Vigiles (OSB) du dimanche 1 septembre 2019 - XXIIème dimanche dans l'année

Hebdomada XXII per annum XXIIème semaine dans l'année
Dominica Dimanche
Dominica XXII per annum XXIIème dimanche dans l'année
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
De libro secúndo Regum Du second livre des Rois
Lectio I Lecture I
Anno secúndo Ioas fílii Ióachaz regis Israel regnávit Amasías fílius Ioas regis Iudæ. Vigínti quinque annórum erat, cum regnáre cœpísset, vigínti autem et novem annis regnávit in Ierúsalem. Nomen matris eius Ioáden de Ierúsalem. Et fecit rectum coram Dómino, verúmtamen non ut David pater eius. Iuxta ómnia, quæ fecit Ioas pater suus, fecit, nisi hoc quod excélsa non ábstulit; adhuc enim pópulus immolábat et adolébat in excélsis. Cumque obtinuísset regnum, percússit servos suos qui interfécerant regem patrem suum; fílios autem eórum qui occíderant non occídit, iuxta quod scriptum est in libro legis Móysi, sicut præcépit Dóminus dicens: "Non moriéntur patres pro fíliis, neque fílii moriéntur pro pátribus, sed unusquísque in peccáto suo moriétur." En la deuxième année de Joas fils de Joachaz, roi d'Israël, Amasias fils de Joas devint roi de Juda. Il avait vingt-cinq ans à son avènement et régna vingt-neuf ans à Jérusalem; sa mère s'appelait Yehoaddân et était de Jérusalem. Il fit ce qui est agréable au Seigneur, non pas pourtant comme son ancêtre David; il imita en tout Joas, son père. Seulement, les hauts lieux ne disparurent pas et le peuple continuait d'offrir sacrifices et encens sur les hauts lieux. Lorsque le pouvoir royal fut affermi entre ses mains, il tua ceux de ses officiers qui avaient tué le roi son père. Mais il ne mit pas à mort les fils des meurtriers, selon ce qui est écrit dans le livre de la Loi de Moïse, où le Seigneur a ordonné: " Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils, ni les fils pour les pères, mais chacun sera mis à mort pour son propre crime. "
R/. Multitúdinem diérum et annos vitæ appónet tibi Dóminus, misericórdia et véritas non te déserant, * Quia Dóminus erit in látere tuo et custódiet te. V/. Erit Dóminus adiútor tuus contra omnes inimícos tuos. * Quia Dóminus. R/. Que le Seigneur t'accorde de longs jours, des années sans fin; que son amour et sa vérité jamais ne t'abandonnent: * Le Seigneur est près de toi, il te gardera. V/. Le Seigneur est mon bouclier face à tous mes ennemis. * Le Seigneur.
Lectio II Lecture II
Ipse percússit Edom in valle Salinárum decem mília et apprehéndit Petram in prœlio vocavítque nomen eius Iécethel usque in præséntem diem. Tunc misit Amasías núntios ad Ioas fílium Ióachaz fílii Iehu regem Israel dicens: "Veni, et videámus nos." Remisítque Ioas rex Israel ad Amasíam regem Iudæ dicens: "Cárduus Líbani misit ad cedrum quæ est in Líbano, dicens: "Da fíliam tuam fílio meo uxórem." Transierúntque béstiæ agri quæ sunt in Líbano, et conculcavérunt cárduum. Percútiens invaluísti super Edom, et sublevávit te cor tuum; conténtus esto glória et sede in domo tua. Quare próvocas malum, ut cadas tu et Iuda tecum?" Et non acquiévit Amasías. C'est lui qui battit les Édomites dans la Vallée du Sel, au nombre de dix mille hommes, et qui prit de haute lutte la Roche, il lui donna le nom de Yoqtéel, qu'elle porte jusqu'à ce jour. Alors Amasias envoya des messagers à Joas fils de Joachaz fils de Jéhu, roi d'Israël, pour lui dire: " Viens et mesurons-nous! " Joas, roi d'Israël, retourna ce message à Amasias, roi de Juda: " Le chardon du Liban manda ceci au cèdre du Liban: Donne ta fille pour femme à mon fils, mais les bêtes sauvages du Liban passèrent et foulèrent le chardon. Tu as remporté une victoire sur Édom et tu te montes la tête! Sois glorieux et reste chez toi. Pourquoi provoquer le malheur et amener ta chute et celle de Juda avec toi? " Mais Amasias n'écouta pas.
R/. Pósuit corónam cápiti meo et circúmdedit me vestiménto salútis, * Ad expugnándas gentes et omnes inimícos. V/. Iúdica, Dómine, nocéntes me, expúgna impugnántes me, apprehénde arma et scutum, * Ad expugnándas. R/. Tu as posé sur ma tête une couronne et tu m'as entouré d'un vêtement de salut, * Pour aller combattre les nations et tous les ennemis. V/. Accuse, Seigneur, ceux qui cherchent à me nuire, attaque ceux qui m'attaquent, prends une armure, un bouclier, * Pour.
Lectio III Lecture III
Ascendítque Ioas rex Israel, et vidérunt se ipse et Amasías rex Iudæ in Béthsames óppido Iudæ. Percussúsque est Iuda coram Israel, et fugérunt unusquísque in tabernácula sua. Amasíam vero regem Iudæ fílium Ioas fílii Ochozíæ cepit Ioas rex Israel in Béthsames et addúxit eum in Ierúsalem. Et interrúpit murum Ierúsalem a porta Ephraim usque ad portam Anguli quadringéntis cúbitis. Tulítque omne aurum et argéntum et univérsa vasa, quæ invénta sunt in domo Dómini et in thesáuris regis, et óbsides; et revérsus est Samaríam. Joas, roi d'Israël, se mit en campagne. Ils se mesurèrent, lui et Amasias, roi de Juda, à Bet-Shémesh qui appartient à Juda. Juda fut battu devant Israël et chacun s'enfuit à sa tente. Quant au roi de Juda, Amasias fils de Joas fils d'Ochozias, le roi d'Israël Joas le fit prisonnier à Bet-Shémesh et l'emmena à Jérusalem. Il fit une brèche au rempart de Jérusalem, depuis la porte d'Éphraïm jusqu'à la porte de l'Angle, sur quatre cents coudées. Il prit tout l'or et l'argent et tout le mobilier qui se trouvaient dans le Temple du Seigneur et dans le trésor du palais royal, en plus des otages, et retourna à Samarie.
R/. Dóminus, qui elégit te, ipse te coronávit coróna iustítiæ; * Via enim Dómini recta facta est coram te. V/. Via iustórum recta facta est, et iter sanctórum præparátum est. * Via enim. R/. C'est le Seigneur qui t'a choisi, lui-même t'a couronné d'une couronne de sainteté; * Car devant toi a été redressé le chemin du Seigneur. V/. Le chemin des justes est tracé droit, la route des saints, frayée d'avance. * Car.
Lectio IV Lecture IV
Reliqua autem gestórum Ioas, quæ fecit, et fortitúdo eius qua pugnávit contra Amasíam regem Iudæ, nonne hæc scripta sunt in libro annálium regum Israel? Dormivítque Ioas cum pátribus suis et sepúltus est in Samaría cum régibus Israel; et regnávit Ieróboam fílius eius pro eo. Le reste de l'histoire de Joas, tout ce qu'il a fait et ses exploits, et comment il fit la guerre à Amasias, roi de Juda, cela n'est-il pas écrit au livre des Annales des rois d'Israël? Joas se coucha avec ses pères et on l'enterra à Samarie auprès des rois d'Israël: Jéroboam, son fils, régna à sa place.
R/. Ego te tuli de domo patris tui, dicit Dóminus, et posui te páscere gregem pópuli mei; et fui tecum in ómnibus ubicúmque ambulásti, * Firmans regnum tuum in ætérnum. V/. Usque in ætérnum præparábo semen tuum, et ædificábo in generatiónem et generatiónem sedem tuam. * Firmans. V/. Glória Patri. * Firmans. R/. C'est moi qui t'ai pris de la maison de ton père, dit le Seigneur, pour faire de toi le pasteur du troupeau de mon peuple. Dans toutes tes démarches, j'ai été avec toi, * J'ai affermi pour les siècles ta royauté. V/. J'établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges. * J'ai affermi. V/. Gloire au Père. * J'ai affermi.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Libris sancti Augustíni epíscopi De Civitáte Dei (Lib. 17, 22-23: CCL 48, 590) Livre de saint Augustin De la Cité de Dieu
Lectio I Lecture I
Rex Israel Ieróboam mente pervérsa non credens Deo, quem verácem promísso sibi regno datóque probáverat, tímuit ne veniéndo ad templum Dei, quod erat in Ierúsalem, quo secúndum divínam legem sacrificándi causa univérsæ illi genti veniéndum fuit, seducerétur ab eo pópulus et stirpi David tamquam régio sémini redderétur, et instítuit idololatríam in regno suo et pópulum Dei secum simulacrórum cultu obstríctum nefánda impietáte decépit. Le roi d'Israël Jéroboam, dans sa perversité n'eut pas foi au Dieu dont il avait éprouvé la véracité en recevant de lui le royaume promis. Il craignit qu'en allant au temple de Jérusalem où toute la nation, selon la loi de Dieu, devait venir sacrifier, son peuple ne se séparât de lui pour faire retour à la famille de David comme à la race royale. Il établit donc l'idolâtrie en son royaume et trompa le peuple de Dieu, l'entraînant avec lui en son abominable impiété, au culte des idoles.
R/. Decantábat pópulus in Israel, allelúia, et univérsa multitúdo Iacob canébat legítime; * Et David cum cantóribus cítharam percutiébat in domo Dómini et laudes Deo canébat, allelúia, allelúia. V/. Sanctificáti sunt ergo sacerdótes et levítæ, et univérsus Israel deducébat arcam fderis Dómini in iúbilo. * Et David. R/. En Israël, tout le peuple exécutait des cantiques, alléluia, et toute la foule des enfants de Jacob chantait selon le rituel; * David, avec les chantres, faisait résonner la cithare dans la demeure de Dieu en chantant les louanges du Très-Haut, alléluia, alléluia! V/. Or, les prêtres et les lévites s'étaient sanctifiés, et tout Israël en liesse accompagnait l'arche d'alliance du Seigneur. * David.
Lectio II Lecture II
Nec tamen omni modo cessávit Deus non solum illum regem, verum étiam successóres eius et impietátis imitatóres populúmque ipsum argúere per prophétas. Nam ibi exstitérunt et magni illi insignésque prophétæ, qui étiam mirabília multa fecérunt, Elías et Elisæus discípulus eius; ibi étiam dicénti Elíæ: Dómine, prophétas tuos occidérunt, altária tua suffodérunt, et ego relíctus sum solus, et quærunt ánimam meam, respónsum est esse illic septem mília virórum, qui non curvavérunt génua contra Baal. Cependant, de toutes manières par ses prophètes, Dieu ne cessa de le reprendre, lui et ses successeurs, imitateurs de son impiété, ainsi que le peuple lui-même. C'est là, en effet, que surgirent ces grands et insignes prophètes, Élie et Élisée son disciple, auteurs aussi de nombreux miracles. Là encore, quand Élie déclara: Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont abattu tes autels, et moi, je suis resté seul, et ils cherchent à m'enlever la vie, il lui fut répondu qu'il y avait là sept milliers d'hommes qui n'avaient pas fléchi le genou devant Baal.
R/. Deus ómnium exaudítor est; ipse misit ángelum suum et tulit me de óvibus patris mei, * Et unxit me unctióne misericórdiæ suæ. V/. Dóminus qui erípuit me de ore leónis, et de manu béstiæ liberávit me. * Et unxit. R/. Dieu entend les prières de tous les hommes; il a envoyé son ange pour m'arracher à la garde du troupeau de mon père; * Il m'a conféré l'onction, l'onction de sa tendresse. V/. Le Seigneur qui m'a tiré des crocs du lion m'a aussi délivré des griffes d'une bête féroce! * Il m'a conféré.
Lectio III Lecture III
Itémque in regno Iuda pertinénte ad Ierúsalem étiam regum succedéntium tempóribus non defuérunt prophétæ; sicut Deo placébat eos míttere vel ad prænuntiándum quod opus erat, vel ad corripiénda peccáta præcipiendámque iustítiam. Nam et illic, etsi longe minus quam in Israel, tamen exstitérunt reges qui suis impietátibus Deum gráviter offénderent et moderátis flagéllis cum pópulo símili plecteréntur. De même, dans le royaume de Juda dépendant de Jérusalem, aux temps des rois qui succédèrent (à Salomon), les prophètes ne manquèrent pas, selon qu'il plaisait à Dieu de les envoyer pour annoncer ce qui était opportun ou pour blâmer les fautes et recommander la justice. Car même en Juda, quoique bien moins qu'en Israël, il y eut des rois qui par leurs impiétés offensèrent Dieu gravement et qui furent frappés de châtiments appropriés, eux et le peuple qui leur ressemblait.
R/. Dixit autem David ad Gad: Artor nimis; sed mélius est mihi ut íncidam in manus Dómini * - Multæ enim misericórdiæ eius sunt - quam in manus hóminum. V/. Cumque extendísset ángelus manum super Ierúsalem ut disperdéret eam, misértus est Dóminus super David. * Multæ enim. R/. David répondit à Gad: J'éprouve une grande angoisse; plutôt que de tomber aux mains des hommes, mieux vaut pour moi tomber entre les mains du Seigneur: * Ses miséricordes sont inépuisables! V/. Tandis que l'ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire, le Seigneur fut ému de pitié envers David. * Ses miséricordes.
Lectio IV Lecture IV
Piórum sane regum mérita ibi non parva laudántur; in Israel autem reges álios magis, álios minus, omnes tamen réprobos légimus. Utraque ígitur pars, sicut iubébat divína providéntia vel sinébat, váriis et erigebátur prosperitátibus et adversitátibus premebátur, et sic affligebátur non solum extérnis, verum et inter se civílibus bellis, ut certis existéntibus causis misericórdia Dei vel ira patésceret. Certes, il s'y trouve des rois pieux dont on loue les assez grands mérites; en Israël, au contraire, tous les rois, les uns plus, les autres moins, sont mauvais, nous le lisons dans l'Écriture. Les deux parties donc, selon que l'ordonnait ou le permettait la divine providence, étaient tantôt relevées par divers événements favorables, tantôt abaissées par des malheurs divers; elles étaient frappées non seulement par des guerres qui venaient de l'extérieur, mais encore entre elles par des guerres civiles, si bien que la miséricorde ou la colère de Dieu se manifestait clairement, car les raisons certaines en existaient.
R/. Dómine, prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis; * Posuísti in cápite eius corónam de lápide pretióso. V/. Vitam pétiit a te, et tribuísti ei longitúdinem diérum in sæculum sæculi. * Posuísti. V/. Glória Patri. * Posuísti. R/. Seigneur, tu l'as devancé par la douceur de tes bénédictions: * Tu mets sur sa tête une couronne sertie de pierres précieuses. V/. La vie qu'il t'a demandée, tu la lui donnes: de longs jours, des années sans fin. * Tu mets. V/. Gloire au Père. * Tu mets.
In tertio nocturno, anno C Troisième nocturne, année C
Léctio sancti Evangélii secúndum Lucam Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
In illo témpore: Factum est cum intráret Iesus in domum cuiúsdam príncipis pharisæórum sábbato manducáre panem. Et réliqua. Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis super Cántica canticórum (Sermo 37, 6-7: EC 2, 12-13) Sermon de saint Bernard sur le Cantique des cantiques
Lectio I Lecture I
Quemádmodum ex nótitia tui venit in te timor Dei, atque ex Dei nótitia Dei ítidem amor, sic e contrário de ignorántia tui supérbia, ac de Dei ignorántia desperátio venit. Sic autem supérbiam parit tibi ignorántia tui, cum meliórem quam sis, decépta et decéptrix tua cogitátio te esse mentítur. Hoc quippe est supérbia, hoc inítium omnis peccáti, cum maior in tuis es óculis quam apud Deum, quam in veritáte. Si la connaissance de soi engendre la crainte de Dieu, et si la connaissance de Dieu fait naître l'amour de Dieu, inversement l'ignorance de soi suscite l'orgueil, et l'ignorance de Dieu aboutit au désespoir. L'orgueil prend sa racine dans l'ignorance de soi, puisqu'une pensée trompeuse et trompée te mène à te croire meilleur que tu n'es. Car l'orgueil, racine de tout péché, consiste à être à ses propres yeux plus grand qu'on ne l'est aux yeux de Dieu et en vérité.
R/. Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini * Omnibus diébus vitæ meæ. V/. Ut vídeam voluptátem Dómini et prótegar a templo sancto eius; * Omnibus diébus. R/. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche: habiter la maison du Seigneur * Tous les jours de ma vie. V/. Pour admirer le Seigneur dans sa beauté, me réfugier dans son temple saint; * Tous les jours.
Lectio II Lecture II
Si enim in quonam statu unumquémque nostrum hábeat Deus líquido cognoscerémus, nec supra sane, nec infra secédere deberémus, veritáti in ómnibus acquiescéntes. Nunc autem quia consílium hoc pósuit ténebras latíbulum suum, et sermo abscónditus est a nobis, ita ut nemo sciat si sit dignus amóre vel ódio, iústius tutiúsque profécto, iuxta ipsíus Veritátis consílium, novíssimum nobis locum elígimus, de quo póstmodum supérius cum honóre educámur, quam præsúmimus altiórem, unde cédere mox opórteat cum rubóre. Si nous savions clairement en quelle place Dieu met chacun de nous, nous devrions acquiescer à la vérité, sans nous situer jamais ni au-dessus, ni au-dessous de cette place. Mais dans notre état présent, les décrets de Dieu sont enveloppés de ténèbres, et sa volonté nous est cachée: personne, donc, ne peut savoir s'il est digne d'amour ou de haine. Il est plus sûr, par conséquent, selon le conseil de la Vérité elle-même, de choisir la dernière place, d'où elle nous tirera ensuite avec honneur pour nous en donner une meilleure; cela vaut mieux que de s'arroger un haut rang dont il faudra honteusement descendre.
R/. Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * Quam abscondísti timéntibus te! V/. Perfecísti eis qui sperant in te, in conspéctu filiórum hóminum. * Quam abscondísti. R/. Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de tes douceurs! * Tu la réserves à ceux qui te craignent. V/. Tu combles, au regard des hommes, ceux qui ont en toi leur espérance. * Tu la réserves.
Lectio III Lecture III
Quemádmodum si per óstium tránseas, cuius superlimináre, ut ad intellegéntiam loquar, nímium bassum, non nocet quantumcúmque te inclináveris, nocet autem si vel transvérsi dígiti spátio plus quam óstii pátitur mensúra eréxeris, ita ut impíngas et cápite quassáto collidáris; ita in ánima non est plane timénda quantálibet humiliátio, horrénda autem nimiúmque pavénda vel mínima témere præsúmpta eréctio. Quamóbrem noli te, homo, comparáre maióribus, noli minóribus, noli alíquibus, noli uni. Si l'on passe sous une porte dont la travée est trop basse, on peut se baisser tant qu'on voudra sans rien craindre mais, si on se redresse, fût-ce de la largeur d'un doigt, au-dessus de la hauteur de la porte, on se cognera la tête. Ainsi ne faut-il craindre aucun excès d'humiliation, mais redouter et abhorrer le moindre mouvement de présomption. Ne te compare, ni à ceux qui sont plus grands que toi, ni à tes inférieurs, ni à quelques autres, ni même à un seul.
R/. Fiat manus tua ut salvum me fáciat, quia mandáta tua elégi. * Concupívi salutáre tuum, Dómine. V/. Errávi sicut ovis quæ períerat; requíre servum tuum, Dómine, quia mandáta tua non sum oblítus. * Concupívi. R/. Que ta main vienne à mon aide, car j'ai choisi tes préceptes. * J'ai le désir de ton salut, Seigneur! V/. Je m'égare, brebis perdue: viens chercher ton serviteur, je n'oublie pas tes volontés. * J'ai le désir.
Lectio IV Lecture IV
Et proptérea non mediócrem, non vel penúltimum, non ipsum saltem inter novíssimos elígere locum nos vóluit Deus; sed recúmbe, inquit, in novíssimo loco, ut solus vidélicet ómnium novíssimus sédeas, teque némini, non dico præpónas, sed nec comparáre præsúmas. En quantum malum venit de ignorántia nostri, útique peccátum diáboli et inítium omnis peccáti, supérbia. Aussi Dieu n'a-t-il pas voulu que nous prenions une place moyenne, ni l'avant-dernière, ni même l'une des dernières; mais a-t-il dit: Prends la dernière place, afin d'être vraiment seul au dernier rang; ainsi tu ne songeras pas, je ne dis pas à te préférer, mais simplement à te comparer à qui que ce soit. Tel est le très grand mal qu'engendre l'ignorance de soi: l'orgueil, péché du diable et origine de tout péché.
R/. Duo séraphim clamábant alter ad álterum: * Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth; * Plena est omnis terra glória eius. V/. Tres sunt qui testimónium dant in cælo, Pater, Verbum, et Spíritus Sanctus: et hi tres Unum sunt. * Sanctus. V/. Glória Patri. * Plena. R/. Deux anges flamboyants se criaient l'un à l'autre: * Il est Saint! Il est Saint! Il est Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers! * Toute la terre est remplie de sa gloire. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe, et l'Esprit Saint: et les trois sont Un seul. * Il est Saint. V/. Gloire au Père. * Toute la terre.