte. V/. Réspice, Dómine, de sanctuário tuo, et de excélso cælórum habitáculo, * Super. R/. Écoute, Seigneur, l'hymne et la prière que ton serviteur fait monter devant toi aujourd'hui! Que tes oreilles soient attentives, que tes yeux soient ouverts * Sur cette Maison, jour et nuit. V/. Du haut de ton sanctuaire, Seigneur, du lieu où tu habites, au ciel, pose ton regard * Sur cette Maison.
Lectio III Lecture III
Factum est autem cum complésset Sálomon orans Dóminum omnem oratiónem et deprecatiónem hanc, surréxit de conspéctu altáris Dómini; utrúmque enim genu in terram fíxerat et manus expánderat in cælum. Stetit ergo et benedíxit omni ecclésiæ Israel voce magna dicens: "Benedíctus Dóminus, qui dedit réquiem pópulo suo Israel iuxta ómnia quæ locútus est; non cécidit ne unus quidem sermo ex ómnibus bonis quæ locútus est per Móysen servum suum." Quand Salomon eut achevé d'adresser au Seigneur toute cette prière et cette supplication, il se releva de l'endroit où il était agenouillé, les mains étendues vers le ciel, devant l'autel du Seigneur, et se tint debout. Il bénit à haute voix toute l'assemblée d'Israël: " Béni soit le Seigneur, dit-il, qui a accordé le repos à son peuple Israël, selon toutes ses promesses; de toutes les bonnes paroles qu'il a dites par le ministère de son serviteur Moïse, aucune n'a failli. "
R/. Exaudísti, Dómine, oratiónem servi tui, ut ædificárem templum nómini tuo. * Bénedic et sanctífica domum istam in sempitérnum, Deus Israel. V/. Dómine, qui custódis pactum et misericórdiam servis tuis qui ámbulant coram te in toto corde suo, * Bénedic. R/. Tu as écouté, Seigneur, la prière de ton serviteur, et j'ai construit un temple à ton Nom. * Bénis et sanctifie cette Maison pour toujours, Dieu D'Israël! V/. Seigneur, toi qui maintiens ton alliance et ta miséricorde envers tes serviteurs qui marchent sous ton regard de tout leur cœur, * Bénis.
Lectio IV Lecture IV
"Sit Dóminus Deus noster nobíscum, sicut fuit cum pátribus nostris, non derelínquens nos neque proíciens, sed inclínet corda nostra ad se, ut ambulémus in univérsis viis eius et custodiámus mandáta eius et decréta et iudícia, quæcúmque mandávit pátribus nostris. Et sint sermónes mei isti, quibus deprecátus sum coram Dómino, appropinquántes Dómino Deo nostro die ac nocte, ut fáciat iudícium servo suo et pópulo suo Israel per síngulos dies, ut sciant omnes pópuli terræ quia Dóminus ipse est Deus et non est ultra absque eo. Sit quoque cor vestrum perféctum cum Dómino Deo nostro, ut ambulétis in decrétis eius et custodiátis mandáta eius sicut et hódie." "Que le Seigneur notre Dieu soit avec nous, comme il fut avec nos pères, qu'il ne nous abandonne pas et ne nous rejette pas! Qu'il incline nos cœurs vers lui, pour que nous suivions toutes ses voies et gardions les commandements, les lois et les ordonnances qu'il a donnés à nos pères. Puissent ces paroles que j'ai dites en suppliant devant le Seigneur rester présentes jour et nuit au Seigneur notre Dieu, pour qu'il rende justice à son serviteur et justice à son peuple Israël, selon les besoins de chaque jour; tous les peuples de la terre sauront alors que le Seigneur seul est Dieu, qu'il n'y en a point d'autre, et votre cœur sera tout entier au Seigneur, notre Dieu, observant ses lois et gardant ses commandements comme maintenant. "
R/. Doctrínam sapiéntiæ dedi in corde tuo, dicit Dóminus, * Et exaudívi te ut prótegam civitátem istam et sit pax in diébus tuis. V/. Elegísti, Dómine, príncipem et iúdicem pópulo tuo in civitáte tua. * Et exaudívi. V/. Glória Patri. * Et exaudívi. R/. J'ai mis dans ton cœur la connaissance de la sagesse, dit le Seigneur, * Je t'ai exaucé en protégeant cette ville, en maintenant la paix durant ta vie. V/. Tu as choisi, Seigneur, un prince et un juge pour ton peuple, dans la ville qui t'appartient. * Je t'ai exaucé. V/. Gloire au Père. * Je t'ai exaucé.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 126, 2: CCL 40, 1857-1858) Commentaire de saint Augustin sur le psaume 126
Lectio I Lecture I
Quia Sálomon ædificáverat templum Dómino, in typo quidem et in figúra futúræ Ecclésiæ et córporis Dómini; unde dicit in evangélio: Sólvite templum hoc, et in tríduo excitábo illud; quia ergo ipse ædificáverat illud templum, ædificávit sibi templum verus Sálomon Dóminus noster Iesus Christus, verus pacíficus. Nomen enim Salomónis interpretátur pacíficus; est autem ille verus pacíficus de quo dicit Apóstolus: Ipse est enim pax nostra, qui fecit útraque unum. Salomon avait bâti un temple au Seigneur, image et préfiguration de la future Église et du corps du Seigneur. C'est pourquoi celui-ci dit dans l'Évangile: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. C'est donc parce que le premier Salomon avait bâti ce temple-là, que le véritable Salomon s'est bâti un temple. Je parle de notre Seigneur Jésus-Christ, le vrai pacifique. Car le nom de Salomon se traduit par pacifique, et le véritable pacifique est celui dont l'Apôtre dit: Il est lui-même notre paix, lui qui de deux peuples en a fait un seul.
R/. Glória et honóre coronásti eum, Dómine, et constituísti eum super ópera mánuum tuárum; * Omnia subiecísti sub pédibus eius. V/. Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis, posuísti in cápite eius corónam de lápide pretióso. * Omnia. R/. Seigneur, tu l'as couronné de gloire et d'honneur, tu l'établis sur l'œuvre de tes mains; * Tu mets toute chose à ses pieds. V/. Tu l'as prévenu de la douceur de tes bénédictions, tu poses sur sa tête une couronne sertie de pierres précieuses. * Tu mets.
Lectio II Lecture II
Ipse est verus pacíficus, qui duos paríetes e divérso veniéntes in se copulávit, quibus factus est lapis anguláris, veniénti pópulo ex circumcisióne credéntium, et veniénti pópulo ex præpútio géntium et ipsórum credéntium; fecit unam Ecclésiam de dúobus pópulis, factus est illis lapis anguláris, et ídeo vere pacíficus. Il est le véritable pacifique, lui qui a réuni en lui deux murs venant de côtés opposés, pour lesquels il est devenu pierre d'angle: pour le peuple des croyants venant de la circoncision, et pour le peuple des païens venant de la non-circoncision , lui aussi formé de croyants. De ces deux peuples il a fait une seule Église, il est devenu pour eux pierre d'angle, et c'est pourquoi il est vraiment pacifique.
R/. Inquisívi sapiéntem símilem tibi, non invéni. Ut vídeo, Spíritum Dei habes in te, ídeo magnus es in domo Dómini, et de ore tuo bona áudiet cunctus pópulus * Qui tibi commíssus est. V/. Beátum dixérunt pópulum cui hæc sunt, beátus pópulus * Qui. R/. J'ai cherché un sage tel que toi, je n'en ai pas trouvé. Je le vois, tu as en toi l'Esprit de Dieu, c'est pourquoi tu es grand dans la maison de Dieu; et, de ta bouche, il recueillera des paroles merveilleuses, le peuple nombreux * Qui t'a été confié. V/. On le dira bienheureux le peuple ainsi comblé, le peuple * Qui.
Lectio III Lecture III
Quia ergo ille verus Sálomon; Sálomon autem ille fílius David de mulíere Bethsábee, rex Israel, figúram gestábat huius pacífici, quando templum ædificávit; ídeo ne illum putes Salomónem qui ædificávit domum Deo, álium Salomónem tibi osténdens Scriptúra sic cœpit in psalmo: Nisi Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt ædificántes eam. Dóminus ergo ædíficat domum, Dóminus Iesus Christus ædíficat domum suam. C'est lui l'authentique Salomon. Or Salomon, fils de David et de Bethsabée, roi d'Israël, préfigurait ce vrai pacifique lorsqu'il bâtissait le temple , aussi ne t'imagine pas que c'est Salomon qui a bâti pour Dieu une maison, et que l'Écriture te désigne un autre Salomon quand elle commence ainsi un psaume: Si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent. C'est donc le Seigneur qui bâtit la maison, c'est le Seigneur Jésus qui bâtit sa maison.
R/. Multitúdinem diérum et annos vitæ appónet tibi Dóminus, misericórdia et véritas non te déserant, * Quia Dóminus erit in látere tuo et custódiet te. V/. Erit Dóminus adiútor tuus contra omnes inimícos tuos. * Quia Dóminus. R/. Que le Seigneur t'accorde de longs jours, des années sans fin; que son amour et sa vérité jamais ne t'abandonnent: * Le Seigneur est près de toi, il te gardera. V/. Le Seigneur est mon bouclier face à tous mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio IV Lecture IV
Labórant multi in ædificándo; sed si non ille ædíficet, in vanum laboravérunt ædificántes eam. Qui sunt qui labórant ædificántes? Omnes qui in Ecclésia prædicant verbum Dei, minístri sacramentórum Dei. Omnes cúrrimus, omnes laborámus, omnes ædificámus modo; et ante nos cucurrérunt, laboravérunt, ædificavérunt; sed nisi Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt ædificántes eam. Ipse ædíficat, ipse monet, ipse terret, ipse intelléctum áperit, ipse ad fidem ápplicat sensum vestrum; et tamen laborámus et nos tamquam operárii. Beaucoup travaillent à bâtir la maison; mais si ce n'est pas lui qui bâtit, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent. Quels sont ces bâtisseurs qui travaillent? Tous ceux qui prêchent dans l'Église la parole de Dieu, les ministres des sacrements de Dieu. Tous nous nous démenons, tous nous travaillons, tous nous bâtissons maintenant; et avant nous d'autres se sont démenés, ont travaillé, ont bâti. Mais si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent. C'est lui qui bâtit, lui qui avertit, lui qui effraie, lui qui ouvre l'intelligence, lui qui conduit jusqu'à la foi votre connaissance; pourtant, nous travaillons et nous sommes comme des ouvriers.
R/. Ædificátum est templum, et glória Dómini replévit átrium eius; et lætátus est rex, et dixit: * Benedíctus Dóminus Deus Israel in ómnibus quæ locútus est ad David patrem meum. V/. Et inclinávit Sálomon génua sua in terra, et dixit: * Benedíctus. V/. Glória Patri. * Benedíctus. R/. Lorsque la construction du Temple fut achevée, la gloire du Seigneur vint remplir ses parvis; le roi fut comblé de bonheur et dit: * Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, pour toutes les promesses qu'il a faites à David, mon père! V/. Puis, Salomon s'agenouilla sur le sol et dit: * Béni. V/. Gloire au Père. * Béni.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Factum est, cum esset Iesus in loco quodam orans, ut cessávit, dixit unus ex discípulis eius ad eum: "Dómine, doce nos oráre." Et réliqua. Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: " Seigneur, apprends-nous à prier. " Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo 105, 2-3: PL 38, 619) Sermon de saint Augustin
Lectio I Lecture I
Fortássis et nobis aliquándo venit amícus de via, et non invénimus quod ei apponerémus; et necessitátem passi sumus, et accépimus et nobis et illi. Fíeri enim non potest, nisi ut áliquis passus fúerit amícum áliquid interrogántem, quod respondére non possit; et tunc se invénit non habére, quando coáctus est dare. Venit tibi amícus de via, id est de vita huius sæculi, in qua omnes velut peregríni tránseunt, nec ullus quasi posséssor manet; sed omni hómini dícitur: Reféctus es, transi; age iter, da ventúro locum. Peut-être un ami voyageur est-il venu nous trouver à l'improviste, nous aussi; nous n'avons rien trouvé à lui donner, nous avons souffert de ce manque, et puis nous avons reçu ce qu'il fallait à tous les deux. Est-il possible que l'un de nous n'ait jamais fait cette expérience? Un ami est là qui demande, et on n'a rien à lui répondre; c'est alors que, contraints de donner, nous voyons que nous n'avons pas! Oui, un ami t'arrive de son voyage, c'est-à-dire de cette vie du monde où tous les hommes passent comme des migrants, où nul ne peut s'installer en maître. Car il s'applique à tous, le mot de l'Ecclésiastique: Va-t-en, tu as eu ta part. Passe ton chemin, fais place à un autre.
R/. Aspice in me, Dómine, et miserére mei, quóniam únicus et pauper sum. De necessitátibus meis éripe me; * Et dimítte univérsa delícta mea. V/. Secúndum misericórdiam tuam meménto mei tu, propter bonitátem tuam, Dómine; * Et dimítte. R/. Regarde-moi, Seigneur, et prends pitié de moi, de moi qui suis seul et misérable. Tire-moi de la détresse, * Enlève tous mes péchés. V/. Dans ta miséricorde, souviens-toi de moi, en raison de ta bonté, Seigneur; * Enlève.
Lectio II Lecture II
Aut forte de via mala, hoc est de vita mala, fatigátus néscio quis amícus tuus, non invéniens veritátem, qua audíta et percépta beátus fiat, sed lassátus in omni cupiditáte et egestáte sæculi, venit ad te, tamquam ad christiánum, et dicit: "Redde mihi ratiónem, fac me christiánum." Et intérrogat quod forte tu per simplicitátem fídei nesciébas; et non est unde refícias esuriéntem, et te admónitus ínvenis indigéntem; et cum vis docére, cógeris díscere; et dum erubéscis eum qui interrogávit, quod quærébat non in te invéniens, compélleris quærere ut mereáris inveníre. Oui, cet ami peut-être, je ne sais qui, t'arrive fatigué de son mauvais voyage, de sa mauvaise vie. Il n'a pas rencontré cette vérité qui, apprise et reçue, le rendrait heureux; mais, accablé de toutes ses famines et de la misère du temps, il se tourne vers toi, chrétien, et il te dit: " Rends compte et fais-moi chrétien! " Et il te pose des questions que ta foi trop simple ignorait. Alors, toi, tu n'as rien pour apaiser sa faim. Te voilà averti: tu découvres ta misère. Toi qui voudrais enseigner, te voilà forcé d'apprendre! Ta honte devant cet ami qui demande et qui ne trouve pas en toi ce qu'il cherche, te contraint de chercher pour trouver toi-même.
R/. Vias tuas, Dómine, demónstra mihi et sémitas tuas édoce me. Dírige me in veritáte tua, * Quia tu es Deus salvátor meus, et te sustínui tota die. V/. Delícta iuventútis meæ et ignorántias meas ne memíneris, Dómine; * Quia. R/. Seigneur, fais-moi connaître ton chemin, enseigne-moi tes voies. Dirige-moi selon ta vérité, * Car tu es le Dieu qui me sauve, c'est toi que j'espère tout le jour. V/. Oublie, Seigneur, mon ignorance et les péchés de ma jeunesse; * Car.
Lectio III Lecture III
Et ubi quæras? Ubi, nisi in domínicis libris? Fortássis quod ille interrogávit, in libro pósitum est, sed obscúrum est. Forte dixit hoc Apóstolus in epístula sua. Sic dixit, ut légere possis, intellégere non possis: transíre non permítteris. Urget enim interrogátor; ipsum Paulum, aut Petrum, aut áliquem prophétam interrogáre non síneris. Et où vas-tu chercher? Dans les livres de Dieu? Bien sûr. Peut-être ce que ton ami demande est-il dans le livre. Mais c'est obscur. Peut-être saint Paul a-t-il répondu dans une lettre? S'il l'a fait, tu peux lire. Mais tu ne peux pas comprendre. Ni passer outre, car la question de l'autre te presse. Et puis Paul, et puis Pierre, et puis tel ou tel prophète, comment les interroger en personne?
R/. Audiam, Dómine, vocem laudis tuæ, * Ut enárrem univérsa mirabília tua. V/. Dómine, diléxi decórem domus tuæ, et locum habitatiónis glóriæ tuæ; * Ut enárrem. R/. Que j'entende, Seigneur, proclamer ta louange, * Et je raconterai chacune de tes merveilles. V/. J'aime, Seigneur, la beauté de ta maison, le lieu où demeure ta gloire; * Et je raconterai.
Lectio IV Lecture IV
Iam enim requiéscit família ista cum dómino suo, et sæculi huius ignorántia válida est, hoc est nox média, et urget amícus esúriens. Tibi forte sufficiébat simplex fides, illi non súfficit. Numquid deseréndus est? Numquid de domo proiciéndus est? Ergo ad ipsum Dóminum, ad ipsum cum quo família requiéscit, pulsa orándo, pete, insta. Non quómodo amícus ille in similitúdine pósitus, tædio victus surget et dabit. Dare vult: tu pulsans nondum accepísti; pulsa, dare vult. Et quod dare vult, differt, ut ámplius desíderes dilátum, ne viléscat cito datum. Toute la famille à présent se repose avec son chef. L'ignorance de ce temps est profonde, c'est le milieu de la nuit: ton ami a faim, et il insiste! A toi, peut-être une foi toute simple suffisait, mais ce n'est pas assez pour lui. Vas-tu le laisser seul, le renvoyer de ta maison? Alors, tourne-toi vers le Seigneur, vers celui avec qui sa famille repose. Frappe: prie, demande, insiste. Il n'est pas comme cet ami dans la parabole: s'il se lève, s'il cède, ce n'est pas que tu l'ennuies. Il veut donner, lui. Tu frappes, et tu n'as pas reçu? Frappe donc encore, il veut donner. Et s'il tarde à donner ce qu'il veut donner, c'est pour augmenter ton désir, pour ne pas l'avilir trop vite.
R/. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. V/. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. V/. Glória Patri. * Ne. R/. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! V/. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. V/. Gloire au Père. * Ne.