Vigiles (OSB) du samedi 31 août 2019 -

Hebdomada XXI per annum XXIème semaine dans l'année
Sabbato Samedi
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Lectio Lecture
Incipit Epístula Sancti Pauli Apóstoli Ad Philémonem De la lettre de saint Paul à Philémon
Paulus vinctus Christi Iesu et Timótheus frater Philémoni dilécto et adiutóri nostro et Apphiæ soróri et Archíppo commilitóni nostro et ecclésiæ, quæ in domo tua est: grátia vobis et pax a Deo Patre nostro et Dómino Iesu Christo. Paul, prisonnier du Christ Jésus, et le frère Timothée, à Philémon, notre cher collaborateur, avec Apphia notre sœur, Archippe notre frère d'armes, et l'Église qui s'assemble dans ta maison. À vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ!
Grátias ago Deo meo semper memóriam tui fáciens in oratiónibus meis, áudiens caritátem tuam et fidem, quam habes in Dóminum Iesum et in omnes sanctos, ut commúnio fídei tuæ évidens fiat in agnitióne omnis boni, quod est in nobis in Christum; gáudium enim magnum hábui et consolatiónem in caritáte tua, quia víscera sanctórum requievérunt per te, frater. Je rends sans cesse grâces à mon Dieu en faisant mémoire de toi dans mes prières, car j'entends louer ta charité et la foi qui t'anime, tant à l'égard du Seigneur Jésus qu'au bénéfice de tous les saints. Puisse cette foi rendre agissant ton esprit d'entraide en t'éclairant pleinement sur tout le bien qu'il est en notre pouvoir d'accomplir pour le Christ. De fait, j'ai eu grande joie et consolation en apprenant ta charité: on me dit, frère, que tu as soulagé le cœur des saints!
Propter quod multam fidúciam habens in Christo imperándi tibi, quod ad rem pértinet, propter caritátem magis óbsecro, cum sim talis ut Paulus senex, nunc autem et vinctus Christi Iesu; óbsecro te de meo fílio, quem génui in vínculis, Onésimo qui tibi aliquándo inútilis fuit, nunc autem et tibi et mihi útilis, quem remísi tibi: eum, hoc est víscera mea; quem ego volúeram mecum detinére, ut pro te mihi ministráret in vínculis evangélii. Sine consílio autem tuo nihil vólui fácere, uti ne velut ex necessitáte bonum tuum esset sed voluntárium. Fórsitan enim ídeo discéssit ad horam, ut ætérnum illum recíperes, iam non ut servum sed plus servo, caríssimum fratrem, máxime mihi, quanto autem magis tibi et in carne et in Dómino. C'est pourquoi, bien que j'aie dans le Christ tout le franc-parler nécessaire pour te prescrire ton devoir, je préfère invoquer la charité et te présenter une requête. Celui qui va parler, c'est Paul, le vieux Paul et, qui plus est, maintenant le prisonnier du Christ Jésus. La requête est pour mon enfant, que j'ai engendré dans les chaînes, cet Onésime, qui jadis ne te fut guère utile, mais qui désormais te sera bien utile, comme il l'est devenu pour moi. Je te le renvoie, et lui, c'est comme mon propre cœur. Je désirais le retenir près de moi, pour qu'il me servît en ton nom dans ces chaînes que me vaut l'Évangile; cependant je n'ai rien voulu faire sans ton assentiment, pour que ce bienfait ne parût pas t'être imposé, mais qu'il vînt de ton bon gré. Peut-être aussi Onésime ne t'a-t-il été retiré pour un temps qu'afin de t'être rendu pour l'éternité, non plus comme un esclave, mais bien mieux qu'un esclave, comme un frère très cher: il l'est grandement pour moi, combien plus va-t-il l'être pour toi, et selon le monde et selon le Seigneur!
Si ergo habes me sócium, súscipe illum sicut me. Si autem áliquid nócuit tibi aut debet, hoc mihi ímputa. Ego Paulus scripsi mea manu, ego reddam; ut non dicam tibi quod et teípsum mihi debes. Ita, frater! Ego te fruar in Dómino; réfice víscera mea in Christo! Confídens obœdiéntia tua scripsi tibi, sciens quóniam et super id, quod dico, fácies. Simul autem et para mihi hospítium, nam spero per oratiónes vestras donári me vobis. Salútat te Epaphras, concaptívus meus in Christo Iesu, Marcus, Aristárchus, Demas, Lucas, adiutóres mei. Grátia Dómini Iesu Christi cum spíritu vestro. Si donc tu as égard aux liens qui nous unissent, reçois-le comme si c'était moi. Et s'il t'a fait du tort ou te doit quelque chose, mets cela sur mon compte. Moi, Paul, je m'y engage de ma propre écriture: c'est moi qui réglerai... Pour ne rien dire de la dette qui t'oblige toujours à mon endroit, et qui est toi-même! Allons, frère, j'attends de toi ce service dans le Seigneur; soulage mon cœur dans le Christ. Je t'écris avec pleine confiance en ta docilité: je sais bien que tu feras plus encore que je ne demande. Avec cela, prépare-moi un gîte; j'espère en effet que, grâce à vos prières, je vais vous être rendu. Tu as les salutations d'Épaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, ainsi que de Marc, Aristarque, Démas et Luc, mes collaborateurs. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit!
R/. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te véniat; * Quia non spernis, Deus, preces páuperum. V/. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Seigneur, entends ma prière: que mon cri parvienne jusqu'à toi! * Car tu ne méprises pas, mon Dieu, la prière des humbles. V/. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Car. V/. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Lectio Lecture
Ex Tractátu sancti Ambrósii epíscopi De virgínibus (Lib. 2, 6-7: PL 16, 208-209) Traité de saint Ambroise sur les vierges
Sit vobis tamquam in imágine descrípta virgínitas vita Maríæ, de qua velut spéculo refúlget spécies castitátis et forma virtútis. Hinc sumátis licet exémpla vivéndi, ubi tamquam in exemplári magistéria expréssa probitátis, quid corrígere, quid effúgere, quid tenére debeátis osténdunt. Primus discéndi ardor nobílitas est magístri. Quid nobílius Dei matre? Quid splendídius ea quam Splendor elégit? Quid cástius ea quæ corpus sine córporis contagióne generávit? Que soit pour vous comme une icône écrite de la virginité, la vie de Marie, d'où resplendissent, comme d'un miroir, les traits lumineux de la chasteté, la beauté harmonieuse de la vertu. C'est là qu'il vous est donné de puiser des modèles pour votre vie, là où, comme dans un original, sont exprimés les enseignements d'une vie pure, qui montrent ce qu'il vous faut redresser, ou fuir, ou observer. La première flamme qui nous fait brûler du désir d'apprendre, c'est d'abord la noblesse du maître. Y a-t-il plus noble que la Mère de Dieu? Y a-t-il plus splendide que celle qui fut choisie par la Splendeur? Y a-t-il plus chaste que celle qui engendra un corps sans le contact d'un corps?
Nam de céteris eius virtútibus quid loquar? Virgo erat non solum córpore, sed étiam mente, quæ nullo doli ámbitu sincérum adulteráret afféctum: corde húmilis, verbis gravis, ánimi prudens, loquéndi párcior, legéndi studiósior, non in incérto divitiárum, sed in prece páuperum spem repónens, inténta óperi, verecúnda sermóne, arbítrum mentis sólita non hóminem, sed Deum quærere, nullum lædere, bene velle ómnibus, assúrgere maióribus natu, æquálibus non invidére, fúgere iactántiam, ratiónem sequi, amáre virtútem. De ses autres vertus que dire? Vierge, elle l'était non en son corps seulement, mais aussi en son âme, incapable, par aucun détour trompeur, de fausser la droiture de ses pensées. Humble de cœur, pondérée dans son langage, d'un jugement sage, très sobre de paroles, très assidue à la lecture, faisant reposer son espérance non sur des richesses précaires, mais sur l'intercession des indigents; appliquée au travail, réservée dans ses discours, accoutumée à rechercher, pour arbitre de sa conscience, non pas l'homme, mais Dieu; habituée à ne faire de tort à personne, à vouloir du bien à tous, à se lever en présence des anciens, pour les honorer; à ne pas envier ses égaux, à fuir la vaine gloire, à suivre la raison, à aimer la vertu.
Quando ista vel vultu læsit paréntes, quando dissénsit a propínquis? Quando fastidívit húmilem, quando derísit débilem, quando vitávit ínopem? Eos solos sólita cœtus virórum invísere, quos misericórdia non erubésceret, neque præteríret verecúndia? Nihil torvum in óculis, nihil in verbis procax, nihil in actu inverecúndum; non gestus fráctior, non incéssus solútior, non vox petulántior, ut ipsa córporis spécies simulácrum fúerit mentis, figúra probitátis. A-t-elle jamais attristé ses parents, ne fût-ce que par l'expression de son visage? A-t-elle jamais été en désaccord avec ses proches? Quand a-t-elle méprisé le pauvre, raillé l'infirme, évité le nécessiteux? Elle avait coutume de n'aborder les réunions d'hommes que lorsque sa mansuétude n'avait pas à en rougir, et que sa retenue ne les lui faisait pas éviter. Rien de menaçant dans son regard; dans ses paroles, rien de déplacé; rien en ses actes d'inconvenant; aucun laisser aller dans le maintien, rien de négligé dans la démarche, d'effronté dans le ton de voix, si bien que l'aspect même de son corps était le reflet de son âme, l'image de sa pureté de cœur.
R/. Salvos nos fac, Dómine Deus noster, et cóngrega nos de natiónibus, * Ut confiteámur nómini tuo et gloriémur in laude tua. V/. Meménto nostri, Dómine, in beneplácito pópuli tui; vísita nos in salutári tuo: * Ut confiteámur. V . Glória Patri. * Ut confiteámur. R/. Sauve-nous, Seigneur notre Dieu; rassemble-nous du milieu des païens: * Que nous rendions grâce à ton nom, fiers de chanter ta louange! V/. Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple; toi qui le sauves, visite-nous: * Que. V/. Gloire au Père. * Que.