Vigiles (OSB) du lundi 9 décembre 2019 - CONCEPTION IMMACULEE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

Hebdomada II Adventus IIème semaine de l'Avent
Feria II Lundi
IN CONCEPTIONE IMMACULATA BEATAE MARIAE VIRGINIS CONCEPTION IMMACULEE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Sollemnitas Solennité
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In primo nocturno, anno II Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ Du livre d'Isaïe
Lectio I Lecture I
Ecce Dóminus díssipat terram et frangit eam et contúrbat fáciem eius et dispérgit habitatóres eius. Et erit sicut pópulus sic sacérdos, et sicut servus sic dóminus eius, sicut ancílla sic dómina eius, sicut emens sic ille qui vendit, sicut fenerátor sic is qui mútuum áccipit, sicut qui répetit sic qui debet. Dissipatióne dissipábitur terra et direptióne prædábitur: Dóminus enim locútus est verbum hoc. Luget, lánguet terra, marcéscit, lánguet orbis, marcéscit altitúdo simul cum terra. Et terra infécta est sub habitatóribus suis, quia transgréssi sunt leges, violavérunt mandátum, dissipavérunt foedus sempitérnum. Propter hoc maledíctio vorávit terram, et poenas exsolvérunt habitatóres eius; ideóque imminúti sunt cultóres eius, et relícti sunt hómines pauci. Voici que le Seigneur dévaste la terre et la ravage, il en bouleverse la face et en disperse les habitants. Il en sera du prêtre comme du peuple, du maître comme de l'esclave, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l'acheteur, du prêteur comme de l'emprunteur, du débiteur comme du créancier. Dévastée, dévastée sera la terre, elle sera pillée, pillée, car le Seigneur a prononcé cette parole. La terre est en deuil, elle dépérit, le monde s'étiole, il dépérit, l'élite du peuple de la terre s'étiole. La terre est profanée sous les pieds de ses habitants, car ils ont transgressé les lois, violé le décret, rompu l'alliance éternelle. C'est pourquoi la malédiction a dévoré la terre, et ses habitants en subissent la peine; c'est pourquoi les habitants de la terre ont été consumés, il ne reste que peu d'hommes.
R/. Cívitas Ierúsalem, noli flere: quóniam dóluit Dóminus super te, * Et áuferet a te omnem tribulatiónem. V/. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Et áuferet. R/. Jérusalem, cesse de pleurer: le Seigneur t'a prise en pitié; * Il écartera de toi l'opprobre et la tristesse. V/. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance. * Il écartera.
Lectio II Lecture II
Luget mustum, emárcuit vitis, ingemíscunt omnes qui lætabántur corde. Cessávit gáudium tympanórum, quiévit sónitus laetántium, cessávit gáudium cítharæ; cum cántico non bibent vinum, amára erit pótio bibéntibus illam. Attríta est cívitas inanitátis, clausa est omnis domus, ut nemo intróeat; clamor est super vino in platéis, óccidit omnis lætítia, translátum est gáudium terræ. Relícta est in urbe solitúdo, et in ruínam confrácta est porta; quia hæc erunt in médio terræ, in médio populórum, quómodo si olívæ excutiántur, et finíta vindémia colligántur racémi. Le vin nouveau est en deuil, la vigne s'étiole, ils gémis sent, ceux qui avaient le cœur en fête. Le son allègre des tambourins s'est tu, les fêtes bruyantes ont pris fin, le son allègre du kinnor s'est tu. On ne boit plus de vin en chantant, la boisson est amère à ceux qui la boivent. Elle est en ruines, la cité du néant, toute maison est fermée, on ne peut entrer. On crie dans les rues pour avoir du vin, toute joie a disparu: l'allégresse du pays a été bannie. Dans la ville, ce n'est que décombres, la porte s'est effondrée en ruines. Car il en est au milieu de la terre, parmi les peuples, comme au gaulage de l'olivier, comme pour les grappillons quand est finie la vendange.
R/. Ecce Dóminus véniet et omnes sancti eius cum eo, et erit in die illa lux magna; et exíbunt de Ierúsalem sicut aqua munda: * Et regnábit Dóminus in ætérnum super omnes gentes. V/. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari. * Et regnábit. R/. Voici venir le Seigneur avec tous les saints de son cortège; en ce jour-là resplendira une grande lumière, et il sortira de Jérusalem comme une eau pure:* Le Seigneur régnera pour l'éternité sur toutes les nations. V/. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * Le Seigneur.
Lectio III Lecture III
Hi levábunt vocem suam, laudábunt maiestátem Dómini, hínnient de mari. " Propter hoc in regiónibus lucis glorificáte Dóminum, in ínsulis maris nomen Dómini Dei Israel. " A fínibus terræ laudes audívimus: " Glória iusto ". Et dixi: " Secrétum meum mihi, secrétum meum mihi. Væ mihi! " Prævaricántes prævaricáti sunt et prævaricatióne prævaricántium prævaricáti sunt. Formído et fóvea et láqueus super te, habitátor terræ. Et erit: qui fúgerit a voce formídinis, cadet in fóveam; et qui ascéndit de fóvea, tenébitur láqueo, quia cataráctæ de excélsis apértæ sunt, et concússa sunt fundaménta terrae. Mais ceux-ci élèvent la voix, ils crient de joie, en l'honneur du Seigneur ils clament depuis l'occident. « Oui, à l'orient, glorifiez le Seigneur, dans les îles de la mer, le nom du Seigneur, le Dieu d'Israël. » Des confins de la terre nous avons entendu des psaumes, « Gloire au Juste ». Mais j'ai dit: « Quelle épreuve pour moi! quelle épreuve pour moi! malheur à moi! » Les traîtres ont trahi, les traîtres ont tramé la trahison! Frayeur, fosse, filet pour toi, habitant de la terre. Et celui qui fuira devant le cri de frayeur tombera dans la fosse, et celui qui remontera de la fosse sera pris dans le filet. Oui, les vannes d'en haut se sont ouvertes, les fondements de la terre ont tremblé.
R/. Ierúsalem, cito véniet salus tua: quare mæróre consúmeris? Numquid consiliárius non est tibi, quia innovávit te dolor? * Salvábo te et liberábo te, noli timére. V/. Israel, si me audíeris, non erit in te deus recens, neque adorábis deum aliénum: ego enim Dóminus. * Salvábo te. V/. Glória Patri. * Salvábo te. R/. Jérusalem, voici qu'arrive ton salut: pourquoi te consumer de chagrin? N'as-tu donc aucun bon conseiller, que ta douleur se renouvelle? * Ne crains pas! je suis ton Sauveur, ton libérateur! V/. Écoute, je t'adjure Israël, tu n'auras pas chez toi d'autres dieux; tu ne serviras aucun dieu étranger; c'est moi le Seigneur! * Ne crains pas. V/. Gloire au Père. * Ne crains pas.
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In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Hilárii epíscopi De Trinitáte (Lib.11, 16: CCL 62A, 544-545) Traité de saint Hilaire sur la Trinité
Lectio I Lecture I
Christus , universitátis nostræ in se cóntinens ex carnis assumptióne natúram, erat quod nos sumus, neque amíserat esse quod mánserat; habens ex nativitáte tunc, et ex constitutióne nunc, Deum Patrem. Secúndum constitutiónem nunc, quia ex Patre Deo ómnia. Omnibus enim Deus Pater est, dum ex eo et in eo ómnia sunt. Sed unigénito Deo, quia Verbum caro factum est, non hinc tantum Pater est: Pater enim est ad id quod in princípio apud Deum erat Deus Verbum. Sed cum Verbum caro factum est, manet et in Verbi Dei nativitáte, et in carnis constitutióne, quod Pater est. Pater enim omnis carnis est Deus; sed non secúndum quod Verbo Deo Pater est. Pour avoir pris notre chair, le Christ renferme en lui toute notre nature, il est devenu ce que nous sommes, sans avoir perdu ce qu'il était, ayant Dieu pour Père déjà par sa naissance, et maintenant par sa condition créée. Oui, il l'est à présent selon sa condition de créature, puisque tout vient de Dieu le Père. Dieu est, en effet, le Père de tous les êtres, puisque tout vient de lui et que tout est en lui. Mais pour Dieu l'unique Engendré, Dieu n'est pas seulement son Père en tant qu'il est Verbe fait chair. Il est également son Père du fait que Dieu le Verbe était au commencement près de Dieu. Mais comme le Verbe s'est fait chair, Dieu est pour lui un Père à la fois dans sa naissance, celle de Dieu le Verbe, et dans la création de sa chair. Car Dieu est le Père de toute chair; mais ce n'est pas dans ce sens qu'il est un Père pour Dieu le Verbe.
R/. Salus nostra, Redémptor noster modo véniet, quem Gábriel nuntiávit et María Virgo concépit; * Ipse venit liberáre hóminem pérditum quem plasmávit in mundum. V/. Princeps Gábriel magne, testis fidélis, iam véniet qui ventúrus est. * Ipse venit. R/. Notre Sauveur, notre Rédempteur, le voici qui vient maintenant! Annoncé par Gabriel, conçu de la Vierge Marie, * Il vient libérer l'homme qu'il avait modelé, placé dans le monde, et qui était perdu! V/. Archange Gabriel, tu en es le témoin fidèle: il vient, maintenant, celui qui doit venir, * Il vient libérer.
Lectio II Lecture II
Verbum autem Deus, neque Verbum esse désiit, neque caro non fuit. Nam Verbum, quod caro factum est et habitávit in nobis, neque dum hábitat non vere Verbum est, neque dum Verbum caro est non vere Deus homo est: quia et habitáre, eius necésse sit esse qui máneat; et carnem fíeri, eius intellegéndum sit esse qui náscitur. Et quod in nobis hábitat, nostræ carnis assúmptio est: quia per id quod in nobis hábitat Verbum caro factum, Deus est in nostri córporis veritáte. Dieu le Verbe ne cesse pas d'être Verbe, et la réalité de sa chair ne peut être contestée. Car le Verbe, parce qu'il s'est fait chair et qu'il a demeuré parmi nous, est vraiment le Verbe, puisqu'il habite, et il est vraiment homme-Dieu, puisqu'il est le Verbe fait chair ; car il faut bien qu'il habite, celui qui demeure, et se faire chair se comprend de celui qui naît. Et dire qu'il habite parmi nous, c'est affirmer qu'il a pris sur lui notre chair, car du fait que le Verbe fait chair demeure parmi nous, Dieu réside en toute vérité dans un corps qui est comme le nôtre, du même limon.
R/. Rex noster advéniet Christus, * Quem Ioánnes prædicávit Agnum esse ventúrum. V/. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. * Quem Ioánnes. R/. Il viendra le Christ, notre roi; * Il est l'Agneau dont Jean avait annoncé la venue: V/. Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde! * Il est.
Lectio III Lecture III
Si ígitur natúram détrahit Deo Verbo homo secúndum carnem Christus Iesus, vel non secúndum sacraméntum pietátis Deus Verbum homo Christus Iesus est; sit in natúræ contuméliam, quod ei secúndum nos et Pater Pater, et Deus Deus est. Quod si Deus Verbum homo Christus Iesus Deus Verbum esse nos déstitit, commúnio nobis et illi ad Patrem et Deum ex ea tantum est natúra qua frater est: quia ascéndo ad Patrem meum et ad Patrem vestrum, et ad Deum meum et ad Deum vestrum, non per id quod unigénitus Deus Verbum est, sed per id quod Verbum caro factum est, sit frátribus nuntiátum. Si donc le Christ Jésus, homme selon la chair, dépouillait Dieu le Verbe de sa nature, ou si Dieu le Verbe n'était pas l'homme Jésus-Christ, en raison du mystère de la tendresse divine, ce serait une atteinte à sa nature divine de prétendre que son Père est notre Père et que son Dieu est notre Dieu. Mais si Dieu le Verbe, l'homme Jésus-Christ, ne cesse pas d'être Dieu le Verbe, nous partageons ensemble, lui et nous, le même Dieu et le même Père, mais seulement en raison de cette nature humaine par laquelle le Verbe est notre frère: ceci parce que le message adressé à ses frères: Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu, ne doit pas s'entendre comme venant du Verbe en tant qu'unique Engendré, mais du Verbe fait chair.
R/. Ecce Dóminus véniet cum splendóre descéndens, et virtus eius cum eo, * Visitáre pópulum suum in pace, et constitúere super eum vitam sempitérnam. V/. Ecce Dóminus noster cum virtúte véniet, * Visitáre pópulum. V/. Glória Patri. * Visitáre pópulum. R/. Voici venir le Seigneur, il descend, entouré de sa splendeur, il vient, accompagné de sa puissance, * Visiter son peuple dans la paix, lui assurer la vie éternelle. V/. Voici notre Seigneur, il vient avec puissance, * Visiter. V/. Gloire au Père. * Visiter.