Vigiles (OSB) du dimanche 29 décembre 2019 - SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH

Infra octavam Nativitatis Dans l'octave de la Nativité
Dominica Dimanche
SANCTAE FAMILIAE IESU, MARIAE ET IOSEPH SAINTE FAMILLE DE JESUS, MARIE ET JOSEPH
Festum Fête
In primo nocturno, anno I Premier nocturne, année I
Incipit Epístula beáti Pauli apóstoli ad Colossénses De la lettre de saint Paul aux Colossiens
Lectio I Lecture I
Paulus apóstolus Christi Iesu per voluntátem Dei et Timótheus frater his qui sunt Colóssis, sanctis et fidélibus frátribus in Christo: grátia vobis et pax a Deo Patre nostro. Grátias ágimus Deo Patri Dómini nostri Iesu Christi semper pro vobis orántes, audiéntes fidem vestram in Christo Iesu et dilectiónem quam habétis in sanctos omnes, propter spem quæ repósita est vobis in cælis, quam ante audístis in verbo veritátis evangélii, quod pervénit ad vos, sicut et in univérso mundo est fructíficans et crescens sicut et in vobis ex ea die qua audístis et cognovístis grátiam Dei in veritáte; sicut didicístis ab Epáphra caríssimo consérvo nostro, qui est fidélis pro nobis miníster Christi, qui étiam manifestávit nobis dilectiónem vestram in Spíritu. Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints de Colosses, frères fidèles dans le Christ. À vous grâce et paix de par Dieu notre Père! Nous ne cessons de rendre grâces au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, en pensant à vous dans nos prières, depuis que nous avons appris votre foi dans le Christ Jésus et la charité que vous avez à l'égard de tous les saints, en raison de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux. Cette espérance, vous en avez naguère entendu l'annonce dans la Parole de vérité, l'Évangile, qui est parvenu chez vous de même que dans le monde entier il fructifie et se développe; chez vous il fait de même depuis le jour où vous avez appris et compris dans sa vérité la grâce de Dieu. C'est Épaphras, notre cher compagnon de service, qui vous en a instruits; il nous supplée fidèlement comme ministre du Christ, et c'est lui-même qui nous a fait connaître votre dilection dans l'Esprit.
R/. Pastóres, præ claritáte lúminis, non intuebántur vidére ángelum: magis turbabántur; et facta est vox de cælo, dicens: Nolíte timére, pax vobíscum; * Ego sum Gábriel ángelus, ad Vírginem missus. V/. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo. * Ego. R/. Les bergers, éblouis par l'éclat de la lumière, ne pouvaient supporter de regarder l'ange: ils étaient trop bouleversés. Mais une voix venant du ciel se fit entendre: Ne craignez pas, la paix soit avec vous! * Je suis l'ange Gabriel, envoyé à la Vierge. V/. Je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple. * Je.
Lectio II Lecture II
Ideo et nos, ex qua die audívimus, non cessámus pro vobis orántes et postulántes ut impleámini agnitióne voluntátis eius in omni sapiéntia et intelléctu spiritáli, ut ambulétis digne Dómino per ómnia placéntes, in omni ópere bono fructificántes et crescéntes in sciéntia Dei, in omni virtúte confortáti secúndum poténtiam claritátis eius in omnem patiéntiam et longanimitátem, cum gáudio grátias agéntes Patri, qui idóneos vos fecit in partem sortis sanctórum in lúmine; qui erípuit nos de potestáte tenebrárum et tránstulit in regnum Fílii dilectiónis suæ, in quo habémus redemptiónem, remissiónem peccatórum. C'est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous avons reçu ces nouvelles, nous ne cessons de prier pour vous et de demander à Dieu qu'il vous fasse parvenir à la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. Vous pourrez ainsi mener une vie digne du Seigneur et qui lui plaise en tout: vous produirez toutes sortes de bonnes œuvres et grandirez dans la connaissance de Dieu; animés d'une puissante énergie par la vigueur de sa gloire, vous acquerrez une parfaite constance et endurance; avec joie vous remercierez le Père qui vous a mis en mesure de partager le sort des saints dans la lumière. Il nous a en effet arrachés à l'empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.
R/. Quem vidístis pastóres dícite? Annuntiáte nobis, in terris quis appáruit? * Natum vídimus in choro angelórum Salvatórem Dóminum. V/. Dícite, quidnam vidístis? Et annuntiáte Christi nativitátem. * Natum. R/. Qui avez-vous contemplé, bergers, dites-le nous? Apprenez-nous quel est celui qui s'est manifesté sur la terre. * Parmi les chœurs des anges nous avons contemplé un nouveau-né, le Dieu Sauveur. V/. Racontez ce que vous avez vu. Annoncez la Nativité du Messie. * Parmi.
Lectio III Lecture III
Qui est imágo Dei invisíbilis, primogénitus omnis creatúræ, quia in ipso cóndita sunt univérsa in cælis et in terra, visibília et invisibília, sive throni sive dominatiónes sive principátus sive potestátes. Omnia per ipsum et in ipsum creáta sunt, et ipse est ante ómnia, et ómnia in ipso constant. Et ipse est caput córporis Ecclésiæ; qui est princípium, primogénitus ex mórtuis, ut sit in ómnibus ipse primátum tenens, quia in ipso complácuit omnem plenitúdinem habitáre et per eum reconciliáre ómnia in ipsum, pacíficans per sánguinem crucis eius, sive quæ in terris sive quæ in cælis sunt. Il est l'Image du Dieu invisible, Premier-né de toute créature, car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, Trônes, Seigneuries, Principautés, Puissances; tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui. Et il est aussi la Tête du Corps, c'est-à-dire de l'Église: il est le Principe, Premier-né d'entre les morts, (il fallait qu'il obtînt en tout la primauté), car Dieu s'est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.
R/. Descéndit de cælis Deus verus, a Patre génitus, introívit in úterum Vírginis, nobis ut apparéret visíbilis, indútus carne humána protoparénte édita: * Et exívit per clausam portam Deus et homo, lux et vita, Cónditor mundi. V/. Tamquam sponsus Dóminus procédens de thálamo suo. * Et. V/. Glória Patri. * Et. R/. Le Dieu véritable, l'Engendré du Père, est descendu des cieux. Il est entré dans le sein d'une Vierge pour appa-raître visible à nos yeux, vêtu de cette nature humaine qui vient de notre premier père. * Et il est sorti par une porte close, Dieu et homme, lumière et vie, le créateur des mondes. V/. Le Seigneur, tel un époux, paraît hors de sa tente. * Et. V/. Gloire au Père. * Et.
In secundo nocturno, anno I Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Bernárdi abbátis De grádibus humilitátis et supérbiæ (N. 12: EC 3, 25-26) Traité de saint Bernard sur les degrés de l'humilité et de l'orgueil
Lectio I Lecture I
Cum vídeas Christum in una quidem persóna duas habére natúras, unam qua semper fuit, álteram qua esse cœpit, et secúndum sempitérnum quidem suum esse, semper ómnia nosse, secúndum temporále vero, multa temporáliter expértum fuísse, cur fatéri dúbitas, ut esse ex témpore cœpit in carne, sic carnis quoque misérias scire cœpísse, illo dumtáxat modo cognitiónis, quem docet deféctio carnis? Quod útique genus sciéntiæ protoplásti sapiéntius feliciúsque nescírent, quando id attíngere nisi stulte miseréque non póterant. Sed plasmátor eórum Deus requírens quod períerat, opus suum miserátus prosecútus est, descéndens et ipse misericórditer, quo illi cecíderant miserabíliter. Comprenant que le Christ a en une seule personne deux natures, l'une selon laquelle il a toujours été, l'autre selon laquelle il a commencé d'être, et que selon son être éternel il connaît toujours toutes choses, mais que selon son être temporel il a fait l'expérience dans le temps d'une multitude de choses, pourquoi hésiter à avouer ceci: aussi bien qu'il a commencé d'être dans le temps, fait de chair, il a commencé à connaître les misères de la chair, à les connaître selon ce mode de connaissance qu'enseigne la défaillance de la chair? Nos premiers parents avaient la sagesse et le bonheur d'ignorer ce genre de science. Pour l'acquérir, il leur a fallu passer par la faute et le malheur. Mais Dieu leur créateur, à la recherche de ce qui avait péri, a eu pitié et a poursuivi son œuvre: miséricordieusement, il est descendu jusqu'où ceux-là étaient misérablement tombés.
R/. Hic est dies in quo ad salvánda ómnia lux orta est mundo, de qua annuntiánte ángelo implétus est úterus Vírginis, natus est nobis Salvátor omni pópulo, * Quem Regem géntium prophétæ ante testáti sunt. V/. Natus est nobis hódie Salvátor, qui est Christus Dóminus, in civitáte David. * Quem. R/. Voici le jour où s'est manifestée au monde, pour le salut de tout l'univers, la Lumière qui, à l'annonce de l'ange, avait rempli le sein de la Vierge Marie; voici le jour où nous est né un Sauveur pour tout le peuple. * C'est lui le roi des nations dont avaient témoigné les prophètes. V/. Aujourd'hui, dans la cité de David, un Sauveur nous est né: il est le Messie, le Seigneur. * C'est.
Lectio II Lecture II
Voluit experíri in se quod illi faciéndo contra se mérito pateréntur, non símili quidem curiositáte, sed mirábili caritáte: non ut miser cum míseris remanéret, sed ut miséricors factus míseros liberáret. Factus, inquam, miséricors, non illa misericórdia quam felix manens hábuit ab ætérno, sed quam mediánte miséria réperit in hábitu nostro. Porro pietátis opus quod per illam cœpit, in ista perfécit: non quod sola illa non posset perfícere, sed quia nobis non pótuit absque ista suffícere. Utráque síquidem necessária, sed nobis hæc magis cóngrua fuit. Ce qu'ils souffraient à bon droit pour avoir agi contre lui, il a voulu l'expérimenter en lui-même, non certes par le même mouvement de curiosité, mais par une charité admirable; et non pas pour rester ensuite malheureux avec des malheureux, mais pour devenir miséricordieux et délivrer les malheureux. Il devint miséricordieux, dis-je, non de cette miséricorde qu'il avait déjà, bienheureux de toute éternité, mais de celle qu'il a trouvée dans notre vêtement de chair, en traversant lui-même la misère. Alors, l'œuvre d'amour paternel qu'il avait commencée avec la première miséricorde, il l'a achevée avec la seconde, non que la miséricorde d'un Dieu ne pût suffire, mais parce qu'à nous elle ne pouvait suffire sans la seconde miséricorde de l'Homme-Dieu. Les deux sont nécessaires, mais c'est la seconde qui est la plus adaptée.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio III Lecture III
O ineffábilis pietátis excogitátio! Quando nos illam miram misericórdiam cogitarémus, quam præcédens miséria non infórmat? Quando illam adverterémus incógnitam nobis compassiónem, quæ non passióne prævénta, cum impassibilitáte perdúrat? Attamen si illa, quæ misériam nescit, misericórdia non præcessísset, ad hanc, cuius miséria mater est, non accessísset. Si non accessísset, non attraxísset; si non attraxísset, non extraxísset. Unde autem extráxit, nisi de lacu misériæ et de luto fæcis? Nec illam tamen misericórdiam deséruit, sed hanc inséruit; non mutávit, sed multiplicávit, sicut scriptum est: Hómines et iuménta salvábis, Dómine, quemádmodum multiplicásti misericórdiam tuam, Deus. Ô ineffable logique de l'amour! Comment pourrions-nous imaginer l'admirable miséricorde d'un Dieu que la misère n'a pas formée? Comment reconnaîtrions-nous cette compassion qui nous est inconnue, que la souffrance n'a pas précédée et qui est éternelle en Dieu comme son impassibilité? Cependant, si cette miséricorde divine qui ignore la misère n'était à l'origine, l'autre, qui a la misère pour mère, ne serait pas venue. Si elle n'était pas venue, elle ne nous aurait pas attirés; si elle ne nous avait pas attirés, elle ne nous aurait pas arrachés; arrachés de quoi, sinon de l'étang de misère et de boue? Et Dieu n'a pas abandonné sa première miséricorde, mais il lui a ajouté la seconde. Il n'a pas changé, mais multiplié, ainsi qu'il est écrit: Tu sauveras hommes et bêtes, Seigneur, comme tu as multiplié ta miséricorde, ô Dieu!
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes, herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. V/. Glória Patri. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils. V/. Gloire au Père. * Ils.
In tertio nocturno, anno A Troisième nocturne, année A
Léctio sancti Evangélii secúndum Matthæum 2, 13-15. 19-23 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
Cum recessíssent Magi, ecce ángelus Dómini appáret in somnis Ioseph dicens: " Surge et áccipe púerum et matrem eius et fuge in Ægýptum ". Et réliqua. Après le départ des Mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi; prends l'enfant et sa Mère, et fuis en Égypte ». Et la suite.
Ex Sermónibus sancti Ioánnis Chrysóstomi, epíscopi (Sermo in Natalem Christi diem: PG 56, 392. 396) Sermon de saint Jean Chrysostome sur la Nativité du Seigneur
Lectio I Lecture I
Quid dicam aut quid loquar? Ecce infans fásciis invólvitur, et in præsépi iacet; adest autem et María quæ virgo et mater est ; áderat autem et Ioseph qui pater appellátur. Hic vir dícitur, illa uxor vocátur: legítima sunt nómina copulatióne destitúta. Verbórum tenus hæc mihi intéllege, non rerum tenus. Hic solum desponsávit, et Spíritus Sanctus obumbrávit ei: unde dúbitans Ioseph, quid appelláret infántem nesciébat. Ex adultério natum dícere ipsum non audébat, probrósum in vírginem iácere sermónem non póterat, fílium ipsum dícere suum refugiébat: probe namque sciébat sibi ignótum esse, quo pacto, vel unde infans natus esset ; quam ob causam illi de re dubitánti, de cælo oráculum ángeli voce delátum est: Noli timére, Ioseph, quod enim ex ea génitum est, de Spíritu Sancto est. Spíritus enim Sanctus Vírgini obumbrávit. Que dire, en quels termes m'exprimer? Voici que le petit enfant est enveloppé de langes, et il est couché dans une mangeoire; Marie aussi est présente, elle qui est vierge et mère; il y a encore là Joseph, qui passe pour son père. Joseph reçoit le nom d'époux, on appelle Marie son épouse. Il s'agit de titres légaux, n'impliquant pas l'union charnelle. Entendez-les quant aux mots, non quant aux réalités. Joseph était seulement fiancé, et l'Esprit Saint avait couvert Marie de son ombre; c'est pourquoi Joseph hésitait, et ne savait comment qualifier le petit enfant. Il n'osait dire qu'il fût né d'un adultère, il ne pouvait proférer d'accusation infamante contre la vierge, il répugnait à appeler Jésus son fils: car il savait bien qu'il ignorait comment l'enfant était né, et quelle était son origine. Au milieu de ces hésitations, un ange lui apporta du ciel cet oracle: Ne crains pas, Joseph, ce qui est né d'elle est du Saint-Esprit. En effet le Saint-Esprit avait couvert la Vierge de son ombre.
R/. Párvulus natus est nobis, et Fílius datus est nobis, et factus est principátus super húmerum eius ; * Et vocábitur Admirábilis, Deus, Fortis. V/. Multiplicábitur eius impérium, et pacis non erit finis. * Et. R/. Un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné: l'insigne du pouvoir est sur son épaule; * On proclame son nom: Merveilleux, Dieu, Fort. V/. Étendu sera son empire, dans une paix sans fin. * On.
Lectio II Lecture II
Quare vero ex vírgine náscitur, et virginitátem illibátam servat? Quia quondam vírginem Evam decépit idcírco ad Maríam, quæ virgo erat, felícem núntium Gábriel détulit. Sed decépta quidem Eva péperit verbum quod mortem íntulit; at felícem núntium accípiens María Verbum in carne génuit, quod vitam nobis ætérnam concíliat. Mais pourquoi notre Seigneur naît-il d'une vierge, tout en conservant intacte la virginité de sa mère? Parce qu'autrefois le diable trompa Ève encore vierge: c'est pourquoi l'ange Gabriel porta la bonne nouvelle à la Vierge Marie. Mais Ève, séduite, enfanta une parole qui apporta la mort; Marie au contraire, en recevant la bonne nouvelle, conçut dans sa chair une Parole qui nous procure la vie éternelle.
R/. Beáta Dei Génetrix María, cuius víscera intácta pérmanent ; * Hódie génuit Salvatórem sæculi. V/. Beáta, quæ crédidit: quóniam perfécta sunt ómnia, quæ dicta sunt ei a Dómino. * Hódie. R/. Bienheureuse est Marie, la Mère de Dieu: son sein demeure inviolé; * Elle enfante aujourd'hui le Sauveur des mondes! V/. Bienheureuse est celle qui a cru! Tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'est accompli. * Elle.
Lectio III Lecture III
Verbum Evæ lignum indicávit, per quod lignum e paradíso Adámum éxpulit: Verbum autem quod ex Vírgine pródiit, crucem exhíbuit, per quod latrónem vice Adámi in paradísum introdúxit. Nam quóniam neque gentíles, neque Iudi, neque hærétici credébant Deum sine passióne ac deflúxu genuísse, proptérea hódie ex patíbili córpore progréssus, impatíbile conservávit corpus patíbile, ut osténderet, quemádmodum ex Vírgine natus virginitátem non solvit, ita Deum quoque, non deflúxa nec mutáta manénte sacra substántia, tamquam Deum, prout Deo conveniébat, Deum genuísse. La parole d'Ève indiqua le bois qui fut cause de l'expulsion d'Adam hors du paradis; mais la Parole qui sortit de la Vierge montra la croix, par laquelle le Christ introduisit dans le paradis le bon larron à la place d'Adam. Car ni les païens, ni les juifs, ni les hérétiques ne voulaient croire que Dieu eût engendré sans passion et sans perte de sa substance. C'est pour cette raison que le Sauveur, né aujourd'hui d'un corps passible, a gardé sans passion un corps passible: il voulait ainsi montrer que, tout comme en naissant de la Vierge, il n'avait porté aucune atteinte à sa virginité, de même Dieu lui aussi, sans que la sainteté de son essence subît la moindre perte ou le moindre changement, avait engendré un Dieu d'une manière digne de Dieu.
R/. Sancta et immaculáta virgínitas, quibus te láudibus réferam, néscio: * Quia quem cæli cápere non póterant, tuo grémio contulísti. V/. Benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui. * Quia. R/. Ô virginité sainte et immaculée, je ne sais comment te louer: * Celui que les cieux ne sauraient contenir, tu l'as tenu enfermé dans ton sein! V/. Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. * Celui.
Lectio IV Lecture IV
Postquam enim hómines eo derelícto státuas sibi humána præditas forma scúlpserant, quibus in creatóris contuméliam cultum deferébant, proptérea Dei Verbum, cum Deus esset, hódie in hóminis forma appáruit, ut mendácium dissólveret et occúlte in seípsum cultum omnem transférret. Huic ígitur, qui res impedítas ita réddidit expedítas, Christo Dómino glóriam offerámus et una Patri et Spirítui Sancto, nunc et semper et in sæcula sæculórum. Amen. Et puisque les hommes avaient abandonné leur Créateur et s'étaient sculpté des statues en forme humaine, auxquelles ils vouaient un culte outrageant pour le Maître de l'univers, le Verbe de Dieu, tout en demeurant Dieu, se fait voir aujourd'hui sous une forme humaine, afin de détruire le mensonge et d'attirer secrètement à lui les hommages de l'humanité. À celui qui a tiré ainsi une issue d'une situation sans issue, au Christ Seigneur, offrons la gloire, en même temps qu'au Père et à l'Esprit Saint, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles. Amen.
R/. Beáta víscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, et beáta úbera quæ lactavérunt Christum Dóminum. * Quia hódie pro salúte mundi de Vírgine nasci dignátus est. V/. Dies sanctificátus illúxit nobis: veníte, gentes, et adoráte Dóminum. * Quia. V/. Glória Patri. * Quia. R/. Bienheureuse la Vierge Marie, qui a porté dans ses entrailles le Fils du Père éternel, et a nourri de son lait le Seigneur Christ! * Il a daigné, aujourd'hui, naître d'une Vierge pour le salut du monde. V/. Un jour sanctifié nous illumine: venez, nations, adorer le Seigneur. * Il. V/. Gloire au Père. * Il.